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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]

Auteur Sujet: Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]  (Lu 5141 fois)

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Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« le: 27 Juillet 2015 à 04:48:39 »
Salut tout le Monde, voilà..j'ai écris (je sais pas quoi dire d'autre tellement ca fait longtemps que j'ai rien posté). Du coup merci pour ce défi réeduc' de l'écriture Ceiht-L, même si je progresse très lentement et que mon rythme d'écriture est chaotique, ca fait plaisir. Et oui on m'a dit qu'après avoir commencé qu'il existe vraiment un arbre à bouteille, mais c'était trop tard, na.
Ca s'avère plus long que ce que je pensais, du coup je poste en deux fois, j'estime être à légèrement plus de la moitié là avec cette première partie.
Hésitez pas à dire ce qui peut ne pas aller, je suis peut etre un peu rouillé et je vois pas tout...

Bonne lecture!


[!]
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PREMIER ENVOI






« Cet étrange symbole que nous portons tous au village, en collier, est un héritage de famille.  C’est le rite ancestral de notre communauté. Il nous est légué dès notre plus tendre enfance le jour où nous plantons notre premier arbre, à l’âge de l’éveil. Très souvent avant même d’avoir prononcé nos premiers mots. Pour beaucoup c’est le tout  premier souvenir de notre vie. Mais en vérité, il représente bien plus que notre mémoire et celle de notre village. Il est l’histoire de notre Branche sacrée à tous, dépassant nos souvenirs de plusieurs millénaires. Il est la légende de notre arbre de vie, l’histoire de notre branche sacrée à tous !
Le noir et le blanc, le clair et l’obscur qui s’entremêlent en deux gouttes d’eau de vie. Deux gouttes blanche et noire dans un cercle, avec un point de la couleur opposée dans chacune. Il est notre passé et notre avenir, le nectar de nos racines qui puise en nous autant que l’on puise en lui : il nous révèle. Il représente si bien la vie… Peu sont ceux pourtant, de nos jours, qui savent que sa signification est encore plus ancienne que ce que l’on semble savoir, en fait…
- Oui, oui je sais tout ça. Chez nous aussi on connait ces légendes : le sage de notre village nous les apprend en cours d’herbologie.»


Cela faisait déjà bien une vingtaine de minutes que j’écoutais ce vieux croulant me raconter ses histoires que je connaissais par cœur, entendues jusqu’à l’écœurement dans ma jeunesse. Le vieux dégarni me regarda d’un air vitreux. Une méchante cataracte recouvrait l’un de ses yeux. J’osai à peine regarder mon sablier de poche. Ça devait faire plus de vingt minutes.
« Regardez, on possède le même symbole.»
Je tendai mon poing vers lui à hauteur de poitrine, pour qu’il voit bien mon bracelet de cuir relié du même logo. Silence. Des braises du feu entre nous crépitèrent. Il se pencha un peu, pour gratouiller sa longue barbe hirsute où quelques cendres s’étaient fichées. Il fixait mon bracelet avec l’intérêt d’un chat face à une grosse boule de poussière. Paresseusement.

« Le début de cette légende remonte à 200 ans avant le début de notre arbre. Bien que celui-ci ait plusieurs millénaires (personne n’a pu savoir son réel âge tellement il est imposant !), on sait grâce aux écrits sacrés  que cette légende vient de précisément 200 ans avant notre arbre colossale. Oh, si haut et grand que le sol et ses racines nous sont invisibles !
Vous savez -une étincelle alluma soudainement ses yeux, comme s’il allait me confier un secret-, l’histoire de notre symbole vient en fait… du planteur de notre arbre lui-même! - Je soupirai.- Quel grand homme ce fut, à n’en pas douter ! Personne ne connait l’importance que revêtait notre symbole avant le grand arbre, celle qui lui était donnée à l’époque, c’est pourquoi l’héritage de notre créateur est si considérable : on peut dire qu’on lui doit le monde !
- Et pour ma question ?
- Un visionnaire, tout dans ses actes est visionnaire. Comment aurait-il pu savoir sinon, que nous, peuple blanc vivant dans l’obscurité, la nuit forestière permanente, et vous, peuple noir, vivant dans la lumière et la chaleur du soleil permanentes, partageraient la même Branche Sacrée ? Occasions célestes que nos rencontres si rares !
- Oui bon, oui. Bon. Justement c’est une occasion céleste là, ça serait bien d’en profiter !»

