Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

30 Avril 2026 à 06:40:29
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Juste un cafe

Auteur Sujet: Juste un cafe  (Lu 3622 fois)

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Juste un cafe
« le: 11 Novembre 2015 à 21:38:13 »
   Salut lecteur !

   Ce texte est une bulle. Mes bulles sont des scènes solitaires dont tu ne sauras rien de plus que ce que les personnages en diront. Tu entres dans un instant – une bulle – de leur vie. Ils ne répondront pas à tes questions, ne t'aideront pas à comprendre. Et ce même si ce texte bénéficie d'une seconde partie. Tu es averti.

   Une bonne lecture à toi !

Dernière réécriture : 2025.05.16



   JUSTE UN CAFÉ

   PARTIE I

   Face à moi, la créature gémissait de douleur, en appelait à ma pitié. Le poison coulait dans ses veines ; rapide. Mortel. Au fond de ses prunelles, j’en discernai le serpent d’argent et souris : il poursuivait sa course à l’intérieur de son cerveau. Ses souvenirs devaient maintenant se mêler en une masse informe. À mesure que mon reptile progressait, images, sons, odeurs ou goûts, tous ses sens s’entremêlaient à son supplice pour mieux disparaître et ne laisser qu’une coquille vide. Dans un dernier sursaut, il s’éteignit. Son regard vitreux me fixait, m’obligeait à une culpabilité que je ne ressentais nullement.
   — Quelle cruauté.
   Des mots prononcés sans animosité. Je replaçai la fiole vide à ma ceinture où d’autres attendaient leur heure et me relevai vers le démon à visage humain. Il arborait un sourire affable, presque charmeur.
   — Cette vie – cette mort – est la seule que je connaisse, soupirai-je. Aujourd’hui, elle m’a aidée à me venger de Jason.
   — On dit souvent que la vengeance se mange froid.
   — Je l’ai préférée rapide.
   » Ce soir-là, je devais dîner chez mes parents. J’ai déposé mes clés dans la corbeille d’osier sur le secrétaire. Ça sentait le poulet à la moutarde. Mais pourquoi je vous dis tout ça ? m’étonnai-je.
Il ne répondit pas ; ne bougea pas non plus. Il sembla attendre la suite :
   — Par politesse pour ma mère, j’ai retiré mes chaussures. Soudain, un bruit m’a inquiétée : un tabouret brisé. Ma mère tombe souvent, à cause de problèmes à sa jambe gauche, et j’ai cru… C’était pire.
   » Je n’ai pas tout de suite vu. Sur l’îlot central de la cuisine, un bouquet de roses fraîches dans un vase en verre avec un énorme ruban autour. Mon père adore offrir des fleurs à ma mère. Plein de vases, remplis de bouquets frais, de toutes les couleurs dans toutes les pièces de la maison.
   Je me remémorai cet instant où je passai de la douceur à l’horreur :
   — J’ai d’abord entendu une succion. Vous, moi, nous connaissons ce son si distinctif du monde des démons.
   — Une goule, me confirma-t-il.
   — Une goule…j’ai contourné le bar. Pétrifié d’effroi, le regard de ma mère a cherché de l’aide jusqu’au dernier moment. Mon père, les membres désarticulés, la surplombait, dévorait ses chaires. J’ai tout de suite compris : Jason avait transformé mon père en goule.
   Mes parents s’aimaient. Ils se disputaient parfois, mais jamais mon père n’aurait touché un cheveu de ma mère, encore moins dévorée vivante.
   — Il m’a vue et m’a attaquée.
   — L’instinct des goules n’est pas de manger, énonça le démon. Ils aiment tuer et ne mangent qu’en attendant une autre victime, humain ou démon.
   J’acquiesçai :
   — Jason a pensé que je n’oserais pas. J’ai saisi un couteau posé là. Mon père, dans sa folie, s’est planté dessus : la lame en plein dans sa poitrine. Il s’est effondré. C’était fini.
   — Vous êtes épuisée, remarqua-t-il. Le jour se lève et je me dirigeais vers notre café local quand je vous ai vue. Souhaitez-vous m’accompagner ? Je vous offre le remontant.
   Je l’observai avec une méfiance non dissimulée. Il ne ressemblait pas à Jason, ne possédait pas son regard de braise, faussement joyeux et amoureux. Il se tenait là, le port noble, habillé d’un costume lisse et parfait. D’une poche sur son cœur dépassait un mouchoir rouge sombre. Ses deux mains gantées posées l’une sur l’autre serraient le manche d’une canne raffinée.
   — Je dois rentrer, m’esquivai-je. La police doit me chercher pour obtenir des réponses, et mes parents méritent des funérailles. Ils ont besoin de moi.
   — Vous savez comme moi que l’Ordre dissimulera la goule aux autorités et protègera votre implication. Vous êtes une chasseuse de l’Ordre, après tout, me rappela-t-il. Je vous fais le serment qu’il ne s’agit que d’un café, dont vous pourrez repartir en toute sérénité.
   Il s’inclina et tendit le bras vers moi. Juste un café. Je me répétai cette phrase, comme si elle recelait une vérité non énoncée que je ne parvenais pas à saisir. Je glissai ma main qu’il serra dans le creux de son coude. Il m’entraîna loin du cadavre de Jason qui se transforma en une fine poussière, portée par la brise matinale. Les démons et leur sens de la mise en scène ; même dans la mort…
