Tu nais dans un grand cri, dans un pleurs étouffé,
Tu savais toute ta vie quels tourments tu allais trouver.
Dans l'amour d'une maman, et l'inquietude de ton père,
Qui se savait maintenant gardien d'une femme supplémentaire
Grandissant dans la joie, malgré quelques coups durs
La maison semble pour toi un grand terrain d'aventure
Les jouets te font rêver, mais pas tant que les livres
Qui te font voyager la ou personne ne peut te suivre
Tu as les yeux d'une reine, et la sagesse d'un roi
Tu remarques nos peines sans toutefois demander "pourquoi"
Tu penses que notre vie, n'est pas celle qu'il nous faut
A quatre ans et demi tu imagines un monde plus beau
Alors tu plonges dans l'art, et creuses et creuses encore
Toujours avec l'espoir de retrouver tel un trésor
Une terre ou tu te sentes, enfin parmi tes pairs
Sous la figure aimante de tes proches que tu rends si fiers
Tu grandis tellement vite, d'une enfant à jeune fille
Dans ta tête tout s'agite car la nymphe sort de sa coquille
Le monde tellement immense, les sens tous affutés
Vient l'âge d'adolescence ou tu perdra ta naïveté
Les regard se font durs, les hommes interessés
Tu les devine bien sûr mais tu ne t'etais pas préparée
Un jour un garçon passe, il rayonne de plus belle
Et bientôt il t'enlace d'un feu de corps aux moeurs sensuelles
Une larme coulera, puis en viendra une autre
Tu iras perdre ta foi croyant que tout est de ta faute
Perdue dans ces douleurs, qui caressent le drame
Tu reprendras couleur car tel est ton pouvoir de femme
De ramure en épines, de douceur en colère
Ta figure se dessine au temps des étés et d'hivers
Ton regard se fait lourd, comme des nuages de pluie
La quête de l'amour, de l'amant et de l'ami
Et pendant tout ce temps, il y aura des types
Qui regarderont les gens comme tu le fis etant petite
Qui verront les trésors, qui constituent ton âme
Car il faut etre fort et sage pour être une femme.