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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le récit d'Haroun

Auteur Sujet: Le récit d'Haroun  (Lu 11234 fois)

Hors ligne Milora

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Re : Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #15 le: 28 Mars 2009 à 18:40:18 »
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Essayez d'écrire un dialogue sans les verbes dire et voir ! Surtout pour moi, qui ai tendance à toujorus récrire en détail les réactions physiologiques des personnages sursauts, gorges nouées et autres facilités banales, lol)
Oui, j'ai remarqué >< Et moi aussi j'ai tendance à beaucoup utiliser les mouvements lors des dialogues, je trouve qu'au final tu t'en tires très bien.
Ouais mais justement : je voudrais pas que ce soit au final, lol. J'aurais voulu qu'on ne sente pas les contraintes...  :-[
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #16 le: 28 Mars 2009 à 18:49:33 »

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Par contre, j'avoue que je ne saisis pas ce que tu ne comprends pas dans "comme 'fatigués'"

C'est bon, j'avais pas fait le lien avec la phrase d'avant.  :-[
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

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  • Lial' | Calamar placide
Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #17 le: 28 Mars 2009 à 18:59:00 »
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J'aurais voulu qu'on ne sente pas les contraintes...
Moui. Mais le truc c'est que s'apercevoir des contraintes, ici, est presque un bien. Car en fait je ne m'en suis pas aperçue car ça gênait ou était maladroit, mais parce que ça allait avec le reste. Je veux dire qu'au moment où j'ai compris que les personnages n'avaient pas de "corps", j'ai ensuite cherché dans le texte si justement tu utilisais des actions ou avais réussi à te débrouiller sans.
Et c'est vrai que le dialogue fait pas... comment dire... enfin, ne ressemble pas à un dialogue "naturel" : si le dialogue avait été "normal", dans la réalité qu'on connait, il aurait parut être décrit bizarrement. Mais là encore, c'est pas un mal étant donné que justement, ça ne se passe pas d'une manière qui nous est habituelle à nous qui avons un corps ! Ca fait imaginer une conversation... différente.

Enfin c'est ce que j'ai ressenti.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #18 le: 29 Mars 2009 à 17:30:06 »
Ah, alors ça me rassure. Là oui, c'est ce que je voulais créer. Un dialogue avec des choses bizarres (comme le "réffléchit-il pour lui-même" relevé par Matthieu), qui fasse un peu tiquer le lecteur. J'essayais d'introduire de l'anormalité dans une apparente normalité... Heu, je m'embrouille dans mon explication, lol. En tous cas, je ne voulais pas qu'on se dise : "c'est maladroit mais bon, c'est que c'est difficile".

Je mets l'avant-dernier extrait. Je crains que ça ne se gate, là (sur le fond comme sur la forme), mais bon, dites moi, hein !

____________________

Envoi 3

- Tout va bien, Haroun ? s’enquit Léna.
   Elle semblait inquiète. Déçue.
   Pourquoi voulait-elle à ce point qu'il essaie ? Il percevait son attention, entièrement tournée vers lui. C’était étrange et intrigant. Il eut envie de savoir où elle voulait en venir.
   Activer son corps. Il n’avait jamais réfléchi à la façon dont Sofia et Gaëtan le faisaient.
   Tout d'abord, il s’empêcha de penser. Un peu pour savoir ce que cela faisait. Il s'empêcha de penser, à Léna, à Tarik, à Christopher et à sa suffisance, à ces « corps », à son histoire, à son incompréhensible besoin de la transmettre. A ce qu’il faisait à l’instant même, à cette curiosité qui ne le quittait plus, qui lui intimait d’obéir à Léna. Il se détourna de cela. Du reste. De tout. Il refusa le contact des nouvelles pensées. Il chercha le calme, le vide, le néant. Se libérer l’esprit, aller au bout de son invention, tenter de se représenter ce que pouvait être un objet, sans idées, sans conscience, s’en approcher au maximum, pour comprendre la fascination de Léna et Tarik, de Léna surtout…


