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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le lais d'Amensha

Auteur Sujet: Le lais d'Amensha  (Lu 1298 fois)

Hors ligne Esprit-monde

  • Plumelette
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Le lais d'Amensha
« le: 10 Mars 2016 à 10:13:08 »
Aller je me lance, voici un petit préambule à mon histoire, un petit prologue histoire de vous mettre dans le thème.
En espérant que ce ne soit pas trop indigeste littérairement parlant ;), une bonne lecture, moi je serais dans le coin gauche du ring et j'attends les uppercuts et autres directs avec stoïcisme (autant que faire se peut :D) :

                Slady oun aréa valaya
           La complainte du vent la chante éternellement   
               
                Ra may ana lotes istari
           Le bruit des vagues la pleure constamment

                Ulu raii na tarraxaa treme dolorosa
           Les grondement de la terre s’en souviennent avec colère

          Quen maeg lad kelev ornhi
          Les astres muets ne l’ont pas oublié

              Hele mara xetaloky ; velen oquete Amensha
          La terre fabuleuse, bénite et maudite, Amensha

              Tumzéy ,Nogro, Talamasqua
          Démons, et jeunes races la convoitèrent

             Umnya tintalë vorn Tarraxa
         Tel un joyau dont le monde était l’écrin

             Glodiëte talamasqua luinilo an
         Les jeunes races endurèrent milles tourments

            Scaderö, quenta, orompatul
        La mort, la destruction et la souffrance

            Oilossë an illio araxen
       Jamais guerre causa plus de ravages

           Oilossë Terraxa vuen ohtark
      Jamais le monde n’avait connus tel cataclysme

           Alandureï palantiriaë nenya
     Mon cœur saigne à jamais de ses blessures

          Almaren carnilo mirr o meren
    Mon âme, éternellement en ressentira la disparition
 
         Zol em naerody Amensha
    Écouter l’histoire tragique de la chute d’Amensha

                   Zol aréam khem scaderöli, quentali,
      orompatuli       
                                                                                 
   Écouter ce chant de mort, de destruction et de souffrance

         Zol ekkaïa Nogro talamasqua uirnumëlan
      lorgar mahax
  Écouter comment, démons et jeunes races transformèrent un rêve en cauchemar

        Zol émet radaman amensh nonë aréa em
      yavakek xamol

  Écouter, car je suis le dernier amensh, et nul ne chantera plus cette histoire     avant la fin des temps.

                                                            Le lai d’Amensha
                                                                       Auteur inconnu

Hors ligne flashsteelers

  • Tabellion
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    • Top Five
Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #1 le: 10 Mars 2016 à 19:48:21 »
Salut !

J'aime bien les récits de mythologie (fictive ou réel) qui ont ce côté à la fois narratif (genre on va te raconter une histoire autour du feu de camp) et à la fois "religieux" (ça à tout à fait l'air d'un psaume ou autre litanie) bref côté ambiance ça fonctionne très bien sur moi :D

Après Joe la Pinaille entre en scène :

La dichotomie "démon et jeunes races" me titille. Pourquoi les démons sont à part ? (ou pourquoi les jeunes races rassemblées ?) t'as l'impression qu'il y'a 2 groupes dont un groupe de 1 :p Enfin bref tout ça pour dire que je trouve que cette opposition ne fonctionne pas bien.

Autre point (mais là c'est vraiment une considération perso donc à prendre comme tel, c'est seulement mon opinion) je suis vraiment pas fan des annonces "Il s'est passé des trucs terribles.... mais on va pas vous dire quoi pour que vous continuiez à lire jusqu'au tome 2 !!!" Le mystère c'est cool, mais des fois pffffff.... c'est usant ! Au cinéma, à la télé dans les séries ou dans les bouquins c'est toujours la même rengaine : on te parle d'un truc ou tu comprends rien pour t'aguicher mais au final c'est juste frustrant. J'ai perdu ma patience d'antan et j'aime bien qu'une histoire ne me fasse pas 20 pages / 12 épisodes / 30min de rond de jambes pour me balancer ensuite une révélation qui tombera le plus souvent à l'eau. A l'inverse, j'aime vraiment beaucoup les histoires qui donnent du sens à leur cadre et qui du coup se basent non pas sur la technique de l'elastique (on tire sur le mystere longtemps longtemps et puis PAF ! on te le lache à la figure pour faire un electrochoc) mais simplement sur une bonne intrigue.