   Mon étonnant cavalier me conduisit au travers de rues encore endormies, attentif à tous ces détails qu’il connaissait par cœur. Ici, il me montra une dalle dont le coin dépassait ; là, deux brins d’herbes folles.
   Un moineau guetteur sonna l’alerte à ses comparses : M. le chat se baladait sur les toits à la recherche de son petit-déjeuner. La scène me tira un sourire. Je me sentis un peu moineau, sauf que le félin avait déjà posé ses crocs sur mon cou fragile. Un raclement de gorge :
   — J’en oublie mes bonnes manières, se rappela le démon. Laissez-moi donc me présenter : Jean-Charles de Montesque, comte légitime de cette petite bourgade. Je produis souvent cet effet sur les gens, rit-il à mon air stupéfait. De par mon statut, hérité de l’époque des propriétaires terriens, je possède une majorité des bâtisses de cette ville.
   — Les habitants ne se sont jamais rebellés ?
   — J’ai survécu aux nombreuses révolutions qu’a connu notre pays sans mutinerie. Je compte bien à ce que cela continue. J’aime mon confort et n’éprouve aucun plaisir dans la souffrance et la mort, comme nombre de mes semblables.
   — L’Ordre autorise cette situation ?!
   — Je vis encore.
   — Une dernière question : votre âge avancé ne dérange personne ici ?!?
   Il ne répondit pas, son regard hilare. Nous nous trouvions devant le café. Ses murs en pierres apparentes et sa vitrine ornée de frises rouges aux motifs fermiers, il offrait une image champêtre accueillante. Le compte ouvrit la porte et s’écarta pour me laisser entrer la première.
   Au bar, une jeune fille fredonnait, concentrée à ranger les arrivages. Ses premiers clients, deux amis à la barbe grisonnante, nous adressèrent un regard détendu avant de reprendre leur partie d’échecs. Notre hôtesse leva les yeux vers nous et son sourire me charma :
   — Monsieur le Comte ! Nous nous demandions quand vous arriveriez. Je vous laisse vous installer avec votre amie.
   — Merci bien, Marguerite.
   Monsieur le Comte me conduisit vers une table isolée et tira ma chaise pour me permettre de m’installer. Marguerite revint vers nous :
   — Comme à votre habitude, Monsieur ?
   — Comme à mon habitude, Marguerite.
   — Madame ?
   — Un thé. Peu m’importe le parfum : pas de sucre, ni de lait. Merci.
   — Très bien.
   Elle retourna à son comptoir. Le comte me fixait, pensif. Je n’aimais pas attirer l’attention, surtout celle des démons depuis Jason.
   — Qu’allez-vous faire ensuite ?
   Sa question me prit de court. J’ignorais encore les répercussions à court terme du meurtre de mes parents. L’Ordre m’avait permis de tuer Jason. Le reste attendait.
   — Je doute de continuer ma mission de chasseuse, vu les circonstances.
   — Ils n’accepteront aucune reddition.
   — Je trouverai une idée, soupirai-je.
   Marguerite revint vers nous. Elle posa devant moi une ravissante tasse de porcelaine. Un nouveau client entra et elle nous oublia aussitôt : elle se dirigea vers le jeune homme avec un immense sourire. Il lui embrassa la joue avant de s’installer au comptoir. Je repris :
   — Embrocher son père est une expérience que je ne souhaite à personne, même mon pire ennemi.
   » Des fois, j’aimerais m’éloigner de cette vie, connaître cette simplicité, admis-je avec un regard pour les autres clients. Me lever le matin sans cette peur de découvrir mes proches morts par ma faute. Retrouver les mêmes visages, leur sourire. Boire un thé et raconter ma soirée de la veille.
   J’y trempai à peine mes lèvres. Le comte suivit mon regard, comprit mon ressenti.
   — Peut-être le pourriez-vous. Je reste un démon aux yeux de l’Ordre, m’expliqua-t-il. Prétextez surveiller mes agissements, installez-vous en ville ; vivez cette vie paisible.
   — Merci… Je dois déjà affronter la conséquence de mes erreurs. J’aimerais croire en vous – vraiment –, mais je me suis fiée à Jason et il a brisé ma vie.
   Furtive, la déception passa dans son regard. Il but une gorgée avant de me demander :
   — Quel est votre nom ?
   Un nœud se forma dans mon ventre. Il dut deviner ma gêne :
   — Je suppose que vous n’avez pas le cœur à vous présenter – à moins qu’une règle de l’Ordre ne vous impose le silence.
   — Mes parents, murmurai-je. J’ai vraiment cru Jason différent : charmant, aimable, il me donnait l’illusion d’un démon bienveillant. Mes parents ont payé ma naïveté. Je veux croire vos paroles, mais pas tout de suite ; j’ai deux corps à enterrer, et d’autres proches à protéger.
   — Je comprends. Lorsque la confiance vous reviendra, reviendrez-vous ? Je serais ravi de boire de nouveau en votre compagnie.
   Je hochai la tête et repartis sans un mot. Il n’existait qu’une réponse possible pour nous deux. Personne d’autre ne remarqua mon départ, hormis le comte, dont le regard ne me quitta pas jusqu’à la sortie de la ville.


