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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Colères : Considérations. V2

Auteur Sujet: Colères : Considérations. V2  (Lu 4258 fois)

Hors ligne Alan Tréard

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Colères : Considérations. V2
« le: 03 avril 2016 à 12:02:20 »
Colères : Considérations. V2



   « Elle obtiendra ma mort, quoi que ça doive lui coûter ! »
   Leur voix, ils la font porter. Un cri, aussi sombre que violent, qui semble s'attaquer au détail, mais qui dénomme en fait une multitude de victimes, n'y voyez-vous pas le génocide ? Une colère construite en continu comme une méthode réitérant. Ça n'a pas l'air difficile à faire, finalement, à celui qui ose voir la réalité en face. Pauvres pleurs, vous ne serez jamais calmés ! Contraintes, aspirations, conforts perdus, volontés belliqueuses.
   Les colères grondent.
   « Cette voix, proche de la tuerie, désolidarisée du reste... »
   Quelle horreur !
   Il y a des mises à mort qui ratent, pensez-y ! Le destin revient telle une frappe inconsciente !!
   Le cauchemar prend le monde par le bas, ce sont tous les rêves qui sont impactés par l'un-seul.
   Visions horrifiantes, mes yeux se ferment...

   On se remet en route, on cherche le détail qui tue, l'exactitude, l'ampleur de la chose, l'inévitable. Ils sont surarmés ! Mort d'un poète, mort d'une figure de la liberté, mort d'une identité humaine, mort d'une des mille voix qui représentent la diversité, mort d'une stabilité responsable. Le mensonge récurrent, les condamnations.
   Un merveilleux paysage !
   Ça y est, la colère a pris ; après des années de conditionnement, le cyclone rageur est lancé. Allez-y, mettez le feu aux derniers espoirs, aux dernières libertés, comme par obéissance... On se fait croire qu'on a gagné, au moins pour en avoir l'air.
   L'air d'être le plus fort, comme un chien qui gueule, parfois ça marche ! Ah ! Les colères...
   Nous y passerons tous, ils nous élimineront les uns après les autres, personne ne sera épargné ! La purge a commencé, nos activités seront nettoyées.
   Leurs questions transformées en infamies, leur obéissance transformée en complicité, le pire transformé en quotidien, leurs volontés transformées en fatalité.
   Ils prendront tout ce que nous avons, c'est le début du désastre.
   Allez, hop ! Tous ensemble... On est parti !
   On fait sauter les têtes avec le sourire, s'il vous plaît, il faut que ça ait l'air normal, voilà tout.
   « J'aime bien ta tête, je m'en ferais bien un trophée... »
   Et si nous avions envie d'autre chose ? Ne pourrions-nous pas effacer les colères ?
   Incompréhensions, malaises, tortures, imprévisible, imprévisible, imprévisible.
   La douleur est vive !
   Fusils, injures, saignées à l'infini, encouragements haineux, violence en pleine croissance, furie qui se répand.
   Et elle se répand toujours un peu plus ; notre vie est mise en jeu.
   Pour ma part, ici commence mon combat pour les libertés et pour les droits, car un tel constat m'amène naturellement à agir, à questionner ces colères, à les considérer avec force.
   Et ils obtiennent leurs petites tortures comme on prend le temps de massacrer un gosse.
   C'est leur victoire bien étrange.
   C'est si doux la tuerie...

   Le chaos. Tout ça pour voir un gosse mourir... La soif de torture, celle qui massacre les peuples...
   Un pauvre gosse...
   Moi aussi, ça m'attriste. J'ai besoin de comprendre la colère, sa cruauté absolue. J'en suis déstabilisé, pour de vrai !
   Lorsque l'enterrement vient, peste, incendies, tueries de groupe, terreurs pleines de mutisme, panique générale, chaotique et étouffante, et le mort est exhumé à des fins politiques.
   « Observez bien ce cadavre, vous pourriez prendre sa place tôt ou tard... »
   Ou encore :
   « Ce gosse est mort pour avoir aimé la vie ! Prenez-en acte. »
   Un corps, celui de la mort qui représente les meurtres attendus, et les malheureux convives qui observent le cadavre en attendant leur tour.
   Nous sommes tous les cibles des menaces, tous.
   Ce sera bientôt notre tour à nous aussi d'être exécutés, je le sais.

   Le chant funeste, on l'entend dans le monde entier.

   Comment pouvons-nous nous protéger face à ces atrocités ?
   Bientôt viendra le tour de nouvelles victimes de la colère, le modèle sera le même, colérique, et ces victimes seront rapidement enterrées avec la même cruauté.
   En protégeant chacun, on protège le groupe tout entier, c'est ça, la liberté.
   Certains trouveront encore le moyen d'aimer les massacres malheureusement.
   En ce qui me concerne, j'observe les colères avec la calme philosophie que l'on compare à une forme d'inquiétude, peut-être à tort ? Oui, mes yeux, ouverts, conquis par l'exactitude, créés pour voir, et pour alimenter la conscience du beau à l'inverse des carnages.
   Mon esprit s'ouvre à ces considérations mortelles, et mes pensées enrobent la réalité comme un vêtement coloré.
   C'est beau, n'est-ce pas ?
   Après les mots injustes, les idées massacrées, les terreurs de groupe, les consistances affamées, les ignominies, et après ça ?
   Oui, que ferez-vous après ça ?
   On ne s'ennuie pas, c'est clair !
   Je garde cependant une forme de sérénité, car j'ai toujours cru en l'échange et en l'ouverture.
   C'est vrai, non ?
   Nous sommes nombreux à attendre des ouvertures ; chacun de nous face à la colère attend alors avec impatience, comme le font les poètes qui relataient les grandes épopées dans les temps anciens. Quel beau souvenir !
   Que demandent les poètes ?
   J'hésite à prendre position sur les colères ; c'est vrai, ça : les colères ont-elles une quelconque force ? Devons-nous les écouter ou les ignorer ? Ou sont-elles l'expression pure d'un phénomène irrationnel ?
   Difficile de prendre position, je l'avoue.
« Modifié: 05 avril 2016 à 17:51:39 par Alan Tréard »

