Chers MdIens,
Cette poule semble prédestinée. Regardez-les, regardez-les, ces personnages ! Ils ont tous eu un destin funeste, sombre, voire même affreux. Ils ont tous souffert, ils sont tous au cœur d'un drame.
Certains personnages sont comme ça. Ici, nous avons la coïncidence de tous les trouver dans le même groupe !
Qui, parmi ces personnages torturés, allez-vous sauver ?
Anastasia : Livre : 50 nuances de Grey, de E. L. James
Description :
Anastasia Steele, jeune femme ordinaire, rencontre Christian Grey, jeune homme qui semble être à tout point de vue exceptionnel. Elle n'en revient pas qu'un homme comme lui s'intéresse à une femme comme elle, et croit qu'elle est sur le point de commencer une extraordinaire et première histoire d'amour, lorsque Grey lui annonce qu'il tripe dans le BDSM. Après quelques aventures sexuelles pimentées et pas mal de claques sur les fesses, Anna décide de rompre avec son homme parce que décidément, les coups de fouet, ça fait bien trop mal.
Extraits :
— Donc, vous allez me faire l'amour ce soir, Christian ?
Merde, j'ai vraiment dit ça ? Sa bouche s'entrouvre, mais il se ressaisit aussitôt.
— Non, Anastasia. Premièrement, je ne fais pas l'amour. Je baise... brutalement. Deuxièmement, il y a encore des papiers à signer.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Fiche par extasy
Gollum :Œuvre :Le Seigneur des Anneaux, de JRR Tolkien
Description :Gollum est dans doute à la fois la créature la plus pitoyable et la plus impitoyable qui soit.
Au début de sa vie, il n’est qu’un simple Hobbit nommé Sméagol ; mais le jour de son anniversaire, il tombe sous l’emprise de l’objet qui va à jamais changer sa vie, l’Anneau Unique. N’ayant pas hésité à tuer son propre cousin pour s’approprier son cadeau d’anniversaire, il est banni de son village et devient « Gollum » à cause des bruits de gorge qu’il fait.
D’apparence rachitique et famélique, Gollum fait pourtant preuve d’une force insoupçonnée, d’une ruse et d’une malveillance sans égales. C’est aussi un pisteur hors pair, capable d’une grande discrétion et surtout c’est l’esclave de l’Anneau, à l’origine de son esprit double.
Gollum cherche avant tout à récupérer son « précieux », car l’influence de l’Anneau sur son esprit fut plus longue qu’envers n’importe qui d’autre. Aussi est il prêt à mentir, tricher, voir tuer pour le récupérer.
Extrait :« Inutile, tout à fait inutile répondit Gollum. Pas si les Hobbits veulent atteindre les montagnes sombres et aller le voir très rapidement. Et vous pouvez arriver sur des routes dures et froides aux portes même de son pays. Des tas de ses sujets seront là pour accueillir des hôtes, très heureux de les lui amener tout droit, oh oui. Son œil observe sans cesse de ce côté. Il a attrapé là Sméagol, il y a longtemps. Mais Sméagol s’est servi de ses yeux depuis lors, oui, oui : je me suis servi de mes yeux, de mes pieds et de mon nez depuis lors. Je connais d’autres voies. Plus difficiles, moins rapides mais meilleures, si on ne veut pas qu’il vous voie. Suivez Sméagol ! Il peut vous emmener à travers les marais, à travers les brumes, les bonnes brumes épaisses. Suivez Sméagol avec grand soin et vous pourrez aller loin, très loin avant qu’il ne vous attrape, oui, peut-être. »
Fiche par tim gab
La Mort :Oeuvre : Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett
Description :Les
Annales du Disque-Monde racontent les aventures de plusieurs bandes de personnages à des époques et endroits différents dans le fantasque Disque-Monde, parodie de fantasy. On y croise Mages et Sorcières, trolls et légendes et toutes sortes d’autres personnages bigarrés.
La Mort est un grand squelette vêtu (oui, La Mort est mâle) d’une robe noir absolu. Il prend très à cœur son travail et le fait d’être à l’heure. Rien ne l’embête plus que quand un mort est en retard à son rendez-vous. Pourtant, il n’est pas méchant et a volontiers le sens de l’humour (un sens de l’humour un peu particulier, on l’avouera).
Extrait : C’est ainsi que Rincevent, qui traversait en hâte les bazars du soir grouillants de monde à la lueur des torches, le Bagage courant lourdement sur ses talons, Rincevent, donc, bouscula une grande silhouette sombre, se retourna pour lui balancer quelques jurons bien sentis et contempla la Mort.
C’était forcément la Mort. Personne d’autre ne se promène avec des orbites vides ; évidemment, la faux posée sur une épaule était un indice supplémentaire. Alors que le mage horrifié fixait l’apparition, deux amoureux qui riaient d’une plaisanterie intime lui passèrent carrément au travers sans avoir l’air de la remarquer.