Je vois beaucoup cela chez les jeunes auteurs dans pleins de forum... et je ressens ça comme un effet de mode plus que comme réellement une démarche.

Alors attention : ce n'est pas SYSTEMATIQUE ! :p y'a des auteurs qui savent me cueillir sans que je m'en aperçoive et là c'est vraiment cool, mais là très honnêtement je "vois" la charpente de récit que tu met en place et... bah ça me frustre d'avance.

Sinon je voudrais finir sur un truc positif : la mise en page avec texte d'origjne et "sous titrage" en dessous rajoute à l'ambiance (j'imagine très bien une voix lire ce récit en VO puis le volume baisse et une autre voix reprend la traduction).

Et l'ambiance : c'est important :)
Flashou

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
  • Messages: 462
  • Jean-Michel Palaref
Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #2 le: 10 Mars 2016 à 21:32:45 »
Coucou l'Esprit :D

Une petite critique sur ton texte!
Je trouve très élégant d'inventer une langue pour univers c'est très Tolkinien donc j'admire beaucoup ta patience, d'autant qu'elle sonne plutôt bien. Je me demande à quel point elle est travaillée: est-ce juste des syllabes qui sonnaient bien ou tu as commencé à chercher une Grammaire/ des mots de liaison/ une conjugaison ? Si c'est le cas: Chapeau! J'aimerais beaucoup entendre quelqu'un donner expliquer sa manière de faire :D

Ensuite, je ne suis pas ULTRA fan >.> Ca manque vraiment de matière à commenter et du coup je ne sais pas c'est très pertinent de nous montrer ça. Donc peut-être pour te donner une réponse à ce que tu attends:
* J'ai envie de continuer à lire
* J'ai envie de connaître l'histoire.
Par contre:
* je m'attends à lire une histoire contée par un narrateur sur le ton d'une mythologie et celui d'un conte
* Je n'attends pas de personnages lambdas mais des héros épiques (genre tu me sors un péquin moyen qui trait des vaches, je risque de trouver qu'on s'est bien moqué de moi >.>)
* Je m'attends à un point de vue omniscient
*Je m'attends à ce que les méchants soient des démons et que les jeunes races, divisées parce qu'elles sont racistes/patriotes/un peu débiles/ différentes, unissent contre l'Ennemi commun.

Du coup, j'ai du mal à te dire si ton texte est très à propos. Je pense qu'ajouter le chapitre 1 ou en tout cas une partie rendrait nos critiques plus pertinentes pour toi :D

Une dernière chose:
Citer
Écouter, car je suis le dernier amensh, et nul ne chantera plus cette histoire     avant la fin des temps.
Je suppose que, comme c'est une invitation tu veux dire "Ecoutez" ?

Hors ligne Esprit-monde

  • Plumelette
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Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #3 le: 11 Mars 2016 à 10:42:38 »
Merci pour vos remarques, je les trouvent très constructives et ça fait plaisir que cela vous donne envie de savoir la suite.
Rien que ça c'est gratifiant.
Alors pour les différents points soulever:
_Pour la dichotomie démons/jeunes races, il y a effectivement opposition, même si les deux sont responsable de ce qui va arriver.