Hors ligne pehache

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #1 le: 03 avril 2016 à 13:17:30 »
Question: pourquoi sur un fil de poésie ?

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #2 le: 03 avril 2016 à 16:43:16 »
Question: pourquoi sur un fil de poésie ?

Alors, je m'en vais répondre avec plaisir ! Je suis là pour ça.

 :)

Ta question est un peu floue, tu veux dire : pourquoi considères-tu ça comme étant un poème ? j'imagine. (Si ta question avait au contraire avoir avec "pourquoi écris-tu un poème sur ce sujet" tu peux me la reposer ensuite, mais j'ai cru comprendre que tu disais simplement : "pourquoi considères-tu ce texte comme étant un poème ?")

D'abord, sujet très complexe : quelle distinction entre poésie et fiction du style roman ? et les essais dans tout cela ? Pourquoi toutes ces catégories existent-elles ?

Je peux au moins te dire pourquoi je considère ce modèle comme étant une branche de la poésie.

 :bouquine:

►Déjà, j'y travaille énormément le rythme. Je considère, au moment des phases d'écriture et de réécriture, que le rythme est essentiel. Au contraire d'un texte de fiction du type roman, chaque phrase est pesée. C'est en lisant cette prose que l'on peut imaginer voire comprendre le rythme que j'ai voulu lui insuffler. Quand j'écris un roman, je ne m'emmerde pas à travailler à fond le rythme (=phrase par phrase), alors qu'ici c'est le cas.

Je prends les mots tels qu'ils sont entendus, et je pèse leur consistance ; par ailleurs, le modèle Sujet Verbe Complément est sans cesse questionné. Ce qui compte, c'est de jouer sur les particularités de la langue et du sens. J'emploie énormément de phrases nominales, ces noms deviennent parfois comme des sujets sans verbe, parfois comme une liste confuse, parfois comme des échos continus.

Certaines phrases sont plus des paroles en l'air que des paroles sensées, ça fait partie du "tableau."

Petit exemple :

   Incompréhensions, malaises, tortures, imprévisible, imprévisible, imprévisible.
   La douleur est vive !
   Fusils, injures, saignées à l'infini, encouragements haineux, violence en pleine croissance, furie qui se répand.
   Et elle se répand toujours un peu plus ; notre vie est mise en jeu.
   Pour ma part, ici commence mon combat pour les libertés et pour les droits, car un tel constat m'amène naturellement à agir, à questionner ces colères, à les considérer avec force.


Première proposition, une phrase nominale qui se casse sur la répétition du mot "imprévisible."
Seconde, phrase verbale, telle une première courte conclusion de la précédente.
Re-phrase nominale.
Et phrase verbale avec deux propositions, comme une conclusion qui se rallonge un peu plus, comme un constat.
Et on termine sur une nouvelle conclusion, cette fois-ci le rythme est mieux construit, moins saccadé, comme si une idée avait fait surface et pris racine de manière solide. Là, je veux marquer la phrase, j'emploie donc un rythme plus complexe et mieux présenté. C'est la raison pour laquelle la phrase est plus longue, plus complexe, et plus cohérente.

►Ensuite, le sujet est vaste et très imprécis. C'est propre à la poésie où on va parler de "l'amour" ou bien du "temps qui passe." Il y a énormément de déclarations séparées les unes des autres avec des points de vue très divisés. On passe de "eux" à "moi" du "vous" au "nous" sans pour autant être dans un point de vue omniscient défini clairement. Ainsi, je peux à la fois dire que je ne pourrais pas construire un roman avec des personnages, une histoire, en employant un tel modèle, qu'en tant que poème, ça peint plutôt une réflexion immédiate et contemplative, comme une évasion ; et ensuite, la multiplicité des points de vue ne permettrait pas de tenir un propos précis, on est plutôt dans l'évocation et l'insaisissable.

Difficile de définir précisément ce que dit le poème, il restera toujours une part d'inconnu, ça fait partie du modèle.

Autrement dit, au moment d'écrire ce poème en prose, je sais qu'il sera limité à lui-même de par son modèle et, comme un sonnet, qu'il traitera le sujet que j'ai voulu traiter avec une certaine volatilité. J'accepte cette part de non-dits, je la travaille. On est donc plus sur la piste de réflexion, le questionnement, que sur un propos du type fiction romanesque où tu as dix pages de péripéties, et à la onzième, l'auteur te fait une conclusion ultra-méditée et ultra-ciblée.

Ici, difficile d'en tirer une conclusion exacte.

C'est aussi très difficile de dire si ce que j'écris est de l'ordre du fait réel ou non, tant les métaphores se mélangent aux suppositions, on est donc dans un modèle poétique selon moi.

