Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

30 octobre 2020 à 11:31:03
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateurs: Ben.G, Claudius) » avortons, orphelins, bossus, bribes, lambeaux, éclats d 'azur (fil collectif)

Auteur Sujet: avortons, orphelins, bossus, bribes, lambeaux, éclats d 'azur (fil collectif)  (Lu 39703 fois)

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
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  • Mer, je suis comme toi, plein de voix machinées
    • Alan Tréard, c'est moi !
En cette fin d'été, la lumière exquise
Égraine un doux parfum en un souffle malin ;
Et tandis qu'une lame ardente encor s'aiguise,
L'euphorie entérine un anxieux destin.
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Hors ligne DeB 54

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  • une terrienne dans les nuages
Rien ne sert de courir
Il faut mourir à point


Hors ligne Dot Quote

  • Palimpseste Astral
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    • mordelang
19 août 2020 - Clochard Social (V1 - inachevée)

La chrie s'élève du bruit et ramène au silence
Ce qui fait entre amis le doux fruit du partage
D'une quête de l'homme en volaille de cage
Elle revêt par ses plumes la parrure du sens

C'est un homme au baton vivant auprès d'une jarre

Hors ligne True Duc

  • Aède
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Rimes légères pour sommeil de plomb [titre non provisoire]
« Réponse #288 le: 08 septembre 2020 à 02:34:38 »
plume
plume
plumes

ENCLUME

ZZZzzz    ZZZzzz    ZZZzzz    ZZZzzz    ZZZzzz    ZZZzzz    ZZZzzz
« Modifié: 08 septembre 2020 à 02:39:10 par True Duc »
« Sur le plus haut trône du monde, on est jamais assis que sur son boule. »(Elie Yaffa)

Hors ligne Dot Quote

  • Palimpseste Astral
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    • mordelang
Re : Rimes légères pour sommeil de plomb [titre non provisoire]
« Réponse #289 le: 08 septembre 2020 à 02:47:01 »
ahlala, si l'auto-hypnose par lecture était aussi efficace à l'exécution que le système d'Adam Susan, eh bien subsisterait tout de même un inspecteur Finch et un illustre masqué... mais là non, j'ai beau ne pas compter les moutons, je ne suis pas sûr que tout ceci me motive à dormir, moi aussi... au moins c'est de l'expression, à défaut d'une prescription qui siérait ! mais mais mais... bin heu du coup ça sent un peu l'authentique et grinçante insomnie, du coup l'art devient témoignage, et acquiert ce qui n'est plus littéraire tout-à-fait, quoique littéralisé malgré tout par lexicalisation simple, efficace, drôle, spontanément construite par un petit train à somnoler, des rêves lourds dont tu as l'air de rêver, pis bin oui, un oreiller, qui assomme...

un truc du genre ?

Hors ligne Ben.G

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  • Voleur de nuits
    • J'irai lire chez vous
Re : avortons, orphelins, bossus, bribes, lambeaux, éclats d 'azur (fil collectif)
« Réponse #290 le: 08 septembre 2020 à 12:44:22 »
Modération :

Ton poème a été fusionné dans ce fil, True duc.
Beau boulot les modow ! Ca mérite une pause café, même si : les vilains mots ne font jamais de pause café.
- Kaeloo

Hors ligne joseph dunelie

  • ex pheukiou
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  • larve rampante
Re : avortons, orphelins, bossus, bribes, lambeaux, éclats d 'azur (fil collectif)
« Réponse #291 le: 19 septembre 2020 à 13:36:35 »
Faites charger les tapins : ça vaut cent fois payday.
Tirez comme des lapins : y aura pas de mayday.
Percez tous les pessaires : sitôt dit, sitôt fait.
Tous marqués du même fer : le sida, c’est surfait.

... Pardon.......
Donnez de beaux récits à mes sens étrécis,
mes lettres en soient garantes : ils me filent la courante.
Prétends-moi des plus forts en odeurs : je m'y colle...
déjà dans l'inconfort, tu déplores ces paroles.
   page perso

Hors ligne Amélie

  • Buvard
  • Messages: 4
Bonsoir - Des avortons, j'en ai plusieurs et souvent des bribes de trucs qui glissent comme ça, presqu'en écriture automatique. En espérant qu'ils vous plaisent quand même ;) ! En voici un :

Frissonnons sur les angles
Du carré étourdi
Qu'encerclent tes yeux
D'amandes poivrées.


