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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le pardon

Auteur Sujet: Le pardon  (Lu 845 fois)

stayandleave

  • Invité
Le pardon
« le: 04 Février 2016 à 21:40:04 »
Qui aurait pensé qu'un jour on serait là à se demander ce qui existe vraiment, ou ce qui a déjà existé, à contempler le ciel vaquant sur la tamise, et se prendre pour un anglais en ne sachant qu'un seul mot de la langue. On se prend parfois pour quelqu'un qui n'est pas vrai. Mais d'où peut-on savoir la véracité des mots ou des faits? Marcher sur un bord de rue, les boutiques nous contournant, parfois on s'arrête et on se demande ce qu'on vient faire à cet endroit précis, pourquoi on fait ça. Lorsque quelque chose est déjà en route, on ne peut pas l'arrêter. On ne peut pas stopper des choses déjà faites, on ne peut pas rattraper le train qui est déjà en route, même si on court à travers champs, à laisser tomber notre souffle, notre santé. On se dépasse. On se transcende. Dans ce wagon, il y a là une partie de notre survie, une partie qui nous fait dire je suis moi, qui nous fait dire j'existe. On pourrait vagabonder pendant des années lumières pour juste cette sensation de se sentir sur terre. On pourrait songer que ce qui est en nous à ce moment précis n'est autre qu'éphémère. Comme si quand on aperçoit un petit écureuil sur sa branche. Il ne reste guère longtemps parce qu'il a peur, peur de l'espèce humaine. Je serai misanthrope, j'aurai cette aversion, si je ne t'avais pas rencontré. Une edelweiss en plein été, dans un champs de coquelicots, tu es aussi rare que cela. Ma jolie aiguille dans une botte de foin si on veut. J'appréciais le goût, la saveur d'une âme humaine assise à côté de moi mais pas seulement. Je pourrai vociférer ton nom des milliers de fois dans un parc paisible mais qui m'écouterait ? On a souvent la rage, une envie si soudaine que l'on ne comprend pas tout le temps quand on veut quelque chose comme si on ne pouvait pas s'en passer, une sorte d'idée obsédante qui t'emporte complètement. Ton corps se démembre, se tord dans tous les sens.
On admire l'efficience du travail lorsque l'on découvre seulement qu'il est bien fait. Tu es mon travail, mon portrait des années 20, tu fais partie du surréalisme.  Je t'aurai tout donner, exactement tout, mais en même temps je t'ai rendu sombre. Sur mon dessin, tu es devenu une devinette, une énigme que je n'arrive plus à résoudre il y a trop de détails, trop d'ardeur en la phrase, mes doigts en deviennent bouillants que je n'arrive plus à prendre le crayon pour écrire quoi que ce soit. J'aimerai parfois que mes rêves soient réels. Mais, c'est au réveil qu'on se rend compte que cela est étrange et trop incroyable à réaliser. Tu es mon fruit défendu, tu as rendu l'ombre d'un bois aussi clair que le jour, la goutte d'eau qui manquait à la rose pour éclore, la poésie dérisoire devenue amusante. Tu transformes chaque instant en un infini espoir pour l'humanité. Arriver, trois coups sur la porte, celle-ci qui s'ouvre, la magie de ton regard, entrer et faire abstraction de tout sentiment, ne jamais rien montrer. Le faire semblant est beaucoup plus simple et moins nocif. Car lorsqu'on admet vraiment le comment du pourquoi, il est trop tard, on sait qu'on ne peut plus vivre sans l'autre. Et c'est lors d'un au revoir, d'un "vas t'en", qu'on se sent comme dévasté, meurtri. C'est si simple de faire du mal à la personne qui compte le plus à nos yeux, si simple de se venger, si difficile de ne pas succomber à son regard, de dire quelque chose qu'on ne pense pas, de faire comme si, de paraître insensible. Je suis l'éminent soldat frappé par la guerre en Namibie. On peut être arrosé d'eau, de grenades, ou de sentiments. Et lorsque c'est ce dernier, malgré un bain à l'eau de mer, ou un bain de boue, on ne s'en sépare pas. Il reste collé comme une crasse nauséabonde qui ne veut pas partir. On essaye d'enlever la peau tellement on frotte fort. Mais, rien n'y fait. On s'affectionne d'une personne pour différentes raisons, on la revoit alors ou non. Cela dépend des atomes crochus, encore de la science. Celle ci régit notre monde, et le fait entrevoir meilleur. C'est malheureux qu'on ne puisse lire en l'autre comme dans un livre ouvert. J'écouterai mille fois la 5ème symphonie de Beethoven en te narrant que c'est quelque chose de puissant, où on s'abandonne telle une drogue. Tu es comme celle ci. L'amour est irritable et  l'amour est injustice. Je ne définirai pas l'amour comme quelque chose de beau et de parfait. C'est une illusion de penser ainsi car si c'était le cas, l'ennui occuperait constamment nos pensées. Je vois plutôt cela comme une guerre civile entre deux partenaires. C'est pourquoi la sexualité y est aussi parfaite, c'est seulement lorsque l'envie et la rage envers quelqu'un est à son paroxysme qu'on peut ressentir l'orgasme. J'appellerai pour le reste de la simulation en plein vol. La musique classique reste la meilleure des musiques, pas vrai ? Tu restes convaincu que le rock n'roll est beaucoup mieux. Le deuxième représente la perfection, une jolie plage entourée de mer habitée par des dauphins somptueux faisant la cour à ses voyageurs. Le premier une forêt écarlate où on ne voit pas à 100m à cause du brouillard intense, avec des hurlements de loups à toute heure. Je prendrai sans hésiter le premier, car je n'aime pas la perfection, je n'aime pas l'idéal. Pourquoi vouloir représenter la beauté charismatique lorsque  les protagonistes ne sont pas ainsi faits? Le bonheur magistral, on le connait. Et c'est simplement ensemble. Nos disputes nous ont rendus plus forts, plus proches. Je ne vois pas cela comme de la souffrance. J'aime ton sourire, ta démarche audacieuse, absolument tout de ta personne et envie tes passions dévorantes. Je ne souhaite que entrer dans ton monde, je te le chuchote mais tu ne m'entends pas. La folie nous envahit que lorsqu'on aperçoit une sorte d'amour véritable, une identité des plus parfaites et insolentes. La bataille a rendu notre relation vigoureuse et inquiétante. Je lâche les armes et les dépose à tes pieds. Mille pardons ne raisonneront jamais assez forts dans ma corne de brume afin que tu les entendes ou qu'ils passent à travers toi. Le dégoût et l'humiliation nous ont emparés. Dire non à la place de oui ou oui à la place de non n'aideront jamais à la réconciliation. Lorsque quelqu'un qui compte, pour qui on estime qu'il y a de l'importance nous dévore et jette nos restes aux crocodiles, une fois, deux fois, trois fois le phœnix peut renaître de ses cendres. Je sais que l'on peut avouer la défaite, que l'on peut dire c'est terminé mais au fond qu'appelle t on terminé ? Le massacre, le sang, la bataille ? Nous avons perdu la bataille mais la guerre n'a pas connu sa chute. Les blessés ne sont pas morts, l'hôpital les attend pour les remettre en forme. Car ce n'est pas en vain, qu'ils se sont battus. Nous avons connu nos limites. Nous savons ce qu'il ne faut pas franchir. Acceptons ensemble la réparation, car ce n'est qu'un dommage collatéral, n'est ce pas ? Atteindre l'autre parce qu'il a de plus cher est si simple. Nous connaissons nos faiblesses et nos forces. Je suis quelqu'un de fort fragile. Toi, tu es beaucoup plus résistant dans le paraître. J'ai eu des gestes déplacés et sais me placer hautaine à tes côtés lorsque l'empire en prend la cadence. Je verrai notre royaume comme une beauté qui ne connait pas d'incontinence qui sait reconnaître enfin le "ola". Le pardon n'est pas illusoire en notre sens, et je pense pouvoir te combler de mille façons, et réparer les restes endommagés. Si je me place en ton cas, c'est simple de dire je pardonnerai. Mais, la raison ne sera jamais aussi forte que le cœur. C'est perspicace de s'avouer être accompli avec une sorte de sorcière noire décorée d'argent. De se sentir entier tout simplement. J'avoue n'avoir jamais ressenti pareille chaleur, et ardeur envers une personne. On pourrait croire que l'on ne se correspond pas finalement, que l'avenir nous donne pas de suite. Car mes faits et gestes ne correspondent guère en la matrice. Ma vision manichéenne du monde est trop incroyable surement. Mais nous pouvons déceler le vrai du faux. Nous ne sommes pas éphémères. Nous avons une flottée de soucis jaillissant au dessus de nos têtes, mais en un claquement de doigts ils peuvent disparaître car on est si proches malgré toi, malgré nous. Je t'offrirai la bague du bonheur en signification qu'il faut relativiser, que partir sans un mot n'est pas la solution. Nous pourrions dire c'est la dernière fois qu'il se passe pareille chose mais nous ne pouvons pas le deviner. Je sais qu'on peut prendre sur nous et tout simplement se poser. Car toi comme moi, jamais je n'ai ressenti cela.
« Modifié: 04 Février 2016 à 21:48:27 par stayandleave »