►Les effets de style employés sont réellement propres à la poésie. Entre la petite métaphore facile que tu retrouves constamment dans un roman, et les images complexes et très riches que tu retrouves dans la poésie, il y a un fossé. Ça va chercher dans le complexe et l'élégance :

Le cauchemar prend le monde par le bas, ce sont tous les rêves qui sont impactés par l'un-seul.

   Et ils obtiennent leurs petites tortures comme on prend le temps de massacrer un gosse.

  Lorsque l'enterrement vient, peste, incendies, tueries de groupe, terreurs pleines de mutisme, panique générale, chaotique et étouffante, et le mort est exhumé à des fins politiques.

Oui, mes yeux, ouverts, conquis par l'exactitude, créés pour voir, et pour alimenter la conscience du beau à l'inverse des carnages.

Voici, en résumé, des figures de style d'une très (trop?) grande complexité, qui vont chercher la réflexion là où elle se travaille lorsqu'on lit un sonnet. Les codes sont similaires (si ce n'est la prose). C'est un modèle propre au jeu ou à l'entêtement, on est donc sur des termes travaillés, des effets visés, comme une accumulation de proverbes, comme une liste d'images évocatrices.

Tu comprends effectivement très bien l'importance du rythme et des effets de style dans la poésie, pehache, en revanche, tu peux envisager qu'il existe des rythmes innovants, inhabituels, un peu comme une rupture entre la musique classique et le rock'n'roll, et qu'il existe des effets de style tout aussi innovateurs.

Ces effets de style très particuliers, on ne peut les comprendre que si l'on se met dans une disposition relative à la poésie, c'est-à-dire une certaine forme de concentration, contrairement à la lecture d'une fiction du type roman qui se veut plus fluide.

 :huhu:

Voilà, j'espère que mes explications t'auront paru assez précises.

 :bouquine:

Hors ligne pehache

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #3 le: 03 avril 2016 à 17:12:38 »
Je ne suis pas convaincu.
D'abord, par le fait que le rythme serait seulement affaire de poésie -et le gueuloir flaubertien, par ex. ?
(Voir Meschonnic à ce sujet.)
Dans la même veine, parce que la rythmicité même de ce texte ne me saute pas aux yeux.
Les phrases nominales ? Rien de spécifique non plus.
Le caractère "haché"? Idem.
"Ensuite, le sujet est vaste et très imprécis. C'est propre à la poésie où on va parler de "l'amour" ou bien du "temps qui passe." "
Oui... dans les essais aussi, le philosophique ou para-philosophique. .. (Et j'ai un peu l'impression que tu devrais toi aussi méditer la phrase mallarméenne "c'est avec des mots qu'on fait des poèmes, pas avec des idées"...)

Pour ta pointe finale, aurais-je jamais laissé entendre que Le Rythme était Un (divin, unique, etc. ?). Mais, franchement, le rythme que tu sens, pour ma part- et je suis peut-être seul en cause, je ne le ressens pas.
Bref, pour moi, ce texte aurait eu sa place dans les "textes courts" plutôt qu'"ici.
Au plaisir.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Re : Colères : Considérations.
« Réponse #4 le: 03 avril 2016 à 20:57:33 »
Bon, j'ai pris le temps de répondre à ton commentaire avec toutes les ouvertures nécessaires, tu me fournis une réponse colérique et partisane, c'est la meilleure ! face à un texte intitulé : Colères.

Un vrai vaudeville.

pehache répond :
Citer
Mais non ! Je ne suis pas en colère !!  >:( >:( >:( Pas du tout !! C'est tout à fait normal de mépriser un poète qui prend le temps de nous répondre précisément et en toute amitié ! Vive le dialogue de sourds et l'isolement ! Je dirais même plus, vive l'impolitesse !!

Ensuite, tes commentaires sont illisibles, tu fais des références incompréhensibles, et en plus, tu places ta lecture comme une espèce de consultation folle ; du coup je ne comprends plus du tout ce qu'il se passe, je suis perdu.

Je vais te poser une vraie question : serais-tu un troll, par hasard ?

 8|

Je vais essayer de répondre correctement, mais je t'en prie, parle-moi avec un peu plus de cohérence et de clarté, c'est important. Et si tu n'as pas conscience de ton incapacité à maîtriser la langue française correctement, aie au moins la sobriété de ne pas en accuser les autres !

Je ne suis pas convaincu.
En fait, ma réponse ne s'adressait pas à toi ; c'était un piège.

D'abord, par le fait que le rythme serait seulement affaire de poésie -et le gueuloir flaubertien, par ex. ?
Tu as raison, c'est même la raison pour laquelle tu fais l'éloge de la poésie que tu aimes, celle-ci ne connait pas le rythme, elle s'égare.

Dans la même veine, parce que la rythmicité même de ce texte ne me saute pas aux yeux.
Oui, la rythmicité, ça saute comme les sauterelles, c'est bien connu.

 :jubile:

Les phrases nominales ? Rien de spécifique non plus.
Sais-tu au moins ce que ça veut dire ? Sais-tu ce qu'est un nom commun ? "Rien de spécifique," me dis-tu : mais sais-tu ce qu'est une spécificité au moins ?
Bon, tu as sûrement raison et je me trompe, tu n'es pas non-plus fou, et tu ne trolles jamais.

 :roidumonde:

Le caractère "haché"? Idem.
C'est la colère, c'est tout.