*
*      *


   Quelque chose fusa à partir de son esprit, irradiant, s’étendant, avalant la distance. Une distance étrange, concrète, matérielle. C’était fulgurant. C’était lui-même qui se déplaçait, qui s’agrandissait. Il n’y avait plus seulement la notion de ses réflexions immédiates et le souvenir des anciennes. Il y avait autre chose. Comme dans les idées-rêves, mais en beaucoup plus fort. En beaucoup plus distinct. En beaucoup plus présent. Il… sentait. La peur l’envahit comme une révélation.
   Que se passait-il ? Était-ce à cela que ressemblait avoir un corps ? Il n’était jamais allé si loin dans son imagination. Il ne s’était pas représenté, en même temps, tous les aspects que cela impliquait. C’était étourdissant. Il se sentait à la fois perdu, et immobilisé par une présence extérieure, comme si on avait aspiré tout son être pour le borner à des limites indépassables. C'était indescriptible. Il était prisonnier, comme ces idées si centrées sur elles-mêmes qu’elles sont imperméables à un raisonnement. Comme lorsqu'un groupe se liguait pour empêcher un individu de communiquer. Plus encore. Comme… Comme rien de ce à quoi il pouvait le comparer. Jamais il n’avait connu quelque chose d’aussi angoissant.
   La peur devint terreur.
   Une impression de mouvement s’était localisée en un endroit de cette nouvelle conscience bizarre. Un mouvement répété, saccadé, de plus en plus rapide.
   « Mon cœur ? », songea-t-il, éberlué.
    Et le décalage entre cette pensée et le reste de son être le rejeta avec violence hors de ce qu’il avait jusque là appelé « lui-même ». Il prit conscience de ses membres. Il tremblait, selon le mot qu’il avait créé de toutes pièces. Son esprit était égaré, paniqué. Qu’avait-il fait ? Avait-il été trop avant dans la conception de son histoire ? Était-ce là ce que deviennent ceux qui prennent leurs inventions pour la réalité ? C’en était trop. Il voulut que cela cesse, sur-le-champ, il voulut sortir de cette idée-rêve si puissante. Il le voulait si fort ! Mais cela ne s’arrêtait pas. Cela s’amplifiait, cela devenait de plus en plus précis. Il n’arrivait pas à revenir en arrière. Une impulsion de frayeur parcourut tout son corps.
   Il ouvrit les yeux.
   Sa première perception fut comme une déflagration. Une présence unie et persistante. C’était ce qu’il avait baptisé « clarté ». Diffuse, homogène, comme l’arrière fond des pensées des autres, lorsque vous ne communiquiez avec personne.
   Sa poitrine lui faisait mal. En plus de son cœur qui s’y agitait, elle s’amplifiait et rétrécissait, frénétiquement. Un peu comme un signal d’alarme, localisé dans un point de son corps, qu’il ne parvenait pas à ignorer. Ses poumons.
   C’était fini. Il avait franchi la limite. Il était devenu dément.
   Conscient de cette terrible vérité, il actionna lentement son bras. Il toucha une surface solide. La sensation fourmilla dans son esprit, dans la tranche de sa main, confusément. Il avait du mal à faire la différence.
   Il y avait une irrégularité, au niveau de son auriculaire. « Auriculaire » ? Il n’avait pas le souvenir d’avoir inventé ce mot auparavant. D’où lui venait-il ? Incertain de ce que cela allait signifier pour son doigt, il appuya.
   Un bruit retentit à ses oreilles, un vrombissement. Sa poitrine était moins douloureuse, mais toujours en mouvement. Il ne savait pas ce qui l’étonnait le plus : cette perception inédite, ou l’incroyable impression de reconnaissance qui commençait de poindre. Il se sentait moins surpris d’instant en instant. Ses gestes moins hasardeux. Sa peur moins douloureuse.
   La luminosité diffuse pivotait sur le côté, laissant la place à une autre, plus vive. Haroun cligna des yeux plusieurs fois.
   Puis il le vit. Le ciel. Loin, haut, bleu.
   Il ne savait comment il avait pu identifier la couleur. Les deux mains d’Haroun tremblaient irrépressiblement lorsqu’elles le hissèrent en position assise, dans son caisson de survie. Était-ce leur activité normale ? La plaine verdoyante se révéla devant lui, totalement vierge, à perte de vue, remuant sous une force invisible qui faisait ondoyer les tiges vertes dont elle était faite. Stupéfait, son visage sourit.
C’était incroyable ! Comme dans son histoire, mais en tellement plus net ! Plus réel ! Qu’est-ce qui avait pu pousser un corps à s’enfermer dans une boîte ? Le vent était si frais sur sa figure, l’odeur si vivifiante…
Il s’extirpa du caisson. Ses articulations grincèrent au début, mais très vite il ne les sentit plus. La jambe qu'il posa sur le sol eut du mal à supporter son poids, il lui sembla difficile de maintenir son équilibre. Puis les forces lui revinrent, peu à peu. Les idées de ce qui l’entourait se déployaient dans son esprit, mêlant celles qu’il y avait dans son histoires et d’autres qui émergeaient d’il ne savait où. Sa nacelle se trouvait au bord d’une immense étendue d’autres formes allongées semblables, recouvertes d’une épaisse couche grisâtre et poudreuse qui lui évoqua le passage du temps. Depuis quand… ? Des symboles rouges, lumineux, attirèrent ses yeux. Ils se trouvaient près de l’endroit où avait reposé sa tête, mais à l’extérieur du caisson. Il ne sut comment il comprit leur signification. Le décompte s’était arrêté à « 999 ANS », car le cadran ne possédait pas d’emplacement pour un quatrième chiffre. 999 ans. Le temps de tout oublier. Son estomac fondit.
