J'ai eu du mal au démarrage, avec des vers un peu longs, mais en même temps je l'ai pris comme une prise de vitesse. Tu sais, ça me rappelle un peu les lourdes côtes qu'il faut monter avec de redescendre, fiou ! d'un trait. Et c'est ce qui se passe, quand les vers se font plus courts, plus intenses, plus parlants, je dirais presque plus vrais. Mais non je ne le dis pas, tout est vrai puisque tu le dis : je ne mets jamais en cause l'auteur et son ambition.
Je n'ai pas tout aimé dans la syntaxe et dans le choix des mots, quelques mots qui frottent un peu je trouve, mais ça, sincèrement, j'ai envie de dire : on s'en fout. Moi j'aime regarder ce qui me plait, alors je ne verrai pas ce que je n'aime pas point à la ligne question suivante.
Et ce qui m'a plu je l'ai dit : l'emportement suite au départ un peu dur, et puis une phrase, ou un vers, ça dépend comment vous l'appellerez : "Noirs sont leurs requiems et leurs draps de velours,"
Je sais pas pourquoi mais je trouve qu'il y a quelque chose de fondamentalement esthétique et donc de beau dans cette phrase, ce vers, entre le noir le requiem et le velours, même pas de macabre un peu cette ambiance feutrée et douce d'une mort sans en être une, élégante et mystérieuse, comme une superbe inconnue drapée dans une longue robe qui marche avec discrétion et sensualité. La mort, dans ta phrase, roule des hanches et nous appelle à sa suite. Au nom de cette phrase, de ce vers, j'ai décidé d'aimer l'ensemble.
Faut pas croire, les mots peuvent avoir un grand pouvoir.