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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Premier vol [Première Partie][B1]

Auteur Sujet: Premier vol [Première Partie][B1]  (Lu 2597 fois)

Hors ligne Loïc

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Premier vol [Première Partie][B1]
« le: 31 Janvier 2016 à 22:06:38 »
Ce texte est pour moi terminé. Je corrigerai les éventuelles coquilles, mais guère plus. Commentaires bienvenus si vous le lisez, mais ne passez pas trop de temps dessus.
Attention ça fait déjà 3000 mots.




Mélanie serra la main de Patrick Linder, son supérieur, quasiment dans le brouillard. Elle resta hébétée tout le long de son voyage du retour et ce n’est qu’une fois chez elle, quand elle se laissa tomber sur un siège, qu’elle réalisa tout à fait. Après dix ans passés au sein de la Compagnie Spatiale Intersystèmes, elle allait enfin commander son propre vaisseau. Elle avait beau regarder le contrat tout juste signé qu’elle tenait entre les mains, elle ne pouvait y croire. Après avoir vu ses collègues — pourtant moins bons — monter les échelons, elle avait arrêté d’espérer. L’embarquement était prévu pour la semaine suivante.
Étant en congés en attendant, la jeune femme alla annoncer la nouvelle à ses parents dès le lendemain. Ces derniers vivaient une petite retraite bien méritée dans la banlieue ouest d’Engesnau. L’appartement leur avait été offert par la Compagnie après soixante ans passés à fabriquer des vaisseaux dans l’une des nombreuses usines de la région. Ils s’y étaient connus et elle avait représenté une bonne partie de leur vie ; comme d’ailleurs de celle de Mélanie.
« Je la garde depuis que tu es entrée à l’école des ingénieurs-pilotes, »  dit la mère de Mélanie en lui tendant une bouteille de vin pétillant datée de 1498 — l’année de sa réussite au concours.  « C’est à toi de l’ouvrir. » Mélanie s’exécuta. Le « pop » caractéristique retentit et les verres furent remplis du liquide ambré. Ils trinquèrent. « À ton commandement. »