   Il se passa la main sur le front, trop perdu pour prétendre ordonner ses pensées. Sur sa tempe, un petit objet rond était collé bien qu’il n’appartînt pas à son corps, de cela il en était certain.
   « Léna… » songea-t-il.
   L’interface reçut son ordre. De cela aussi il en fut certain. Il parcourut du regard l’étendue des caissons de survie. Comme la plaine, ils s’étendaient jusqu’à rejoindre la ligne où commençait le bleu du ciel. Le sien s’était par hasard trouvé à l’extrémité d’une rangée… Ses sourcils se plissèrent. Il avait du mal à appréhender l’idée d’être localisé en un unique point précis. Et à comprendre comment il pouvait assimiler tout ce qui lui arrivait. Il y avait trop de choses ! Il ne pouvait pas être fou. Même un insensé ne pouvait pas avoir inventé tout cela. Il reporta ses yeux vers la plaine des caissons qui avaient si longtemps maintenu leurs corps en parfait état de fonctionnement.
  Il s’écoula un certain temps avant qu’il ne remarque le moindre mouvement. Ce calme extérieur l’apaisa intérieurement, assagit les doutes qui l’assaillaient et ses repères qui tourbillonnaient. Il ne pensa à rien durant un moment, uniquement caressé par le contact du vent et le silence fragile. Puis une petite forme apparut, au loin, sortant de sa boîte avec des gestes maladroits. Fort de sa nouvelle maîtrise de son corps, Haroun s’élança vers elle au pas de course. Ses jambes trouvaient seules le geste à accomplir.
   « Tarik ! » pensa-t-il en chemin.
   Un caisson s’ouvrit sur son passage. Il s’arrêta net. L’alternance du déplacement et de l’arrêt avait quelque chose d’étourdissant. Ses poumons le brûlaient. Il ne parvenait pas à retrouver la régularité de leur mouvement. Il inspira profondément.
   A ses côtés, un corps apparut lorsque le couvercle poussiéreux pivota. Il avait les yeux très ronds, mais Haroun supposa qu’ils l’étaient un peu moins lorsqu’il n’était pas surpris. Des filaments noirs tapissaient la moitié arrière de son crâne ; ils avaient l’air doux, si doux, d’une texture différente de celle de l’herbe sur laquelle il avait couru. Il eut envie d’approcher sa main pour les toucher, mais c’était de Tarik qu’il s’agissait, non d’un objet sans pensées. Haroun s’employa à retrouver le sourire qui s’était formé sur son visage lorsqu’il était revenu à lui. Cela lui semblait accueillant.
   Les lèvres de Tarik remuèrent. Le visage parut étonné, puis il réitéra sa tentative. Un son frappa les oreilles d’Haroun :
- Haroun ?
   C’était très étrange. Lui-même tenta d’activer son propre son, remua les lèvres dans le vide, puis parvint à prononcer :
- Incroyable…
   Tarik lui rendit son sourire, et recommença à observer ce qui les entourait, ahuri. Des bruits retentirent ; leurs oreilles, non accoutumées, mirent un temps à en repérer l’origine. Une silhouette plus menue accourait vers eux, ses longs filaments marrons flottant derrière elle au rythme de sa course.
- Léna ! s’écrièrent-ils en chœur, sans parvenir à exprimer quoi que ce soit d’autre que leurs prénoms respectifs.
   Ces sensations étaient enivrantes. Haroun abandonna toute tentative de définir ce qu’il ressentait. Depuis qu’il était dans son corps, il n’éprouvait plus le besoin de penser en permanence. C’était singulier, autant que de les percevoir, là, tous les deux, matériellement si proches…
- Alors c’était vrai ! s’exclama Tarik, qui maîtrisait de plus en plus l’usage de son son, lorsque Léna les eut rejoints.
   Et en même temps si distants. Leurs esprits n’étaient plus mêlés. Haroun sentit une grande solitude, un vide intérieur et matériel en même temps. Il tenta de leur transmettre une idée informulée – au point où ils en étaient, il pouvait se permette une telle familiarité. Mais ils ne la reçurent pas. Sur sa tempe, le petit objet grésilla.
« Modifié: 20 Avril 2009 à 10:34:37 par Milora »
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #19 le: 29 Mars 2009 à 18:46:35 »
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Quelque chose fusa à partir de son esprit, irradiant, s’étendant, avalant la distance.
un peu bateau/banal je trouve
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Une impulsion de frayeur parcourut tout son corps.
j'aime pas trop "impulsion de frayeur"
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déflagration. Une présence unie et persistante. C’était ce qu’il avait baptisé « clarté ». Diffuse, homogène
ici je trouve que "diffuse" ne va pas avec "édflagration", car déflagration me fait penser à quelque chose de... vif
Citer
recouvertes d’une épaisse couche grisâtre et poudreuse
juste un truc qui me parait bizarre (jsuis en mode chipoteuse hein) : d'après les descriptions, les caissons sont dehors, à l'air libre. Là, j'ai l'impression que tu décris une ouche de poussière. Mais si on laisse un truc dehors très longtemps, ça s'abîme/s'érode/se salie mais c'est rare (surtout lorsqu'il y a du vent) qu'il y a une couche de poussière. Ou alors c'était pas ça ?
Citer
de cela il en était certain. // De cela aussi il en fut certain.
j'aime pas trop, peut-être le "en" en trop, à voir



