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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tu accoucheras sans question ni liberté [FIN MODIFIEE]

Auteur Sujet: Tu accoucheras sans question ni liberté [FIN MODIFIEE]  (Lu 1410 fois)

Hors ligne SoDeb

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Tu accoucheras sans question ni liberté [FIN MODIFIEE]
« le: 05 novembre 2015 à 22:44:32 »
Tu accoucheras sans question ni liberté

Une brise chaude caressait le ventre arrondi de Salomé. Autour d’elle l’air lumineux dessinait un halo. Sans se hâter, elle épinglait la bâche sur les cordes à linge, et le soleil, le vent jouaient avec cette voile improvisée. Pour elle, le premier jour de l’été marquait le début du troisième trimestre. En comptant les mois et les semaines qui s’écoulaient, elle préparait l’arrivée de son enfant. Le temps semblait s’alanguir.

Au mois de mars, Bérénice avait mis au monde son premier enfant, une fille nommée Jade. Bérénice, l’ainée des jumelles, réalisait toujours la première ses expériences sous le regard contemplatif de Salomé.
Aussi, lorsque dans l’intimité de sa chambre blanche, à la clinique, Bérénice confia à sa sœur le récit de son accouchement, Salomé pensa d’abord qu’elle n’aurait qu’à se laisser porter par l’histoire de sa jumelle, et glisser à sa suite sur les vagues de la maternité.
Mais Bérénice fixa Salomé avec gravité. Les hormones en chute libre, la douleur, la fatigue eurent raison du tact dont elle aurait fait preuve en toute autre circonstance. Bérénice raconta la souffrance inconnue, envahissante et cruelle des contractions. Le sommeil de la péridurale. Le réveil embrumé. Les sensations anesthésiées, l’impression d’être une poupée de chiffon. La poussée subie, rythmée par les ordres du médecin pressé. Le bruit de la ventouse. L’extirpation.
Puis on avait posé sa fille, chaude, humide, sur son ventre.
On avait recousu les lambeaux de son sexe, presque sans douleur elle avait senti les fils passer dans sa chair, point par point. Elle n’avait pas compté, mais il y en avait un grand nombre.
Sous elle, la tâche rouge foncée avait été cachée par d’autres draps mais Bérénice avait entrevu cette effrayante flaque de sang.
Salomé, marquée par les révélations de sa jumelle, avait alors entrepris de lire tout ce qu’elle pouvait trouver sur l’accouchement. A trois mois de grossesse, elle enchaînait déjà les nuits blanches, rongée par l’angoisse et les cauchemars.

Quelques semaines étaient passées, rythmées par les lectures répétées de Salomé, et les visites à Bérénice aux prises avec sa maternité toute neuve. Au fil des témoignages Salomé avait cheminé. Jour après jour elle avait emmené Jonathan à ses côtés sur cette route caillouteuse. Ils avaient choisi le chemin qui, à tous, paraissait le plus vertigineux. Pour Jonathan et Salomé, pourtant, il s’agissait de la voie la plus simple et la plus naturelle.

Ils avaient rencontré Anne à la fin du mois d’avril, au milieu de la grossesse de Salomé. Habituée des accouchements à la maison, la sage-femme avait, des années durant, accompagné des couples dans ce projet de naissance alternatif. Ils avaient conversé longuement de leurs attentes, de leurs désirs. Elle les avait rassuré sur les risques, statistiques à l’appui, et ils avaient été convaincus.
Ils étaient heureux et fiers de leur choix, pourtant ils n’en dirent pas un mot à leurs proches.
De leur côté, Bérénice et Cédric étaient en train de traverser une crise de couple d’une rare violence. A l’heure où ils devenaient parents, la réalité à laquelle ils étaient confrontés s’éloignait tant du bonheur imaginé. Les nuits hachées en tout petits tronçons, l’épuisement, les pleurs de Jade, même le jour, sa demande incessante des seins de sa mère. Ils ne s’attendaient pas à ce que leur vie devienne si dure d’un seul coup.
Salomé les observait se déchirer, s’énerver, se noyer. Son corps frissonnait des douleurs de sa jumelle, mais elle restait spectatrice extérieure de ce triste numéro. Ainsi elle vit sa sœur, submergée, abandonner son allaitement.
Et Salomé lut tout ce qu’elle put trouver sur l’allaitement maternel.