_Ensuite pour la technique de "l'élastique" qui consiste à te tenir en haleine ad vitam æternam, non, le prologue annonce un cataclysme, et donc sans trop vous spoiler, cataclysme il y aura, la question est comment.
C'est cette réponses qu'apporte le récit.Mais il faut garder quand même un peu de mystère et pas tout dévoiler tout de suite car rebondissement aussi il y aura. ;)

_Pour la langue amensh, je suis content que tu la trouve réussit, ça m'a demander des semaines de travail juste sur ce passage, et non ce ne sont pas seulement des syllabes misent bout à bout pour faire jolies, y a un travail de recherche derrière tout ça. ;)

_Pour le côté narration j'espère que la suite te donnera satisfaction.

_Pour les personnages, j'ai essayer de leur donner ce côté épique, y aura pas de péquin à traire des vaches :D.D'ailleurs je ne résiste pas à l'envie de vous faire suivre un extrait de l'un d'eux.

Je vais quand même retravailler l'opposition démons/jeunes races car apparemment c'est ce qui ressort avant tout de vos remarques.
Mais je suis content que l'ambiance vous plaise et vous donne envie d'aller plus loin, à moi de maintenir cette envie.
Je vais voir pour vous mettre rapidement les premiers chapitres aussi afin de vous faire une meilleur idée de l'univers d'Amensha.

Encore merci.


Hors ligne Esprit-monde

  • Plumelette
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Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #4 le: 11 Mars 2016 à 11:13:54 »
Voilà le début du récit, bon appétit:



Assieds toi mon enfant, et donne moi ce bol de soupe, là sur la table, s’il te plait…
Tu sais à mon âge, il n’y a rien de mieux qu’une bonne soupe de légumes et un quignon de pain trempé dedans comme repas du soir…
Merci, aller assieds toi et écoute moi très attentivement.
Je sais que tu te pose beaucoup de questions quand à nos origines, et jusqu’à présent nous avions toujours prit soin de ne pas trop t’en parler afin de te laisser grandir tranquillement…
Que tu découvre le monde à ton rythme, que tu joue avec les enfants de ton âge et profite des plaisirs de la vie et de l’insouciance de la jeunesse.
Nous ne voulions pas poser sur tes épaules le lourd fardeau qui est le nôtre depuis si longtemps.
Mais ces jours sont révolus désormais, une ombre approche et masque déjà les cieux à venir.
Je commence à te faire peur?
Oui peut-être, mais tu dois savoir ce que tu risque d’affronter et pour ça il faut que je te révèle bien des choses que tu ignore au sujet de notre famille.

Tout te sera révéler mon enfant ; cela aurait dus être à ton père de le faire mais le destin en a décidé autrement en le rappelant beaucoup trop tôt, peut-être est-ce un signe, pour nous dire que le temps est venus de tourner définitivement la page de notre histoire…
Mais pour le moment nous sommes là, toi et moi, alors attise le feu dans l’âtre, la nuit va être longue et il me faut de la chaleur…

Nous sommes originaire d’une autre terre, une terre merveilleuse, lointaine qui a disparut voilà bien longtemps… non, ne m’interromps pas, écoute ce que j’ai à te dire, je t’apporterais plus tard des preuves de mon récit.
Cette terre ; cette terre désormais disparut se nommait Amensha, et elle se trouvait au-delà du grand océan, elle avait la taille d’un continent et était divisée en plusieurs royaumes dont certains étaient gouverner par des créatures fabuleuses aujourd’hui disparues.

Au nord se trouvait le royaume des Boréas, de farouches barbares qui ne se plaisaient que dans la bagarre et la beuverie, ils vivaient sur des terres recouvertes de neige et de glace pendant plus de la moitié de l’année et étaient surtout un peuple d’éleveur de rennes, de marins et d‘agriculteur.
Ils vivaient aussi de rapines et de razzias sur les royaumes voisins, se déplaçant sur leurs rapides navires capables de remonter les fleuves loin dans les terres.
Ils venaient d’une contrée gelée et inhospitalière qu’ils appelaient Borée et nous y reviendront plus tard.