La Mort, pour autant qu’un visage dépourvu de traits en soit capable, parut surpris2.
« RINCEVENT ? dit-il d’une voix aussi grave et pesante que le claquement de portes de plomb, loin sous terre.
— Euh… fit le mage en tâchant d’échapper à ce regard fixe sans yeux.
— MAIS QU’EST-CE QUE TU FICHES ICI ? (Boum, boum, firent les dalles de cryptes dans des places-fortes vermoulues sous des montagnes ancestrales…)
— Euh, pourquoi pas ? Bon, je suis sûr que vous avez des tas de choses à faire, alors si vous voulez b…
— J’AI ÉTÉ SURPRIS QUAND TU M’AS BOUSCULÉ, RINCEVENT, PARCE QUE J’AI RENDEZ-VOUS AVEC TOI CE SOIR MÊME.
— Oh, non, pas…
— EVIDEMMENT, LE PLUS FRUSTRANT DANS CETTE HISTOIRE, C’EST QUE JE M’ATTENDAIS À TE RETROUVER À PSEUDOPOLIS.
— Mais c’est à huit cents kilomètres d’ici !
— PAS BESOIN DE ME LE RAPPELER, TOUT LE SYSTÈME EST ENCORE EN TRAIN DE SE DÉGLINGUER, JE LE VOIS BIEN. ECOUTE, TU NE POURRAIS PAS, DES FOIS… ? »
Rincevent recula, les mains tendues devant lui pour se protéger. Le marchand de poisson séché d’un étal voisin observa ce cinglé avec intérêt.
« Pas question !
— JE POURRAIS TE PRÊTER UN CHEVAL TRÈS RAPIDE.
— Non !
— ÇA NE TE FERA PAS MAL DU TOUT.
— Non ! » Rincevent pivota et prit ses jambes à son cou. La Mort le regarda partir et haussa les épaules avec amertume.
« VA TE FAIRE FOUTRE, ALORS », lâcha-t-il. Il se retourna et remarqua le marchand de poisson. Avec un grondement rageur, il tendit un doigt osseux et le cœur de l’homme cessa de battre, mais il n’en tira guère de fierté.
Il se souvint alors de ce qui devait arriver plus tard ce même soir. Il serait inexact de dire que la Mort sourit, puisque n’importe comment ses traits restaient figés en un rictus calcaire. Mais il fredonna un petit air guilleret comme une fosse commune puis — ne s’arrêtant que pour abréger les heures d’un éphémère de passage et prendre une des neuf vies d’un chat tapi sous l’étal à poissons (tous les chats voient dans l’octarine) — il pivota sur ses talons et se dirigea vers le Tambour Crevé.
Fiche par Loïc
Mercutio :Œuvre : Roméo et Juliette, de William Shakespeare
Description :Mercutio est un jeune noble de Vérone, ami de Roméo et de Benvolio mais qui, contrairement à ces derniers, n’est pas un Montaigu. Ni un Capulet, d’ailleurs. Mercutio est de la famille du Prince de Vérone. Surtout, c’est un poète incompris, amoureux des bons mots et, par certains côtés, plutôt pacifiste : il veut qu’on le laisse courir les jupons en paix malgré sa laideur.
Extrait :BENVOLIO. - Allons, frappons et entrons ; aussitôt dedans, que chacun ait recours à ses jambes.
ROMÉO. - À moi une torche ! Que les galants au cœur léger agacent du pied la natte insensible. Pour moi, je m'accommode d'une phrase de grand-père : je tiendrai la chandelle et je regarderai... À vos brillants ébats mon humeur noire ferait tache.
MERCUTIO. - Bah ! la nuit tous les chats sont gris ! Si tu es en humeur noire, nous te tirerons, sauf respect, du bourbier de cet amour où tu patauges jusqu'aux oreilles... Allons vite. Nous usons notre éclairage de jour...
ROMÉO. - Comment cela ?
MERCUTIO. - Je veux dire, messire, qu'en nous attardant nous consumons nos lumières en pure perte, comme des lampes en plein jour... Ne tenez compte que de ma pensée : notre mérite est cinq fois dans notre intention pour une fois qu'il est dans notre bel esprit.
ROMÉO. - En allant à cette mascarade, nous avons bonne intention, mais il y a peu d'esprit à y aller.
MERCUTIO. - Peut-on demander pourquoi ?
ROMÉO. - J'ai fait un rêve cette nuit.
MERCUTIO. - Et moi aussi.
ROMÉO. - Eh bien ! qu'avez-vous rêvé ?
MERCUTIO. - Que souvent les rêveurs sont mis dedans !
ROMÉO. - Oui, dans le lit où, tout en dormant, ils rêvent la vérité.
Fiche par le Membre Inconnu