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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Je suis un pion sur l'échiquier

Auteur Sujet: Je suis un pion sur l'échiquier  (Lu 1423 fois)

Hors ligne Reddylan

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Je suis un pion sur l'échiquier
« le: 03 Mars 2016 à 17:58:38 »
   
    Je suis un pion sur l'échiquier. Prisonnier de ma cellule carrelée. Esclave d'une logique qui n'est pas la mienne. Une logique humaine ? Je suis un pion sur l'échiquier.

  Première pièce insignifiante, faite de noir ou de blanc, pareille à sept autres fébriles, je fais front. Je mène un combat sempiternel, serviteur de ce monde en deux couleurs qui m'enchaîne par sa volonté en me fouettant de mon inconscience. Je suis l'héritier de l'esclavagisme, le déshonorable représentant d'une erreur humaine que l'on se borne à conserver par tradition ou improbité et que personne ne voit guère plus que comme une mœurs banalisée. Clone d'ivoire ou de pétrole qui s'avance le premier à une lutte vaine, à un jeu où le hasard geint de ne pouvoir intervenir comme il le fait partout ailleurs, un jeu dont les règles sont le crime, dont l'objectif final et victorieux est l'asservissement. Je suis l'histoire sur un plateau. Le chevalier sans nom et sans visage, premier sacrifié sans avoir acquiescé, premier balayé sans pousser le cri de ma douleur ignorée, premier déchiré par le coup impitoyable de mon reflet dans le miroir impalpable qu'est notre frontière de quelques cases. Premier tombé et dernier relevé. Premier à pleurer et jamais consolé.

  Je suis le pion sur l'échiquier. Je me veux porteur d'un message de paix, mais mon bras n'est que guerre. Je suis le pourfendeur au cœur de bois ou de pierre qui ne survit pas ses camarades. Je suis celui qui ne regarde pas derrière, qui souffre d'un pied de côté, qui meurt d'un pas en arrière. Je suis le serviteur d'une perfide stratégie, le chaînon méprisable d'un cuistre dont le pari est celui d'un cataclysme, dont l'acquis est une couronne éphémère.

  Je suis le pion sur l'échiquier. Dans mon univers, nul sentiment dont on connaisse le nom. Il y a haine, mais elle nous est si familière. Il y a folie, mais elle nous est indiscernable dans la masse bouillonnante de nos confrères. Dans mon monde, nulle distraction que celle de la guerre et du meurtre gratuit. Seule sur notre chemin, la dévotion pour un être que l'on sait maître sans le voir, que l'on sait présent et tout-puissant, mais dont le visage nous restera à jamais étranger. Sur ma planète, des aveugles qui n'ont que leurs oreilles pour entendre et obéir. Sur ma planète, pas de paysage, pas de relief, pas de vie. Sur mon plateau, pas d'idées, pas d'ornières, pas de fatalité, mais le destin immuable et funestement ancré à nos chairs sans couleurs : la mort et la résurrection, la mort et la résurrection. Pas de religion, non, pas de catéchisme. Pas d'espoir fou auquel se rallier, pas de croyance où ranger notre foi, pas de contrecoup susceptible de pallier notre peur de la mort ; seulement la certitude qu'il ne sera pas pour nous de monde meilleur.

  Je suis le pion sur l'échiquier ? Voulez-vous savoir ce qu'est l'éternité ? Ne me l'enviez pas. Elle vous détruira. Elle fera de vous guère plus que ce que je suis moi-même devenu, le servant à la dévotion de fer rouillé d'une histoire sans cesse renouvelée. Vous échelonnerez l'histoire avec ma sagesse et mon désespoir, une histoire de l'homme rendue à sa dérisoire irréversibilité.
  Je suis le pion sur l'échiquier et je me débats pour m'extirper à grand peine de la roue qui m’écœure dans son branle sans fin. Ordonné. Commandé. La parole se résume à des chiffres et des lettres portés par des vents contraires à mon oreille saignante. J'écoute, j'entends, je comprends, je m'avance de deux cases, mon seul privilège. Le mécanisme est embrayé, il n'est aucun moyen de l'arrêter.

  À mon nerf unique résonne le commandement et je m'avance d'un nouveau pas. Sous mes yeux, ce sont blancs et noirs qui me conduisent au néant d'un infini que je connais trop bien.
  Devant moi, l'adversaire. Qu'importe sa couleur puisqu'elle n'est pas la mienne. À mon oreille tonne le métal, sous mes yeux clos gicle le flot rouge, intarissable. L'adversaire a disparu et ma honte avec lui. J'attends un nouvel ordre en observant devant mes yeux la danse macabre de la bataille. Rien ne m'étonne plus.
  Je suis un pion sur la Terre. La pensée est blasphématoire et elle est pourtant indéniable. Je cherche dans mes souvenirs la sortie à ce calvaire. Mais mes souvenirs ne sont que noirs et blancs. Mon passé n'est pas passé, il est présent et à venir. Il est vie et châtiment. Pas de sortie.