   PARTIE II

   — Pourquoi ?
   Il ne me répondit pas tout de suite, son sourire joueur.
   — Je pourrais nier toute accusation, mais ce serait vous mentir. Que voulez-vous savoir ?
   J’inspirai, hésitante. Je m’étais préparée à cette confrontation, à des mensonges auxquels j’aurais répondu par la violence. Ça aurait été plus simple ; mais non. Il attendait, presque trop ravi.
   — Pourquoi avoir tout payé ?
   Les enterrements, les actes notariés, tous ces problèmes qui m’attendaient, évaporés d’un geste de sa part.
   — Je ne saurais le dire avec exactitude. Vous m’êtes apparue ce matin-là, ange vengeresse. Inoubliable est le qualificatif : vous hantiez mes pensées. J’ai tenté de me convaincre d’un élan passager ; mais votre départ a révélé un autre sentiment. Je n’ai cessé d’espérer vous voir apparaître. Plus les journées passaient, plus j’ai pris peur : celle de perdre ce petit pari, lancé à moi-même. « Elle reviendra. Reviendra-t-elle ? »
   » J’ai préféré me permettre ce petit geste pour pousser le destin ; et vous revoilà, resplendissante ! Quelle est cette magie, avec laquelle vous m’avez ensorcelé ?
   Je baissai le regard et ris pour moi-même :
   — Je n’ai pas non plus réussi à vous oublier. Quand j’ai voulu pleurer mes parents, vous étiez là. Vous m’apportiez le soutien et la protection que j’ai toujours désiré et j’ai été terrifiée de comprendre que je trouvais enfin cette sécurité auprès d’un démon. N’êtes-vous pas censé être mon ennemi ? Ne devrions-nous pas nous battre jusqu’à la mort ? N’est-ce pas ce qui est arrivé à Jason ?
   Il ne dit rien pendant un long moment. Je gardai aussi le silence, émue par toutes ces révélations entre nous. Comme au premier jour, il me tendit sa main. Pouvais-je vraiment accepter tout ce que cela impliquait d’être au bras de cet homme ? Oublier nos rôles, ne garder que l’essentiel : sa présence, sa chaleur, sa douceur.
   — Venez, me motiva-t-il. Allons boire un café ; ou un thé. Ne parlons pas de guerre ni de mort. S’il-vous-plait.
   Je chancelai et il se saisit de mon bras à l’instant où j’allais m’écrouler. La sensation de sa peau contre la mienne fut merveilleuse et un frisson me parcourut. On marcha lentement pour profiter de chaque instant.
   — Vos parents reposent aujourd’hui en paix. Quel projet vous anime pour l’avenir ?
   Si ça me paraissait toujours étrange d’entendre un démon parler avec autant de respect des rites humains, cela ne me surprit plus venant de lui.
   — Je ne sais pas. Disparaître ; changer de vie.
   — Restez.
   Je me tournai face à sa gêne soudaine.
   — J’ai repéré une maison à louer, en retrait de la ville. Vous connaissez peut-être le propriétaire.
   Il sourit et cette fois, ses joues se creusèrent vraiment : il était heureux.
   — Je pourrais sûrement vous avoir un rendez-vous.
   — Je vous en remercie.
   J’étais aussi émue que lui à l’idée de rester ici. J’avais très peur de ce que l’avenir me réservait mais ma décision était prise. Je voulais apprendre à connaître ce démon, savoir qui il était et passer du temps en sa compagnie.
« Modifié: 17 Mai 2025 à 08:12:30 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Honnirique

  • Aède
  • Messages: 161
  • Honnirique / Morphée
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #1 le: 11 Novembre 2015 à 23:01:37 »
Salut !

Je pense qu'il n'y a pas grand chose de dérangeant dans ton texte : à mon avis, pas de mention à mettre dans le titre.

Quelques petites remarques sur la forme pour commencer :

Citer
ne m’aurait pas assouvie
Bien que ça ne me semble pas grammaticalement faux, je trouve étrange d'utiliser le verbe assouvir de cette façon. Il se réfère le plus souvent à un sentiment ou une sensation qu'à une personne.

Citer
propre net et sans bavure
J'aurais mis une virgule entre propre et net.

Citer
lorsque je vous ai aperçu
aperçue ?

Citer
les décorations vichys
Est-ce que vichy s'accorde ? Je me pose la question.

Citer
Je pensais à mon père et ma mère que j’ai laissé
laissés

Citer
vous n’êtes pas autorisé
autorisée

Point de vue grammaire, je ne suis pas toujours sûr de tes choix en matière de conditionnel présent / indicatif futur.

Sur le fond, en lisant ton texte, j'ai plus l'impression qu'il s'agit d'un prologue d'un texte long que d'un texte court indépendant (il y a quand même beaucoup d'ouvertures sur des éléments qui ne sont pas dans le texte).

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #2 le: 11 Novembre 2015 à 23:06:07 »
Je ne pense pas que ça compte comme explicite non. D'autres textes de ce niveau ont été posté sans la mention... C'est réservé à des descriptions explicites d'actes sexuels ou particulièrement violents, d'après ce que je comprends. Quelqu'un de plus ancien confirmera.