La suiteeeeeeeeeeeeeuhhhhhhhhhhhhhh ?  :mrgreen:

Alors.

Déjà au début j'avais un peu peur du changement de ton, il faudrait qu'une fois le tout posté je relise tout pour voir si ça s'enchaîne bien. Mais finalement j'ai presque été étonnée que ça coule super bien et qu'au contraire j'apprécie le changement ^^
J'aime beaucoup le réveil, la découvert du corps, tout ça. Un peu moins les descriptions "science fiction", le fait de ramener ça à une idée plus banale de "des êtres humains qui ont dormis des siècles dans des caissons", tu perds un peu l'originalité du début.  Mais finalement ensuite ça s'arrange avec la sensation de perte de la fin par rapport aux "pensées" d'avant (je sais pas si je suis compréhensible)
Bref c'est le fait de ramener cette histoire à de la sf qui me plait sans plus, ça dépend de ce que tu en feras dans la suite car sinon le reste j'aime vraiment beaucoup, tout cet "éveil" et cette différence entre pensée/corps.

Un truc qui m'a gênée par contre. C'est le fait qu'après être restés immobile plus d'un siècle, immobilisés, ils puissent se relever et bouger aussi facilement  :mrgreen:
Pour info, quand un malade reste immobile très longtemps dans un lit, je crois que la peau où il est couché "s'abîme", bref rester immobile n'est pas très bon pour le corps. Cela n'est pas dérangeant, on peut parfaitement imaginer un système qui règle le problème étant donné que les caissons les maintiennent en vie plus d'un siècle déjà  :noange: Mais tout de même, après une immobilité aussi longue, et surtout une... un oubli du corps, aussi long, ça me parait vraiment étrange qu'ils se relèvent aussi vite. Bref t'aurais pu ralentir un peu le truc, provoquer quelques étourdissements supplémentaires, enfin tu vois  :mrgreen:
Parce que quand même jusqu'à présent ces perso ne savaient même pas qu'ils avaient un corps xD Donc leur étonnement me parait un peu faible, même s'il est déjà là  :mrgreen:

Mais sinon, je continue de vraiment aimer. Et tu DOIS poster la suite  >:D
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #20 le: 29 Mars 2009 à 19:17:18 »
Lol.

Oui, je sais : c'est guère original. J'en étais bien consciente. J'ai beaucoup hésité à le faire évoluer comme ça ou autrement, mais d'un autre côté, ce que je voulais, c'était faire un passage de transition, le moment où ils retournent dans leurs corps. J'avais envie d'essayer de décrire le simple fait de toucher, de voir, bref d'être dans un corps, de le décrire de façon extérieure. Et j'ai eu vachement de mal  :mrgreen: Du coup, les caissons et tout ça,  c'était un peu secondaire - même si ça devrait pas l'être. Et puis je me suis dit que le début était déjà suffisemment compliqué comme ça (j'avais peur que ce soit incompréhensible en fait), qu'il valait mieux mettre un truc plus simple pour la suite, pour équilibrer et rassurer un lecteur perdu. ><

Au début j'avais fait plus d'étonnement, mais ça me semblait un peu longuet. Cela dit, si ça manque (et que mon "c'est bizarre, il s'étonnait de moins en moins !" fait, contre toute attente, un peu artificiel  :-¬? ), j'en rajouterai. :)

Idem pour la difficulté à utiliser leur corps : j'avais peur que ça devienne répétitif et ennuyeux si j'insistais trop dessus. (et pour le temps passé en stase et la facilité de mouvement, j'y ai pensé, mais je me suis dit que, fichtre, s'ils arrivaient à construire de tels caissons, ils avaient dû régler ce problème lol)

Ah bon, y a pas de poussière à l'air libre ? Zut, j'avais pas pensé à ce détail... Hem... comment je peux arranger ça...  :(
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #21 le: 29 Mars 2009 à 19:33:34 »
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J'avais envie d'essayer de décrire le simple fait de toucher, de voir, bref d'être dans un corps, de le décrire de façon extérieure.
Ca c'est complètement réussi je trouve !
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Du coup, les caissons et tout ça,  c'était un peu secondaire - même si ça devrait pas l'être.
En fait je trouve que c'est aussi bien que ce soit secondaire, je pense qu'il ne faut surtout aps accentuer ce "détail". Enfin perso ce que j'aime dans ce texte c'est vraiment les pensées/le corps et la transition, alors que la sf, très banale... ben, tu peux parfaitement l'utiliser, mais si c'est pas très original autant ne pas le mettre sur le devant de la scène ^^ (mais c'est peut-être car je lis trop et que du coup je "connais trop de trucs", c'est de plus en plus fréquent quand je lis un livre que j'aie une impression de déjà vu^^")

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Et puis je me suis dit que le début était déjà suffisemment compliqué comme ça (j'avais peur que ce soit incompréhensible en fait), qu'il valait mieux mettre un truc plus simple pour la suite, pour équilibrer et rassurer un lecteur perdu.
Ca faut voir avec les autres lecteurs.