 >:(

"Ensuite, le sujet est vaste et très imprécis. C'est propre à la poésie où on va parler de "l'amour" ou bien du "temps qui passe." "
Oui... dans les essais aussi, le philosophique ou para-philosophique. .. (Et j'ai un peu l'impression que tu devrais toi aussi méditer la phrase mallarméenne "c'est avec des mots qu'on fait des poèmes, pas avec des idées"...)
C'est vrai, le philosophique aussi possède cette caractéristique. Penses-tu que ce texte est un essai et que moi je suis la reine d'Angleterre en secret ?

Pour ta pointe finale, aurais-je jamais laissé entendre que Le Rythme était Un (divin, unique, etc. ?). Mais, franchement, le rythme que tu sens, pour ma part- et je suis peut-être seul en cause, je ne le ressens pas.
Je n'ai rien compris, mais une chose est sûre, tu es le seul en cause...  :D

Bref, pour moi, ce texte aurait eu sa place dans les "textes courts" plutôt qu'"ici.
Et moi, je... Et moi, je... Et moi, je...

Au plaisir.
:D Pas de problème, je me suis bien marré.

Je peux comprendre que tu ne sois pas d'accord avec moi, et que tu aies du mal à exprimer ta pensée, ce n'est pas grave. Simplement, tu dois comprendre que cette poésie que je construis,  que je t'explique et que tu ne comprends pas, j'aimerais que tu acceptes qu'elle reste dans la section poésie, sans t'y opposer ; j'aimerais que tu comprennes que la littérature n'est pas une affaire de goût, mais que ce sont aussi des codes, de l'échange et une histoire ; on ne peut pas nier sa propre langue, et notre belle langue française a été transformée par les poètes et les auteurs, c'est comme ça. Merci d'en tenir compte.

Quelle merde ce job, il faut répondre à tout le monde !  |-| Même aux plus mécontents...
« Modifié: 03 avril 2016 à 23:07:48 par Alan Tréard »

Hors ligne pehache

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #5 le: 04 avril 2016 à 06:56:57 »
Désolé, je n'ai pas lu ta réponse arrêté par le préalable:
"Bon, j'ai pris le temps de répondre à ton commentaire avec toutes les ouvertures nécessaires, tu me fournis une réponse colérique et partisane, c'est la meilleure ! face à un texte intitulé : Colères."

Je ne vois pas en quoi tu peux te permettre d'énoncer pareille remarque.
Relis ce que j'ai écrit, explique-moi clairement en quoi mon propos était teinté de "colère" (!) ou excuse-toi.
J'en suis sur le cul.
Sinon, bonne journée.
(Il semblerait que, sur ce forum, les seules remarques acceptées par les auteurs relevassent de l'éloge. Le Mde serait-il devenu le Bisounouselandobligatoire ?)

Hors ligne Vivi

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #6 le: 04 avril 2016 à 08:23:50 »
C'est ni un poème, ni un texte, c'est un essai :-¬?
Et effectivement erreur de section :mrgreen:

M'enfin, comme dis l'autre :  Difficile de prendre position, je l'avoue.  :D
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #7 le: 04 avril 2016 à 12:10:54 »
Alors, d'abord, j'ai créé un fil pour ceux qui veulent se défouler dans le Petit Salon.

@pehache, je commence à croire que tu n'es pas qui tu dis que tu es.  :huhu: Je te soupçonne d'être un troll, un gamin de treize ans qui vient foutre la pagaille pour s'amuser un coup. Je te soupçonne d'avoir des intentions malveillantes à l'égard des poètes, de tous les poètes. Analysons ta phrase :

(Il semblerait que, sur ce forum, les seules remarques acceptées par les auteurs relevassent de l'éloge. Le Mde serait-il devenu le Bisounouselandobligatoire ?)

Que signifie ce propos ? Est-ce que tu fais l'apologie du grand saccage ? Est-ce qu'à travers moi tu t'attaques à tous les Mdéiens ? Est-ce une déclaration de guerre contre le Monde de l'Écriture ? voire une déclaration de guerre contre tous les écrivains ? Ça veut dire que tu vas hanter la section poésie jusqu'au bout ? Es-tu sûr d'être suffisamment armé pour la mener, cette guerre ?

Je serais toi, je n'irais pas m'imaginer que je suis aussi protégé que tu sembles le croire...

Je répète : Pourquoi t'es-tu habitué à saccager le fil des autres ? Es-tu un troll ?

@Viviane, bravo, tu viens de tomber dans le piège de pehache. Bientôt, il viendra saccager tes poèmes (il a déjà commencé) en déclarant tout haut que c'est parfaitement normal ; et je parie même qu'il se justifiera en prônant l'exact inverse de ce qu'il prône maintenant, tout ça est une manipulation malveillante. N'hésite pas à aller te défouler sur le fil que j'ai créé spécialement pour les colériques !

Hors ligne Baptiste

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #8 le: 04 avril 2016 à 15:07:48 »
Modération

@ Alan : tu vas trop loin dans ce message, ton ton est agressif et tu t'en prends nominalement à un membre, ce qui est contraire à la charte du forum.
Nous t'adressons par conséquent un avertissement de niveau 1 et te prions d'éviter à l'avenir ce genre d'attaques ad hominem. Si vous ne vous entendez pas avec un membre, évitez-le, tout simplement.

Merci à tous de ne pas rebondir sur ce message ni sur celui d'Alan et de poursuivre le commentaire du texte uniquement.