A l’est de ce royaume se trouvaient de vastes steppes, si grandes que l’on pouvait chevaucher pendant des jours et des jours sans rencontrer âme qui vive, et le ciel y était si bleu que l‘on se serait crus chevauchant sous l‘océan.
Ces immenses prairies d’herbe grasse et abondante étaient le territoire de tribus nomades connus sous le noms de Mixcoatls et leur territoire était nommé Kalevala;  c’étaient des cavaliers à nul autre pareil dans tous les royaumes ; et leurs troupeaux de chevaux sauvages et de rennes étaient aussi innombrables que les étoiles.
Ils étaient diviser en tribus qui se faisaient sans arrêt la guerre, des guerriers rudes et impitoyables que les Mixcoatls, aussi rudes et impitoyables que les terres sur lesquelles ils vivaient.

Au sud des steppes se trouvaient deux autres territoires, l’un constitué de désert de roches nus et stérile était un endroit extrêmement dangereux peuplé de créatures néfastes comme des trolls, des chimères, des harpyes, des manticores et des choses pires encore…
Ses frontières étaient gardées par un peuple étrange, un torse et une tête humaine sur un corps de scorpion, plus grand que deux hommes, leur devoir était d’empêcher les créatures du désert de venir ravager les autres royaumes, mais c’était un peuple secret qui ne s’intéressait guère à ce qui se passait au-delà de leur terre.
Leur noms était les Selkis et ils étaient menés par une reine du nom de Serket.
Nul ne sait qui leur avait dévolus ce rôle de gardiens, mais ils s’en acquittaient avec une terrifiante efficacité, armer de leurs redoutables hallebardes.

L’autre royaume était une mer intérieure, bordée de hautes montagnes, c’était le royaumes des Matsyas, des créatures marchant comme nous mais avec un corps recouvert d’écailles et des doigts palmés.
Un peuple très sage que les Matsyas, inventif et curieux, préférant la diplomatie à la guerre…mais des combattants redoutables dont la science de la guerre était vieille de plusieurs milliers d’années comparé à la nôtre.

Les montagnes qui formaient un rempart au sud de la Mer Matsyas étaient elles, le territoire d’une autre race fabuleuse, des êtres possédant des ailes et des serres tel les oiseaux de proie…on les appelait Garoudas, leur plumage était d’un bleu éclatant et leur race connut un bien triste sort…

Les Modis étaient un autre peuple de montagnard dont le territoire bordait la grande mer intérieur à l’ouest.
Des hommes rudes, au regard sévère qui vivaient en clans ; de grands artisans tant dans le travail du bois que dans celui des métaux, mais un peuple de poètes dont les scaldes égalaient en talents ceux des boréas pourtant renommer dans tout le continent.
Ils étaient très peu nombreux, mais ils étaient grands et fort et leurs femmes allaient à la guerre comme des hommes et n’avaient rien à leur envier en prouesses martiales et en sauvagerie, ni même en matière de beuverie et de fanfaronnades qui était je crois un sport national pour eux.

Loin au sud-est, se trouvait une jungle dont les profondeurs moites et impénétrables était peuplées par des tribus de pygmées sauvages armées de lances et de flèches à pointes de pierre, ne connaissant ni l’art de la forge, ni celui de la construction en pierre, mais dont les chamanes faisaient remonter leurs lignée au début du Temps des rêves, l’origine du monde.
La jungle d’Opale comme elle était nommée était bordée par le grand océan au sud et à l’est, jouxtait les terres abandonnées au nord et le royaume des Garouda à l’ouest.