Hors ligne Dot Quote

  • Palimpseste Astral
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    • mordelang
heu bon voilà je m'étais dit que je me lancerais bien dans des projets où je reviendrais pour retravailler, comme on me le conseille souvent et bien que ce soit difficile d'y concilier à mon "art total", mon "art spontanément effectué sans brouillon ni essai", mon "art délirolucide" étout... pis là dans la semaine j'ai réussi à laisser un truc non-publié, juste pour le continuer un peu... mais c'est extrêmement électrisant pour moi de vivre ces trucs, alors là je craque ; en vrai j'suis à moitié convaincu par les conseils, puisque là, visiblement, le résultat n'est pas très efficace j'ai l'impression ; c'est bel et bien dépareillé, des chutes inutilisables, des morceaux sans queue ni tête... et pourtant j'y voyais quelque chose lorsque j'y écrivais en me disant, "t'façon on verra"... bréf, dans ce cimetière quelques cadavres


orphelins de la semaine
#totalement #non-editable #dépareillée #poésie


au km
au km

AVEUGLE A LA FAIBLESSE
.1
ça résonne
dans une cave
je questionne
rien ne pave
le sol
j'ai mal
.2
canal
auditif
bémol
inactif
.3
j'ai tiré le rideau, lové mon dos
les genoux autour du cou, les bras en goupilles
la tête perdue on ne sait où, je renverse des quilles
boule de zéro, pas d'escadrille
je sirote, seul, ma bouteille
j'ai fermé les yeux, clos les paupières
stase, veille
.4
tout en réfère
à la fourmilière

APRES L'AME SOURDE
.5
je ne sais ce qui précède
je ne veut qu'une intermède
c'est tout
ce qui m'aide
.6
une ténébra
dans mes bras
un cobra
au bout
.7
parce que je vaux rien
ni mon cul ni ma chemise
sous le chapeau boue
mon boitier cranien
.8
tout est parti remise
comme le jonc d'un bambou
il n'y a plus qu'un embarras
à ce qui fait mon rien
.9
bon et puis alors j'aimerais quelque part sortir de ces cadres
et rentrer par d'autres
il n'y a dans les foudres
des mes vautres
ce qui vibre
et varie
sans cesse
sans vie
car je ne cesse
le flot
de mots
qui sévit
lorsque rien ne vaut
et que tout propos
se veut sans avis
sans aveu
avec qui
avec eux
pour une queue
de pie
en noeud
de vie
pour mieux
ou pis
.10
alors pourquoi pourquoi
la mort du droit
s'éclabousse
sans que ne mousse
l'étroit démordu
qui un jour moudra
assez de grain cru
pour que la farine
soit
mais qu'est-ce que je raconte comme rime débile ?
.11
faut m'arrêter, monsieur l'agent, j'ai parfaitement déliré, c'est autrement dangereux qu'illégal, je ne peux, hélas, revendiquer de raison à ceci, mais ce si vaut une hypothèse que je ne puis vraiment rendre d'une synthèse déliropathe également, puisque tout l'est évidemment...
.12
je ne sais pas ce qui précède, mais j'intercède
je délire sec, ça m'aide
à ne pas me noyer
dans les larmes de mes noix
yeah
.13
et les chances de tourner
les frances de fourner
le pain d'ami
le copain
qui copie
ce coquin
d'épi
de blé
établi
à l'épée
contre les impies
les imperméables
les dépéris
les détestables
mouais...
.14
et puis donc une verte souris
qui ne peut conjuger
le verbe qui ne la suit
que pour la croquer
un chat cherché chez cher terrain
offre en chute une belle de reins
mais
tout ceci ne veut rien dire, j'en suis certain
c'est pour ça que je dois l'écrire, maudit écrivain
qui ne sait ce qui se passe dans sa tête
ne t'en va pas trop faire la défaite
.15
des rimes de prime abord en abîme
abominables dépravation des questions
d'habitude rament les runes aborrhées
mais si...
non
plus rien, d'obédience je me sens concerné
et les hebdos marants non pas de persuasion
autre que la culpabilité des abonnés
alors je languis
j'obéis
à l'abeille de midi
qui sommeille en hiver
comme quand il n'est que dit
cet hiver
maudit
de soleil sur glace
le cristal se casse
une eau pure refroidit
j'en ai cure que jusqu'au paradis
terrasses
trépassent
les écrits vainqueurs, sans rancoeur
ont quelque tour de passe passe
à retourner à l'envoyeur
des mots pour des auteurs
des moeurs pour des autos
mathématiques sont les morts à l'heure
des moralisateurs métaphysiques
qu'on ausculta sans pudeur
au prix du fantastique
éclat de frayeur
jamais vraiment
meilleur
que mystique
ou pilleur de piques
pesteur de pastèque
posteur de pistaches
imposteur du pastiche
patachon tout-à-fait folichon
qui tache un peu les torchons
oui, bon...
.16
et de délire au km
.17
par ce que je vaut rien
et que rien n'est mieux que tout ou rien
que je ne suis pas
que je quoi
quoi
moi
?