La Modération.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #9 le: 04 avril 2016 à 16:10:26 »
Ok, chef !

Ça y est,  j'ai un casier judiciaire moi aussi maintenant ; c'est bien fait pour moi.  :-\

En ce qui concerne mon poème, je suis toujours ouvert à des remarques sur le rythme, le traitement du sujet ou sur les effets de style. J'accorde énormément d'importance à la qualité du texte, je l'ai travaillé pendant des heures entières.

Encore mieux si vous avez des idées pour le retravailler et le rendre plus poétique encore.

Hors ligne Pensécrire

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    • Pensécrire
Re : Re : Colères : Considérations.
« Réponse #10 le: 04 avril 2016 à 16:51:15 »
C'est ni un poème, ni un texte, c'est un essai :-¬?
Et effectivement erreur de section :mrgreen:

M'enfin, comme dis l'autre :  Difficile de prendre position, je l'avoue.  :D

Bonjour,

Je n'interviens seulement sur la forme de ce texte que j'aime particulièrement car justement il apprivoise une forme confuse ou multiple. Ce n'est ni un poème, ni un essai par contre c'est bien un texte puis que c'est un écrit inscrit dans un ensemble : il n'est pas désolidarisé.

J'aime vraiment ce genre de texte, à la fois poétique, engagé (force argumentaire). On peut croire que c'est un fourre tout où le dialogue, l'auteur et le narrateur se mélangent, mais il est force expressive et rien n'importe plus pour un auteur que d'être force expressive et créatrice.

Je suis très content donc de voir cet ovni dans la section poésie car justement il pose débat et nous interroge sur le genre littéraire.
Pensées & écrire.

pensécrire.fr : expression & fulgurance, poésie, articles de Philo, politiques, d'actualités, voyages. Partisan de la création et de la puissance d'existence.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #11 le: 04 avril 2016 à 18:56:18 »
Bonjour Pensécrire, merci pour ton commentaire, il me permet de faire le point. C'est un vrai compte-rendu de lecture, j'y obtiens de nombreuses informations.

Alors, alors,

D'abord, je suis content que tu l'aies apprécié, c'est un grand plaisir.  ^^

Ensuite, un mot m'a marqué dans ton commentaire, c'est le terme fourre-tout, que je comprends très bien, mais qui m'amène à questionner à nouveau ma démarche.

Effectivement, ce poème est-il comme une place publique dans laquelle chacun vient donner sa parole, comme une scène de théâtre ? ou est-ce au contraire une retranscription, un mémoire de ce qui a été dit exactement à telle époque, comme un témoignage ?

Un jour ou l'autre, il faudra choisir.

Dans un cas, il y a plusieurs narrateurs ; dans l'autre, il n'y en a qu'un seul. Ce qui change tout, à moi d'y réfléchir.

Mais moi ? Qu'ai-je voulu exactement ?  :aah: À vrai dire, j'étais à priori pour le second choix, mais je commence à me demander si je ne devrais pas partir vers l'autre proposition...

 :\?

À méditer.

En ligne Luna Psylle

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Re : Colères : Considérations.
« Réponse #12 le: 05 avril 2016 à 16:12:51 »
Salut :) !

Alors, j'ai d'abord lu les commentaires, ensuite j'ai un peu suivi le débat qui a été fait en discussions et pour finir j'ai lu le poème en lui-même.
Je vais commenter ce texte, comme je commenterai un poème, même si sur le moment, il m'a semblé y lire autre chose qu'un poème.

Tout d'abord, pourquoi ce texte m'est apparu comme d'un autre genre que le poème :
Pour moi, un poème est une image que chacun peut s'approprier de façon personnelle. Ici, je n'ai pas réussi à me l'approprier, cela m'a semblé lointain. Je n'aime pas le thème (question de goût personnel) et j'aurais préféré une approche plus évasive afin d'en ressentir l'idée tout en l'appropriant à quelque chose qui m'est plus familier (j'aurai bien une idée d'exemple, mais il faudrait que je fasse les liens possibles avec le texte et que je réétudie la question, et là je souhaite juste commenter).

Ensuite, je vais m'attaquer au poème (façon de parler ;)) :
Il y a des passages qui m'ont plus parlé que d'autres, c'est pourquoi je vais concentrer mon commentaire sur ceux-là. Je vais mettre les dits passages en citation et commenter dessus en couleur (sur le moment, c'est la méthode qui m'est apparue la plus facile pour moi).