Enfin le plus grand et le plus puissant des royaumes, l’Empire Amensh, berceau de notre peuple, à la flotte puissante ayant navigué sur tout les océans ; aux temples et monuments innombrables dont les pointes frôlaient les cieux ; aux citées de marbre, d’ébène et de cèdre florissantes ,à la population nombreuse et aux vastes armées disciplinées et aguerries, redoutées de touts les autres royaumes et peuplades.
Un cavalier qui aurait voulut en faire le tour avec de bons chevaux et qui en changerais régulièrement aurait mis plus d’un an et demi pour revenir à son point de départ, des routes pavées larges et sûres sillonnaient l’Empire du nord au sud et d’ouest en est, permettant d’acheminer hommes et marchandises d’un bout à l’autre de l’immense territoire amenshs, et puis il y avait les Arches, mais je t‘en parlerais à un autre moment car elles méritent à elles seules une part de ce récit tant elles étaient fabuleuses…

Kheftyu était notre plus grande citée et la capitale de l’Empire, elle comptait plus d’un million d’habitants, peux-tu imaginer ce nombre mon enfant, plus d’un million, une citée qui aurait regroupée les habitants de tout les villages des terres où nous nous trouvons désormais en le multipliant des dizaines de fois et plus encore.
Et ce n’était que l’une des nombreuses citées de l’Empire.
C’était une citée cosmopolite où l’on croisait des marchands d’ambre et de fourrures Boréas, des artisans Modis battant le fer brûlant sur l’enclume devant les clients, des visiteurs venus des lointaines steppes du Kalevala et même des pygmées qui avaient préférer la civilisation à leur hutte et à la jungle de leurs parents.

On pouvait aussi, bien que très rarement y croiser des représentant du peuple oiseau, les Garouda et un peu plus souvent un groupe de Matsyas venus en ambassade ou bien inviter par la Prestigieuse Université Universelle afin d’échanger sur les dernières recherches et inventions…
La citée était bâtie sur une île au centre d’une grande mer intérieure, elle était constituer de plusieurs anneaux de terres séparer par des canaux circulaires et tous reliés par un grand canal central qui allait jusqu’à l’océan.

Chacun des anneaux était protéger par un immense mur épais de gypse blanc qui étincelait au soleil donnant l’impression de murs d’argent liquide, et de grandes portes de cèdres et de bronze polis permettait de contrôler l’accès au canal central.
Chaque canal circulaire accueillait des docks et des quais grouillant de monde où arrivaient chaque jour des tonnes de marchandises venus de toutes les terres alentours et même de l’autre bout du monde, ainsi que la gigantesque flotte de guerre qui n’avait nul rivale sur aucunes des mers du globe.

Le premier anneau concentrait surtout les activités agricoles, les artisans, les fonderies, les casernes militaires et terrains d’entrainement des légions.

Le second était constituer des quartiers populaires, constellé de nombreux parcs et jardins où la population pouvait se promener et flâner, où bien s’encanailler dans l’un des nombreux établissement de jeux  pour ensuite se rafraichir à la terrasse d’une taverne ou d’un restaurant en bordure du canal.

Le troisième anneau regroupait tout ce que l’aristocratie amenshs avait de plus noble, membres de la cour, chambellan, responsable des écuries impériales, généraux, petits princes ou diplomates étranger en mission ; ainsi que le complexe palatiale de plusieurs hectares de la famille impériale.

Ses chambres se comptaient par centaines et chacune d’elle était embellie de meubles raffinés et de somptueuses peintures murales.
Les bâtiments étaient soutenus par d’immenses piliers de granit sombre ou de gypse étincelant, au centre d’immenses puits verticaux permettaient de redistribuer la lumière et de faire circuler l’air.
Les pièces étaient séparer par des piliers reliés par un ingénieux systèmes de  volets en bois de cèdres qui permettaient selon qu’ils étaient ouvert ou fermer  de laisser passer une petite brise fraiche ou de couper un courant d’air froid.
La gigantesque cour au cœur du complexe permettait de redistribuer air et lumière à tout le palais.
A l’est le quartier royal dont les quatre étages étaient relier par un magnifique et colossal escalier en colimaçon entourer de balcons était le bâtiment le plus haut de la citée.
Il pouvait résister aux pires tremblement de terre grâce à ses murs de pierres soutenus par des cadres en bois qui permettait d’allié la force et la souplesse sans qu’ils soit besoin de murs trop épais.
Et tout ces murs, ces piliers, ces escaliers et ces volets de bois, chacun d’eux était rehausser de milles et une couleurs chatoyantes, des bleus profonds, des jaunes lumineux, des rouges étincelants…un million de nuances qui formaient des fresques presque vivantes et d’une beauté à vous faire manquer un battement de cœur.

