Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Juin 2026 à 19:53:49
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Label Stick

Auteur Sujet: Label Stick  (Lu 1308 fois)

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Label Stick
« le: 17 Avril 2016 à 11:42:08 »
Hop ! Petit truc !

  *    *    *

   Le Prêtre, comme beaucoup d'autres, se contrôlait au stick directionnel. Il pouvait se déplacer vers la gauche ou vers la droite, vers le haut ou vers le bas, et dans toutes les directions diagonales implicites. Tous les dimanches, il se rendait à sa petite église perdue au fin fond de la campagne pour y tenir sa messe. Il était possible d'ouvrir la porte du bâtiment d'une simple pression sur le bouton A, touche qui pouvait aussi servir à interagir avec les différentes personnes venues à l'office. En général, l'assemblée se composait uniquement d'un couple de petits vieux en train de faner, mais toujours fidèles au poste. Peu d'autres touches étaient nécessaires : le Prêtre ne pouvait plus courir, il ne pouvait plus sauter. Il pouvait à la rigueur s'accroupir d'une pression sur la gâchette gauche, mais cela lui tordait tous les os.
   La seule différence qu'avait le Prêtre avec toutes les autres personnes se contrôlant au stick directionnel était celle ci : il n'était pas intéressant. En effet, de tous les autres vieux prêtres sur la planète, aucun ne s'était vu attribué le rare privilège d'être contrôlé au stick, sigle de qualité témoignant de l'intérêt majeur d'une vie. En vérité, il était même impossible d'interagir avec la plupart de ceux ci. Ils avaient parfois une ligne de dialogue, ou une cinématique rapide, mais la tradition était de les reléguer au rang de figurants décoratif. Cependant, les erreurs d'attribution n'étaient pas rares, et c'était sans doute pourquoi le Prêtre, à 5 sur l'échelle d'intérêt des Avaleurs, s'était vu attribué le contrôle au stick, normalement réservé à ceux dont le score atteignait au moins 100.

   Les Avaleurs, incolores et inodores, flottaient dans le ciel depuis la nuit des temps, en se nourrissant des histoires des gens. Au sommet de leur hiérarchie floue, certains attribuaient leurs statuts aux diverses personnes faisant leur vie sur la planète, en fonction des échelles d'intérêt mises en place. Le fonctionnement des Avaleurs était ensuite celui-ci : ils gravitaient autour des personnes s'étant vu attribuer le contrôle au stick directionnel, comme autour d'un orbite, et se nourrissaient de leur vie, de leurs diverses mésaventures. Il valait mieux pour eux que celles-ci soient savoureuses : c'est pourquoi les statuts étaient minutieusement distribués au préalable dans les hautes strates de leur société invisible.
   En commençant leur gravitation autour du Prêtre, difficile pour les Avaleurs d'apprécier leur repas. Ils mirent peu de temps à avoir la certitude absolue qu'il s'agissait là d'une erreur d'attribution. Les Avaleurs comme les histoires étaient en très grand nombre tout autour de la planète, et ces petites erreurs étaient courantes. Aussi les Avaleurs avaient-ils mis en place des stratagèmes pour pouvoir y pallier.  Le goût de pain sec et de pâté de campagne maison qu'avait l'histoire du Prêtre leur déplaisait trop, ils devaient agir vite. Ils prirent alors, en se mélangeant à deux ou trois, la forme d'une soucoupe volante. Ils ne cherchèrent pas l'originalité, cela ne servait pas à grand-chose. Une formule classique de soucoupe, qui sans plus attendre se mit à faire feu sur l’Église à coups de lasers.

