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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Nostalgie enfantine

Auteur Sujet: Nostalgie enfantine  (Lu 1449 fois)

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Nostalgie enfantine
« le: 16 Janvier 2016 à 11:55:51 »
Voilà un petit texte qui sort tout droit de mon cœur !
J'attends vos remarques avec impatience.

---

Arthur était assis à la table de la cuisine. Il dévorait son goûter, mettant des miettes de pain partout et renversant la moitié de son verre de lait sur la table. Mon petit frère avait l’air très préoccupé. D’habitude, il prenait toujours la peine de me raconter sa journée d’école. Il adorait parler de ses camarades de classe, de la façon dont le maître avait séparé deux élèves qui se battaient et du repas dégoûtant qu’on lui avait servi à la cantine. Mais aujourd’hui, il se contentait juste de regarder dans le vide tandis que ses petits doigts pianotaient doucement sur le bois de la table. A la vue de l’épi à l’arrière de son crâne, je ne pus m’empêcher de sourire. Il avait hérité des mêmes cheveux épais que moi : il était impossible de les coiffer correctement.
   
J’attendais patiemment devant la fenêtre de la cuisine. Le ciel était gris et les arbres du jardin bougeaient doucement sous la caresse du vent. Je pensais à l’enterrement. Celui auquel j’avais assisté quelques jours plus tôt. Le cercueil, ces deux cents personnes aux joues humides, les regards tristes, les paroles émouvantes, les bougies, les fleurs blanches, toutes ces images se baladaient dans ma tête. Ma migraine empirait au fur et à mesure de la semaine. Soudain, je sentis la petite main d’Arthur sur mon bras. Du haut de ses six ans, il comprenait rapidement quand quelque chose n’allait pas.

Mon petit frère n’avait pas assisté à la cérémonie. Mes parents le pensaient trop jeune pour participer à ce genre d’évènements. Je n’étais pas trop d’accord avec ce principe : Arthur méritait lui aussi de dire au revoir à la défunte. Lily l’avait toujours invité à la maison  et emmené de temps en temps à l’école. Elle lui avait même appris à préparer des roses des sables enrobées d’une tonne de chocolat. Je trouvais donc ça  injuste que mon frère ne puisse pas lui dire au revoir. Mais le petit garçon n’avait vraisemblablement pas quitté sa chaise pour me parler du décès de notre amie. Il me regarda avec une moustache blanche en-dessous du nez, et me demanda très sérieusement :

-   Kat, est-ce que tu avais un amoureux à mon âge ?

J’eus un moment de pause, suivi d’une douleur lancinante au creux de l'estomac. Je n’aimais pas vraiment parler de cette époque.  Mais, à la vue du petit bonhomme désespéré, je ne pus m’empêcher de lui répondre.

-   Oui, il y avait un garçon que j’aimais bien. Pourquoi est-ce que tu me poses cette question ? Est-ce que tu aurais une petite copine ? Je me demande bien qui cela pourrait être. Laisse-moi réfléchir…la petite Marion de la rue voisine ?, dis-je en prenant un air taquin.

Mais Arthur ne prêta pas attention à ma réponse : il se tortillait dans tous les sens. Ses joues avaient pris une belle couleur rouge. Etait-ce de l’embarras ? Cependant le petit garçon ne se découragea pas et usa de toutes ces forces pour reprendre ses interrogations:

-   Mais tu le vois encore ce garçon ? Est-ce que vous êtes toujours amoureux ?    

Un étrange silence s’installa dans la cuisine. Les mots restaient coincés au fond de ma gorge. Habituellement, toutes adolescentes de dix-sept ans auraient adoré pérorer à ce propos. Se souvenir d’un amour attendrissant, exagérer les faits pour mettre des paillettes dans les yeux de son interlocuteur. J’aurais voulu pouvoir faire cela. Je ne voulais pas décourager Arthur, lui montrer que, même à six ans, c’est compliqué d’aimer.

Cependant, je m’interdisais de lui mentir : une sœur et un frère doivent toujours être honnêtes l’un envers l’autre. Alors, je pris ma voix la plus douce et je lui répondis :

-   Non, on ne se parle plus. Parfois, je le croise mais c’est tout.

