Salut,
Je n'écoute que de la musique classique ou du jazz: c'est donc avec joie que je me lance dans la lecture de ton texte. Quand j'entends du rap à la radio, j'ai un mal de chien à comprendre les paroles. Imagine mon plaisir !
Je cherche ma voie quand d’autres l’entendent comme Jeanne la Pucelle/ J’aime le cinéma profond comme celui de Buñuel ou Marc Dorcel
J'essaie de le déclamer, mais j'ai l'impression qu'il manque une syllabe à la seconde partie. Sinon c'est très drôle. La référence à Jeanne d'Arc qui sert, sans le savoir, à de sombres desseins. Et deux cinéastes,bien connus de tous les publics, pour leurs visions profondes, chacun à sa manière...
Le marchand de sable s’est transformé en marchand d’arme/de nos jours le romantisme est tenu par le marquis de Sade
Les verbes ne sont pas trop poétiques. Le "de nos jours" fait vieux pépé.
Le vieux marchand de sable, son fils est marchant d'armes ? engendre un marchant d'armes ? (je fais exprès le 't', je suis sure qu'il y a un bon jeu à faire, mais je ne suis pas douée. Toi, peut-être...)
Pour le romantisme, je ne sais pas quoi te dire, sauf que le Marquis de Sade était surnommé le divin marquis. Par ailleurs, hormis ses grosses tendances sado-maso, c'était très loin d'être un imbécile. Carrément philosophe, à vrai dire, pour le peu que j'ai lu.
L’opinion publique est malléable/c’est malheureux mais le mal est là/l’enfance peut être une souffrance, demande à Louis Malle/ Le plus majestueux peut demain être le minable
Je la trouve un peu facile et un peu cliché, celle-là. C'est vaste, l'opinion publique, et elle se renseigne sur Internet, où on trouve tout et son contraire. Elle demande à ses copains, qui ne pense pas pareil, car eux aussi regardent Internet. Peut-être que c'est pour cela qu'elle oublie de voter, l'opinion publique ...
Et puis,pour rester dans le ton de la moquerie, je ne peux pas m'empêcher de penser :
Le plus majestueux peut demain être minable, demande à DSK.
Si t’enlève la gouverne au gouvernement/ne reste plus qu’un suffixe que j’utilise pour dire que l’état nous « ment »/certes je ne fais que tirer sur une ambulance/Mais le malade à l’arrière c’est nous et grande est notre souffrance/sou fifre et discours victimaire, très peu pour moi/entre le souffre et la poudrière, j’allume un feu de joie
"Que j'utilise pour dire" : un peu lourd. "Ainsi, l'Etat nous ment" : plus aérien ( à mon humble avis, ou ce que tu veux d'autre)
"Certes, je ne fais que tirer" idem. "Pakaw ! Je tire" ( toujours à mon humble avis)
"Mais le malade à l'arrière, c'est nous". Ben non , toi , t'es pas malade, tu le dis ensuite : toi, tu mets le feu. Je dirais plutôt : "t'es malade à l'arrière, et grande est ta souffrance"
Le reste est très bon( toujours à mon humble avis)
Je navigue entre femelle discrète et fémens / je préfère les seins nus plutôt qu’elles portent une petite laine/La révolution n’a pas télévisuelle, elle sera vestimentaire/je pense lancer le mouvement des phallus à l’air
Alors ça, c'est bien. et je suis une femme ...
Je croyais qu’on était sorti de l’époque Banania/ mais y’a tjrs des cons pour balancer des bananes à Taubira/J’aimerai que ces connards soient touchés de cécité/est ce que Ray Charles portait à la couleur de son voisin un intérêt/La mélanine est pour certains portés comme un étendard/dites aux petits hommes verts de pas venir nous voir
J'aime que la première phrase et la dernière. L'idée générale ( cécité, Ray Charles) est exprimée bizarrement. Je crois que Ray Charles savait mieux que personne ce que signifiait "être noir". On parle des USA et de l'époque de la ségrégation , là !
On me parle de la dette de mon continent l’Afrique/la France a un compte créditeur dans la reconnaissance de son exploitation historique
Certains portent leur croix tandis que d’autres la croix gammée/certains bossent à la croix rouge/quand d’autres ne croit en une seule chose, la planche billet
Je pige pas "la France a un compte créditeur dans la reconnaissance de son exploitation historique".
Enfin , je pige que la France a une dette quant à son histoire en Afrique. Et son présent (Cf : le marchand d'armes). Mais, comme pour le paragraphe précédent, c'est exprimé bizarrement.
La fin...tu résumes un peu ce que tu vois autour de toi. Mais toi, tu fais quoi ? Ca manque un peu, comme conclusion.
Voili, voilou.
J'espère que je ne t'ai pas soûlé.
Ca m'a inspiré, cette histoire de rap/ slam.
C'est la preuve que ton texte est plein d'idées. Je ne suis pas musicienne, mais peut-être un petit travail à faire au niveau de la sonorité ?
Bon courage, et excuse les directives de quelqu'un qui n'y connait rien

A+