Le fameux jour, le réveil de Mélanie sonna à six heures trente. La radio locale débitait d‘un ton mécanique les premières informations de la journée :
« C’est aujourd’hui que doit avoir lieu le départ d’un vaisseau de la Compagnie Spatiale Intersystèmes vers Arnon, cette planète découverte l’année dernière par l’Atlantis. Le temps est clair et dégagé, contrairement au périphérique d’Engesnau. Vous mettez actuellement trente minutes pour atteindre la Porte du Sud depuis Elios… »
La jeune femme coupa le réveil et s’assit. L’excitation était déjà à son comble et pourtant, elle avait du mal à sortir de son lit. Et si elle se plantait ? Et si elle n’arrivait pas à décoller ? Elle serait sans doute la risée de l’école, de la Compagnie et de la ville. Si ce n’était du pays. Mélanie secoua la tête pour évacuer toutes ces pensées négatives : ça n’était pas le moment. Enfin, elle se leva.
Le tramway aérien la conduisit jusqu’à la base aérospatiale de la Compagnie, à l’extérieur de la ville. Elle fut accueillie par Patrick Linder et un haut cadre de l’entreprise. La jeune femme ne connaissait pas son nom mais elle était certaine d’avoir déjà vu sa tête sur un organigramme, si ce n’était dans telle ou telle communication télévisuelle. Les deux hommes lui serrèrent la main.
 « Madame Trapp, toutes mes félicitations ! Je suis très heureux de vous voir nommée pour cette mission exceptionnelle. Je ne doute pas que vous comblerez toutes nos attentes. Bonne chance pour votre vol. »
Il la laissa sur ces mots, suivi par les crépitements des appareils photo. Mélanie le regarda partir, médusée, puis, à l’invitation de Linder, se dirigea vers les ateliers où elle était censée se préparer et rencontrer l’équipage qu’elle devrait mener sur Arnon. Son supérieur prit la parole :
« Ne vous inquiétez pas, je ne doute pas que tout se passera bien. Votre vaisseau est neuf, vous êtes l’une de nos meilleures pilotes et, vous le verrez, l’équipage est à la hauteur. Vous savez ce que vous avez à faire et dans trois semaines nous fêterons votre retour. »
La gorge nouée, Mélanie ne put que hocher la tête.
Ils entrèrent dans un brouhaha de cris, de machinerie et de pas. Les ateliers étaient pleins d’hommes et de femmes qui couraient en tous sens, s’invectivaient et s’agitaient auprès d’une bonne dizaine de vaisseaux. Mélanie eut tôt fait de repérer le sien.
« Vous savez comment ils vont le baptiser ? » elle demanda. Non que ce fût d’une importance capitale, mais tout de même. C’était son premier commandement et la jeune femme était pressée de connaître le nom de son vaisseau. Linder secoua la tête.
« Je ne suis pas plus au courant que vous, Mélanie. Vous n’allez pas tarder à le savoir, de toute façon. Il s’arrêta brusquement. Il faut que je vous laisse là. Votre équipage ne va pas tarder à arriver. Je reviendrai avant la cérémonie pour vous présenter votre euh… cargaison. Bon courage. »
Linder lui mit la main sur l’épaule avant de sortir des Ateliers ; Mélanie dut se retenir pour ne pas sursauter. En dix ans au sein de la Compagnie, ce genre de gestes était resté plus que rare, d’autant plus de la part de supérieurs. Elle se dirigea vers son vaisseau. (« Son », ça avait quelque chose de grisant, d’y penser ainsi. Même si de fait, il appartenait seulement à la Compagnie.) Un homme se tenait devant. Pantalon de bleu aux multiples poches, veste de même dont dépassaient plusieurs clefs à molette, soniques ou non, barbe et cheveux blancs… probablement un ingénieur-pilote qui ne volait plus.
« Bonjour, lui dit Mélanie. L’homme tourna la tête vers elle, fit un petit signe.
M’dame Trapp, c’est ça ? Il parait qu’vous étiez une des meilleures de vot’promo.
La meilleure, précisa Mélanie. Depuis l’ouverture de l’école.
Si vous l’dites. Moi, j’men fous. Vous savez piloter ce truc ? Et vous en occuper ? » Mélanie haussa les épaules :
J’ai passé tous mes examens sur le prototype et j’ai participé aux essais de la version finale. »
L’homme approuva d’un signe de tête. Le modèle était tout neuf. Le développement avait été particulièrement long et on avait attendu un événement spécial pour l’inaugurer vraiment. Le premier voyage vers Arnon allait en être l’occasion.
« J’vais vous laisser, j’vois qu’votre équipage débarque. »
En effet, quatre jeunes hommes et femmes attendaient, de gros sacs de voyage à leurs pieds. Mélanie s’approcha.
« Bonjour à tous et à toutes. Je suis Mélanie Trapp, votre nouvelle capitaine. Bienvenue. Avant tout, j’aimerais que vous vous présentiez, en précisant votre fonction et le dernier vaisseau sur lequel vous avez servi. Un homme s’avança en premier.
— Johan van Schlaag. Je suis votre second, capitaine, et je viens du Maëlström. Mélanie le salua d’un signe de tête.
— Vous étiez dans la promo 1500, n’est-ce pas ? Je me souviens de vous.
— C’est exact.
— Bien. Suivante ? La femme s’avança.
— Madame. Je m’appelle Ismène Le Brun. Je suis spécialiste en systèmes d’armement et de communications, j’ai servi sur le Pentium, puis sur le Maëlström avec Johan.
— Sacha Koln capitaine, navigateur. Je viens du Soren.
— Pierre… Debregou, ca… capitaine Trapp. Je… je n’ai jamais servi, je viens d’être diplômé.
— Et quelle est votre spécialité ? demanda gentiment Mélanie : elle aussi avait débuté un jour ; elle savait ce que c’était que d’être stressée.
— Les… moteurs, capitaine.
— Merci. Quant à moi, j’ai commencé comme troisième officier sur l’Indépendance, puis j’ai été seconde sur le Kahzar. Je vous laisse prendre possession de vos quartiers et vérifier que tout est prêt à l’intérieur. » Mélanie regarda sa montre.
« La cérémonie commence dans quarante-cinq minutes. Assurez-vous d’être prêts et prête. Johan, un moment s’il vous plait ?
— Bien capitaine. »
Ils entrèrent dans l’appareil et s’attablèrent dans la salle de navigation.
« Vous les connaissez probablement mieux que moi, Johan. Qu’en pensez-vous ?
— Ils sont jeunes. Mais ils feront l’affaire.
— C’était aussi mon sentiment. Vous serez en charge de l’équipe de matinée, si cela vous convient, et moi de celle d’après-midi. Le jeune Debregou sera avec moi, pour le reste, je vous laisse organiser les équipes comme vous l’entendez.
— Bien, capitaine. »
À ce moment, Sacha Koln entra dans la salle. Mélanie le regarda du coin de l’œil vérifier divers appareils de mesure et de navigation. Elle reporta vite son attention sur son second.
Juste avant le début de la cérémonie du départ, Linder revint avec la troupe qu’elle et son équipage devaient convoyer jusqu’à Arnon. Il s’agissait d’une équipe scientifique et de son escorte, une quinzaine d’hommes et de femmes en tout — ainsi que leur matériel. L’un d’entre eux — long couteau et arme de poing à la ceinture — s’avança et lui tendit une main calleuse.
« Yann Mercuts. Je suis le commandant de l’équipe scientifique et votre lien avec elle.
— Mélanie Trapp, capitaine de ce vaisseau. Enchantée. Vous pouvez monter et prendre vos aises. Mon second, Johan van Schlaag vous expliquera tout ce que vous devez savoir. »
Mercuts fit un signe de tête et l’équipe de recherche entra dans le vaisseau.