   C'est lors de son office du dimanche, tranquille comme à l'accoutumée, que les lasers touchèrent l’Église du Prêtre. Une explosion retentit, et une tonne de pierre s'effondra sur les bancs, écrasant dans un craquement assourdissant le couple de petits vieux venu comme à son habitude. Leur valeur n'était qu'à 1 point sur l'échelle d'intérêt des Avaleurs, leur histoire étant absolument indigne d'intérêt, aussi leur mort n'eut-elle qu'un intérêt démonstratif, comme celle du premier à se faire tirer dessus sur un champ de bataille. Un décès plus décoratif qu'autre chose, en soi. Le Prêtre, dans une panique compréhensible, se dirigea comme il put vers la sortie de l’Église. C'était sans compter sur l'entrée dans l’Église d'une demi douzaine d'aliens blancs aux cheveux bouclés, d'autres Avaleurs ayant choisi une forme tangible.
   Du plafond tombèrent des armes qui écrasèrent les cierges posés sur une petite table, pour la plupart éteints. Le Prêtre eu soudain accès à de nouvelles touches auxquels il n'aurait jamais songé. Le X, permettant de s'équiper d'une arme, et la plus effrayante des deux, le B, pour faire feu. Il se saisit presque malgré lui d'un petit pistolet, celui qui lui semblait le moins menaçant, et tira sans trop savoir ce qu'il faisait sur un alien. Celui ci explosa en s'arquant vers l'arrière. Le Prêtre continua à tirer un peu au hasard, jusqu'à réussir se frayer un chemin vers l'extérieur de l’Église. A chaque alien troué, le plat des Avaleurs devenait de plus en plus à leur goût.

   Ceux-ci auraient aussi bien pu se changer en Bête du Gévaudan, en vampires, ou en jeune fille amatrice d'hommes mûr. La science-fiction étaient leur MacDo, l'horreur leur KFC, les comédies romantiques leur Pizza Hut. Les armes semblaient placées à des endroits stratégiques et rapidement, le Prêtre devint un survivant solitaire, toujours assez de munitions entre les mains. Une fois que ses aventures furent consommées jusqu'à la dernière miette, les Avaleurs repartirent, laissant le Prêtre en vie, mais vidé de lui-même, de tout ce qu'il avait toujours été, et définitivement arraché à la petite vie tranquille qu'il avait bâti.
   
   Et les Avaleurs, sur leur chemin, se délectèrent encore et toujours des histoires assurée Label Stick, continuant d'écraser en un geste les moindres nouvelles saveurs émergeant d'une minuscule faute inattention.
« Modifié: 20 Avril 2016 à 12:53:12 par Say »

Invité

  • Invité
Re : Label Stick
« Réponse #1 le: 17 Avril 2016 à 14:10:19 »
Dix petites fautes que j'ai relevées :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


L'histoire est particulièrement drôle, j'ai pensé évidemment à ces petits jeux vidéos à la manière d'un Final Fantasy I et II ou d'autres jeux de rôle et de leurs sanctuaires où un prêtre s'y trouvait avec parfois des gens, souvent âgés.

En bref, j'ai trouvé le récit original et vraiment sympathique, je ne saurais mieux l'exprimer autrement ! ;D

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Label Stick
« Réponse #2 le: 19 Avril 2016 à 17:26:15 »
Hey Aïcha, merci pour ton commentaire :D ! J'ai corrigé toutes les fautes, c'est gentil d'être repassée dessus, j'en laisse encore traîner bien trop ! Content que la lecture ai pu te plaire ;) !

C'est drôle de te répondre ici après notre brève discussion sur le fil d'extasy (bon, après tu vas dire que je m'acharne, mais pas du tout, c'est une pure coïncidence marrante :p !) parce que j'ai justement écrit ce texte en pensant à cette question de ce qui mérite d'être racontée et de ce que les gens veulent/acceptent de lire. Ici en traitant de la perspective du jeu vidéo, mais cela pourrait s'appliquer au cinéma, a l'écriture, etc...a tout ce qui transmet une histoire quoi !  Bien sur, je ne sous entend pas que cet enjeu doit forcément être perçu a la lecture (en général, les enjeux de mes textes sont très peu explicites) mais c'est en tout cas ce qui me l'a inspiré !

D'où mon regard sur ce Prêtre qui, en tant que personnage principal malencontreux, ne pourra exister et être consommé (avalé du coup :p ) par le public que si il est vidé de toute sa substance première et "standardisé" par rapport aux attentes. Je n'en dis pas trop, parce que je préfère que ça reste un peu ambigu dans le texte, mais voila pour la petite histoire !

Merci pour ta lecture en tout cas !