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Idem pour la difficulté à utiliser leur corps : j'avais peur que ça devienne répétitif et ennuyeux si j'insistais trop dessus.
peut-être juste quelques phrases de plus ? pas trop insister, mais un peu quand même ? enfin là encore faudrait voir d'autres avis  :mrgreen:

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Ah bon, y a pas de poussière à l'air libre ? Zut, j'avais pas pensé à ce détail... Hem... comment je peux arranger ça...
Ben disons que quand je regarde dehors je vois pas beaucoup de couches de poussière là où y'a du vent xD Mais un truc qui reste dehors plus d'un siècle s'abîme tout de même, ou du moins se salit ; je suppose que des plantes peuvent escalader des caissons, qu'il peut y avoir de la mousse, des déjections d'oiseaux, de la terre (quand on laisse une table en plastique blanche dehors il suffit de peu de temps (quelques années à peine) pour qu'elle devienne vraiment sale et qu'on voit qu'elle a vécu)). Enfin un truc du genre. Je pense. Laisse un truc dehors pour voir  :noange:
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Re : Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #22 le: 29 Mars 2009 à 20:11:18 »

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Ah bon, y a pas de poussière à l'air libre ? Zut, j'avais pas pensé à ce détail... Hem... comment je peux arranger ça...
Ben disons que quand je regarde dehors je vois pas beaucoup de couches de poussière là où y'a du vent xD Mais un truc qui reste dehors plus d'un siècle s'abîme tout de même, ou du moins se salit ; je suppose que des plantes peuvent escalader des caissons, qu'il peut y avoir de la mousse, des déjections d'oiseaux, de la terre (quand on laisse une table en plastique blanche dehors il suffit de peu de temps (quelques années à peine) pour qu'elle devienne vraiment sale et qu'on voit qu'elle a vécu)). Enfin un truc du genre. Je pense. Laisse un truc dehors pour voir  :noange:
Ah oui, c'est de bonnes idées ! Faudrait pas que ce soit trop compliqué à décrire pour le pauvre Haroun, par contre, lol.
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #23 le: 29 Mars 2009 à 21:15:30 »

Bonsoir,

Citer
Il percevait son attention, entièrement tournée vers lui

J'ai mis un peu de temps avant de comprendre.

Citer
Tout d'abord, il s’empêcha de penser.

A quoi ?  non mais j'ai compris. Moi j'ai un peu de mal à ne pas penser, même la nuit je pense. M'enfin c'est pas moi, c'est mon inconscient et euh...ben si avec un peu de moi tout de même...comment je ferai pour m'évader de mes cauchemars sinon ?  :)

Citer
Une distance étrange, concrète, matérielle.

En effet, it's strange !

Citer
Loin, haut, bleu.

Mouais, je sais pas, ça fait un peu "un, deux, trois"...

Citer
qui émergeaient d’il ne savait où

Le "d'il ne savait où" je sais pas trop si c'est correct. C'est la première fois que je lis ce genre de forme.

Voili, voilà ! concernant ce troisième envoi je suis assez satisfait, je ressens plus les choses je trouve, le texte est beaucoup plus vivant qu'avant. C'est vraiment sympa à lire comme genre de texte et cela change un peu mes habitudes. Il y a de belles idées, tu devrais peut-être les exploiter un peu plus pour le début, non vraiment à part ça je ne sais pas quoi trouver comme autres défauts. Cela va peut-être venir avec la souite  >:D

Ah puis aussi, j'aime beaucoup le prénom "Léna".  :coeur:
 
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #24 le: 30 Mars 2009 à 10:09:26 »
"Il ne savait où", je ne l'ai jamais vu non plus, mais on dit bien "d'on ne savait où" et "de je ne savais où", donc j'en ai déduit qu'à il ça se disait aussi...

Pour le reste, l'étrangeté, ben c'était un peu fait exprès, comme je disais à Kailiana, pour les raisons que j'expliquais à Kailiana... :S
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #25 le: 01 Avril 2009 à 13:21:03 »
Suite et fin... Fin pour laquelle j'ai eu beaucoup de mal. Faudra sans doute que je la retravaille.
_____________