Le jour de la fête des mères, Bérénice et Salomé se retrouvèrent chez leurs parents. Malgré une épaisse couche de maquillage, la jeune mère ne pouvait cacher ses cernes gris, et ses parents la questionnèrent avec inquiétude. Jade était là, elle dormait paisiblement dans sa poussette sous la surveillance de son père. Plus silencieuse que jamais. Aussi les grands-parents eurent bien du mal à comprendre de quoi se plaignaient leur fille et leur gendre.
Salomé et Jonathan se tenaient un peu à l’écart des conversations. Ils ne souhaitaient pas révéler leur secret, pas encore. Tandis que Salomé caressait son ventre, sa mère s’enquit de l’avancée de la grossesse. La deuxième échographie avait été réalisée quelques jours plus tôt. Nadine demanda alors quel était le sexe du bébé. Quelle déception lorsque les futurs parents expliquèrent qu’ils voulaient garder la surprise ! Même Bérénice se détacha de ses propres soucis, s’étonnant du choix de sa sœur. Les questions fusèrent. Sur le choix des vêtements, de la couleur de la chambre, du prénom. Salomé et Jonathan répondirent avec calme. Ils voulaient vivre l’arrivée de leur enfant de la façon la plus naturelle possible. Ces quelques mots étaient presque une révélation.
Les interrogations s’accumulèrent. L’inscription à la maternité – la même que Bérénice, bien sûr. Les cours de préparation – de la clinique, bien entendu. Le matériel de puériculture – indispensable, forcément.
Les futurs parents bafouillèrent des réponses vides tout en se cherchant du regard.

La bâche était une relique des travaux de leur maison, gardée pour une possible utilité future. Salomé avait profité de cette belle journée de juin pour nettoyer la toile plastique, avant que son ventre ne soit trop lourd, et trop gros, pour cette tâche. Elle avait frotté à la brosse toute la surface, savonné et rincé les deux côtés. Ce faisant, elle avait été surprise par quelques contractions isolées.
Lorsque Jonathan arriva, Salomé l’informa en souriant que le parquet en bois massif de leur jolie chambre serait bien protégé. Il n’y aurait pas de sang séché entre les lattes.

Anne ne leur avait pas caché l’aspect financier du choix qu’ils s’apprêtaient à faire. Pour accompagner les accouchements à domicile, elle devait être assurée, or les tarifs prohibitifs de cette assurance professionnelle l’obligeaient à pratiquer un dépassement d’honoraire important. En l’occurrence, le prix du voyage pour lequel ils économisaient depuis plusieurs mois.
Pour Jonathan et Salomé, le sacrifice était justifié. Ils échangeaient volontiers une escapade africaine contre la naissance de leur premier enfant dans l’intimité de leur foyer.

Au milieu du mois d’août, Salomé se rendit à la maternité pour les rendez-vous « obligatoires » du neuvième mois. Elle s’y était inscrite, quelque temps auparavant, pour parer à toute éventualité. Là, elle mentit sur ses réelles intentions, craignant que son inscription ne soit annulée s’ils apprenaient qu’elle désirait accoucher chez elle.
Elle se força à répondre aux questions de l’anesthésiste. « Voulez-vous la péridurale ? » Comme si l’on pouvait vraiment répondre à cette question…
- Plutôt non, osa-t-elle timidement.
- C’est votre premier accouchement ? Alors je coche « peut-être », parce qu’à mon avis, vous la prendrez », annonça-t-il avec assurance.
Salomé quitta l’hôpital la boule au ventre. Elle y avait été accueillie comme un numéro de dossier. On lui avait posé des questions creuses, on n’avait pas vraiment écouté ses réponses. Et la sage-femme qui l’avait examinée semblait ne pas avoir le temps, ni l’envie, de se montrer douce.
Sur le chemin du retour, Salomé passa à la pharmacie de son village. Le pharmacien s’étonna de la prescription d’Anne pour une bouteille d’oxygène. Salomé dût lui expliquer que c’était une mesure de précaution, pour venir en aide au nouveau-né s’il en avait besoin. Elle se heurta à un mur d’incompréhension quand elle prononça finalement les mots « accouchement à domicile ». Le pharmacien mit à peine les formes pour lui affirmer que cette démarche était insensée, et dangereuse.
Mais elle pût tout de même ramener la bouteille chez elle. Ils étaient enfin prêts.