Citer
   « Elle obtiendra ma mort, quoi que ça doive lui coûter ! »
   Leur voix, ils la font porter. Un cri, aussi sombre que violent, qui semble s'adresser à l'un-seul, mais qui dénomme en fait une multitude de victimes, comme un attentat [Je trouve qu'adresser est presque trop doux. Par deux fois, tu as mis le son [té] avec "coûter" et "porter" et sur le moment, je m'attendais à un son allant dans la continuité. J'aurai bien mis "qui semble s'attaquer" par exemple, surtout qu'il y a déjà plusieurs sons [qu] avant. "à l'un-seul" ne veut rien dire pour moi. Je ne le comprends pas, tout simplement. Ensuite, donner dès les premières lignes le mot qui justement fait tout le débat du texte, je trouve cela dommage. Tu pourrais faire monter la pression avant d'annoncer "l'attentat".. Ils aiment construire leur colère en continu comme une méthode réitérant. Ça n'a pas l'air difficile à faire, finalement, non ["colère/faire" et "réitérant/finalement", good ! Mais pour le coup, je trouve la première phrase un peu longue et le questionnement de fin brise ce rythme.] ? Pauvres pleurs, vous ne serez jamais calmés ! Contraintes, aspirations, conforts perdus, volontés belliqueuses [Je suis sûre que si tu remanies la deuxième phrase, il y a moyen de faire ressortir des sonorités. Sur le moment, j'avais vu les duos pleurs/conforts et calmés/volontés].
   Les colères grondent.
   « Cette voix, proche de la tuerie, désolidarisée du reste... »
   Quelle horreur !
   Il y a des mises à mort qui ratent, pensez-y ! Le destin revient telle une frappe inconsciente !!
   Le cauchemar prend le monde par le bas, ce sont tous les rêves qui sont impactés par l'un-seul.
   Visions horrifiantes, mes yeux se ferment...
[Ces quelques dernières lignes ne m'ont pas vraiment parlé, tout comme le second passage. C'est presque comme si tu en disais trop. Tu es beaucoup trop imprégné pour que ma lecture se fasse autrement que comme un cours (désolée pour la comparaison ><). En fait, j'ai l'impression qu'un prof de social veut me faire rentrer quelque chose dans le crâne, c'est perturbant...]

Citer
   Le chaos. Tout ça pour voir un gosse mourir... Le désordre mû par le désir de voir crever un gosse...
   Un pauvre gosse...
[Je l'aurai peut-être tourné autrement. :\? Il y a surtout la partie "le désordre mû/crever un gosse" qui me turlupine.]
   Moi aussi, ça m'attriste. J'ai besoin de comprendre la colère, sa cruauté absolue. J'en suis déstabilisé, pour de vrai !
   Lorsque l'enterrement vient, peste, incendies, tueries de groupe, terreurs pleines de mutisme, panique générale, chaotique et étouffante, et le mort est exhumé à des fins politiques.
   « Observez bien ce cadavre, vous pourriez prendre sa place tôt ou tard... »
   Ou encore :
   « Ce gosse est mort pour avoir aimé la vie ! Prenez-en acte. »
   Un corps, celui de la mort qui représente les meurtres attendus, et les malheureux convives qui observent le cadavre en attendant leur tour.
   Nous sommes tous les cibles des menaces, tous.
   Ce sera bientôt notre tour à nous aussi d'être exécutés, je le sais.
[Le reste m'éloigne à nouveau et je trouve cela dérangeant dans le sens où quelques termes, quelques phrases m'attirent pour presque aussitôt me rappeler à mon simple statut extérieur. Je n'arrive pas à m'imprégner de ce texte :aah: !
Sinon, il y a là quelque chose qui m'attire un peu plus. L'image d'un gosse, de l'innocence, mêlé malgré lui à cette sordide histoire, pleine de ressentiment, de colère et de mort, choses qu'il ne devrait pas avoir à connaître.]

Citer
Le chant funeste, tout le monde l'entend [J'adore cette phrase ! Probablement celle qui m'a le plus touchée. Mais, instinctivement, j'ai retiré le "tout". A toi de voir si ça te plait plus ou moins, ce n'est qu'une suggestion.].

Et j'ai toujours ce problème d'appropriation sur la fin.
Ce texte me semble beaucoup trop ferme dans ses engagements. Peut-être devrais-tu t'inspirer de l'idée des poèmes écrits pendant la guerre (Attention : je ne parle pas de relire ceux-ci, mais d'essayer de te mettre à la place de leurs auteurs !). Ils devaient eux aussi véhiculer des pensées personnelles et politiques (c'est le sentiment que m'a apporté ton texte), mais de façon détournée à cause de la censure. Ce qui fait que lorsque je les lis maintenant, je peux y voir la guerre comme d'autres combats plus personnels.

Voilà pour mon avis. J'espère être restée dans tes attentes en terme de commentaires ;).
Sur ce, je vous laisse, Skyrim me supplie de retourner auprès de lui :-[.
« Modifié: 05 avril 2016 à 16:14:44 par Luna Psylle »

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Colères : Considérations. V2
« Réponse #13 le: 05 avril 2016 à 18:09:16 »
Merci Luna, mais je dois dire que je ne préfère plus parler de ce débat sur la poésie. Tu n'as qu'à te dire que dans ma tête à moi, c'est un poème, et que c'est peut-être parce que je n'existe pas vraiment.

Je viens de transformer le poème en reprenant les points sur lesquels tu m'as fait des remarques, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses.

Voici les changements effectués :

Citer
Je trouve qu'adresser est presque trop doux. Par deux fois, tu as mis le son [té] avec "coûter" et "porter" et sur le moment, je m'attendais à un son allant dans la continuité. J'aurai bien mis "qui semble s'attaquer" par exemple, surtout qu'il y a déjà plusieurs sons [qu] avant. "à l'un-seul" ne veut rien dire pour moi. Je ne le comprends pas, tout simplement. Ensuite, donner dès les premières lignes le mot qui justement fait tout le débat du texte, je trouve cela dommage. Tu pourrais faire monter la pression avant d'annoncer "l'attentat"
changement►Un cri, aussi sombre que violent, qui semble s'attaquer au détail, mais qui dénomme en fait une multitude de victimes, n'y voyez-vous pas le génocide ?