Une stupéfaction insaisissable s’installa sur le visage de l’enfant : ce n’était pas la réponse qu’il espérait. C’est vrai, j’avais effectivement aimé un garçon pendant près de sept ans. Mais, il ne m’avait jamais rendu cet amour : on avait juste passé du temps ensemble, joué ensemble, grandi ensemble. De longues parties de cache-cache, des cabanes dans les bois, des après-midis au cinéma, des anniversaires avec d’immenses gâteaux, et tant d’autres choses, nous n’avions pas partagé de grands moments finalement. Parfois, ce garçon m’avait rendue triste. Il s’était souvent moqué de mes joues trop rondes, allant jusqu’à s’enfermer avec les autres enfants dans sa chambre en me laissant dehors. Néanmoins, je ne l’avais pas oublié pour autant. De toute façon, nous étions allés dans des collèges différents, nous séparant et diminuant la probabilité de nous croiser. Je n’avais jamais cessé de jeter un coup d’œil à sa fenêtre quand je passais devant chez lui pour rentrer à la maison. Notre relation s’arrêtait là.

Arthur contemplait désormais le sol. Ses pieds s’agitaient sur le carrelage. Puis, tout à coup, il releva la tête, révélant deux flaques qui bordaient ses magnifiques yeux. Je le voyais se mordre les lèvres, se tordre les mains. Il y avait définitivement quelque chose qui le dérangeait.

-   Mais c’est quand la dernière fois que tu l’as vu ?, me demanda-t-il d’une voix toute aigüe.

Une forte pluie commença à marteler le marbre de notre terrasse, emportant avec elle quelques-uns de mes plus gros regrets. J’avais vu Johannes à l’enterrement. Il s’était assis à côté de moi en silence. Tout au long de la cérémonie, j’avais retenu mes larmes. Ma salive avait eu du mal à dévaler le long de mon œsophage. Je n’avais pas osé regarder dans sa direction. Ce jour-là, je lui avais même donné des sous pour la quête. Plus j’y pensais et plus je regrettais de ne pas lui avoir parlé. Le discours du prêtre vantait l’humanité, Johannes et moi avions perdu la nôtre à l’instant où nous avions renié les enfants que nous étions. Je l’avais ensuite vu rentrer chez lui du coin de l’œil, espérant secrètement qu’il fasse demi-tour. Presque adultes, il nous était désormais impossible de renoncer à nos principes vaseux.

Prise dans mes pensées, j’oubliai de répondre à mon petit frère. Il décida donc de me secouer la main dans tous les sens.

-   Katharina, réponds-moi. Tu m’écoutes ? Si tu ne réponds pas, j’irai dire à maman que tu portais son pull préféré hier, me menaça-t-il.

Je décidai d’oublier ma nostalgie pendant un moment. Arthur était beaucoup plus important à mes yeux. Je ne pouvais pas le laisser finir sa journée avec ce sentiment d’incompréhension. Je pris alors une position confortable, m’asseyant sur le plus grand canapé du salon et je lui racontai toute l’histoire. Sa petite tête contre mon épaule se soulevait au fur et à mesure de mon récit. Le pouce dans la bouche, il m’écoutait dans un silence total. A la fin de mon histoire, il se releva et me fit un bisou. Il commença à se précipiter vers les escaliers. Mais je le retins fermement :

-   Dis, pourquoi m’as-tu posé toutes ces questions ? Ca se passe mal à l’école avec les filles ?

Arthur me regarda, me tira la langue et s’en alla en courant. Je sentis une larme ruisselait sur ma joue. La brèche était de nouveau ouverte. Et dire que j'avais mis des années à la fermer.Peut-être qu'un jour, j'aurais le courage de contacter Johannes. Pour grandir, il faut apprendre à faire abstraction du passé.

Mon petit frère était encore si innocent.  Je l’enviais tellement, c’est si beau d’être un enfant.
« Modifié: 17 Janvier 2016 à 13:02:41 par Edma »

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #1 le: 16 Janvier 2016 à 19:24:51 »
Salut Edma !

Histoire d'être très originale, je vais commencer par les petites coquilles :mrgreen:

Citer
Mais aujourd’hui, il se contentait juste de regarder dans le vide. Ses grands yeux bleus fixaient un point dans le vide
Je pense que tu peux aisément nous retirer une des deux formulations, qui sont quand même très proches

Citer
A la vue de l’épi à l’arrière de son crâne, je ne pus m’empêcher de sourire. Arthur avait hérité des mêmes cheveux épais que moi : il était impossible de les coiffer correctement.
Alors là, c'est totalement subjectif... Mais j'aurais préféré garder le "il" plutôt qu'Arthur dans cette phrase. Ou alors, changer le premier "mon petit frère" en "il" dans cette phrase :
Citer
Mon petit frère avait l’air très préoccupé -> il avait l'air très préoccupé
Et mettre plutôt "mon petit frère" là, du coup :
Citer
Mon petit frère avait hérité des mêmes cheveux épais que moi : il était impossible de les coiffer correctement.
Je chipote, je chipote, je sais ::) ! Mais je trouve que ça rend mieux à la lecture du paragraphe.