Un peu plus tard, la cérémonie commençait. Mélanie n’avait pas fait d’effort vestimentaire particulier : tout juste avait-elle accroché son insigne de capitaine à sa veste — et rangé les divers outils qui dépassaient continuellement de ses poches. À ses côtés, Mercuts était sobre lui aussi. Il portait le même uniforme que précédemment et avait gardé ses armes. L’équipe de recherche attendait derrière eux, l’équipage s’activait quant à lui dans le vaisseau, sous les ordres de Johan. Des applaudissements retentirent, et l’orchestre démarra l’hymne de la Compagnie. Clarinettes et violons emplirent l’air et les oreilles de Mélanie alors que le cadre qui l’avait accueillie sortait des rangs officiels. Les journalistes se précipitèrent — dans leur zone réservée — pour obtenir le meilleur angle tandis que l’homme se saisissait du micro. L’hymne prit fin et le discours commença. Mélanie n’écouta que d’une oreille distraite. Gamine, elle avait regardé en direct nombre de ces cérémonies d’envol et connaissait presque par cœur les mots qui seraient débités par l’officiel.  Néanmoins, elle était contente d’être là. Un rêve de gamine se réalisait. Elle pensa un moment aux anciens qui devaient pavoiser devant leur écran ; à dire à qui voulait bien l’entendre qu’ils l’avaient connue gamine alors qu’ils n’avaient jamais rien fait pour l’aider, ni pour soutenir ses parents.
Enfin, le moment du baptême arriva. Deux robots graveurs s’approchèrent.
« Je suis très heureux d’être là aujourd’hui pour baptiser cette merveille technologique qui va nous apporter plus encore en dévoilant les mystères d’Arnon et de son système. Mesdames et Messieurs, je vous prie de bien vouloir applaudir le Troubleciel et son équipage. Capitaine, bonne chance. »
Les applaudissements fusèrent. Mélanie fit un signe de tête au cadre et rentra dans le Troubleciel. Alors qu’elle se dirigeait vers le poste de pilotage, elle songea que c’était un nom correct. Elle passa la main sur la carlingue puis prit les commandes. Traditionnellement, c’était aux capitaines de faire décoller les vaisseaux pour la première fois.
« Tout le monde est à son poste ? » elle demanda à Johan. Ce dernier hocha la tête. Un regard en arrière et un signe de tête de Mercuts, elle pouvait y aller.
« Tour de contrôle, ici la capitaine Trapp du Troubleciel. Demandons autorisation de décoller.
— Capitaine Trapp, ici la tour de contrôle. Autorisation accordée. Suivez les signaux.
— Merci tour de contrôle. Terminé.
— Bonne chance capitaine. Terminé. »
Les lumières bleutées apparurent devant le Troubleciel, sous les yeux de Mélanie. Les moteurs solaires démarrèrent, la jeune femme actionna quelques boutons et le vaisseau commença à avancer, puis à accélérer avant de s’élever dans les airs. Quelques minutes de plus et le spatioport ne fut qu’un point en dessus du Troubleciel.
« Mesdames et Messieurs, nous venons de décoller avec succès. Bientôt, nous quitterons l’atmosphère de la planète. »

« Capitaine, réveillez-vous ! Capitaine ! »
Mélanie avait l’impression qu’elle venait de quitter son poste. Elle ouvrit les yeux et se retrouva face à Ismène, l’air terrifié.
« Faut que vous veniez, on a un problème. »
Mélanie s’assit et entendit l’alarme qui résonnait dans le Troubleciel.
« Alerte, champ gravitationnel proche. Alerte, champ gravitationnel proche. Alerte, champ gravitationnel proche. »
La lumière rouge clignotait.
« J’arrive, elle dit d’une voix faible. Réveillez-tout le monde.
— Bien capitaine. »
Ismène sortit. En un bond, Mélanie se leva. Elle s’aspergea le visage d’eau, attrapa sa veste et se rendit dans la salle de pilotage. Arrivée, elle n’eut pas besoin qu’on lui explique ce qu’il se passait pour comprendre : l’alarme qui résonnait toujours et la planète qui s’étalait à perte de vue devant eux suffisaient.
« Qu’est-ce que c’est que... Coupez tout ! » elle ordonna. L’équipage s’activa et les moteurs s’arrêtèrent, de même que le l’avertissement lancinant. Mélanie goûta au silence. Silence qui ne dura pas longtemps puisque Mercuts ne tarda pas à apparaître dans la salle de pilotage.
« Est-ce que je peux savoir ce qu’il se passe ? »
Mélanie ne prit pas la peine de lui répondre et se contenta de lui montrer la masse de la planète droit devant.
« Qu’est… »
« Exactement, soupira Mélanie. Nous avons tout coupé afin de ne pas exploser en vol en entrant par inadvertance dans l’atmosphère de la planète. Sacha ! Qu’est-ce que vous pouvez me dire là-dessus ? Johan, j’ai aussi besoin de vous. Pierre, Ismène, ouvrez l’œil et voyez si vous pouvez contacter la Compagnie. Mieux vaut ne pas rester ici trop longtemps.
— Bien capitaine. »
Ils laissèrent Mercuts à son aberration et se regroupèrent autour d’une table-ordinateur. Sacha pianota sur l’écran et une carte apparut, montrant le Troubleciel et la planète, droit devant eux. Le radar ne détectait rien de plus à une unité astronomique d’eux. Le nom de la planète se détachait clairement.
« Arnon… Comment c’est possible ? On en avait encore pour plusieurs jours… Les informations sont justes ? »
Sacha regarda les informations qui s’affichaient, les suites de chiffres, de pourcentage, et la carte encore. Il hocha la tête.
« Aucun doute à avoir Capitaine. D’après les informations que nous avons, ça ne peut qu’être Arnon. »
« CAPITAINE ! »
Les trois ingénieurs-pilotes se retournèrent d’un bloc vers Ismène qui avait appelé.
« Vaisseaux inconnus en vue Capitaine. »
Mélanie jeta un œil au radar — rien, évidemment — et revint vers la jeune femme. Deux chasseurs d’un modèle dépassé depuis que Mélanie était gamine s’approchaient à toute vitesse depuis le nord d’Arnon. Tous vieux qu’ils étaient, ces appareils n’auraient aucun mal à mettre au sol le Troubleciel s’ils se décidaient à l’attaquer : il n’était pas fait pour le combat, surtout rapproché et ses systèmes de défense, malgré leur modernité, étaient relativement limités.
« Johann, Ismène, à vos postes de combat. Pierre, Sacha, avec moi. Rallumez-moi tout, mais doucement. Jusqu’à quelle vitesse est-ce que le vaisseau supportera l’atmosphère ?
— 100 kilomètres seconde, Capitaine. »
Alors que les réacteurs redémarraient, Mélanie se tourna vers Mercuts.
« Vous feriez mieux de rejoindre vos hommes. Ça risque de devenir un peu chaud par ici. »
Le mercenaire ne répondit rien et se contenta de s’en retourner. Mélanie essaya de contacter l’équipage des chasseurs.
« Ici la Capitaine Mélanie Trapp du Troubleciel. Nous sommes envoyés par la Compagnie Spatiale Intersystèmes, passeport n°315 268. Nous sommes pacifiques et souhaitons nous poser sur Arnon. »
Aucune réponse ne lui parvint et les chasseurs continuaient de se rapprocher à toute vitesse. Mélanie laissa ses subordonnés prévenir l’équipe scientifique de ce qu’il se passait tandis qu’elle s’adressait aux deux tireurs.
« Ne faites rien tant qu’ils n’ont pas tiré. S’ils le font, feu à volonté. Je vais essayer de descendre et de voir si je peux me poser avec le camouflage. »
Mélanie entama la procédure de descente sans lâcher les chasseurs du regard. Elle veillait à éviter de leur donner une fenêtre de tir trop grande, sur les parties vitales du Troubleciel du moins. L’exercice était périlleux : il ne fallait pas dépasser la vitesse maximale à laquelle le bouclier thermique pouvait résister, et ce sans se faire pilonner. L’équipage des chasseurs ne répondait toujours pas aux appels que continuait d’envoyer Sacha.
Puis ils tirèrent.
Heureusement pour le Troubleciel, ces anciens modèles avaient une façon bien à eux d’annoncer une première salve : la lumière bleutée du plasma avait averti Mélanie qui put faire faire une embardée à son vaisseau. Malheureusement, la suite risquait d’être plus complexe. Le Troubleciel riposta mais il n’avait pas la portée nécessaire. Il faudrait que les chasseurs se rapprochent.
Le Troubleciel s’approchait toujours de la surface d’Arnon et Mélanie parvenait à garder la vitesse sous les 100 km/s. Elle pouvait maintenant distinguer les forêts et une grande rivière sous le vaisseau. Derrière, les ennemis ne lâchaient pas la prise.
« Capitaine, vous voulez pas nous rapprocher ? »
La voix d’Ismène avait retenti dans l’habitacle. Mélanie hésita. Donner au Troubleciel les moyens de répliquer était une nécessité, mais n’était-ce pas prendre des risques inutiles sachant qu’il était sous-armé ?
« Je peux rien vous promettre, la priorité est de se camoufler.
— Ok Capitaine, faites comme vous pouvez. »
La communication fut coupée et Mélanie continuait de descendre.
« Capitaine, y a une clairière à l’ouest, 1000km d’ici. »
Mélanie hocha la tête à l’attention de son navigateur et fit descendre le Troubleciel un peu plus, réduisant la vitesse. Les tirs continuaient de fuser mais, heureusement, aucun n’avait encore touché son vaisseau. Ils arrivèrent au-dessus de la forêt en question, Mélanie freina encore.
« Camouflage activable dans 4-3-2-1-0. »
Elle actionna les commandes et le Troubleciel passa en mode caméléon.
« Ismène, Johann, ne tirez pas, nous sommes camouflés. »
La jeune femme put encore réduire la vitesse afin d’accéder à la clairière.