  Mais je suis un pion sur la Terre. Dévoré par le désir de voir une autre lumière, j'entends le chiffre et j'entends la lettre et je sais qu'il me suffirait d'un pas de l'autre côté ; peut-être même un geste osé de l'autre côté. Je suis sans âge, je suis sans forces et sans faiblesses, je suis mourant à chaque seconde de temps et pourtant toujours vivant, je suis consentant, mais bien conscient. Alors pourquoi est-ce si difficile ? Est-ce mes frères à mes côtés par dizaines qui peinent à m'entendre, qui se refusent à me comprendre, mais qui souffrent tous de la même douleur, qui sont tous ouverts de la même plaie et couverts du même sang, qui sont tous les mêmes coupables et les mêmes innocents. Je crie, mais personne ne m'entend. A quoi pensé-je ? Je n'ai pas de bouche. Seul l'évêque, à quelque pas, a le visage taillé d'un effroyable sourire inversé. Mais il se contente de prêcher sans trouver d'adeptes. Même le Roi n'a pas de bouche, il n'a que sa couronne et sa case esseulée. Même la Reine n'a pas de bouche, elle n'a que sa cruauté et sa promptitude à mener à terme sa cavalcade funèbre. Les tours son muettes et fragiles, les cavaliers ne savent que hennir à la suite de leur monture. Mais je suis le pion et je n'ai que ma jambe et mon pied bot pour courir.

  Y a-t-il des limites à mon arène ? J'en trouve, je trouve les frontières qui me séparent du monde libre. Et si je m'en extirpais ? Et si je commettais le pêché irréparable de la différence ? Y en aura-t-il pour m'écouter à l'extérieur ? Pourquoi me poser des questions qui entravent ma soif d'agissement ? Peut-être courir ? On ne m'a pas appris à courir, mais courir et voler sont des réflexes si faciles. Courons. Je ne vois plus que des cases qui se chevauchent et me portent plus près, toujours plus près de l'ultime limite de mon pays sans promesses. Je n'ose me retourner pour constater l'avancement de la bataille si la bataille fait toujours rage. Après tout, moi qui n'ait jamais rien été que le corps aussitôt balayé cachant l'objectif suprême, qui me regrettera ? Qui aura la force de cette émotion pour le schéma d'un être seize fois répété ? La bordure et là, la frontière est sous mes pieds, l'extérieur, encore imprécis, mais bien réel, se dévoile à mon regard aveugle. Je sens sur mon flanc se briser le vent d'une nouvelle ère. Ma victoire sur mon destin est peu croyable et je manque de hurler mon bonheur, sentiment inédit dont le nom, encore une fois, m'est inconnu, mais dont je ne peux ignorer la douceur. Mon cri muet ne fait vibrer que mes propres entrailles. Mais je n'y vois pas d'importance. Je ne vois plus que ce nouvel horizon se dessiner à mon esprit. Cette nouvelle perspective dont le goût suave m'est si agréable. Je lui attribue un nom moi-même et c'est Liberté. Le mot est beau.
Liberté.
Le mot est chimérique.

  Une poigne me saisit par la tête et m'étrangle sans ménagement. Je suis soulevé de ma terra nova et, lorsque le sol s'est enfin glissé sous mon pied, je réalise avec horreur qu'il n'est plus que carrés noirs et carrés blancs.

  Je suis un pion sur l'échiquier. Perpétuel prisonnier de ma cellule carrelée.

Août 2014
« Modifié: 04 Mars 2016 à 18:30:13 par Reddylan »
Membre permanent de la L2DPF: Ligue de Défense des Droits du Personnage de Fiction.