Citer
Le ciel était gris, et les arbres du jardin
Je sais pas si c'est correct de même une virgule, là... Si ?

Citer
Je trouvais donc  cela injuste que mon frère ne puisse pas lui dire au revoir.
Le cela est inutile dans cette phrase et l'alourdit. En règle générale, il vaut mieux éviter d'écrire ça et cela dans un récit, c'est rarement agréable à lire.

Citer
J’eus un moment de pause, suivi d’une douleur lancinante au creux de mon estomac.
Au creux de l'estomac. Enfin, je pense pas que dire "au creux de mon estomac" ici soit faux, mais concrètement, tu peux difficilement avoir une douleur à l'estomac d'un autre ^^

Citer
Laisse-moi réfléchir…la petite Marion de la rue voisine ?, dis-je en prenant un air taquin.
Pas sûre que niveau ponctuation, ce soit correct. Je l'aurais écrit comme ça :
Citer
Laisse-moi réfléchir… La petite Marion de la rue voisine ? dis-je en prenant un air taquin.
A voir avec le commentaire de quelqu'un d'autre, je me trompe souvent pour les dialogues.

Citer
Habituellement, toutes adolescentes de dix-sept ans auraient adoré pérorer à ce propos.
Toute adolescente de dix-sept ans aurait adoré pérorer à ce propos. Il me semble que dans ce genre de formulation, on met toujours au singulier, comme si on utilisait "chaque".

Citer
Se souvenir d’un amour attendrissant, exagérer les faits pour mettre des paillettes dans les yeux de son interlocuteur, j’aurai voulu pouvoir faire cela.
J'aurais mis un point après interlocuteur ; j'aurais

Citer
Il avait même signé une pétition à mon égard.
Bon, c'est pas une coquille, mais quoooi ? Je comprends pas tellement l'idée :o

Citer
-   Mais c’est quand la dernière fois que tu l’as vu ?, me demanda-t-il d’une voix toute aigüe.
Idem que plus haut, la virgule, je suis pas certaine que c'est correct.

Citer
Une forte pluie commença à attaquer le marbre de notre terrasse, emportant avec elle quelques de mes plus gros regrets.
Quelques uns ?

A priori, fini ! L'histoire, maintenant.

C'est très mignon ! J'aime bien la relation entre le frère et la soeur. Le texte est plutôt léger malgré les thèmes abordés : la mort, l'amour déçu, les remords. Mais j'ai pas trouvé ça gênant, au contraire. Ça reflète un peu la volonté de la narratrice de préserver son petit frère. C'est bien écrit, comme d'habitude. Tes tournures de phrases se sont améliorées, j'ai la sensation que tu choisis mieux tes mots pour nous donner le ressenti le plus sincère possible.

Voilou ! Au plaisir de te lire encore !
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne Goémine

  • Aède
  • Messages: 212
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #2 le: 17 Janvier 2016 à 09:33:09 »
Bonjour, j'ai lu ton texte avec intérêt, il s'en dégage une impression fraiche, presque désuète, qui pourrait être agréable...malheureusement plusieurs phrases m'ont égratignées, à cause de la maladresse de ton, de mots mal choisis ou d'incohérences
je te donne ci-après mon avis :

regarder dans le vide. Ses grands yeux bleus fixaient un point dans le vide
répétition lourde et inutile

Du haut de ses sept ans
fais attention, un peu plus tard tu nous dis qu'il a 6 ans ce petit bonhomme !

Une expression de choc s’installa sur le visage de l’enfant
la tournure n'est pas jolie, tente de reformuler ou de changer le mot "choc" non ?

Il avait même signé une pétition à mon égard.
cette phrase m'a choquée, car elle ne correspond pas à l'ambiance enfantine dégagée par ton texte et qu'elle est trop dure. Ou le garçon est une ordure et tu expliques l'histoire de la pétition ( pourquoi? quand ? les réactions de la jeune fille blessée) et tu en fais un paragraphe complet. c'est grave de faire une petition contre un enfant...il faut y donner du poids ou l'enlever.