Le vaisseau se posa tout doucement. Mélanie recula le siège du tableau de bord et respira un peu.
« Mesdames et Messieurs, nous avons atterri sur une planète que nous soupçonnons être Arnon. Nous sommes désormais hors de danger. Je vous prie de bien vouloir rejoindre la salle de pilotage afin que nous discutions de la marche à suivre. »
Elle contacta ensuite son équipage.
« Johann, vous revenez ici. Ismène, avant tout, vérifiez que tout l’armement et les systèmes de communication fonctionnent bien. Sans sortir, évidemment. »
Elle se tourna vers Pierre et Sacha à ses côtés.
« Sacha, nous aurons besoin de vous ici aussi. Pierre, allez vérifiez que tout va bien au niveau des moteurs. »
La jeune femme regarda son navigateur puis soupira.
« Après ça, nous aurons bien besoin d’une pause. »

Mélanie regarda la petite assemblée de scientifiques, mercenaires et ingénieurs-pilotes qui attendait qu’elle parle et explique ce qu’il s’était passé. La situation n’était pas des plus brillantes.
« Bien, maintenant que nous sommes tous et toutes là, voici le résumé des faits. À 2h26, heure Engesnau, ce matin, nous sommes entrés dans l’atmosphère d’Arnon. Une demi-heure plus tard, nous avons rencontré deux chasseurs à l’identité inconnue qui nous ont poursuivis jusqu’à ce que nous activions le camouflage du Troubleciel et nous posions dans une clairière. Sacha, si vous voulez bien continuer.
— Bien Capitaine. Nous sommes présentement dans l’hémisphère de la planète, aux coordonnées 3658/21445. Les mesures extérieures sont conformes à ce qui était prévu. Sauf en ce qui concerne la position de la planète, évidemment. Pas d’étoile en vue, mais la température repérée est de -5°C. Il n’y a en revanche pas de lumière immédiate.
— Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas être prudent, reprit Mélanie. Les cartes étant fausses, il pourrait y avoir d’autres anomalies. De plus, la planète pourrait être habitée et les chasseurs continuer à nous chercher. Je vous invite donc à réfléchir à la marche que vous pensez convenable de suivre, en gardant à l’esprit que je ne laisserai pas mettre en danger la sécurité de mon vaisseau ni de mon équipage. Des questions ?
— Quand pourrons-nous sortir ? demanda un scientifique chevelu.
— Je propose de laisser passer 24 heures afin d’être aussi sûrs que possible que nous sommes en sécurité. Est-ce que cela vous convient ? »
Des murmures d’assentiment lui répondirent.
« Bien, je vous remercie. Si vous avez la moindre question ou suggestion, vous pouvez venir me trouver ici, moi ou mon second qui parle en mon nom. À plus tard. »