Hors ligne Vivi

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Re : Je suis un pion sur l'échiquier
« Réponse #1 le: 04 Mars 2016 à 05:49:30 »
Citer
Je suis l'héritier de l'esclavagisme, le déshonorable représentant d'une erreur humaine que l'on se borne à conserver par tradition ou improbité et que personne ne voit guère plus que comme une mœurs banalisée.
que/que ; phrase a couper ou alléger



Citer
Le chevalier sans nom et sans visage, premier sacrifié sans avoir acquiescé, premier balayé sans pousser le cri de ma douleur ignorée, premier déchiré par le coup impitoyable de mon reflet dans le miroir impalpable qu'est notre frontière de quelques cases. Premier tombé et dernier relevé. Premier à pleurer et jamais consolé.
:coeur:



Citer
...qui meurt d'un pas en arrière.
j'avoue pas comprendre cette allusion (c'est pas la prise en passant non plus...) :\? Et on s'y perd un peu avec derrière et arrière dans la même phrase. :chut:



Citer
Il y a folie, mais elle nous est indiscernable dans la masse bouillonnante de nos confrères.
pas clair non plus. vu ce qui est écrit jusqu'ici, confrères s'appliquerait qu'aux autres pions (et non les autres pièces), et par truchement pas clair... :-\


Citer
Seule sur notre chemin, la dévotion pour un être que l'on sait maître sans le voir, que l'on sait présent et tout-puissant, mais dont le visage nous restera à jamais étranger.
a reformuler
1) grammaticalement : seule=dévotion ; ca me parait bizarre comme tournure (sauf s'il y a une faute sur seule)
2) répétition pas nécessaire entre "sans le voir" et "dont le visage nous restera à jamais étranger"


Citer
Sur ma planète, des aveugles qui n'ont que leurs oreilles pour entendre et obéir.
Je verrais plutôt "sur mon monde" ; car si la repetition est voulue, elle n'est pas assumée avec "sur mon plateau" après (soit tu gardes tout pareil, soit tu varies tout).


Citer
la mort et la résurrection, la mort et la résurrection.
je suis pas fan de la répétition PARCE QUE la promotion est aussi au programme ;) Donc soit tu le dis une seule fois, soit tu peux parler de cette éventualité aussi (évidement, c'est moins intéressant que la mort absolue, mais c'est une des règles du jeu :P)
Donc a toi de voir comment intégrer ca dans le discours ou l'escamoter habilement si ca t'embêtes. Dans tous les cas, ca tue la répétition citée :huhu:


Citer
Pas de religion, non, pas de catéchisme.
catéchisme : c'est catho-orienté :D


Citer
pas de croyance où ranger notre foi
je pense qu'il s'agit du contraire : la foi est une valeur fondamentale de l'identité, la/les croyance(s) vient après (croire en qqch). Donc je pense qu'inverser les termes serait sémantiquement plus juste, par truchement, je verrai bien croyance au pluriel ^^


Citer
une histoire de l'homme rendue à sa dérisoire irréversibilité.
rendu, non :???: ? (c'est l'homme qui est rendu a...)


Citer
J'écoute, j'entends, je comprends, je m'avance de deux cases, mon seul privilège.
je comprends mais ca reste légèrement incorrect : le pion PEUT avancer de 2 cases dans certaines conditions. C'est un privilège qui n'est pas permanent comme le laisse entendre ta phrase. Les autres privilèges étant la promotion et la prise en passant, ton pion devient moins anodin :mrgreen:


Citer
je suis sans forces et sans faiblesses

je verrais plus le singulier ici, mais ca reste a ton entière discrétion :huhu:


Citer
à chaque seconde de temps
bof bof


Citer
je suis consentant
hah :o c'est pas ce qui ressort de tout ce que j'ai lu jusque la ; il avait plutôt l'air de subir grave ('fin il est p'tet maso :D)


Citer
Est-ce mes frères à mes côtés par dizaines qui peinent à m'entendre
pareil que plus haut, pour moi, freres= les autres pions ; et dans ce cas-la, 8x2=16, c'est loin de faire des dizaines :-\


Citer
de la même plaies
singulier


Citer
Je crie, mais personne ne m'entend
je te confirme, il est pas consentant du tout :mrgreen:+ :-¬?


Citer
a le visage taillé
à


Citer
Mais il se contente de prêcher sans trouver d'adeptes.
il y a aucune idée d'opposition dans ce fait et ce qui est énoncé précédemment, j'enlèverais le "mais"


Citer
Même la Reine n'a pas de bouche, elle n'a que sa cruauté et sa promptitude à mener à terme sa cavalcade funèbre.
:coeur:


Citer
Les tours son muettes et fragiles
+t :mrgreen:
par contre, en quoi sont-elles fragiles ? :\?