SAMEDI SOIR
.18
un de plus, un de moins
ce qui fut, ne revient
et je pue, c'est certain
tant que dure, le refrain
-
c'est dur, de dire
ce pur, qu'écrire
mesure, sourire
gelure, en mire
-
un propos qui s'efface
comme l'orée d'une trace
que j'estime à l'heure sale
comme une valeur bestiale
bredouille à la ramasse
je fouille mes poches vides
il n'y a que fond de cale
et teint un peu livide
et en cette impasse
je me sens normal
tout est limpide
tout est face
à ce morbide
et animal
cauchemar
-
je suis en retard, un de plus ou un de moins
j'essuie l'orage, cumulus par-dessus mes mains
.19
déliropatics
deliropatics


.1

ARTENSION
comme si j'avais besoin de chauffer plus les doigts qu'autre chose, mais que ceux-ci pédalant sur le vélo dans ma tête, faisait depuis la chaîne avancer celui-ci, dans sa cage toute ronde, et le vélo oui, de se morfondre en action frénétique, alors que mes doigts pianotent...

FORMAS
un peu des croquettes, ce serait le principe ; j'ai une idée, je la note, et puis le temps de la noter, ça fait un format spécifique d'idée ; je calcule un peu, cet échauffement de pianotages, c'est étrange comme ça va pas durer,  parce que tout change tout le temps tout tout...

JUSQUEPUISEMENT
à propos d'attention, ce n'est qu'une parenthèse de parenthèses, des trucs dans des trucs, ces boîtes ouvertes qui se déversent les unes dans les autres qu'est-ce que j'écris, c'est ainsi, spontanément, un délirium, tremens...

.2

L'AVALEUR DU PRIX
d'un terrible désaccointement que je ne sais même pas commment, quelque chose qui pourrait faire valoir, que nan, jamais, vraiment, il n'y a autre chose que la juridiction morale qui nous tient en laisse, et que ceci s'incarne toujours depuis autrui qu'on considère...

.3

DE LEUR REGARD SANS MOTS
ils n'ont qu'un oeil, et c'est le mien ; absent du miroir, il n'est que stupéfaction, et s'outre, se choque, à lui-même dès qu'il se croise ; autrui est ce renvoi, ce calque sur l'émoi que je suscite ; il est catastrophique...

MOURIR PAR DIT
je n'ai qu'un souhait et lorsque je le confronte à la réalisation il s'évapore ; je le poursuis tant qu'il me fuit, mais dès qu'il est là, ce paradis, je m'effraie, je me maudis, sans frais je me retourne alors, et il est à nouveau là, plus que jamais...

LORSQUE L'ALLUMETTE S'ABAT
la chute tonitruante d'un bâton enflammé, il y a une métaphore de la taille, une dimension des millimétrés, les schtroumfs l'auraient entendu ainsi, portant à bout de bras cette torche dérobée dans un logis ; armés de tout ceci, c'est à une fourmi que revient l'onde de choc...

LANIMAL
il n'a rien expliqué le muet, et pourtant il a compris ; maintenant il doit s'exprimer, et c'est plus dur que prédit ; rien, rien d'autre qu'un irrationnel miracle, celui de voir bouillir des pâtes, à la sauce inconditionnel, à la sauce poésie...

PROBLEMES D'EMBLEMES
une face d'identité, qui renvoie la lumière, et d'un rayon un peu carré, se diffracte selon l'angulaire régularité de sa surface lisse, celle qu'on a laqué sur un calice, morcellé de mozaïque, le graal de tout-un-chacun, ce sang de vie que l'eau hydrate en nos anatomies... qui suis-je ?