Pour le fond, j'aime le fait que le texte commence avec la vengeance déjà accomplie (ou apparemment). Ça donne un bon point de départ, à la fois incertain et dynamique. Plein de possibilités.
L'univers en est encore à son ouverture, mais intriguant. Le personnage principal semble à la fois très capable et très jeune, et donc potentiellement trop naïve.
Je dis tout ça en supposant que c'est le commencement d'une histoire et pas quelque chose de clos ceci dit.



J'ai pris quelques notes au fil de la lecture sinon :

"vers une mort plus douce que ce qu’il venait de subir."
Ambigu. Est-ce qu'être mort est plus doux, ou est-ce que les derniers instants de son vie le sont ?

"C’était un homme de taille moyenne, bien proportionné et au visage particulièrement séduisant."
Taille moyenne et bonnes proportions - je ne sais pas si ce sont des caractéristiques physiques qui méritent vraiment d'être notées. Si tu veux décrire le corps, cherche peut-être du côté de son port, de sa prestance.

"Mais aussi beau soit-il, il restait"
fût-il ou qu'il fût (pas sûr en fait)

"Je ne suis pas certaine qu’il aurait était"
"été"

"voilà comment je voulais qu’il meure."
Je préfererais vouloir + infinitif. Plus naturel pour la langue parlée. "comment je voulais le tuer/le voir mourir"
Envisage même de virer le "voilà comment" et d'inverser la phrase : "je voulais le voir souffrir une mort rapide (...)"

"Ses deux mains gantées étaient appuyées sur sa canne"
"s'appuyaient" passe mieux. Trop de "é" sinon.
"tout, simplement"
virgule égarée
"Désormais qu’il est mort, je vais pouvoir m’en retourner vers ma ville"
"Désormais que" et "m'en retourner" font deux tournures lourdes coup sur coup
"Je le regardais, comme à la recherche d’une entourloupe"
Pas sûr du "comme". Elle sait sans doute comment elle le regarde. (plus ça évite la répétition plus loin dans la phrase)

"Mais, une part de mon esprit"
Virgule pas très élégante

"faisait aussi parti"
partie

"Je m’arrêtais net et le regardais avec de grands yeux."
Passé simple plutôt. Dans le doute, utilise le vieux truc de passer à la troisième personne : "elle s'arrêtait net" vs "elle s'arrêta net"

"L’endroit était charmant. Les murs en pierre apportaient une certaine fraîcheur au lieu. Les meubles en bois et les décorations vichys étaient très discrets et offraient une ambiance rétro très agréable."
"charmant", "une certaine fraîcheur", "très agréable". Tu insistes un peu trop.

"gorgé"
gorgée

"Je bus (...) et laissais"
laissai

"Je retrouvais (...) et réussis"
retrouvai

"Puis, je repartais"
Idem que pour le "mais,"

"Je me retrouvais dehors aussi vite que je le pouvais"
Tu cherches un verbe de mouvement plutôt que "se retrouver" je pense. "Je sortis aussi vite" est la plus version la plus simple.

"à repartir d’ici"
"d'ici" un peu en trop.

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #3 le: 12 Novembre 2015 à 07:21:06 »
Tout d'abord, je vous remercie d'avoir pris le temps de lire et d'avoir commenté mon texte.

Oh mon Dieu ! Si mon père voyait toutes ces fautes d'accord, de conjugaison ou même d'accord de temps, il se retournerait dans... son fauteuil !

Je n'ai jamais pensé à faire de ce texte un prologue, mais il est vrai que j'essaye la plupart du temps de mettre en place des univers que l'on pourrait croire ouverts ou étoffés, tout simplement pour donner plus de crédibilité à mon texte ou à mes personnages (je ne suis pas sûre que "crédibilité" soit le bon mot, mais c'est celui qui se rapproche de mon sentiment dans mon esprit encore ensommeillé).

Citer
ne m’aurait pas assouvie
Bien que ça ne me semble pas grammaticalement faux, je trouve étrange d'utiliser le verbe assouvir de cette façon. Il se réfère le plus souvent à un sentiment ou une sensation qu'à une personne.

Je l'ai mis ainsi car on parle souvent "d'assouvir sa vengeance", que c'est "un plat qui se mange froid". Mais finalement, c'est bien la mort est non la vengeance qui permet de se sentir rassasié, d'être assouvi. Voici pour le sens dans cette phrase précise. Mais je note et j'essayerais de trouver d'autres formulations ^^ .

Citer
propre net et sans bavure
J'aurais mis une virgule entre propre et net.

J'en aurais mis une également ^^ .

Citer
les décorations vichys
Est-ce que vichy s'accorde ? Je me pose la question.

J'ai eu le doute. J'ai accordé car en cherchant sur le net, rien (et je reste encore et toujours une bille pour chercher sur le net :-[ ). Je demanderais à mon Papa ;D , il saura peut-être (P.S. : Il me dit nom propre donc invariable) (re P.S. : suite à quiproquo sur la définition du terme Vichy, il pense invariable, mais on oublie le nom propre, mais dans tous les cas : tu as raison ^^ ).

Pour le fond, j'aime le fait que le texte commence avec la vengeance déjà accomplie (ou apparemment). Ça donne un bon point de départ, à la fois incertain et dynamique. Plein de possibilités.
L'univers en est encore à son ouverture, mais intriguant. Le personnage principal semble à la fois très capable et très jeune, et donc potentiellement trop naïve.

