En gros, la logique du gouvernement français, c'était de pousser une partie des pays et des industries dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique ( ≠ "vive l'écologie en général") pour que les autres ne puissent pas s'en affranchir.
Comme un mouvement de masse qui boycotterait peu à peu pétrole et charbon.
Il y a énormément de pollueurs qui revendiquent leur "droit à polluer" comme un "droit à détruire." On ne lutte pas contre des enfants de cœur, mais bien contre des cinglés égoïstes qui se foutent de nos gueules, c'est clair. Même si cet argument du "droit à polluer" est détestable, je pense qu'on est à un tournant majeur de l'histoire où les "grandes quêtes humanistes" ne sont plus une priorité.
Il faut aller vers un nouveau modèle à part entière.
Les Américains, par exemple, refusaient de signer un contrat qui les obligerait à retourner devant le congrès pour voter la loi car une large majorité de députés "républicains," la droite, sont profondément engagés pour le pétrole. Si les gouvernements commençaient à discriminer tous les producteurs de pétrole au profit des "énergies vertes," on aurait déjà une véritable rupture avec les anciennes coutumes. Si les pays les plus touchés (les îles par exemple) se fâchaient de plus en plus fort, il y aurait alors un risque monumental de guerre à favoriser le pétrole, donc ce ne serait plus un "droit à détruire" mais carrément une déclaration de guerre à l'encontre des populations (le regard sur la situation changerait).
Après, en ce qui concerne notre modèle économique, j'aimerais en changer, aller vers autre chose, mais si on en changeait aujourd'hui même, d'un seul coup, sans réflexion préalable, il n'y aurait plus aucune régulation, difficile de voir en quoi ça discriminerait le pétrole qui aspire justement à une dérégulation massive. Nos règles, elles peuvent permettre d'interdire certaines habitudes (comme le plastique, la pêche industrielle, la pollution des cours d'eau, même si on en est encore loin).
Il faut donc changer de modèle pas à pas, progressivement, si on veut pouvoir maîtriser cette nouveauté.