Envoi 4


- Je m’en doutais, mais…, commença Léna.
   Elle s’interrompit, surprise de sentir l’air vibrer dans sa gorge. Son son était plus aigu que les leurs. Elle se mit à rire, un petit bruit grelottant, si chargé de joie que les deux autres l’imitèrent.
- Je n’aurais jamais cru… ! reprit-elle, s’interrompant de nouveau pour rire.
- Mais alors, dit Haroun, fier de se débrouiller mieux qu’elle avec son son, c’est ça la réalité ?
   Ils échangèrent un regard intrigué. Comment était-ce possible ? Comment personne n’avait-il gardé souvenir d’un changement d’état aussi radical ?
- Je n’étais pas sûre, expliqua Léna en articulant avec difficulté. Ces idées-rêves, nous les partageons tous, et… Oh, c’est beaucoup plus long de parler que de penser !
   Elle agitait les mains en s’exprimant. Haroun ne comprenait pas vraiment pourquoi. « Parler », oui, c’était cela le mot. La mémoire revenait par bribes.
- J’ai toujours été Léna, reprit-elle avec une plus grande fluidité. Mais j’ai aussi toujours été ça. (Elle baissa les yeux sur son corps) Quand tu as commencé ton histoire, Haroun, je me suis souvenue des idées-rêves qui me troublaient, de mon impression de laisser échapper quelque chose d’important. Ce ne pouvait pas être une hallucination collective ! Oh… je suis si… si… ! C’est indéfinissable. Il faut réveiller les autres. Il faut qu’ils voient à leur tour !
- Non, il ne faut pas, la contredit un son plus granuleux que les leurs.
   Haroun sursauta et il ne fut pas le seul. Ils n’avaient pas entendu approcher le quatrième individu. Il était recouvert d’une tunique grenat, sur laquelle tranchaient les filaments blancs qui recouvraient son crâne et la moitié inférieure de son visage. Sa peau était toute plissée autour de ses yeux.
- Qui l’a réveillé ? demanda Tarik à ses deux compagnons.
- C’est moi-même qui me suis réveillé, indiqua le nouveau venu. Je l’ai fait dès que j’ai perçu que vous aviez compris. Je suis Guido.
   La bouche de Léna s’ouvrit sans laisser passer de son, et les yeux de Tarik s’arrondirent comme la première fois où Haroun l’avait vu. Bien que ce fût déplacé, lui s’amusa beaucoup de leurs expressions.
- Je croyais que tu ne suivais pas la conversation, s’étonna Léna.
   Guido sourit.
- Je n’y prenais pas part. Mais, au contraire, je m’y intéressais beaucoup. J’attendais. Avec une certaine hâte. Alliez-vous trouver ? Sans vouloir te vexer, Haroun, je ne pensais pas que tu serais le premier à découvrir la vérité.
   Haroun n’en fut pas vexé. Il avait dépassé le stade de ce genre d’émotions quotidiennes.
- Parce que toi, tu savais ? lança-t-il.
   Guido remua sa tête de haut en bas. Ses cheveux voletèrent à ce mouvement.
- C’est moi qui ai conçu tout ceci, comment aurais-je pu ne pas m’en souvenir ? Je vous ai vus oublier, un par un, ne plus penser à votre monde réel, vous établir pleinement dans votre nouvelle existence. Ce fut long, et c’était il y a longtemps. Je n’ai rien fait pour vous en empêcher : c’était dans l’ordre des choses que j’avais prévu.
- Que tu avais prévu ? répéta Léna. Tu as conçu tout ceci ? Mais alors, je n'y comprends plus rien : ce n’est pas réel ?
   Haroun trouva subitement cette idée très inquiétante.
- Si, si ça l’est ! confirma Guido. Ce que j’ai conçu, c’est le projet des caissons de survie. Je ne les ai pas construits seul, j'étais entouré d'une équipe scientifique de pointe, pour mettre au point des compartiments de stase infaillibles d'où les corps sortiraient sans aucune séquelle, pour la connexion des consciences, pour tout l'aspect technique ; et puis j’avais des soutiens financiers et politiques pour faire accepter mes plans…  (Il s’interrompit, voyant que ses trois auditeurs ne comprenaient plus son discours) Chaque chose en son temps. Pour simplifier, oui, j’ai conçu la mise en boîtes de l’humanité.
- Pourquoi ? demanda immédiatement Tarik.
- Vous n’en avez pas une petite idée ? tenta Guido en fourrageant dans sa barbe de sa main noueuse. Essayez de vous rappeler. Ce sera mieux si vous y parvenez : c’est dans l’ordre des choses aussi.
- La seule raison de s’enfermer dans un caisson, raisonna Haroun, c’est pour fuir un danger extérieur.
   Guido sourit avec une bienveillance paternelle. Il les laissa chercher encore un peu.
- Une épidémie ? s’enquit Tarik, visiblement surpris des mots qui passaient sa bouche. Une catastrophe naturelle ?
   Guido ne put s’empêcher d’intervenir :
- En un sens, oui : nous sommes des êtres issus de la nature, rit-il.
- Non, ce n’est pas cela, reprit Léna à haute voix. Je crois que nous devions tous réfléchir. Trouver la paix.
- La paix, la coupa Tarik, les yeux rivés sur un point qui n’existait pas. La paix entre nous. Nous n’arrivions plus cohabiter, c’est bien ça ? La seule façon de rétablir le dialogue était la discussion. La communication. C’est pour cela que nous sommes tous entrés dans ces caissons. Pour ne vivre que de communication. Pour arrêter les… comment dit-on déjà ?