En fait, je n'avais pas envie de faire une scène d'action (je suis pas une grande fan de ce genre de scène, même si je m'entraine), mais ravie que l'optique plaise.
Pour l'héroïne, elle a en effet démontré qu'elle était naïve, en parlant de son passé, que ses parents sont morts par sa faute... mais, elle n'en reste pas moins compétente, vu qu'elle a réussi sa vengeance, et a même fait passé sa survie avant sa culpabilité envers son père.

"vers une mort plus douce que ce qu’il venait de subir."
Ambigu. Est-ce qu'être mort est plus doux, ou est-ce que les derniers instants de son vie le sont ?

Dans ce genre de situation, la mort est souvent considérée comme libératrice des souffrances endurées juste avant, donc plus douce que la torture due au poison.

"C’était un homme de taille moyenne, bien proportionné et au visage particulièrement séduisant."
Taille moyenne et bonnes proportions - je ne sais pas si ce sont des caractéristiques physiques qui méritent vraiment d'être notées. Si tu veux décrire le corps, cherche peut-être du côté de son port, de sa prestance.

Ici, je ne sais pas trop. Tu as raison pour une description simple, et elle pourrait être de ce genre, mais je pense qu'inconsciemment "bien proportionné" renvoie à un esprit guerrier, comme si dans ces mots, elle jaugeait un adversaire, hors on ne s'attaque pas de la même manière à un homme grand et musclé qu'à un homme aux dimensions plus raisonnables (enfin, ce n'est que mon avis et le tien n'en reste pas moins intéressant).

"voilà comment je voulais qu’il meure."
Je préfererais vouloir + infinitif. Plus naturel pour la langue parlée. "comment je voulais le tuer/le voir mourir"
Envisage même de virer le "voilà comment" et d'inverser la phrase : "je voulais le voir souffrir une mort rapide (...)"

Insister sur son désir en mettant une phrase plus directe... j'aime ! Merci du conseil.

"Ses deux mains gantées étaient appuyées sur sa canne"
"s'appuyaient" passe mieux. Trop de "é" sinon.

Un peu trop, en effet ^^ .

"tout, simplement"
virgule égarée

Exact ! La petite coquine ;)

"Désormais qu’il est mort, je vais pouvoir m’en retourner vers ma ville"
"Désormais que" et "m'en retourner" font deux tournures lourdes coup sur coup

"Maintenant qu'il est mort, je vais pouvoir..."
Ce sera sûrement mieux, et de la même façon, je ne sais pas si je vais garder "m'en retourner", même si j'aime cette formulation du verbe. Je creuserai ça.

"Je le regardais, comme à la recherche d’une entourloupe"
Pas sûr du "comme". Elle sait sans doute comment elle le regarde. (plus ça évite la répétition plus loin dans la phrase)

Je le pense aussi ^^ . Ah ! Les joies de faire des textes à la première et à la troisième personne. Ça se mélange parfois.

"Mais, une part de mon esprit"
Virgule pas très élégante

Eh bien ! Elles ont, je crois, eu envie de me taquiner ;) .

"Je m’arrêtais net et le regardais avec de grands yeux."
Passé simple plutôt. Dans le doute, utilise le vieux truc de passer à la troisième personne : "elle s'arrêtait net" vs "elle s'arrêta net"

Merci de l'astuce ^^ .

"L’endroit était charmant. Les murs en pierre apportaient une certaine fraîcheur au lieu. Les meubles en bois et les décorations vichys étaient très discrets et offraient une ambiance rétro très agréable."
"charmant", "une certaine fraîcheur", "très agréable". Tu insistes un peu trop.

Un peu trop, c'est le terme :o !

"Puis, je repartais"
Idem que pour le "mais,"

Je vais finir par les mettre aux coins avec un bonnet d'âne, à force qu'elles se baladent ainsi ^^ .

"Je me retrouvais dehors aussi vite que je le pouvais"
Tu cherches un verbe de mouvement plutôt que "se retrouver" je pense. "Je sortis aussi vite" est la plus version la plus simple.

Bien vu :) !

"à repartir d’ici"
"d'ici" un peu en trop.

Oui, "repartir" seul ira très bien. Je pense que je voulais insister sur le fait qu'elle ne voulait pas juste partir, mais vraiment quitter son regard, donc pas repartir dans un sens large, mais se cacher, repartir du point précis d'où il pouvait la voir.

Suite à vos commentaires, je me rends vraiment compte qu'un auteur ne peut pas avoir un regard impartial sur son texte qui lui permettrait de l'améliorer. Donc, merci d'être passés lire le mien et de m'avoir donné vos avis, ce fut très instructif.
« Modifié: 12 Novembre 2015 à 19:19:49 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #4 le: 12 Novembre 2015 à 10:48:58 »
Suite à vos commentaires, je me rends vraiment compte qu'un auteur ne peut pas avoir un regard impartial sur son texte qui lui permettrait de l'améliorer. Donc, merci d'être passés lire le mien et de m'avoir donné vos avis, ce fut très instructif.
C'est l’œil critique contre la main créatrice. La poupée qui dit oui et la poupée qui dit non. L'idéal est de développer les deux mais si tu as déjà la main ne t'inquiète pas trop.
Autour de l'idée que ça se ressent plus comme un prologue, j'ai deux remarques si ça t'intéresse :
1)Un texte clos peut très bien se finir sur un commencement. Surtout s'il s'ouvre sur une fin...
2)Il me semble qu'il y a trois choses qui créent une ouverture dans les dernières lignes : le mystère du nom, l'invitation à se revoir et le départ vers les problèmes à régler, contre seulement une qui clôt : "le port fier, mais le cœur lourd."
L'idée de départ en elle-même peut ouvrir comme fermer, donc tu pourrais juste renforcer un petit peu le côté clôture avec l'idée de "ne jamais revenir ici", "sans le désir de se retourner" ou quelque chose du genre. Même si je ne suis pas sûr que ça soit les sentiments exacts du personnage à ce stade.
Ou transformer l'invitation à revenir en une admission qu'ils ne se reverront probablement jamais.
Après ça reste à toi de voir. Tu as toujours le dernier mot.
« Modifié: 12 Novembre 2015 à 10:54:19 par barnacle »