« Modifié: 08 Mai 2020 à 11:45:49 par Loïc »
"We think you're dumb and we hate you too"
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne barnacle

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #1 le: 02 Février 2016 à 17:33:15 »
Ca n'est pas vraiment une remarque sur la forme, plus une interrogation à voix haute :
Citer
Elle se dirigea vers son vaisseau (« son », ça avait quelque chose de grisant, d’y penser ainsi. Même si de fait, il appartenait seulement à la Compagnie.) Un homme
L'absence de point après la parenthèse (ou sa présence juste avant) me semble techniquement fausse, mais je parle d'instinct. Aucune idée d'où placer le point dans les faits.

D'autres petits trucs, même si la forme n'est pas ta priorité :

Citer
Clarinettes et violons emplirent l’air et les oreilles de Mélanie alors que le cadre qui avait accueilli Mélanie sortait
Si tu répètes "Mélanie" parce que tu as peur qu'il y ait une ambiguité en disant "le cadre qui l'avait accueillie", je ne pense pas que ça soit nécessaire (entre autres grâce à l'accord).

Citer
« Qu’est-ce que c’est que... Coupez tout ! » elle ordonna
L'absence d'inversion pour le "elle ordonna" (cas unique dans le texte) me semble un peu en désaccord avec le style non-familier du texte.

Citer
100 kilomètres secondes
"secondes" est singulier je pense ? (kilomètres par seconde)

Citer
la lumière bleutée du plasma avait averti Mélanie qui put faire une embardée à son vaisseau.
"faire faire" peut-être plutôt ? Le vaisseau fait l'embardée, elle le lui fait faire.

Pour le fond :

Citer
Des applaudissements retentirent, et l’orchestre démarra l’hymne de la Compagnie.
L'ordre me dérange un peu. Dans le paragraphe, on a un peu l'impression que les applaudissements partent sans raison, sans signal ; je m'attendais plus à ce que la cérémonie débute (par l'orchestre par exemple), puis les applaudissements.

Citer
Elle pensa un moment aux anciens qui devaient pavoiser devant leur écran
J'ai un questionnement sur qui sont ces "anciens" précisément. Je ne sais pas si tu reviendras sur son passé par la suite.


Tu sembles avoir le degré de familiarité vs étrangeté de l'univers parfaitement dosé, autant vis-à-vis de notre monde réel ("une bouteille de vin pétillant datée de 1498")  que des habitudes de la SF.

Le fait que rencontre de l'équipage et premier décollage se fassent le même jour et dans le même mouvement m'a un peu surpris. Après je ne sais pas, peut-être que ça se fait comme ça dans la Marine (c'est l'équivalent terrestre que j'y trouve), mais surtout le fait qu'elle semble tout ignorer de son équipage jusqu'au dernier moment me taquine. Pas de briefing préalable ?
D'autant que le second semble les connaître un petit peu ?

Au niveau des persos, Mélanie est clairement définie. J'ai retenu Mercuts pour avoir lu tes textes de soirée dico ; le second et le récemment diplômé se détachent un petit peu. Les deux autres membres de l'équipage ne m'ont pas vraiment laissé de souvenir, nom fonction ou personnalité. Si l'équipage doit jouer un rôle important, il faudra développer progressivement les persos je pense. Là dans l'action dans la cabine, qui est qui est un peu flou pour moi j'avoue ; je n'ai pas vraiment retenu les noms avant ça, puisqu'ils étaient juste associés au strict minimum de la fonction dans l'équipage.
(aussi Sacha peut être un nom d'homme comme de femme, il faudrait peut-être clarifier d'emblée ce qu'il en est)

Pas vraiment de remarque à faire sur les dialogues.

Pour l'intrigue, elle est efficace. Le moment où deux anomalies se manifestent coup sur coup dans une situation de danger (la planète plus proche que prévue, les vaisseaux ennemis) est très réussi à ce niveau-là, autant pour créer des questionnements que de la tension.
J'attends la suite et les champignons. Un peu curieux de voir comment tu peux résoudre ça avec seulement une deuxième partie, ça semble (en terme d'univers, de nombre de persos, d'intrigue) ouvrir quelque chose d'assez large.
« Modifié: 02 Février 2016 à 17:34:51 par barnacle »

Hors ligne Loïc

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #2 le: 03 Février 2016 à 14:39:53 »
Salut Barnacle, merci de ta lecture.

Citer
L'absence de point après la parenthèse (ou sa présence juste avant) me semble techniquement fausse, mais je parle d'instinct. Aucune idée d'où placer le point dans les faits.

Effectivement, j'ai vérifié du coup :
- le point est à l'extérieur quand la parenthèse continue la phrase (comme ici).
- le point est à l'intérieur quand la parenthèse est une phrase. (Comme ici.)

Citer
Si tu répètes "Mélanie" parce que tu as peur qu'il y ait une ambiguité en disant "le cadre qui l'avait accueillie", je ne pense pas que ça soit nécessaire (entre autres grâce à l'accord).

Tout à fait, je ne sais pas du tout pourquoi la répétition est là^^

Citer
L'absence d'inversion pour le "elle ordonna" (cas unique dans le texte) me semble un peu en désaccord avec le style non-familier du texte.