DANS LE MILLE UNE POINTE
de cible je me passe, pour fomenter l'impasse, de mes irrascibles réactions, le tracas de ma raison, trop violent pour être supporté, je me le prend de plein fouet, et il me terrasse, me défait, m'emporte au delà des faits qu'on aurait tôt fait d'interpréter...

LES JOURNAUX NE MENTENT QU'AUX MENTEURS
car entre eux ils sont biens, à entretenir le bien commun, celui que l'on cache et dissimule, celui qui tache la simulation des minuscules libérations à ce droit de se cacher et se dissimuler, derrière ce qui fait les murs d'une société, psychiquement avancée, soit-disant... vraiment ?

POUR L'AMULETTE DE SOUFFRE SUR BOIS
pour un objet que ferait-on ? il appartient à moi d'en faire une loi, une réflexion, inscrite dans mes parois, dans ma maison, celle de ce fichier texte, qui ne se veut pas prescription, ni autre irraison d'autre que la passation de ma temporalité ; celle-ce se compte à ce que j'ai fait !

DRAMIER AU CARRE
il construisit sa mélancolie, le diffracté de l'identité, une case lui manquait, pour faire un carré, alors il l'a ajoutée, et elle s'est cassée, en mille morceaux de damier, tous carrés mais pas alternés, pas contrastés, par différenciés, ils étaient là et ce n'était alors qu'une simple grille...

SOURIRE EN CALME DU MATIN
un segment de ce qui fait le présent, un crochet en chaque coin des lèvres, qui tirent depuis les oreilles, et aspirent la joie dans ce qu'elle peut se fluidifier, et couler, comme des larmes ou des éclats, scintillant tous deux, comme le fait le présent auprès de ma conscience, c'est ainsi...


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En ligne Safrande

  • Calligraphe
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Rien ne sert de courir
Il faut mourir à point
;D
Dans le même style de détournement rigolo :

"Que la lumière fut, et la lumière soit."

Autre chose :

"- On est artiste !
-Pourquoi ?
-Parce qu'on a une grande sensibilité.
-Cela fait de toi rien.
-Et que cette sensibilité on l'agence."

Encore :

"Avec son parfum, elle a embaumé toute la rue."

"Vous me tutoyez alors je ne vais pas te vouvoyer."

"Jean François, avec qui on dit bonjour cinq fois dans la journée, tout le temps comme si on ne s'était jamais vu."

"Elle trimballait en voiture sa patate molle de mère."

"C'est comme si j'avais dû, avant d'entrevoir une liaison avec un homme, montrer que je pouvais satisfaire une dame."

"Du haut de ma vie sans évènements, au moins je témoigne de ce que je peux."

"Courir est comme embarquer dans un véhicule fatiguant et douloureux"

"Une faux posée contre un arbre comme si elle n'était pas menaçante."

"Comment donner des émotions avec cette langue froide, ces moyens trop précis ?"

"Beethoven : comment a-il réussi a m'extirper encore quelques larmes alors que j'étais vidé, comme après un orgasme ?"

Et pleins d'autres encore... Des milliers plus que des centaines !
« Modifié: 21 octobre 2020 à 00:17:35 par Safrande »
Il regardait le verre non à sa portée d'une façon de reproche.

Hors ligne Dot Quote

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 876
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    • mordelang
J'écris vainement que de la m'rde depuis hier je tenebre...
Le summum du 'pas fini' en matière de sonnet :

CE QUE JE N'AI PAS ENVIE D'ECRIRE

par toutes ces petites, oui ces petites voix
chatouillant la limite, de mon incertitude
j'ai pris la grosse tête, et d'une plénitude
me tranche à taire la fête, à saborder ma foi

elles sont très incisives, et violemment m'avouent
ces voix trop intrusives, au chant un peu malade
que derrière ce rêve, à l'air de promenade
je suis souffrant je crève, je suis devenu fou

par temps particulier, je suis resté trop prude
et comme un écolier, n'ai pas franchi le stade
pendu à ce collier, appelé servitude

j'ai sombré d'un sommeil, éternel et tabou
la mort de mon soleil, il était une fois
n'était en simple éveil, qu'un

 


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