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #5 le: 12 Novembre 2015 à 11:02:18 »
Pour être tout à fait honnête, j'avais hésité à faire une petite suite où ils se retrouveraient justement.
Mais, ça n'a pas fonctionné comme je le souhaitais.

J'ai tenté de faire une première suite (avec ellipse) où elle revenait dans cette ville pour un nouveau départ, en prenant le risque de faire à nouveau confiance à un démon, tout en gardant une certaine distance par rapport à son ancienne identité afin de protéger ses proches.

Et une autre où elle revenait dans sa ville où elle retrouvait ses connaissances dont la haine envers les démons (pour ceux au courant de leur existence) était encore fraiche, et donc, une sorte de dilemme intérieur entre cette façade de haine et cette impression d'affection pour l'un d'eux. Je voyais vraiment cette scène de rencontre comme un coup de foudre, non pas envers l'homme, mais envers sa condition d'ennemi galant, charmant et d'une certaine manière accessible.

Mais, dans les deux cas, les mots ne veulent pas venir. Peut-être, un jour, ce monde reviendra à moi avec de nouvelles idées.

P.S. : Il est vrai que dans les critiques que j'ai pu faire jusque là, je n'accordais pas trop d'importance à la forme, mais vraiment au fond, car pour moi, le sentiment de l'auteur vient avant sa façon de s'exprimer. Mais, je vais essayer de faire des efforts et avoir l’œil aussi critique que le cœur.

Edit à 19:10 :

Je me posais une question : Moi qui suis en train de retravailler mon texte (j'arrive sur la fin ;D ) suite à vos judicieux conseil, dois-je remplacer le précédant par le nouveau ou mettre le deuxième en commentaire afin que l'on puisse voir l'évolution du dit-texte ?
« Modifié: 12 Novembre 2015 à 19:13:04 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #6 le: 14 Novembre 2015 à 13:31:56 »
.
« Modifié: 30 Octobre 2023 à 17:28:06 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #7 le: 14 Novembre 2015 à 14:40:31 »
Les corrections me semblent toutes bonnes. Pas grand chose à redire.
Tu devrais peut-être modifier le premier message du fil pour signaler qu'il y a une deuxième version ceci dit (tu peux trouver un lien direct vers un message spécifique là où il indique "Re:Nom du sujet", sauf erreur c'est celui-là).
Et n'hésite pas à poster quelque chose d'incomplet, ça peut toujours être intéressant (en créant un nouveau sujet peut-être, suivant la longueur). Et le partager peut aider à savoir ce que tu veux en faire.

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : [Corrigé] Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #8 le: 14 Novembre 2015 à 22:34:56 »
.
« Modifié: 30 Octobre 2023 à 17:27:49 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : [Corrigé] Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #9 le: 15 Novembre 2015 à 00:27:57 »
Je commence par les notes spécifiques. Pas mal de mes remarques sont des impressions qui ne t'obligent en rien. Tu aimes le subjonctif beaucoup plus que moi par exemple.

Petit problème d'emblée : qui parle entre le je et le il devrait être sans ambiguïté, or commencer par une phrase dite par "je" et enchaîner sur "Il resta..." peut embrouiller un instant. On comprend vite mais autant éviter.
Précise peut-être : "Il resta un moment silencieux face à ma demande."

Citer
je ne pouvais qu’être heureuse de savoir que je faisais partie des personnes(...)
En partie une question de goût, mais je trouve la formule un peu longue, avec quatre verbes qui s'enchaînent de différentes façons.

Citer
attendue à ce qu’il nie en bloc et que je doive
Je crois que techniquement il faut répéter le "à ce que" ? Je ne suis pas sûr de la règle derrière ça. Si c'est le cas : "à ce qu’il nie en bloc et à ce que je doive".
Ou tu peux simplifier en remplaçant le subjonctif par de l'infinitif.

Citer
des bosses le rendraient (...) me permettrait
"l'auraient rendu" et "m'auraient permis" ? Je pense que ça compte comme hypothétique dans le passé plutôt que comme futur dans le passé, donc c'est du conditionnel passé.
Dans tous les cas, il manque l'accord à "permettrait".

Citer
me permettrait de voir au-delà
Je sais qu' "au-delà" est "au-delà de son beau visage" mais je pense que ça marcherait mieux si tu l'explicitais. "au-delà de ses charmes/apparences". Quelque chose dans le genre.

Citer
Je me suis laissé tenter de croire que vous reviendriez
Formule un peu maladroite.