Hum pour moi la non inversion n'est pas du familier. Par contre tu me surprends en disant que c'est la seule occurrence. Bref, je tiens à mes non inversions ^^

C'est noté pour les deux autres coquilles.

Citer
L'ordre me dérange un peu. Dans le paragraphe, on a un peu l'impression que les applaudissements partent sans raison, sans signal ; je m'attendais plus à ce que la cérémonie débute (par l'orchestre par exemple), puis les applaudissements.

Je vois ce que tu veux dire. J'essaierai de voir comment je peux modifier ça.

Citer
J'ai un questionnement sur qui sont ces "anciens" précisément. Je ne sais pas si tu reviendras sur son passé par la suite.

Ouais, c'est un reste de la soirée dico où j'avais une autre idée pour le perso. Je ne sais pas encore non plus.

Citer
Le fait que rencontre de l'équipage et premier décollage se fassent le même jour et dans le même mouvement m'a un peu surpris. Après je ne sais pas, peut-être que ça se fait comme ça dans la Marine (c'est l'équivalent terrestre que j'y trouve), mais surtout le fait qu'elle semble tout ignorer de son équipage jusqu'au dernier moment me taquine. Pas de briefing préalable ?
D'autant que le second semble les connaître un petit peu ?

Yep, je comprends ça, ça me chiffonne plus ou moins. Disons que je voudrais garder comme ça mais il faudrait que j'explicite plus.

Citer
Au niveau des persos, Mélanie est clairement définie. J'ai retenu Mercuts pour avoir lu tes textes de soirée dico ; le second et le récemment diplômé se détachent un petit peu. Les deux autres membres de l'équipage ne m'ont pas vraiment laissé de souvenir, nom fonction ou personnalité. Si l'équipage doit jouer un rôle important, il faudra développer progressivement les persos je pense. Là dans l'action dans la cabine, qui est qui est un peu flou pour moi j'avoue ; je n'ai pas vraiment retenu les noms avant ça, puisqu'ils étaient juste associés au strict minimum de la fonction dans l'équipage.
(aussi Sacha peut être un nom d'homme comme de femme, il faudrait peut-être clarifier d'emblée ce qu'il en est)

(...)

Un peu curieux de voir comment tu peux résoudre ça avec seulement une deuxième partie, ça semble (en terme d'univers, de nombre de persos, d'intrigue) ouvrir quelque chose d'assez large.

Pour Sacha, je l'identifie masculin au début il me semble, et au pire laisser l'ambiguïté me semble pas mal. Sinon oui, développer les persos secondaires est toujours un souci chez moi. Après reste à voir effectivement comment va aller la suite. Passer d'un binôme de persos à un vrai équipage m'a semblé nécessaire en termes de cohérencemais il ne faut pas que ça prenne de trop grosses proportions au risque de m'embourber. Et vraiment finir sera un défi, comme d'habitude.

Merci pour ces remarques pertinentes. Je corrigerai les coquilles ce soir.
Edit : corrections faites
« Modifié: 03 Février 2016 à 22:02:44 par Loïc »
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #3 le: 03 Février 2016 à 23:01:06 »
Ah ! Oui, franchement c'est une réussite ! Bravo.

C'est drôlement bien mené, on se croirait dans un univers parallèle. Tu nous fais voyager plus vite que la musique ! Lors d'une éventuelle réécriture, n'hésite pas à approfondir le profil de ton personnage principal, Mélanie, c'est ce qui donnera le plus de repères au lecteur (notamment quand l'action progresse si vite). Si jamais tu ne sais toujours pas ce que tu écriras par la suite, n'hésite pas à écrire une seconde partie beaucoup plus "posée," comme en contraste avec la première ; ça va donner beaucoup de consistance à l'univers que tu imagines, avec des temps forts, et des atterrissage pour repartir ensuite vers un nouveau décollage.

Hors ligne Loïc

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #4 le: 12 Février 2016 à 22:15:12 »
Salut Alan et désolé de te répondre si tard.

Merci de tes compliments et de tes pistes. Effectivement, j'ai toujours un peu de mal à bien définir mes personnages, à les rendre profonds.
La suite devrait être plus posée. Faut juste que je voie comment.

Au plaisir :)
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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #5 le: 24 Février 2016 à 00:56:18 »
Hey !

J'ai relevé deux trois trucs quand même :
Citer
Il s’arrêt brusquement.
Petit bug

Citer
« Bonjour à tous et à toutes. Je suis Mélanie Trapp, votre nouvelle capitaine. Bienvenue. Avant tout, j’aimerais que vous vous présentiez, en précisant votre fonction et le dernier vaisseau sur lequel vous avez servi. Un homme s’avança en premier.
Petit problème de mise en page, non ?

Citer
elle songea que c’était un nom correct
Elle a intérêt, ou elle aurai eu le MdE aux fesses.

Citer
Ils laissèrent Mercuts à son aberration se regroupèrent autour d’une table-ordinateur
Il manque un mot.

Citer
Le radar ne détectait rien de plus dans à une unité astronomique d’eux.
Un de trop, là par contre.

Sinon j'ai bien accroché, c'est bien maîtrisé de bout en bout. La scène de poursuite est très bien écrite, on sent bien la tension. Les dialogues courts et efficaces contribuent à faire une atmosphère très imagée façon cinéma que j'aime bien. Seul le personnage de Debregou m'a paru un peu cliché, mais on ne l'a pas encore beaucoup vu à l'œuvre donc qui sait ?
Merci pour ce texte, j'attends la suite  :)
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #6 le: 24 Mars 2016 à 10:59:52 »
Salut Zag et désolé de te répondre si tard.