Citer
les cavaliers ne savent que hennir à la suite de leur monture.
"à la suite" me semble inadapté :-\


Citer
de la bataille si la bataille fait toujours rage
à reformuler


Citer
d'un être seize fois répété ?
ah, tu vois qu'il y en n'a pas des dizaines :ninja:


Citer
La bordure et là
ca fait 2 :viviane:


Citer
l'extérieur, encore imprécis, mais bien réel, se dévoile à mon regard aveugle.
:coeur:


Citer
Mon cri muet ne fait vibrer que mes propres entrailles.
:coeur:


Citer
Une poigne me saisit par la tête et m'étrangle sans ménagement.
par la tête = écrase ; par le cou = étrangle :mrgreen:



Bon, un texte sympathique et bien mené, qui aurait pu concourir à un défi d'y'a bien longtemps :D
J'ai relevé quelques carabistouilles, à toi de voir ce que tu en fais. :) Et peut-être dispenser quelques saut de ligne pour aérer la lecture.
Merci pour ce texte :)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Reddylan

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Re : Je suis un pion sur l'échiquier
« Réponse #2 le: 04 Mars 2016 à 18:28:27 »
  Merci beaucoup à toi, Viviane, pour ton retour très détaillé et tes conseils  :)
Je m'excuse pour tout ce qui est phrases à rallonge  :-¬?, une mauvaise habitude sur laquelle je travaille sans cesse. Le texte étant un peu daté, c'est vrai qu'il en regorge, malgré  un épissage récent. Je suis également la reine des incohérences sémantiques ou ce qui peut parfois y ressembler, mais est en fait pur caprice de mon amour d'un certain surréalisme littéraire spontané.

 Pour la répétition "mort, résurrection", je tenais vraiment à employer l'image du jeu d'échec (jeu que je trouve simplement beau  ::)  sans l'aimer outre mesure) pour illustrer un éternel recommencement destructeur pour l'individualité, sans intérêt pour la communauté. Je tiens à l'image, mais convient que ce passage est à repenser.
  Merci du rappel pour le catéchisme  ;) ainsi que pour l'inversion croyance/foi.
  Certes, je sais bien que le privilège est limité, mais il est un privilège, à l'échelle du pion, selon moi. J'aime également l'idée que, en dépit d'une multiplicité des formes que peuvent prendre force et de faiblesse, il n'en ait aucune.

   Tes autres remarques sont pour la grande majorité très pertinente et je te remercie encore une fois. Je vais travailler tout ça. ;)
Membre permanent de la L2DPF: Ligue de Défense des Droits du Personnage de Fiction.

Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Je suis un pion sur l'échiquier
« Réponse #3 le: 09 Mars 2016 à 19:49:14 »
Bonsoir Reddylan,

J'ai aussi remarqué quelques fautes, quelques répétitions mais sans doutes d'inattention. À vrai dire, je ne me suis pas trop attarder dessus, j'étais trop occupé à vouloir connaitre la suite... ^^
J'ai lu tes écrits hier, dans la voiture, en attendant ma bien aimée :D et franchement, pour ne rien te cacher, j'ai adoré. La lecture est tellement simple et même les synonymes les plus compliqués sont faciles à comprendre puisque le restant de tes phrases sont indirectement expliqués.

Chapeau, franchement.
Au plaisir de te relire !

Souiller, mépriser, profaner, abuser, pénétrer.
Souffrance, torture, supplice, tourment, mal, larme.
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Décès.

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : Je suis un pion sur l'échiquier
« Réponse #4 le: 10 Mars 2016 à 00:15:53 »
J"adore l'idée du texte !!  :coeur:

C'est vraiment très bien trouvé et il y a de très beau passage. Je n'aurais pas pensé à écrire la complainte du pion c'est vraiment chouette.  :)

Bon je vais pas revenir sur les phrases trop longues car cela à déjà été dit  ;)

Il y a par contre certaines images un peu obscures ou difficile à saisir. Je suis joueur d'échec (enfin j'ai joué beaucoup à une époque :mrgreen:) et beaucoup de tes propos me parles énormément. Reste, comme le dis Viviane, "les tours fragiles" ou encore le fait que le texte (enfin son narrateur pion) considère le pion comme une pièce peu importante alors que l'une des premières choses qu'on m'ait apprise en matière d'échec, c'est l’importance de l'ensemble des pièces y compris des pions.  :)

Bref, c'est rentrer dans le détail tout ça. Mais en tous cas, si tu le retravailles (notamment sur les phrases longues) fait nous le savoir. Cela sera avec plaisir de le relire  ;)
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Hors ligne Reddylan

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Re : Je suis un pion sur l'échiquier
« Réponse #5 le: 12 Mars 2016 à 18:49:01 »
Merci merci pour vos commentaires encourageants  ^^.
  Les "tours fragiles" étaient peut-être un petit caprice de ma part; je voulais un peu mentir leur apparence solide... Je suis également consciente que le pion est une pièce importante et je respecte tout à fait le jeu... Le mien devait traverser une petite crise existentielle...  ::)

  Bref, je vais retravailler tout cela avec attention !  ;)
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