Au moment de l’altercation, la pharmacie était bondée. Au village, les langues allaient commencer à se délier. Il était temps de prévenir la famille. Salomé et Jonathan invitèrent Nadine, Gilles, Bérénice et Cédric. Le dîner fut programmé un vendredi soir, quatre semaines tout juste avant la date prévue pour le terme.
Alors qu’ils s’apprêtaient à trinquer, Salomé se leva, regarda ses parents, sa sœur, son beau-frère, puis elle déclara que leur bébé pouvait maintenant arriver à n’importe quel moment, et qu’il allait naître chez eux, dans cette maison. L’annonce fut accueillie par un silence ébahi. Sans attendre les questions de leurs proches, Salomé et Jonathan expliquèrent les raisons de cette démarche. Leur envie de naturel, d’intime, d’humain. Le débat fut houleux. Chacun tenta de les faire changer d’avis, mais cela faisait bien trop longtemps que cette décision était ancrée en eux.

Deux semaines plus tard, le début du mois de septembre avait remis chacun au travail. Salomé s’impatientait. Chaque jour, elle faisait de longues promenades dans le village et même, quand il ne faisait pas trop chaud, dans les collines environnantes.
Les heures s’égrenaient, jour après jour, interminable attente.

Deux jours avant la date limite présumée, Salomé commença à discerner quelques contractions. Tout au long de la journée, elle ressentit la tête de son enfant appuyer si bas qu’elle ne parvenait plus à se mouvoir comme d’habitude.
Quand Jonathan rentra du travail, il trouva sa femme allongée sur le canapé, caressant son ventre et essayant de trouver une position confortable. Elle lui dit qu’elle se sentait différente, et que leur bébé allait peut-être arriver cette nuit.
Pendant la soirée, Salomé et Jonathan alternèrent les positions. Les ronds de bassin sur le ballon, les suspensions, les accroupis. Chaque contraction arrivait, plus forte, plus impressionnante que la précédente. A chaque fois, le calme qui y succédait était si parfait qu’il semblait marquer la fin de l’épisode. Alors ils discutaient, riaient, vaquaient à leurs occupations. Mais une autre contraction survenait, déferlante de douleur croissante.
Ainsi les heures passèrent. Jonathan soutenait Salomé, de son corps il la portait, de sa voix l’encourageait, et les mots simples qu’il prononçait étaient réconfortants comme du miel.
Peu à peu, la douleur était devenue intense, les contractions s’étaient rapprochées. Même sans compter, Salomé le savait dans son corps. Lorsqu’elle vit à l’horloge du salon qu’il était minuit, elle demanda à Jonathan d’installer la bâche dans leur chambre. Vite. Entre deux contractions il se mit à dérouler le plastique. Depuis le salon Salomé le rappela en criant. Elle ne pouvait pas tenir sans lui, elle avait besoin de ce contact, de cet amour, de son corps pour s’accrocher, s’agripper, se suspendre.
Entrecoupé dans chacune de ses actions, Jonathan installa la chambre, la lumière, la musique, appela Anne. Elle n’était pas loin de chez eux. Elle fut vite là.
Son arrivée rassura Salomé. Avivée par la souffrance, son angoisse avait enflé. Tout à coup tout allait mieux. Ils n’étaient plus seuls.
Anne annonça tranquillement à Salomé que le travail était bien avancé. Leur bébé était prêt à naître.
Quant elle s’assit dans le bain, le soulagement fut immédiat. Les contractions étaient toujours là, mais dans l’eau elles semblaient enrobées.
Encore quelques dizaines de minutes dans ce temps suspendu.
Salomé se releva. Elle sentit un liquide chaud couler entre ses jambes. Ce n’était pas l’eau du bain. C’était l’eau de son ventre.
En quelques minutes, la douleur décupla, en puissance et en fréquence.
Salomé, Jonathan et Anne étaient dans la chambre à présent. A chaque contraction, les gémissements de Salomé se faisaient plus violents. Elle ne savait plus qui elle était ni ce qu’elle faisait là. Tout se perdait dans l’acuité de la douleur.
Soudain elle perçut ce qui l’avait incité à renoncer à la péridurale. Cette sensation qu’on lui avait décrite, irrépressible. Une poussée qui venait de l’intérieur.
Elle s’installa sur le lit, à quatre pattes. Depuis cinq mois qu’elle se préparait à ce moment, elle s’était toujours vue accoucher ainsi.
Et elle poussa.
Elle y était. Elle donnait tout.
Elle avait si mal. Impression d’écartèlement. Elle se sentit perdre pied.
Elle devina les mains de son homme sur elle. Elle entendit sa voix, et celle d’Anna, au milieu de ses propres hurlements. Elle s’accrocha à ces voix. Elle leur dit. Qu’elle n’y arriverait pas. Que c’était trop.
« Je vois ses cheveux », dit Anne, d’une voix douce et confiante. « Tu peux le sentir avec ta main, là. » Salomé tendit une main hésitante, et elle toucha. C’était vrai, son bébé était juste là.
Une dernière fois, elle poussa. Elle cria. Elle n’entendait plus rien. Elle ne sentait plus rien. Ou plutôt si, elle sentait tout. Le monde entier la traverser. La vie naître d’elle.