Citer
Citer
   « Bonjour à tous et à toutes. Je suis Mélanie Trapp, votre nouvelle capitaine. Bienvenue. Avant tout, j’aimerais que vous vous présentiez, en précisant votre fonction et le dernier vaisseau sur lequel vous avez servi. Un homme s’avança en premier.

Petit problème de mise en page, non ?

Tu parles des guillemets non fermées ?

Citer
Elle a intérêt, ou elle aurai eu le MdE aux fesses.

x)

Citer
 
Citer
  Ils laissèrent Mercuts à son aberration se regroupèrent autour d’une table-ordinateur

Il manque un mot.

Ou une virgule, en effet.

Citer

Sinon j'ai bien accroché, c'est bien maîtrisé de bout en bout. La scène de poursuite est très bien écrite, on sent bien la tension. Les dialogues courts et efficaces contribuent à faire une atmosphère très imagée façon cinéma que j'aime bien. Seul le personnage de Debregou m'a paru un peu cliché, mais on ne l'a pas encore beaucoup vu à l'œuvre donc qui sait ?
Merci pour ce texte, j'attends la suite  :)

Merci pour ton appréciation !
Je m'y remets dès que j'ai avancé dans le Radeau ><
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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #7 le: 12 Juin 2016 à 20:32:49 »
Salut Loïc,

Citer
débitait dun ton mécanique
chez les Lenvers, on fait tout à l'envers

Citer
Il la laissa sur ces mots, suivi par les crépitements des appareils photo.
étrange d'évoquer la presse de cette façon après les échanges et le départ du boss

Citer
se dirigea vers les ateliers où elle était censée se préparer
pourquoi est-elle "censée" ? (je veux dire, elle va le faire, non ?)

Citer
« Vous savez comment ils vont le baptiser ? » elle demanda.
pourquoi pas "demanda-t-elle" ?

Citer
M’dame Trapp, c’est ça ? Il parait qu’vous étiez une des meilleures de vot’promo.
La meilleure, précisa Mélanie. Depuis l’ouverture de l’école.
Si vous l’dites. Moi, j’men fous. Vous savez piloter ce truc ? Et vous en occuper ? » Mélanie haussa les épaules :
J’ai passé tous mes examens sur le prototype et j’ai participé aux essais de la version finale. »
petit bug de guillemets, tu as deux fermetures de suite (pourquoi pas un dialogue avec quadratins ici ?

Citer
« Yann Mercuts. Je suis le commandant de l’équipe scientifique et votre lien avec elle.
me parait superflu et lourd

Citer
« Tout le monde est à son poste ? » elle demanda à Johan.
comme tout à l'heure, je trouve que c'est pas très joli

Citer
Quelques minutes de plus et le spatioport ne fut qu’un point en dessus du Troubleciel.
dessous ?

Citer
de même que le l’avertissement lancinant.
bug

Citer
Mélanie goûta au silence.
ok, elle est soulagée, mais goûter au silence ne semble pas l'expression adéquate, c'est pas les circonstances appropriées...

Citer
« Vaisseaux inconnus en vue Capitaine. »
Mélanie jeta un œil au radar — rien, évidemment — et revint vers la jeune femme.
dans la suite de la scène, ils ont le temps de discuter puis les chasseurs se rapprochent "à toute vitesse" ; même des vieux chasseurs seraient sur eux en quelques secondes, non ?

Citer
Heureusement pour le Troubleciel, ces anciens modèles avaient une façon bien à eux d’annoncer une première salve : la lumière bleutée du plasma avait averti Mélanie qui put faire faire une embardée à son vaisseau. Malheureusement, la suite risquait d’être plus complexe.
je sais pas si c'est fait exprès, perso je trouve ça pas top !

Citer
Le Troubleciel s’approchait toujours de la surface d’Arnon et Mélanie parvenait à garder la vitesse sous les 100 km/s. Elle pouvait maintenant distinguer les forêts et une grande rivière sous le vaisseau. Derrière, les ennemis ne lâchaient pas la prise.
« Capitaine, vous voulez pas nous rapprocher ? »
à 80 ou 90 km/s, dans l'atmosphère, je trouve ça rapide (pour distinguer une rivière, et en quelques secondes le paysage change complètement). Mais je chipote... juste un poil rapide quand-même (10 km seconde me semblerait mieux)

Citer
Pierre, allez vérifiez que tout va bien
vérifier

Citer
Une demi-heure plus tard, nous avons rencontré deux chasseurs à l’identité inconnue
trente minutes = 1800 secondes ; à 100 km secondes, ça fait 180 000 km... la planète est beaucoup beaucoup plus grande que la Terre (ou alors, c'est un poil rapide)

Citer
Nous sommes présentement dans l’hémisphère de la planète,
l’hémisphère nord, sud ?
dans => sur ?

Citer
mais la température repérée est de -5°C. Il n’y a en revanche pas de lumière immédiate.
repérée => supprimer ? remplacer par autre chose ? (on mesure une T°, repérer, c'est chelou je trouve)
Pas de lumière => comment ont-ils vu la rivière ?

Citer
De plus, la planète pourrait être habitée
on dirait bien !
Et même par des humains de la Terre puisque les chasseurs étaient un vieux modèle...