Invité

  • Invité
Re : Re : Label Stick
« Réponse #3 le: 19 Avril 2016 à 17:50:07 »
Tu as oublié de corriger les traits d'union, mais sinon c'est bon. :P

Tu peux me rappeller la conversation que nous avons eue avec Exstasy ? J'ai une mémoire de poisson et je ne m'en souviens plus. Mais en fait, le joystick est propre au jeu vidéo, c'est pour cela que j'ai instinctivement pensé aux anciens jeux vidéos. Peut-être que d'autres lecteurs ont interprété le récit autrement.

En général, les enjeux de mes textes sont très peu explicites.

C'est-à-dire que tu préfères laisser libre cours à l'imagination du lecteur ?

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Label Stick
« Réponse #4 le: 20 Avril 2016 à 12:52:21 »
Citer
Tu as oublié de corriger les traits d'union, mais sinon c'est bon. :P

Haaaa je m'étais dit que je les ferais en dernier, résultat j'ai carrément oublié de les corriger ! : p Je fais ça au plus vite !

Citer
Tu peux me rappeller la conversation que nous avons eue avec Exstasy ? J'ai une mémoire de poisson et je ne m'en souviens plus. Mais en fait, le joystick est propre au jeu vidéo, c'est pour cela que j'ai instinctivement pensé aux anciens jeux vidéos. Peut-être que d'autres lecteurs ont interprété le récit autrement.

Je te posais la question sur le fil d'Extasy (Pleurs de vomissures, précisément !)  : Une vie sans évenement "pop-corn" (j'avais volontairement employé ce terme un peu extreme) ne vaut elle pas la peine d'être racontée ? Visiblement on était pas d'accord sur la question, et c'est pour ça que je trouvais ça drôle que l'on se retrouve sur le fil de ce texte, que tu n'as pas du lire comme je l'ai écrit j'imagine ! (ce qui est une bonne chose, intéressante, qui permet de discuter !)

Citer
C'est-à-dire que tu préfères laisser libre cours à l'imagination du lecteur ?

Mes textes ont toujours (ou presque) pour moi un sens assez fort au delà de ce qu'ils racontent (je veux dire que je ne me repose pas sur l'idée : "je ne sais pas ce que ça veut dire, mais le lecteur y verra ce qu'il veut"), mais je déteste l'imposer. Si je voulais faire passer un message à tout prix, j'écrirais ce message en toutes lettres et je m’embêterais pas à faire un texte autour : p.
L'idée, c'est que je pars d'un sentiment, d'une pensée, d'une conviction et j'essaie d'en faire la fondation du texte, sans qu'elle ne s'impose trop au lecteur. J'évite que tout repose dessus, mais pour moi c'est elle qui donne tout son sens au texte.

Et si le lecteur ne la perçoit pas, et voit le texte autrement, ce n'est pas un problème. J'aime bien que chacun puisse avoir un rapport différent au texte, et que la vision du lecteur soit participative. Si ce que j'ai mis au fond du texte passe, tant mieux. Sinon, hé bien ça permet de discuter : p !

Invité

  • Invité
Re : Label Stick
« Réponse #5 le: 20 Avril 2016 à 22:49:22 »
J'ai justement un membre du forum qui m'a parlé du récit d'Exstasy et il était d'accord avec moi, mais il se demandait s'il fallait nécessairement une chute, ou une conclusion à une histoire. Je lui ai répondu que toute histoire a une chute, c'est la façon dont elle est racontée qui permet de l'intensifier ou de la mininiser, mais il y a toujours cet élément déclencheur, cette action qui s'ensuit et ce dénouement final ; à différents degrés !

Personnellement, je n'aime pas quand un film ou un livre nous laisse dans le doute. Cela me donne l'impression d'avoir lu ou vu tout une histoire pour finalement avoir une sensation d'oeuvre d'inachevée, par flemmardise de trouver une chute mémorable, comme par exemple la fin de Saw I (le film) est juste incroyable. Si le scénariste avait fait laisser planer le doute... on resterait sur notre faim.

Je ne sais pas si d'autres pensent comme ça sur ce forum, mais c'est ma vision des choses.

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 099
Re : Label Stick
« Réponse #6 le: 20 Avril 2016 à 22:59:26 »
Woputinlavache ! J'adore !

Toujours, toujours ce délicieux et douloureux thème de l'effacement du personnage, et comme toujours, exploité d'une manière originale et authentique.