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colère/faire" et "réitérant/finalement", good ! Mais pour le coup, je trouve la première phrase un peu longue et le questionnement de fin brise ce rythme.
changement►Une colère construite en continu comme une méthode réitérant. Ça n'a pas l'air difficile à faire, finalement, à celui qui ose voir la réalité en face.

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[Je suis sûre que si tu remanies la deuxième phrase, il y a moyen de faire ressortir des sonorités. Sur le moment, j'avais vu les duos pleurs/conforts et calmés/volontés]
Je n'ai pas compris.

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[Ces quelques dernières lignes ne m'ont pas vraiment parlé, tout comme le second passage. C'est presque comme si tu en disais trop. Tu es beaucoup trop imprégné pour que ma lecture se fasse autrement que comme un cours (désolée pour la comparaison ><). En fait, j'ai l'impression qu'un prof de social veut me faire rentrer quelque chose dans le crâne, c'est perturbant...]
Ah ah ! Un prof de social, comparaison amusante.

Voici le passage en question :
Citer
   Les colères grondent.
   « Cette voix, proche de la tuerie, désolidarisée du reste... »
   Quelle horreur !
   Il y a des mises à mort qui ratent, pensez-y ! Le destin revient telle une frappe inconsciente !!
   Le cauchemar prend le monde par le bas, ce sont tous les rêves qui sont impactés par l'un-seul.
   Visions horrifiantes, mes yeux se ferment...
Là, on est plutôt dans l'évocation de l'horreur.

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   On se remet en route, on cherche le détail qui tue, l'exactitude, l'ampleur de la chose, l'inévitable. Ils sont surarmés ! Mort d'un poète, mort d'une figure de la liberté, mort d'une identité humaine, mort d'une des mille voix qui représentent la diversité, mort d'une stabilité responsable. Le mensonge récurrent, les condamnations.
   Un merveilleux paysage !
   Ça y est, la colère a pris ; après des années de conditionnement, le cyclone rageur est lancé. Allez-y, mettez le feu aux derniers espoirs, aux dernières libertés, comme par obéissance... On se fait croire qu'on a gagné, au moins pour en avoir l'air.
   L'air d'être le plus fort, comme un chien qui gueule, parfois ça marche ! Ah ! Les colères...
   Nous y passerons tous, ils nous élimineront les uns après les autres, personne ne sera épargné ! La purge a commencé, nos activités seront nettoyées.
   Leurs questions transformées en infamies, leur obéissance transformée en complicité, le pire transformé en quotidien, leurs volontés transformées en fatalité.
   Ils prendront tout ce que nous avons, c'est le début du désastre.
   Allez, hop ! Tous ensemble... On est parti !
   On fait sauter les têtes avec le sourire, s'il vous plaît, il faut que ça ait l'air normal, voilà tout.
   « J'aime bien ta tête, je m'en ferais bien un trophée... »
   Et si nous avions envie d'autre chose ? Ne pourrions-nous pas effacer les colères ?
   Incompréhensions, malaises, tortures, imprévisible, imprévisible, imprévisible.
   La douleur est vive !
   Fusils, injures, saignées à l'infini, encouragements haineux, violence en pleine croissance, furie qui se répand.
   Et elle se répand toujours un peu plus ; notre vie est mise en jeu.
   Pour ma part, ici commence mon combat pour les libertés et pour les droits, car un tel constat m'amène naturellement à agir, à questionner ces colères, à les considérer avec force.
   Et ils obtiennent leurs petites tortures comme on prend le temps de massacrer un gosse.
   C'est leur victoire bien étrange.
   C'est si doux la tuerie...
Là, c'est plutôt le chaos, un mélange de considérations qui grondent, qui font peur, qui désorientent. C'est le pire auquel on pourrait s'attendre, avec quelques voix pour défendre encore la liberté. C'est comme une peinture de guerre... Non, pas une peinture de guerre, heu... Je voulais dire, un tableau qui représente la guerre :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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[Je l'aurai peut-être tourné autrement. :\? Il y a surtout la partie "le désordre mû/crever un gosse" qui me turlupine.]
changement►La soif de torture, celle qui massacre les peuples...

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[Le reste m'éloigne à nouveau et je trouve cela dérangeant dans le sens où quelques termes, quelques phrases m'attirent pour presque aussitôt me rappeler à mon simple statut extérieur. Je n'arrive pas à m'imprégner de ce texte :aah: !
Sinon, il y a là quelque chose qui m'attire un peu plus. L'image d'un gosse, de l'innocence, mêlé malgré lui à cette sordide histoire, pleine de ressentiment, de colère et de mort, choses qu'il ne devrait pas avoir à connaître.]
C'est plutôt qu'on a l'habitude de massacrer les gosses, parce que les gros, on n'oserait pas : on s'en prend au plus faible.

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[J'adore cette phrase ! Probablement celle qui m'a le plus touchée. Mais, instinctivement, j'ai retiré le "tout". A toi de voir si ça te plait plus ou moins, ce n'est qu'une suggestion.].
changement►Le chant funeste, on l'entend dans le monde entier.