- Les meurtres ? proposa Léna. Les guerres ?
- D’autres mots me viennent, mais ce doit être ça, dit Tarik, ne faisant pas encore très bien la différence entre ce qu’il pensait pour lui et ce qu’il pensait pour les autres.
   Haroun était demeuré muet, se contentant d’observer Guido observant ses deux protégés. On aurait dit un maître qui suivait avec intérêt le développement de la pensée de son élève. Tous deux se tournèrent vers le vieil homme pour trouver la réponse à leurs élucubrations.
- C’est à peu près ça, répondit-il en souriant toujours. Nous ne nous écoutions plus. Personne, nulle part. J’étais jeune et je pensais trouver la solution miracle. Aujourd’hui, je ne le suis plus. Je suis revenu dans la réalité de trop nombreuses fois, pour veiller sur vous tous et entretenir l’ordinateur central.
- Vous attendiez que quelqu’un trouve une solution ? voulut savoir Haroun.
- J’attendais que la communication ait atteint un stade assez mûr pour que certains parviennent à dépasser leurs différends, leur propre existence, pour aller vers les autres.
- Comme… nous l’avons fait ? demanda timidement Léna.
   Guido hocha la tête, amusé.
- Il y a toujours des disputes dans la réalité, objecta Haroun. Je veux dire : dans notre réalité. Dans l’univers où nous étions jusqu’à aujourd’hui. Enfin, dans le… l’ordinateur central ?
   Une expiration prolongée émana de Guido. Il ne souriait plus.
- Mon projet était fou. Anéantir la discorde ! Rien que ça ! L’état de stase ne faisait que retarder l’inévitable. Je le reconnais. Mais tout n’a pas été inutile : l’oubli pourra être l’origine d’une nouvelle ère. A condition de retenir les leçons de ce que nous avons fait, et à présent, seuls nous quatre sommes en mesure d’assurer cette part du processus.
- Nous allons réveiller les autres ? proposa Tarik.
- Oh non ! répondit Guido avec empressement. Non, non. Ils doivent trouver le chemin par eux-mêmes. Mais nous allons veiller sur eux, vous allez veiller sur eux, lorsque je ne le pourrai plus. Comme je l’ai fait.
- Lorsque vous ne… pourrez plus ? s’effraya Léna, saisie par un souvenir vague mais terrifiant.
- Hors du caisson, nous ne serons plus maintenus en vie éternellement, réalisa Haroun. Nous allons… comment disait-on ? Nous allons mourir.
   Tous trois échangèrent un regard apeuré.
- Vous avez le temps ! les rassura Guido. J’ai plus de mille ans, et il me reste encore des décennies à vivre. Je ne sais pas combien nous devrons attendre. Je ne sais pas si vous verrez le renouveau de notre monde. Je n’en sais rien. Mais je suis persuadé qu’arrêter maintenant le processus le rendrait totalement vain. Soyez patients ! Vous êtes jeunes. Vous avez la planète pour vous. Vous pourrez aller et venir à votre guise entre l’univers des caissons et la réalité. Je ne m’en fais pas pour vous.
   Il y eut un vide-de-pensées et de paroles. Ils étaient les seuls êtres humains éveillés de la planète. Instinctivement, ils se rapprochèrent un peu plus les uns des autres. Méditatif, Guido les dévisagea un moment avant de parler à nouveau, comme s'il évaluait l'impact qu'avaient eu sur eux ses révélations.
- Cela dit, ajouta-t-il dans un demi-sourire escorté d’un haussement de sourcil broussailleux, vous n’êtes pas tenus de me croire.
    Haroun regarda autour de lui, remarquant des détails qui lui avaient échappé. Des plantes avaient grimpé sur plusieurs des caissons, ils avaient l'air de se faire avaler par la terre. Comment pourraient-ils ne pas le croire ? Au-delà, la plaine n'avait pas cessé de frissonner dans le vent, exactement comme dans son histoire, comme s'il était simplement en train d'inventer la suite, plongé dans une de ces idées-rêves qui le hantaient. Sauf que cette fois, c'était la réalité. Il inspira profondément pour sentir cet air véritable pénétrer dans ses poumons.
- Vous pouvez retourner dans le caisson et oublier tout ça, insista Guido, en les fixant toujours.
- Ça me paraît difficile d’oublier à nouveau, indiqua Haroun, en songeant que même s’il le pouvait, pour rien dans l’univers il ne reviendrait en arrière.
   C’était la première fois qu’il disait autre chose que ce à quoi il pensait... Cette distinction lui fit peur ; il faudrait veiller à ne pas le faire trop souvent.
- Qui sait ? lança encore Guido. Après tout, il ne s’agit peut-être d’une vaste idée-leurre envoyée par Christopher pour se moquer de nos réflexions absurdes. Allez savoir…
   Léna eut un petit rire, amusée de la plaisanterie. Aucune idée-leurre n'était à ce point précise et persistante, à ce point transperçante de réalité. Guido cligna de l’œil.
  Aucune, n'est-ce pas ?
« Modifié: 13 Avril 2009 à 12:19:31 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #26 le: 01 Avril 2009 à 14:06:47 »
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Je n’y prenais pas part. Mais, au contraire, je m’y intéressais beaucoup. J’attendais. Avec une certaine hâte. Alliez-vous trouvez ?
trouver ;)