Hors ligne Esprit-monde

  • Plumelette
  • Messages: 18
Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #5 le: 11 Mars 2016 à 11:22:21 »
Un petit instantané d'Amensha:


La lumière des flammes faisait danser les ombres sur les murs, leur donnant comme un semblant de vie, le grondement rauque  de l’Avide de vent attisait le feu, portant le métal au jaune-blanc. Dehors, les étoiles brillaient intensément, illuminant les cieux tel une rivière de diamants célestes, et la lune y mêlait sa lumière évanescente et fantomatique.
Des mains noueuses et solides s’emparèrent de l’acier chauffé et le posèrent sur la Sonneuse Funeste.
Le Frappe-devant s’abattit lourdement, projetant des étincelles qui illuminèrent les ombres nocturnes brièvement avant de s’éteindre en tombant au sol.

Le Modeleur du fer frappait et frappait encore, étirant, pliant, tordant, repliant le métal lumineux, multipliant les couches, les amincissants pour de nouveau les étirer, les pliées et les replier.
Ce n’était que le début, il le savait… mais cela allait être sa plus belle création, ce Tamahagané était spécial, très spécial.

D’habitude il fallait trois jours et dix hommes pour le fondre dans un four Tatara, et obtenir un acier d’exception en faisant fondre plusieurs tonnes de sable ferrugineux, mélangé à du charbon de bois dans une atmosphère brûlante et étouffante; mais celui-ci… il était naturel, née des flammes de la terre, mais pas seulement.
Il était aussi céleste, Seppo Ilmarinen l’avait observé il y a trois lunes de cela, traverser la nuit dans sa magnifique chevelure de feu, il avait suivis sa chute coruscante et trouver au matin un cratère encore fumant où l’on aurait put faire tenir debout plusieurs chevaux.
Ce Tamahagané était plus pur que tout ceux qu’il avait vus jusqu’à présent.
Il arrosa le métal brûlant avec une boue argileuse mélanger à de la cendre de paille de riz, cela diminuerait le risque d’oxydation pendant le Kitaé ; le forgeage…

Il allait devoir plier et replier le métal une bonne vingtaine de fois dans le sens de la longueur et de la largeur, cela allait déterminer le grain de l’acier.
Il pouvait être Masamé c’est-à-dire droit et longitudinal, ou bien Itamé, en madrier de bois…il pouvait-être aussi Mokumé, grain avec contour concentrique ou Ayagi en conifère croisée ; enfin il pouvait-être Konuda Haga, fleur de riz.

Ensuite il y aurait le Agé-Gitaé ; là il faudrait débiter le Tamahagané en trois ou quatre parts qui seraient empilées, chauffées puis souder à la force du bras, marteler et replier encore 6 ou 7 fois.
Il obtiendrait ainsi le Kawagané qui formera l’extérieur et le tranchant de la lame.

Puis avec le Shingané qu’il aura pris soin de forger entre-temps, il obtiendrait le cœur, plus souple et moins cassant.
Le Shingané entouré du Kawagané, sera ensuite chauffé au jaune-blanc et martelé jusqu’à ce que le second enserre entièrement le premier, ce sera le Kobusé-Gitaé qui permet d’obtenir le Makuri-Gitaé.

Il arrosa de nouveau le Tamahagané qu’il venait de plier une nouvel fois avec la boue d’argile qui permettait de créer une gangue protectrice sur le métal, puis le remis dans la forge et actionna vigoureusement l’Avide de Vent pour alimenter le feu en air.
L’atmosphère était chaude et la sueur désormais lui piquait les yeux, mais il ne pouvait s’arrêter maintenant.
Il prit cependant quelques instants pour regarder le ciel nocturne, levant ses yeux fatigués vers la myriade d’étoiles étincelantes qui parsemaient la voûte céleste.
Il sourit et se remis au travail.