Son geignement rompit le silence. Salomé la regardait, surprise de la découvrir là, sous elle, si petite. Sa fille.
Elle l’effleura, bredouilla quelques mots. Des mots déjà prononcés, quand elle était dans son ventre, mais qui en cet instant prenaient un son étrange. Elle la prit contre elle, se retourna, la posa sur sa poitrine. Puis elle la contempla. Jonathan était juste à côté, abasourdi.
Ils avaient l’impression de flotter.
Depuis neuf mois ils attendaient ce moment, ils l’avaient préparé, ils en avaient parlé. Jamais pourtant ils n’avaient imaginé qu’ils seraient dans un tel état. Euphorie calme, contemplation, adoration.
En quelques secondes elle était devenue une mère, il était devenu un père. Plus que la naissance de leur fille, ils venaient de vivre une renaissance, leur propre renaissance. Ils en restaient hébétés.
« Notre monde vient d’en trouver un autre » chuchota Jonathan.

Dans ce nouveau monde, plusieurs années passèrent.

Le bruit des conversations emmêlées emplissait toute la salle. Anonymes au milieu de tous, Jonathan et Salomé se tenaient, silencieux, leurs épaules appuyées l’une contre l’autre. Leurs regards balayaient la scène sommaire, le pupitre, les spots crachant leur lumière acérée.
Lorsqu’elle parut, les discussions s’estompèrent. Elle prit le temps de regarder le public, puis d’une voix douce et claire, elle égrena son discours. Choix, accouchement naturel, maisons de naissance, le monde avait changé. Elle salua le courage des sages-femmes qui, avant elle, avaient mené ce combat quand l’opinion publique se dressait contre elles. « Les sages-femmes, et les mères, car nous ne serions rien sans elles » ajouta-t-elle. Jonathan et Salomé frémirent, elle les avait trouvés. Elle planta son regard dans celui de Salomé. Elle prononça encore : « Je m’appelle Inaya, j’ai trente-et-un ans, et j’ai été mise au monde à la maison. »
Sans décrocher son regard, la jeune femme effleura son ventre, juste en dessous de son nombril.
Une larme coula sur la joue de Salomé.
« Modifié: 06 novembre 2015 à 23:20:25 par SoDeb »
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Avec des articles, format classique. Avec des fictions courtes. Avec des images que j'ai - dans une écrasante majorité - créées de mes petites mains.
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Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 096
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #1 le: 06 novembre 2015 à 01:23:44 »
Salut !