Bon, ben c'est chouette cette petite balade interstellaire  :)
La dose d'action pourrait être plus corsée, mais c'est pas mal. Tu dis que c'est la première partie, perso j'ai l'impression d'avoir lu le premier dixième d'une histoire longue. Avec intrigue de certains qui sont au courant que la planète est là et pas ailleurs, avec trahisons, avec histoire sur cette planète avant retour sur Terre ou communication avec la Terre...
On ne sait même pas encore ce que vont chercher les chercheurs et les persos secondaires sont à peine esquissés. Bon, après si tu réussis à finir avec une deuxième partie de même longueur, tant mieux ça peut être chouette aussi, mais du coup en format "texte à chute".

Au plaisir :)

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #8 le: 13 Juin 2016 à 20:45:39 »
Salut Rémi !

Citer
     
Citer
débitait d‘un ton mécanique
chez les Lenvers, on fait tout à l'envers

C'est bizarre, elle est à l'endroit chez moi ^^

Citer
étrange d'évoquer la presse de cette façon après les échanges et le départ du boss

Tu saurais préciser ?

Citer
pourquoi est-elle "censée" ? (je veux dire, elle va le faire, non ?)

Tout à fait :D C'était plus ou moins comme un "devait"

Citer
pourquoi pas "demanda-t-elle" ?

Pourquoi un demanda-t-elle ? ;)

Citer
petit bug de guillemets, tu as deux fermetures de suite (pourquoi pas un dialogue avec quadratins ici ?

Les cadratins étaient pucés sur mon navigateur du coup ils ont disparu au copiage.

Citer
me parait superflu et lourd

Tout à fait raison.

Citer
dessous ?

Tout à fait ><

Citer
dans la suite de la scène, ils ont le temps de discuter puis les chasseurs se rapprochent "à toute vitesse" ; même des vieux chasseurs seraient sur eux en quelques secondes, non ?

Hum, on est quand même à grande distance, dans l'espace, du coup ça leur laisse "légèrement" le temps de se préparer. Ça parait si incohérent ?

Citer
je sais pas si c'est fait exprès, perso je trouve ça pas top !

Pas fait exprès ><
J'ai mis :
"La suite risquait en revanche d’être plus complexe"

Citer
à 80 ou 90 km/s, dans l'atmosphère, je trouve ça rapide (pour distinguer une rivière, et en quelques secondes le paysage change complètement). Mais je chipote... juste un poil rapide quand-même (10 km seconde me semblerait mieux)

Tu peux pas imaginer le temps que j'ai mis à trouver une vitesse qui serait plausible xD Tu as tout à fait raison. J'ai enlevé l'unité de grandeur pour ce passage mais je garde les 10km/s en tête.

Citer
trente minutes = 1800 secondes ; à 100 km secondes, ça fait 180 000 km... la planète est beaucoup beaucoup plus grande que la Terre (ou alors, c'est un poil rapide)

Ils sont arrêtés, à ce moment-là (Mélanie arrête les moteurs quand l'alarme sonne et redémarre quand ils repèrent les chasseurs)

Citer
l’hémisphère nord, sud ?
dans => sur ?

Je sais plus du tout ce que je voulais écrire là.

Citer
repérée => supprimer ? remplacer par autre chose ? (on mesure une T°, repérer, c'est chelou je trouve)
Pas de lumière => comment ont-ils vu la rivière ?

Tout à fait pour repérée.
Le vaisseau à ses propres lumières.

Citer
Et même par des humains de la Terre puisque les chasseurs étaient un vieux modèle...

Qui a dit que la planète de base est la Terre ? :mrgreen:

Citer
Tu dis que c'est la première partie, perso j'ai l'impression d'avoir lu le premier dixième d'une histoire longue. Avec intrigue de certains qui sont au courant que la planète est là et pas ailleurs, avec trahisons, avec histoire sur cette planète avant retour sur Terre ou communication avec la Terre...
On ne sait même pas encore ce que vont chercher les chercheurs et les persos secondaires sont à peine esquissés. Bon, après si tu réussis à finir avec une deuxième partie de même longueur, tant mieux ça peut être chouette aussi, mais du coup en format "texte à chute".

Le truc c'est que moi non plus haha. J'ai très peu avancé, en fait, et je sais pas trop où je vais.

Merci pour ton commentaire super pertinent et tes compliments !
"We think you're dumb and we hate you too"
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Premier vol [Première Partie][B1]
« Réponse #9 le: 15 Juin 2016 à 16:46:04 »
Salut Loïc,

Citer
Citer
Il la laissa sur ces mots, suivi par les crépitements des appareils photo.
étrange d'évoquer la presse de cette façon après les échanges et le départ du boss
Ce que je voulais dire, c'est que dans cette scène, on comprend que la presse est là complètement à la fin du paragraphe, et on est un peu surpris :
Citer
Le tramway aérien la conduisit jusqu’à la base aérospatiale de la Compagnie, à l’extérieur de la ville. Elle fut accueillie par Patrick Linder et un haut cadre de l’entreprise. La jeune femme ne connaissait pas son nom mais elle était certaine d’avoir déjà vu sa tête sur un organigramme, si ce n’était dans telle ou telle communication télévisuelle. Les deux hommes lui serrèrent la main.
 « Madame Trapp, toutes mes félicitations ! Je suis très heureux de vous voir nommée pour cette mission exceptionnelle. Je ne doute pas que vous comblerez toutes nos attentes. Bonne chance pour votre vol. »
Il la laissa sur ces mots, suivi par les crépitements des appareils photo.
En fait la présence de la presse n'apporte pas grand-chose, y a pas d'interaction avec la presse, du coup, si le but c'est d'appuyer sur l'importance de l'événement, faudrait en dire un poil plus. Juste une remarque à deux balles quoi, j'ai été surpris de comprendre qu'ils étaient face aux journalistes, c'est tout.  ;)

Tchuss !
Rémi
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