Une fois le Tsukurikomi, l’assemblage de la lame, terminer, il y eut le Sunobé, l’ébauche de la lame, puis Hizuri, le modelage en commençant par le tranchant puis la pointe, les côté et le dos.
En chauffant de courtes parties au jaune-orangé et en les martelant jusqu’au rouge sombre.
Ensuite vint le Shiagé, la régularisation de la surface en utilisant un rabot à 2 mains, le Sen, une lame d’acier trempé avec un manche à chaque extrémité.
Puis différentes limes et un premier passage sur pierre, ensuite…


Le  mince pinceau plongea dans l’argile mélangée à de la poudre de charbon de bois et à de la poudre de pierre à polir, l’étalant lentement sur l’acier en couches de plus en plus épaisses en allant du tranchant au dos, faisant jusqu’à un pouce d’épaisseur, c’était le Tsuchioki, la préparation du Hamon, la ligne qui sépare la partie trempé du reste de la lame.

Le travail du métal avait demandé plusieurs jours, mais Seppo Ilmarinen était satisfait, maintenant il fallait que l’argile sèche pour qu’ensuite, chauffer à la couleur de la lune d’automne et passer d’avant en arrière, le tranchant plus chaud que le reste ; la lame soit plongée d’un coup dans l’eau…

Le métal crissa sur la pierre humide, affûtant un peu plus le tranchant déjà redoutablement aiguisé de la lame. La lumière pâle du jour naissant jouait avec les reflets bleutés ou blanc laiteux, faisant étinceler le hamon, la ligne de trempe, la démarquant du reste de la lame.
Le Modeleur du fer avait déjà utilisé 7 pierres de grains différents, d’abord en grès puis en calcaire ; il en était à la dernière, une roche friable qu’il utilisait en petit morceaux de la taille d’un ongle et qu’il frottait lentement sur le hamon afin de le faire contraster avec le reste de la lame et ne pas se couper.

Les rayons flamboyants du crépuscule dansèrent sur la lame, révélant les lignes sinueuses et merveilleusement complexes sculptées par les multiples pliages du Tamahagané.
Le Mei ; le nom ; de la lame avait été gravé quelques marques de chandelles plus tôt et lui donnait à présent une âme, une personnalité, un caractère qui la rendrait unique en bien des points.
Plus personne ne se donnait la peine de nommé une arme, c’était une coutume qui se perdait, comme beaucoup d’autres malheureusement, mais Sempo Ilmarinen était fier de son œuvre.

La Seidkona lui avait dit qu’elle serait spéciale, elle avait un wyrd, un fil du destin ordinairement réservé aux êtres vivants. Elle était venue à lui au lendemain de sa découverte du Tamahagané, sortie de nulle part, apparue là où l’instant précédent il n’y avait que le vide.
Elle avait demandé à lui parler s’il acceptait de lui consacrer un peu de son précieux temps.
Elle l’avait prévenus que ce wyrd était lié à l’Esprit-monde et peut-être à sa chute ; qu’elle devait être robuste, fière  et combative.
Elle l’avait enjoint d’y mettre tout ce qui faisait de lui un homme juste et bon ,connus de tous pour être un juge impartial et équitable, d’y mettre tout ce qui faisait de lui le meilleur forgeron d’Amensha et un combattant valeureux dont le courage et l’abnégation avaient tisser les sagas les plus célèbrent chantées par les scaldes les plus talentueux.
Elle l’avait avertis que tout cela ne serait peut-être pas suffisant pour ce qui s’annonçait
Sempo Ilmarinen n’était pas de ceux qui écoute facilement les chamanes, mais pour une raison particulière qu’il ne pouvait expliquer, il avait été enclin à croire celle-ci car les Seidkonas était liées à l’Esprit-monde et leur compréhension du wyrd était sans égale.
Sans compter que leurs galdrs, leurs chants de pouvoirs, pouvaient tout aussi bien briser les armes les mieux forger, arrêter les flèches les plus mortelles, apaiser les cœurs les plus belliqueux, calmer les flots les plus impétueux ou bien encore chasser les revenants et égarer leurs âmes damnées.