Une forte pluie commença à attaquer le marbre de notre terrasse
heureusement que la pluie n'attaque pas le marbre... à marteler ? à tambouriner ?

Ma salive avait eu du mal à dévaler le long de mon œsophage
tu essaies dans ton texte de nous donner une impression de vérité, à travers 1000 détails ( le lait sur les lèvres, les miettes de pain, le temps qu'il fait...) alors cette expression me dérange, peut-être parce que personnellement je n'ai jamais senti ma salive le long de mon œsophage. C'est trop artificiel dans ce contexte enfantin surtout

Johannes et moi avions perdu la nôtre à l’instant où nous avions renié les enfants que nous étions
je crois que c'est ma phrase préférée, c'est bien dit et bien placé.

Presque adultes, il nous était désormais impossible de renoncer à nos principes vaseux
Ben non... c'est en prenant de la maturité  justement qu'on trouve la force de se dégager des états d'âme torturés de l'adolescence... ça s’appelle grandir !
 
Je pris alors une position confortable, m’asseyant contre la vitre
euh... sûre ?  mais assis contre une vitre cela n'évoque pas le confort... je sens d'ici la vitre glacée contre mon dos,  ruisselante de pluie, branlante du vent que tu as évoqué ! rien de très moelleux comme ressenti. Puis tu as dis que tu avais la migraine, mets toi plutôt en boule dans le canapé.

voilà ! en dehors de ces tournures et incohérences, j'aurais préféré que tu nous en dises un peu plus à la fin. Soit c'est de la pudeur et tu peux juste développer un peu nous permettre de saisir ton propos ; soit ça fait partie intégrante de ton texte (c'est à dire  un secret partagé entre un frère et une sœur) et dans ce cas  il faut que tu nous fasses ressentir que tu n'en dit pas plus volontairement pour préserver ce secret.
je pense que tu tiens un joli texte sur l'enfance et l'amour fraternel. Tu as une belle matière à retravailler ! bravo!
comme on dit par chez moi : Un écrivain qui se livre, c'est un peu comme un canard qui se confit... soyez prudents...

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #3 le: 17 Janvier 2016 à 13:06:51 »
Oussri,

Merci pour toutes tes corrections. J'ai tout modifié, et c'est vrai, cela sonne mieux.
Depuis ton tout premier commentaire, j'essaie de suivre tes conseils. Et donc, j'aimerai te remercier car grâce à toi, je sens que je m'améliore, que mon écriture devient plus légère et que mes idées sont mieux développées.
Je suis ravie si ce texte t'a plu.

Goémine,

J'ai lu tes remarques avec sérieux, et j'ai essayé de rectifier quelques choses que tu as relevées. Bon, ce n'est pas totalement retravaillé, mais c'est mieux que rien.
Pour "la pétition", je te jure que ça existe vraiment. En fait, ce texte est un peu cathartique. Tu pourras d'ailleurs remarquer que certains passages donnent l'impression d'avoir été vécus. Je n'ai pas de petit frère, ni rien, mais je me suis servie de tout cela pour mettre en scène mes émotions du moment.
En tout cas, merci beaucoup.

Hors ligne JigoKu Kokoro

  • Prophète
  • Messages: 688
  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #4 le: 20 Janvier 2016 à 00:23:05 »
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte  :)

Un bout d'histoire simple, agréable et qui flirte entre légèreté de l'enfance et dureté de la réalité des adultes. J'avoue avoir eu un peu de mal au départ à définir l'age et le sexe du narrateur. S'il y a un bémol pour moi ce serait celui-là. Les propos que tiennent le narrateur, plutôt mature et au construction complexe colle un peu moins à l'age que tu donnes à ton personnage. J'aurais bien mis 3 ou 4 ans de plus à cette jeune fille qui parle avec autant de sérieux de son amour a sens unique envers ce cr... de Johannes (Nan je n'ai pas du tout de parti pris  :P)

Bref, je n'ai pas eu envie de m'attarder sur les détails à la lecture car j'étais vraiment bien dans ce bout de cuisine entre se petit garçon mangeant son goûter et sa grande sœur  ;)
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #5 le: 20 Janvier 2016 à 20:23:48 »
JigoKu KoKoro,

Ton message m'a fait énormément plaisir.
Je suis d'accord avec toi, on a du mal à déterminer l'âge de la narratrice. Mais j'aime bien garder une petite part de flou dans mes écrits. Et j'avais peur qu'en la vieillissant davantage, elle devienne trop éloignée de son petit frère.