Pas de critique constructive, sorry, j'aime un point c'est tout  :huhu:

Edit : je voulais dire du personnage effacé pardon. Parce qu'ici le processus d'effacement n'est évidemment pas le même que dans, par exemple, La Pharmacie des Idées Noires (pardon si j'écorche le titre), ici il fluctue d'une certaine façon. Je voulais dire que le thème était toujours présent :coeur:
« Modifié: 20 Avril 2016 à 23:18:15 par extasy »

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Label Stick
« Réponse #7 le: 21 Avril 2016 à 21:49:26 »
@Aïsha

Citer
Personnellement, je n'aime pas quand un film ou un livre nous laisse dans le doute. Cela me donne l'impression d'avoir lu ou vu tout une histoire pour finalement avoir une sensation d'oeuvre d'inachevée, par flemmardise de trouver une chute mémorable, comme par exemple la fin de Saw I (le film) est juste incroyable. Si le scénariste avait fait laisser planer le doute... on resterait sur notre faim.

Je peux comprendre la frustration laissée par une fin ouverte, et parfois ça peut effectivement paraître être une forme de flemmardise. Je pense quand même que dans certains cas, la fin ouverte et non conclusive est la meilleure des fins possible, la meilleure "conclusion" justement. Je n'ai pas d'exemples en tête là, c'est bête ! Si j'en trouve un, je te dirais ça.

De la même manière, je ne suis pas du tout d'accord avec l'obligation d'une chute ou d'une morale implicite pour conclure un texte, que le texte repose dessus ou non. J'aime qu'un texte s'éteigne tranquillement, comme une fleur qui fane, quand il n'a plus rien a raconter. Pour moi, c'est vraiment le voyage qui importe plus que l'objectif. Haruki Murakami fait très bien ça, dans ses nouvelles, par exemples. Je me souviens que ses chutes étaient beaucoup critiquées ( j'ai entendu plusieurs fois des réactions du type "tout ça pour ça ?") alors qu'elles m'ont semblés, personnellement, être les chutes les plus douces, les plus humbles et les plus poétiques que j'ai pu lire (dans le domaine de la nouvelle en tout cas).

@Exstasy

Citer
Toujours, toujours ce délicieux et douloureux thème de l'effacement du personnage, et comme toujours, exploité d'une manière originale et authentique.

Bon. Je suis un mec qui aime sur-analyser ses propres textes. Mais la encore, Extasy, tu m'as eu ! Encore ce thème de l'effacement !! Et je ne m'en rends pas compte  :D

Ca me fait énormément plaisir de voir quelqu'un lire quelque chose dans mon texte que je n'ai pas cerné en l'écrivant, mais qui me paraît évident une fois qu'il est nommé !
Effectivement, j'aime ce thème de l'effacement, de la disparition du personnage, je crois. Ou plutôt de l'effacement de l'essence du personnage, de ce qui fait qu'il est humain. De manière générale, j'aime que mes histoires finissent par le vide.

Ha, je viens de voir ton Edit ! J'avais bien compris ce que tu voulais dire, et je trouve d'ailleurs que le processus est justement ici assez proche de l'histoire du baume au coeur. Dans les deux cas, les personnages ne disparaissent pas fondamentalement, mais comme je l'ai raconté plus haut, ils se vident de leur essence, de ce qui fait qu'ils sont eux. Après c'est marrant, parce que le thème des histoires est carrément pas le même, mais pourtant ça ça revient :p.
Après dans Walden c'était encore différent, la le pauvre disparaissait littéralement ! (dans le texte en tout cas)

Bon, pour ma défense, tous mes textes ne finissent pas comme ça :P, mais tu viens commenter pile ceux là, rien que pour me narguer ! Par contre, globalement, mes textes finissent mal, quasiment tous, ça, c'est clair. J'ai du mal a accepter que les choses finissent bien, je crois, parce que j'écris plus pour raconter une forme de douleur (pas que je sois un mec glauque déprimé ou quoi hein, c'est plutot l'inverse en fait x) ) qu'une forme de bonheur. Et d'un autre côté, je ne vois pas mes textes comme des textes tristes.