Il prit donc au sérieux l’avertissement.
Les derniers rayons du soleil couchant moururent sur les lignes fines, élégantes et filiformes gravées avec soin sur le manche sombre, entouré par les deux fers formants comme des ailes de papillons argentées et mortellement aiguisées.
Le long manche épais d’ébène était terminer par un capuchon d’électrum donnait une allure  royale et funeste à ce qui était déjà un outil de mort magnifique.
La lumière laiteuse de la lune dansa sur l’arme, éclairant d’un aspect fantomatique les runes de son mei…Arata, la Briseuse, les Lames Funestes.

Hors ligne Esprit-monde

  • Plumelette
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Re : Le lais d'Amensha
« Réponse #6 le: 11 Mars 2016 à 12:04:26 »
Et voici le début de la saga de Cormack Hrafnkell  :D:

Alors vînt le Fils du Nord
Lui dont le wyrd puissant
Terrasse trolls, chimères et manticores
Brigands et vils nécromants

Solide et fort est son bras
Acéré son œil vigilant
Terrible son ire au combat
Implacable son châtiment

Les corbeaux ont pâture là où il va
S’enfuit l’ogre, se terre le lycan
Point le danger n’arrête ses pas
Le combat fait bouillir son sang

Sleïdnaar est son fidèle destrier
Infatigable dévoreur de plaines
Arata est sa hache acérée
La Briseuse qui chante funeste rengaine

Extraordinaires et inégalables ses exploits
Sa renommée devient éternelle
Chanter par tout les peuples d’Amensha
Du boréen Cormack Hrafnkell.


                                                     La saga de Cormack Hrafnkell


Et un autre passage:

Que l’on entende en cette tardive heure
Comment Cormack Hrafnkell, le Fils du Nord
Du Sombre Labyrinthe vainquis les horreurs
Lors de la grande fête de Naÿhor

A ses côtés, Kamosis le puissant lutteur
Horakthy l’archer, Nékao la belle magicienne
Tantyris la redoutable guerrière, Ounas l’habile voleur
Et Pianky le scalde aux rimes diluviennes

Tonna la magie, chantèrent les lames
L’élégie funeste noyée dans les pleurs
Marchèrent les braves dans les flammes
La mort dans l’âme, dans leurs poitrines une juste fureur

Par l’acier, dans le sang libérèrent les victimes
Devenues monstres et horreurs sans noms
Par les pouvoirs nécrotiques du sorcier Ra’ymm
Sa soif de puissance, un abîme sans fond

Crocs acérer, pinces tranchantes
Griffes d’acier, dards venimeux
Acide la salive, les gueules écumantes
Indicible folie dans les yeux

Grand le fracas, la bataille terrifiante
Des sombres tunnels résonne l’assaut
Tonne la tempête des épées, la mort chante
Tranche la hache, écrase le marteau

Perce la flèche, résonne le bouclier
Le feu magique ouvre la voie
Les monstres, légions sont brisés
Se terre le lâche sorcier, blême d’effroi

Aux trois morts sera condamné
Afin qu’effrayée, son âme
Le cœur percé, le crâne défoncé, les poumons noyés
Prisonnière reste de la Géhenne infâme

Nulle gloire n’en fût chantée
Du combat innommable contre Ra’ymm
Par le Fils du Nord ordonner
Mais d’une geste pour les victimes

Pianky le forgeron des lais
Maître des rimes sans pareils
Des sanglots des héros éreinter
Forgea l’Ode de Vermeil.


                                                        La saga de Cormack Hrafnkell

 


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