Citer
méditant sur ce que je venais de lui annoncer.
Le "sur" n'est pas obligatoire.

Citer
Mon cœur avait fait un bond en apprenant que je n’avais pas quitté ses pensées. Un bond gigantesque.
J'ai le sentiment que l'effet passerait mieux si l'amplification était plus proche :
"Mon coeur avait fait un bond - un bond gigantesque - en apprenant (...)"
Mais j'aime bien mettre des choses entre tirets, c'est un tic stylistique que j'ai.

Citer
d’oublier qui nous sommes,
qui nous étions

Citer
Allons boire un café. Ne parlons pas de guerre, ni de mort. Juste boire cette boisson qui réchauffe les cœurs.
Pour moi la deuxième phrase crée une lourde pause, donc je répéterais "Allons" dans la troisième phrase : "Allons juste boire cette (...)"

Citer
depuis le sommet du crâne jusqu’en bas des reins
"depuis" éventuellement simplifié en "du"
Et "sommet de mon crâne jusqu'au bas de mes reins" serait plus personnel.

Citer
Un frisson me parcourut depuis le sommet du crâne jusqu’en bas des reins et je tremblais contre lui.
Les deux propositions disent un peu la même chose sauf pour le "contre lui". Ca marcherait sans problème à mon avis si tu supprimais le "et" et en faisais deux phrases.

Citer
Je le regardais à son silence soudain.
Passé simple peut-être d'abord ? Et un peu mal dit.

Citer
Je savais quels étaient les mots qui semblaient rester coincés en lui.
Je pense que tu peux fluidifier en combinant l'idée de savoir et de sembler : "Je devinais les mots qui..."

Citer
à louer dans le coin
C'est une expression assez familière tout à coup.

Sinon, j'aime bien. Ça marche en tant que suite, mais ça commence vraiment in media res. Il faut un peu de temps pour clarifier que le "il" est ce cher démon, et encore plus pour savoir qu'on est de retour dans son village (la mention de l'enterrement laisse d'abord supposer qu'on est dans le village où l'enterrement des parents a eu lieu).
L'attraction entre les deux personnages passe et le conflit entre devoir et amour est intéressant. Encore une fois le côté in media res donne l'impression que, malgré les dernières réticences de l'héroïne, ses sentiments se sont déjà décidés pour elle depuis longtemps. Une grande partie du débat intérieur s'est passé entre les deux récits, et on n'en a que les derniers moments.
Pour ces deux points je suppose qu'il nous manque la partie où l'héroïne retourne dans son village pour faire la transition. Ce qui serait une histoire assez longue par contre je suppose.
La conclusion est cette fois-ci une conclusion, pas de doute. On en voudrait plus mais c'est uniquement par curiosité par les personnages, notamment pour savoir si elle a raison de lui faire confiance. Mais tous les éléments introduits dans le texte sont résolus, donc une suite supposerait une péripétie, de nouveaux événements etc.
« Modifié: 15 Novembre 2015 à 00:38:02 par barnacle »

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : [Corrigé] Urban Fantasy - Un café, juste un...
« Réponse #10 le: 15 Novembre 2015 à 14:42:30 »
Tu aimes le subjonctif beaucoup plus que moi par exemple.

Je ne suis pas sûre d'apprécier beaucoup le subjonctif ;) , mais lorsque je fais un brouillon, je l'écris à l'oreille, presque sans regarder ce que je mets, et des fois, ça donne des choses bizarres, très bizarres :-[ . Pour dire, j'ai dû reprendre le premier deux voire trois fois avant de le considérer comme "bon", c'est à dire que je n'ai plus besoin de me concentrer sur chaque phrase pour analyser ce que j'entends. Et pour des textes auxquels j'attache plus d'importance encore, ça peut aller jusqu'à dix lectures différentes ^^ .

Ce qui fait que je vais très sérieusement me pencher sur tes commentaires :) !

Sinon, j'aime bien. Ça marche en tant que suite, mais ça commence vraiment in media res. Il faut un peu de temps pour clarifier que le "il" est ce cher démon, et encore plus pour savoir qu'on est de retour dans son village (la mention de l'enterrement laisse d'abord supposer qu'on est dans le village où l'enterrement des parents a eu lieu).
L'attraction entre les deux personnages passe et le conflit entre devoir et amour est intéressant. Encore une fois le côté in media res donne l'impression que, malgré les dernières réticences de l'héroïne, ses sentiments se sont déjà décidés pour elle depuis longtemps. Une grande partie du débat intérieur s'est passé entre les deux récits, et on n'en a que les derniers moments.
Pour ces deux points je suppose qu'il nous manque la partie où l'héroïne retourne dans son village pour faire la transition. Ce qui serait une histoire assez longue par contre je suppose.
La conclusion est cette fois-ci une conclusion, pas de doute. On en voudrait plus mais c'est uniquement par curiosité par les personnages, notamment pour savoir si elle a raison de lui faire confiance. Mais tous les éléments introduits dans le texte sont résolus, donc une suite supposerait une péripétie, de nouveaux événements etc.

C'est vrai que, pour quelqu'un d'extérieur à l'histoire, il est difficile de deviner qui est qui au début :-[ peut-être parce qu'à mes yeux ,Jean-Charles est tellement imposant que je ne trouve pas utile de préciser que je suis face à lui ;) que dis-je ! qu'elle est face à lui.