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Ce texte me semble beaucoup trop ferme dans ses engagements. Peut-être devrais-tu t'inspirer de l'idée des poèmes écrits pendant la guerre (Attention : je ne parle pas de relire ceux-ci, mais d'essayer de te mettre à la place de leurs auteurs !). Ils devaient eux aussi véhiculer des pensées personnelles et politiques (c'est le sentiment que m'a apporté ton texte), mais de façon détournée à cause de la censure. Ce qui fait que lorsque je les lis maintenant, je peux y voir la guerre comme d'autres combats plus personnels.
Ah yesss, trop génial ton commentaire, ça me permet de citer Apollinaire sur le front pendant la Première Guerre mondiale :

14 JUIN 1915
On ne peut rien dire
 Rien de ce qui se passe
Mais on change de Secteur
Ah ! voyageur égaré
Pas de lettres
Mais l’espoir
Mais un journal
Le glaive antique de la Marseillaise de Rude
S’est changé en constellation
Il combat pour nous au ciel
Mais cela signifie surtout
Qu’il faut être de ce temps
Pas de glaive antique
Pas de Glaive
Mais l’Espoir

L'espoir, comme dit Apollinaire... Tu sais, ça signifie que ces soldats ne peuvent plus compter sur leur force physique pour survivre, comme dans l'Antiquité, la guerre y est moderne, ravageuse, et les soldats ne peuvent plus compter que sur la chance, le hasard, et l'espoir d'être épargné. Et la Marseillaise dans tout cela ? Elle est un symbole de l'espoir, celui qui anime la vie. Crois-tu en ces chants dont les paroles redonnent espoir ? La Marseillaise de Rude est une magnifique statue, c'est l'art qui offre un nouveau souffle. Tu crois que c'est ce dont nous avons besoin pour nous en sortir ?

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Re : Colères : Considérations. V2
« Réponse #14 le: 05 avril 2016 à 19:52:12 »
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Merci Luna, mais je dois dire que je ne préfère plus parler de ce débat sur la poésie. Tu n'as qu'à te dire que dans ma tête à moi, c'est un poème, et que c'est peut-être parce que je n'existe pas vraiment.

J'avais lu que tu ne voulais plus en parler, ne t'en fais pas. Mais je trouve cela dommage que tu annihile ton avis pour un avis contraire. L'écriture n'est jamais unanime.

J'ai lu les changements apportés et j'aime bien ce qui a été fait. Le génocide me parle beaucoup plus que l'attentat :).

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Ah ah ! Un prof de social, comparaison amusante.
^^ je parlais du poème en lui-même, mais c'est vrai que cette phrase de mon commentaire est peut-être pas à la bonne place.

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Là, on est plutôt dans l'évocation de l'horreur.
Citer
Là, c'est plutôt le chaos, un mélange de considérations qui grondent, qui font peur, qui désorientent. C'est le pire auquel on pourrait s'attendre, avec quelques voix pour défendre encore la liberté. C'est comme une peinture de guerre... Non, pas une peinture de guerre, heu... Je voulais dire, un tableau qui représente la guerre :
Je relirais en pensant vraiment à l'image et te redonnerai mon avis ensuite.

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changement►La soif de torture, celle qui massacre les peuples...
Ça colle bien mieux pour moi :)

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C'est plutôt qu'on a l'habitude de massacrer les gosses, parce que les gros, on n'oserait pas : on s'en prend au plus faible.
En fait, l'image que j'y ai vu (et je pense que tu peux rebondir et jouer là-dessus dans ton texte), c'est surtout que même l'innocence est impliquée, alors qu'elle ne le devrait pas. On ne devrait jamais avoir à toucher un enfant, c'est un symbole de pureté et d'innocence. Et c'est là que tout peux prendre en puissance. On s'attaque à quelque chose qui devrait être intouchable !

Citer
changement►Le chant funeste, on l'entend dans le monde entier.
J'aime :) j'aimais aussi la personnification du monde qui m'étais venue en retirant le "tout" laissait sous-entendre que même la planète saigne de ce mal, mais l'idée reste présente dans tous les cas et ça me plait, ça me parle vraiment :).

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Ah yesss, trop génial ton commentaire, ça me permet de citer Apollinaire sur le front pendant la Première Guerre mondiale :
Ce fut un plaisir de faire un commentaire génial :D

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L'espoir, comme dit Apollinaire... Tu sais, ça signifie que ces soldats ne peuvent plus compter sur leur force physique pour survivre, comme dans l'Antiquité, la guerre y est moderne, ravageuse, et les soldats ne peuvent plus compter que sur la chance, le hasard, et l'espoir d'être épargné. Et la Marseillaise dans tout cela ? Elle est un symbole de l'espoir, celui qui anime la vie. Crois-tu en ces chants dont les paroles redonnent espoir ? La Marseillaise de Rude est une magnifique statue, c'est l'art qui offre un nouveau souffle. Tu crois que c'est ce dont nous avons besoin pour nous en sortir ?

Je ne sais trop quoi répondre à ces questions... je n'ai jamais vraiment cru en un chant porteur d'espoir. Le seul qui m'atteint, c'est celui de feuilles portées par le vent et qui me rappelle que la haine humaine est éphémère face aux éléments. J'aime la Marseillaise pour l'histoire qu'elle conte, le bagage sentimental qu'elle porte sur ses épaules, mais pas pour sa force et son symbole d'espoir. Et je ne sais pas du tout de quoi nous pourrions avoir besoin pour nous en sortir. J'aime à penser que ce n'est pas l'Homme qui s'en sortira dans l'histoire. Il n'est qu'un gène dans l'évolution et s'effacera un jour pour laisser à la Terre le droit de créer à nouveau quelque chose pour prendre sa place. C'est pas très clair, ni très humaniste, mais c'est ce que je ressens.

 


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