Super !! C'est vrai que dans le fond, c'est classique dans le genre, mais c'est très bien écrit, avec sensibilité et... humanité, je sais pas ^^ Par contre, la coupure entre les deux "mondes" est quand même pas brutale, mais rapide, et c'est vrai ce que disait Kail pour le troisième passage, tu devrais davantage insister sur quelques maladresses, c'est dur de retrouver l'usage de ses membres après une immobilisation ne serait-ce que de deux semaines, alors... des années ! La fin est légère et on a un sentiment de paix, peut être créé par le temps indéfini de l'attente à venir... quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé, c'est sûr =)

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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #27 le: 01 Avril 2009 à 19:40:18 »
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Je l’ai fait dès que j’ai perçu que vous aviez compris.
j'aime pas trop les deux "que"
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tu n’es pas le premier que j’aurais pensé découvrir la vérité.
j'aime pas trop la formulation

Comme Zach :
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Super !! C'est vrai que dans le fond, c'est classique dans le genre, mais c'est très bien écrit, avec sensibilité et... humanité, je sais pas [...] La fin est légère et on a un sentiment de paix, peut être créé par le temps indéfini de l'attente à venir... quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé, c'est sûr =)
C'est tout à fait ça !
L'idée de base n'est pas forcément très originale, et pourtant j'aime beaucoup cette fin, très... sereine. Ca me fait penser au manga "phénix" (ou l'oiseau de feu, ou un truc du genre, je ne me souviens plus du titre) de Tezuka. On y trouve un phénix qui suit l'histoire du monde, et en fait chaque tome se passe à une époque différente, avec des personnages différents... parfois c'est une époque très lointaine, presque imaginaire tant elle est loin, parfois un peu plus récente, parfois actuelle, parfois future... je n'ai pas lu tous les tomes, mais ton histoire me laisse un peu le même sentiment qu'à la lecture de certains d'entre eux : une humanité qui perdure, qui garde ses défauts mais qui évolue tout de même, différemment parfois, un peu... et un sentiment à la fois "naîf" (les mangas de Tezuka que j'ai cités sont pour enfants) et pourtant "sage", "réfléchi". Bref au final j'aime vraiment beaucoup ^^

Un moment lorsque Guido es apparut je me suis dit "ah, non, un sage qui sert de guide etc etc !" et puis en fait finalement ça passe très bien je trouve ^^

Et puis j'aime bien aussi les derniers mots, qui laisse une interrogation, la possibilité de réfléchir...

Bref, c'est vraiment bien. Ca fait vraiment une nouvelle pour enfant/adolescent parfaite je trouve, que même un "grand" peut apprécier  ^^
« Modifié: 04 Avril 2009 à 12:16:45 par Kailiana »
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #28 le: 04 Avril 2009 à 12:09:20 »
Wahou! Je viens de tout lire d'une traite. C'est vraiment... j'ai pas mots. Innovant, génial, très bien écrit, très bien amené, un petit accent SF/anticipation/ réalité-virtuel que j'apprécie énormément. Et c'est vraiment très bien écrit, tout dans l'ambiance, dans le ressenti, très naturel et fluide, on est vraiment captivés et "dans la peau" des prsonnages.

J'admire!
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Re : Le récit d'Haroun
« Réponse #29 le: 04 Avril 2009 à 14:36:40 »
Oh, alors ça c'est super gentil à vous trois ! :) ça me fait très plaisir : je ne savais ps du tout comment le lecteur percevrait le texte, j'avais peur que ça traîne en longueur, que la première moitié soit incompréhensible et la deuxième décevante ^ ^.
Citation de: Leblanc-Matthieu
Ah puis aussi, j'aime beaucoup le prénom "Léna". 
J'ai eu un peu de mal pour les prénoms ! En fait, je les voulais un peu des quatre coins du monde. Léna et Guido je les ai mis comme ça, au hasard, de même que les personnages de l'histoire d'Haroun. Tarik, j'ai cherché un peu plus longtemps (mais je l'aime bien, et je me serais peut-être appelée comme ça si j'avais été un garçon... heu, mais tout le monde se fiche des lubies prénominales de ma maman, lol). Christopher, je l'ai mis parce que j'en ai marre que ce soient toujours les anglo-saxons (et surtout les Américains) qui aient le beau rôle, lol. Et puis Haroun, là, j'ai eu du mal. J'ai même farfouillé dans le dictionnaire des noms propres ; je voulais quelque chose d'un peu exotique, mais de pas très connoté d'un pays ou d'un autre. L'ennui, dans la partie noms propres du Larousse, c'est que les noms exotiques sont vites imprononçables et/ou germaniques. Finalement, je suis tombée sur Haroun Tazief, et le prénom m'a plu, alors voilà.
D'ailleurs je vous raconte cette histoire alors que personne n'a rien demandé...  :-[  :-¬?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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