Je me permets de faire ce petit up pour remercier chaleureusement Estherilisez, laquelle s'était fendue de ce très touchant compliment sans que je lui fasse montre de ma gratitude. Ceci est chose faite, avec retard, mais non moins d'émotion !
Voici son éloge que je ne poste pas par vanité mais pour rendre hommage à son soin littéraire :
100 Raisons d'Adorer lire Jeanne Berto
1. Kokox
2. A conservé intact un âge contenant une épaisseur dramatique considérable
3. Fait hommage au sublime, en évitant l'abîme de la dissection impudique et sordide
4. Sans non plus survoler désinvoltement ce qui dans la souffrance a pris tant d'importance
5. Car chaque numéro contient sa densité
6. Parvient à tenir une même syntaxe de la phrase (alors que 5 tirets ont suffit à baisser mes bras)
7. Parvient à tenir la linéarité, alors que je dois revenir sur mon histoire de densité
8. Unité de chaque fait, suffisance et nécessité, pourraient donc se lire comme la nouvelle d'hemingway (for sale, baby shoes, never worn)
9. Qui trouvent tout de même leur efficacité, forme de réalisation supérieure, dans le lien qu'ils tissent avec les autres. Indépendance (collection) et dépendance (connexion) : recueil
10. Au sein même des syntagmes d'ailleurs, il y a un jeu d'enchâssement, de répliques, de chansons, de prénoms, comme appels d'airs
11. Force des images
12. Force (sa résilience) et faiblesse (sa passivité) du personnage
13. Force du narrateur (son objectivité, que la distance et l'accumulation millimétrée illustrent)
14. Force du narrateur (emporté par les vagues, qui se reforment, s'avalent, se dépassent)
15. Qui cède la parole sous un monologue aux allures de stichomythies.
16. Je me demande : la fin est-elle une fin ? Apotropaïque le geste et la plume sont promesses de poursuite
17. A propos du titre : intéressant de sentir qu'il contredit ton présent. Les faits seraient causes, "raisons" mais n'ont eu d'autres eFfets qu'eux. Une causalité à rebours, qui se mord la queue
18. M'a confié qu'elle ne tombait amoureuse que de mecs brillants, qu'elle m'aimait déjà, parce que j'étais doux, drôle, intelligent et qu’elle me sentait généreux.