Bonjour, voici mon premier texte posté ici, écrit sur un coup de tête d'humeur guilleret, il se veut drôle
et sans prétention. J'aurai voulu partager un écrit représentatif de ce que je griffonne habituellement, le problème c'est qu'habituellement je griffonne tout et n'importe quoi selon mon humeur. Disons que ma plume est lunatique.

J’espère que ce petit délire littéraire vous plaira, pour ma part je ne sais que trop peu quoi en penser (d'habitude je vois assez rapidement si le texte est mauvais et nécessite d'être réécrit ou si il est bon, là, je n'en sais que trop rien. )
Merci d'avance pour votre lecture et pour vos éventuels commentaires.

Conseils d’un ignare pour la réécriture complète des ouvrages: Madame Bovary, Les Fleurs du mal, Alcools, Les Essais, Du côtés de chez Swann, l’Odyssée...
J’ai choisi, pour cette liste de conseils, un titre explicite afin de ne pas m’ennuyer à vous expliquer factuellement le principe de ma démarche. Malgré tout, je vous ferai l'extrême honneur, en ma qualité de jeune ignare, de tenter de vous convaincre de la pertinence d’une telle entreprise. Évidemment, ma condition privilégiée, ne m’impose aucune justification, je fais office d’excellent argument d’autorité. En revanche, mon infinie bonté (avec mon humilité insensés) est l’une des très nombreuses qualités que mon être recèle ; vous pouvez d'ores et déjà en juger par mon paraître littéraire. C’est cette gentillesse divinement miséricordieuse (je pardonne votre manque de foie en moi pour autant qu’il soit éphémère), qui me pousse à vous choyer, en prenant la peine de vous expliquer pourquoi je suis le plus qualifié pour critiquer Madame Bovary, Les Fleurs du mal, Alcools, Les Essais, Du côté de chez Swann, Rhinocéros, l’Odyssée...
L’incongruité de mon projet vous a sans doutes titillé les narines dans les oreilles comme si vous aviez de la farine coincée entre les orteils. Pourtant elle prend tout son sens si l’on fait rentrer en compte un facteur hautement crédibilisant : je n’ai pas lu une seule page de ces ouvrages. Que vous ayez survolé ou analysé ces livres, vous ne pouvez pas, en toute honnêteté intellectuelle, critiquer, commenter ou même apprécier ces œuvres littéraires. Osez vous dire que vous avez lu ces pavés, et que, malgré cela, vous êtes parvenus à passer outre les viles structurations psychologiques qui s’y nichent ? Structurations qui gravent dans vos têtes nombres de clichés sur la qualité présupposée de tels écrits. Quelle prétention ! La logique montre bien que les personnes ayant pris connaissance, ne serait-ce que de la quatrième de couverture, de ces grimoires fourbes, sont incapables d’en discuter. Qui peut le faire ? Quelqu’un qui comme moi, n’a pour culture que l’égocentrisme. Je suis l’unique être ici, suffisamment dénuée de culture donc dénudée de clichés, pour m’adonner à des bavardages élogieux injurieux. De la même manière seul un aveugle peut discourir sur Dali et un sourd-muet signer à propos de Mozart .
Premièrement il y a un problème de style, 1857 ; 1867 ; 1913 ; 1582 ; -800, clairement, les auteurs sont séniles. Peut-être est-ce pour cela que tous abusent de l’usage probable d’un vocabulaire cuistre et grandiloquent. Il va sans dire, qu’à tous vents et à tous vas ils dégobillent des lithographies poétiques, allégations falotes qui travestissent le néant d’idées qui les anime . Leurs mots sont le grand chêne qui surplombe la fôret et qui, par sa carrure impose à quiconque c’est abandonné à la tentation de l’observer, un respect désuet. Pourtant cet arbre et si creux que l’on pourrait y cacher une armée. Leurs phrases sont évidemment certainement beaucoup trop longues et étant donné que comme chacun sait personne n’est parfait et encore moins de tels hurluberlus il doit se glisser quelques erreurs ou manques de ponctuation desquels ! accouchent les phrase trop difficiles à lire que j'exècre et que je ne lis donc pas. Ce qui me permet de les critiquer, vous l’aurez compris. En plus d’être emmerdant à faire s’auto-buter une vieillarde cancéreuse dont la mort est imminente, ces enfoirés d’auteurs se permettent à coup sûr, sous le couvert de l’art, quelques vulgarités. J'abhorre la vulgarité. Surtout à l’écrit. Les gens qui en font l’usage méritent qu’on inflige à leurs corps la violence que leurs mots infligent à nos mon âme.
Mon conseil pertinent : dépoussiérez ces manuscrits et changez-en les auteurs.
Il y a aussi un problème quant au support d’écriture. Des livres, des ordinateurs ou des liseuses ! Bravo ! Je sais bien que la littérature n’est pas nécessairement originale, mais là, c’est inéluctablement minable ! Comme si cela n’était pas assez médiocre, je suis persuadé que dans les livres, il y a des pages, que ces pages sont composées de mots, que ces mots sont formés par des lettres et que ces lettres sont d’encre ou de pixels. C’est le paroxysme de la fadeur ! C’est aussi banal qu’un cavalier par un cheval monté, qu’un battement d’ailes d’avion, qu’une rock-star accroc au thé ou que la définition du mot alluvions. Vraiment, rien de truculent ! En réfléchissant un instant à des tenants innovants, nos artisans aberrants n’auraient pourtant pas cassé trois dents à un enfant.
Mon conseil pertinent : faites un brainstorming pour trouver une bonne idée (ou prenez du LSD).
Après l’analyse des lacunes formelles et stylistiques que je pense avoir rondement menée (bien que j’aurais pu, en plus, développer une critique acerbe des probables allitérations, trop emphatiques, que recèlent certainement ces livres, probablement illisibles par conséquent), j’incrimine maintenant le fond… Je pense que c’est vide, peu développé et sûrement trop subjectif et infondé.
Mon conseil très pertinent : Changer ça.
Pour conclure je ne dirai que deux mots: Au revoir.
Le méfait des accusés est d’être née dans une réalité, ou même mal informé, il est d'accoutumer de façonner notre mausolée autour de pamphlets désamusés.
Merci de votre lecture !