Citer
Pas de critique constructive, sorry, j'aime un point c'est tout

T'as vu, ça me fait quand même pas mal parler : P ! Et puis ça me fait plaisir que tu ai apprécié !

Merci pour ton passage Extasy !

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Re : Label Stick
« Réponse #8 le: 17 Janvier 2017 à 09:42:58 »
Salut Say, je remonte parce que je cherche un coup de coeur !

Citer
Le Prêtre, comme beaucoup d'autres, se contrôlait au stick directionnel.
comme sur une manette playstation ? et il est où le stick ? :D

Citer
s'accroupir d'une pression sur la gâchette gauche
d’accord, je pense vraiment à la manette playstation xd

Citer
était celle ci
celle-ci

Citer
plupart de ceux ci.
celui-ci

Citer
les reléguer au rang de figurants décoratif
décoratifs

Citer
Ils mirent peu de temps à avoir la certitude absolue qu'il s'agissait là d'une erreur d’attribution
je trouve le « là » en trop

Citer
Le goût de pain sec et de pâté de campagne maison qu'avait l'histoire du Prêtre leur déplaisait trop, ils devaient agir vite
je vois l’idée mais je trouve la formulation maladroite… tu veux mélanger le repas du prêtre avec l’histoire qu’en ont les Avaleurs mais en l’état ça sonne bizarre de voir l’histoire arriver si loin après

Citer
l’Église du Prêtre
tu mets des majuscules partout pour faire comme des PNJ ?

Citer
Le Prêtre eu soudain accès à de nouvelles touches auxquels
eut non ?
auxquelles

Citer
Celui ci explosa en s'arquant vers l’arrière
celui-ci

Citer
La science-fiction étaient leur MacDo, l'horreur leur KFC, les comédies romantiques leur Pizza Hut.
ahaha j’adore cette phrase

Citer
à la petite vie tranquille qu'il avait bâti
bâtie (COD placé avant)

J'ai trouvé ça sympa et plein d'imagination, mais sans grand plus disons. J'aurais aimé être davantage dans la peau du prêtre et ressentir sa vie à travers les détails. Un prêtre pareil ça doit être un manipulateur de ses fidèles non ? Et aussi, j'ai eu du mal à me représenter les Avaleurs (en dehors de la soucoupe volante). Bref très bonne idée de départ, avec des rebondissements etc, mais que j'aurais aimé plus approfondie.

Et :

Citer
D'où mon regard sur ce Prêtre qui, en tant que personnage principal malencontreux, ne pourra exister et être consommé (avalé du coup :p ) par le public que si il est vidé de toute sa substance première et "standardisé" par rapport aux attentes. Je n'en dis pas trop, parce que je préfère que ça reste un peu ambigu dans le texte, mais voila pour la petite histoire !

J'ai pas du tout du tout lu ça.. J'ai deviné les influences du jeu vidéo mais c'est tout ^^
« Modifié: 17 Janvier 2017 à 12:09:41 par Miromensil »

Hors ligne Jane Burland

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Label Stick
« Réponse #9 le: 17 Janvier 2017 à 21:11:50 »
Bonjour “Say”,

Je ne connais rien de rien à l’univers de jeu, vidéo ou console ou autre, mais cela ne m’a pas empêchée de savourer ton histoire.
Ce pauvre prêtre qui se vide de sa substance et son église, de ses petits vieux, pour nourrir des Avaleurs… C’est finalement plus vrai que nature.
Ces petites erreurs qui font dériver me font songer.

Ce n’est sans doute pas un hasard si ce petit bonhomme qui ne bouge que dans la direction des flèches est justement un prêtre pas très intéressant (ou est-ce un pléonasme ?)

Pour moi, le second paragraphe est un peu confus. Les explications pourraient sans doute être simplifiées.

Quant à la partie sur les fins (ouvertes ou non) dans la discussion qui suit le texte, je rejoins bien ton avis. J’aime les fins dans lequel l’auteur referme bien les portes et fenêtres ouvertes durant l’histoire, mais sans forcément donner la clef pour chaque porte : c’est plus vrai de la vie, où rien n’est jamais vraiment bouclé, et le lecteur est libre de tirer lui-même ses conclusions.

Intéressant.
Jane Burland

J'écris.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.021 secondes avec 23 requêtes.