Encore un chouette texte :)
Je n'ai pas grand chose à dire, c'est très bien écrit, je n'ai pas du tout senti la longueur, et je me suis senti impliqué et concerné par les soucis de Salomé. Pourtant, je suis un mec et j'ai pas d'enfants  :mrgreen:

J'aime beaucoup, aussi, la diversité des événements et des lieux, les ellipses, l'alternance des moments où la narration insiste sur Salomé et ceux où la narration est plus vaste. C'est super vivant comme histoire !

J'ai particulièrement apprécié les deux premiers paragraphe au niveau de la forme et du choix des mots. C'est sûrement personnel, mais je trouve que c'est un peux mieux écrit que le reste.

Seul bémol, je n'ai pas compris le choix de ta fin  :/

A plus :)

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #2 le: 06 novembre 2015 à 08:02:01 »
Beaucoup d'émotion.
J'en reste baba, et c'est assez rare chez moi.

Mon frère est né à la maison (il y a 64 ans, ça arrivait assez souvent, et puis ce fut comme tu l'expliques) et moi non.

Mais ton texte est assez chouette formellement, au-delà du thème.
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne SoDeb

  • Aède
  • Messages: 155
    • Maman de plume
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #3 le: 06 novembre 2015 à 08:09:55 »
Merci pour vos commentaires.
Extasy, la fin c'est pour l'idée que le monde est en train de changer, et que dans 35 ans ce qui est la norme aujourd'hui aura peut être évolué. En tout cas c'est mon rêve et mon souhait.
Et puis j'aimais bien l'idée que ce soit en fait le bébé né dans le récit qui raconte l'histoire, à l'âge qu'avait sa mère à l'époque...
Bon et puis aussi c'était pour un concours ce texte et dans les consignes il y avait cette idée de renaissance et de monde qui change.
Merci en tout cas pour vos retours.
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C'est Maman de Plume. Fictions et réalités d'une maman du XXIème siècle.

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Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #4 le: 06 novembre 2015 à 10:01:01 »
Je suis un peu d'accord avec extasy. La fin ne m'a pas tout à fait plu. Si c'est lié au thème du concours, ça risque d'être difficile à changer mais bon...
Le problème n'est pas que la fille raconte (ça marche très bien) mais le changement de genre (passage de quelque chose d'assez naturaliste à de l'anticipation) peut coincer un peu - surtout la phrase "Semaine Mondiale de l’Accouchement Respecté 2050" qui concrétise un peu trop cet avenir. Je crois que ça passerait mieux sans cette avant-dernière phrase.

Dans le domaine des petits problèmes, le choix du mot "halo" dans la deuxième phrase (pour revenir tout au début : "Autour d’elle l’air lumineux dessinait un halo") me déplait un peu. J'y vois l'idée d'un cercle lumineux assez précis (même si aux frontières floues - la lumière que créé un spot ou une ouverture, pas le soleil ou la lumière diffuse du jour). "aura" plutôt peut-être ?

Sinon j'aime beaucoup. C'est très élégamment raconté et une jolie histoire. En accord avec le thème apparent du concours presque tout du long même.
« Modifié: 06 novembre 2015 à 10:03:26 par barnacle »

Hors ligne Ninève

  • Aède
  • Messages: 150
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #5 le: 06 novembre 2015 à 10:20:51 »
Très chouette texte !
Pour avoir été à la place de Salomé (il y a 7 ans), je peux dire que ton texte est très réaliste dans la progression de l'état d'esprit des parents, dans les réactions de l'entourage, et dans les heures de la naissance  :coeur:

Portée par ton texte, je n'ai pas fait de relevé.

La fin aussi m'a interrogée, je n'ai pas trouvé la transition très efficace, et même si j'apprécie cette fin idéaliste, elle arrive un peu comme un cheveux sur la soupe...
Ninève

Hors ligne SoDeb

  • Aède
  • Messages: 155
    • Maman de plume
Re : Tu accoucheras sans question ni liberté
« Réponse #6 le: 06 novembre 2015 à 23:19:40 »
J'ai modifié la fin grâce à vos commentaires.
Merci à tous !
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