En effet, si j'avais vraiment travaillé un passage où elle retourne enterrer ses parents, il y aurait eu beaucoup plus de colère, de rage, mais aussi de friction, car on sait ici que Monsieur le Compte est passé pour financer l'enterrement. Et je ne me sentais pas de mettre ces sentiments dans un texte car je n'arrive jamais à les contenir à ce qu'ils devraient être. Je crois que ces sentiments me sont trop attachés pour que j'arrive à les mettre sur le papier.
Je me concentre plus aisément et suis plus structurée sur des sentiments positifs.
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
[Nouvelle version] Juste un café...
« Réponse #11 le: 19 Mars 2016 à 17:10:08 »
.
« Modifié: 30 Octobre 2023 à 17:28:39 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Karinet

  • Calligraphe
  • Messages: 129
    • kelyone, un autre univers
Re : [Nouvelle version] Juste un café...
« Réponse #12 le: 20 Mars 2016 à 00:15:59 »
Très chouette histoire. J'aurais bien aimé en savoir plus: cette exécutrice est-elle issue d'une histoire plus longue ou est-ce un one-shot? Il m'a fallu un moment pour comprendre que  "monsieur le compte" était un jeu de mots et non une faute d'orthographe.
J'aurais bien aimé en savoir plus: si l'histoire à l'air finie, aura t-on une pré-quelle? Ou une suite tout de même? A bientôt :)
"L’usine avec son fracas s’évanouissait. J’étais heureux…. J’écrivais." (Maurice Leblanc)

http://kelyoneunautreunivers.e-monsite.com/

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 232
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : [Nouvelle version] Juste un café...
« Réponse #13 le: 20 Mars 2016 à 08:28:28 »
Merci pour ton commentaire :)

Pour répondre à toutes tes questions en même temps : en théorie c'est un one-shot. A la toute base, il n'y avait même que la première partie où elle retournait chez elle sans un regard en arrière, la deuxième étant plus une ébauche qu'une suite réelle. Mais en pratique, c'est un univers très simple où j'aime bien traîner (c'est comme ça que je travaille beaucoup de textes) pour me changer les idées, donc il n'est pas impossible qu'il ait un ou plusieurs petits épisodes supplémentaires un jour.

Quant à "Monsieur le Compte", il s'agissait bien d'une faute :/. En fait, c'est un tic d'écriture que j'ai. Je n'arrive pas à écrire "comte" sans rajouter un "p". Donc, à chaque fois, je me relis et celui-là est passé entre les mailles du filet.

Edit : en fait, j'en avais repéré un autre :D, je vais garder celui de "« Monsieur le Compte » paierait l’addition", il me fait bien rire en y repensant ^^.

Ravie que le texte t'ait plu :)
« Modifié: 20 Mars 2016 à 08:32:34 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Ariann

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : [Nouvelle version] Juste un café...
« Réponse #14 le: 16 Octobre 2016 à 15:12:36 »
Je déterre le topic suite à une mise en lumière par l'auteur qui m'a proposé de le lire  ;)

Donc, je trouve le texte agréable avec une ambiance douce amère plutôt bien exprimée. Cependant, certains détails m'ont gênés :
- d'abord, un manque de contexte. Je sais, c'est un texte court qui n'a pas vocation à développer un univers détaillé mais tout de même. Le comte par exemple, arrive comme un cheveu sur la soupe. Pourquoi il est là ? Connaissait-il l'autre démon ? Pourquoi est-il resté là sans réagir ? Bref, on ne sait rien sur lui, et surtout, l'exécutrice elle-même semble s'en désintéresser. Lorsqu'il s'adresse à elle la première fois, elle n'a aucun réflexe de méfiance ou de surprise. Et pourtant, à la façon dont elle en parle, elle ne le connait pas ni ne savait qu'il était là.
- ensuite, le style des dialogues. Autant, le comte qui parle dans un français "littéraire", ça passe parce qu'on se dit qu'il est vieux et qu'il a gardé certains tics de langage, mais la fille, pour moi ça ne fait pas naturel. Peut-être que j'ai lu trop de bit-lit et que je suis habituée à un langage plus familier, mais malgré tout, dans un monde étant supposé s'aligner au notre, on ne s'attend pas à entendre parler quelqu'un comme ça.
- la complaisance de la fille envers le démon. A aucun moment elle ne s'interroge sur sa possible duplicité alors qu'il est supposé être son ennemi par nature. Il n'y a pas d'évolution dans son mode de pensée. Elle a presque un parti pris positif dès le début.
- le changement de scène. Trop brutal, j'ai été perdue un moment avant de comprendre ce qui se passait.

Voila, Luna. Ne m'en veux pas. Ton texte a des qualités mais posé là sans contexte, il perd en force et en compréhension pour moi. Les choses seraient sans doute différentes s'il avait été évident que les 2 protagonistes se connaissaient avant, avaient eu le temps de se mesurer et de se respecter mutuellement. Là, ça manque de réalisme à mon gout. Tu as par contre un joli style avec quelques belles tournures de phrases. Le texte est fluide (hormis le changement de scène), et se lit avec plaisir. Si tu reviens dans cet univers et que tu élargis un peu l'horizon, je reviendrai y faire un tour ^^

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.019 secondes avec 15 requêtes.