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : Le pardon
« Réponse #1 le: 05 Février 2016 à 15:35:14 »
Alors....  :-\

Je suis pas contre lire ton texte mais là il te faut l'aérer par des sauts de lignes et deux, trois paragraphes.  :neutre:

Là c'est bloc massif très difficile à lire et je souffre plus que j'apprécie.  ;)

Pourrais-tu faire un peu d'air pour que je le découvre mieux ?
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Re : Le pardon
« Réponse #2 le: 05 Février 2016 à 23:37:37 »
Alors....  :-\

Je suis pas contre lire ton texte mais là il te faut l'aérer par des sauts de lignes et deux, trois paragraphes.  :neutre:

Là c'est bloc massif très difficile à lire et je souffre plus que j'apprécie.  ;)

Pourrais-tu faire un peu d'air pour que je le découvre mieux ?

Je confirme et plussoie !!! Plusieurs fois que je passe avec l'idée de le lire et plusieurs fois je me heurte à ce bloc.

Si tu aères ton texte, tu auras plus d'avis critiques sur le fond, je pense ^^ à moins que ce soit une démarche particulière de ta part, auquel cas, précises-nous peut-être laquelle qu'on puisse orienter nos critiques dans le bon sens :)
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Re : Le pardon
« Réponse #3 le: 06 Février 2016 à 21:44:46 »
Bonjour,

Je rejoins l'avis général ! Il faut aérer ton texte, il ne donne vraiment pas envie de le découvrir présenté comme cela.

Au plaisir.

 


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