En tout cas, merci beaucoup.  :-[

MillaNox

  • Invité
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #6 le: 23 Janvier 2016 à 17:15:29 »
Salut :)

au fil du texte...
Citer
Il avait hérité des mêmes cheveux épais que moi : il était impossible de les coiffer correctement.
je pense que tu peux virer le "il était", et rythmiquement ça peut avoir un rendu plus fluide

Citer
Lily l’avait toujours invité à la maison
hmmm chez elle tu veux dire ? c'est pas très clair, le "à la maison" renverrait plutôt à la maison de la narratrice là

Citer
Il me regarda avec une moustache blanche en-dessous du nez, et me demanda très sérieusement :
mal formulé je pense, c'est le "avec" qui gêne, mieux vaudrait le remplacer par une virgule àmha

Citer
Cependant le petit garçon ne se découragea pas et usa de toutes ces forces pour reprendre ses interrogations:
ses

Citer
Habituellement, toutes adolescentes de dix-sept ans auraient adoré pérorer à ce propos.
j'aurais vu "toute adolescente" au singulier

Citer
Néanmoins, je ne l’avais pas oublié pour autant.
je trouve que néanmoins + pour autant ça fait bcp, peut-être en garder un seul des deux ? :\?

Citer
Je l’avais ensuite vu rentrer chez lui du coin de l’œil, espérant secrètement qu’il fasse demi-tour.
ferait ? :\? :\?

Citer
Je sentis une larme ruisselait sur ma joue.
ruisseler

Citer
Mon petit frère était encore si innocent.  Je l’enviais tellement, c’est si beau d’être un enfant.
hmmm c'est bizarre de finir là dessus. cette affirmation n'est pas vraie et la narratrice devrait en avoir confiance puisqu'elle vient de se replonger dans un souvenir d'enfance compliqué où elle n'a pas été heureuse.

hop là ! tout lu !

donc sur la globalité :
j'aime bien ta plume, très agréable, fluide, qui nous plonge dans l'histoire  :)
j'ai donc suivi l'histoire avec intérêt, toutefois je suis gênée par la dernière phrase qui ne rend pas justice au texte. Je suis embêtée aussi que tu ne nous dise pas ce qu'Arthur avait derrière la tête, parce que du coup on a vraiment que le souvenir de kat pour donner du corps au texte, et ça me laisse la sensation d'un manque de chute :\? Un truc un peu qui donnerait un intérêt/sens à avoir raconter tout ça, pour que cette histoire nous reste, prenne + consistance. (je sais pas trop comment dire et du coup je sais pas si je suis claire)

au plaisir

Milla

Hors ligne Cambrien

  • Aède
  • Messages: 175
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #7 le: 01 Mars 2016 à 20:46:36 »
Plutôt bien écrit malgré les petites imperfections relevées plus haut. C'est sentimental sans tomber dans l'eau de rose. Le texte invite à une réflexion existentielle certes assez peu profonde mais assez bien menée. Le seul élément qui gâche plus ou moins l'ensemble est l'utilisation d'un vocabulaire parfois un peu trop médicalisé. Les détails anatomiques ne sont pas du plus bel effet pour ce genre de prose.

J'ai un peu du mal à croire qu'un garçon aussi jeune puisse s'entretenir avec sa soeur d'un tel sujet, surtout en insistant  à ce point-là. Mais rien ne dit que cela n'arrive pas après tout. Il s'agit là d'une réflexion toute personnelle.

A ce propos, l'amour souvent intense qu'éprouvent les jeunes filles pour leur petits frères est bien mis en valeur dans le texte. Voilà qui rend l'ensemble plus crédible sans préjudice de ce que j'ai mentionné auparavant.




Hors ligne Tokoonz

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Nostalgie enfantine
« Réponse #8 le: 01 Mars 2016 à 22:28:33 »
Bonsoir !

Texte très touchant. J'ai bien aimé la façon dont tu as fait ressortir l'embarras du petit garçon au travers de sa gestuelle.
J'aurais aussi aimé savoir ce qu'il avait derrière la tête... Même si le plus important reste les sentiments de la jeune fille.

J'ai relevé deux petite erreurs :

"au fur et à mesure de la semaine" Je ne crois pas que cette tournure de phrase soit correcte... Mais je ne sais pas non plus quoi écrire à la place ^^" Je me trompe peut-être !

"Je sentis une larme ruisselait sur ma joue" c'est soit "Je sentis une larme ruisselant sur ma joue" soit "je sentis une larme qui ruisselait sur ma joue"

 


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