Il gratta sa maigrichonne jambe dans un bruit ténu de raclement de peau et de poils. Je perçu un conflit chez lui. Il semblait acquiescer à demi-mots, et à la fois son corps réfractaire se renfrognait sur lui-même. Il réajusta le col de son gros manteau laineux, dans un mouvement d’épaule fébrile. J’aurai aimé avoir une fourrure comme celle-là. Je n’avais que des habits d’été, avec comme seule vraie source de chaleur une cape épaisse achetée quelques jours auparavant. Cette contrée me glaçait le sang, et rien que de voir ces doigts fripés s’enfoncer dans une fourrure chaude ravivait mes engelures de pieds. Le temps de cette pensée pathétique, je loupai quelques phrases d’une importance capitale, perdues à jamais dans l’oubli de mon indifférence.

«Et c’est donc ce jour-là, dans les derniers jours de sa vie, que notre créateur trouva la graine sacrée. Elle était aussi grosse que son buste quand il la trouva. Si grosse que lorsqu’il voulut la porter, il trébucha et tomba lourdement dans une crevasse de vase.
Bloqué, prit au piège, il ne pouvait plus en sortir ! Il serra contre lui la graine comme seule bouée de sauvetage pour ne pas sombrer dans la vase mouvante. »
J’écarquillai les yeux aussi grands que possible, pour lutter contre la somnolence qui me prenait. Il dû prendre cela pour de la surprise ou de l’intérêt car son récit redoubla de passion.

«Malheureusement, ô grand malheur, cette vase devait être fortement toxique et une gastroentérite mystique le prit, poussant son calvaire au paroxysme. O martyr, si seulement tu ne t’étais pas cassé les deux jambes en tombant peut être notre histoire à tous aurait été différente ! »
Je tenais mes paupières grandes ouvertes entre le pouce et l’index. Peut-être les pitreries le perturberaient.

« Alors, dans les derniers soupirs de sa vie, il rassembla ses forces et grava sur un morceau de cosse arraché de la graine avec ses dents, notre symbole et la légende la plus sacrée de toute…
- Maudite soit-elle ! Dis-je. Le vieux opina du chef.
- C’est un moine de la confrérie des Branches Basses qui un jour de pluie trouva…
- Non c’est bon, s’en est trop ! Je m’en vais, je me débrouillerai autrement. Tant pis, j’en ai vraiment plein les conifères !
Je me levai d’un bond, sablier en main. Ca faisait à peine 15 minutes. Le vieillard s’agita, paniqué, soudainement alerte.
- Non, non ! Attendez, je vais tout vous dire !
- … Vraiment ?
- Laissez-moi juste finir cette dernière histoire, comment le moine comprit que la mystérieuse tache araignée n’était pas une énigme de plus du créateur, mais juste une tache de vomi !
- Ah ça non, jamais ! Mais bon sang, vous avez des dizaines de bouteilles en verre dans votre baraque, vous êtes le seul du village à en avoir autant ! De toutes les couleurs, de toutes les formes et surement remplit de plein de trucs qui schlinguent en plus, ça vous coute quoi de me dire où vous les avez eu ?!
- Ok… dit-il piteux. Je vais tout vous dire…»
Je me penchai vers lui resté assit, j’arborai un sourire pincé aussi poli que possible.

« Alors, il est où ce planteur d’arbres à bouteilles ?
- Je vais vous le dire.
- Dîtes-moi.
- Je vais le dire hein.
- Oui, bah dîtes-le !
- Même pas une dernière histoire ?
- …
- Je le dis donc…
- Voilà.
- C’est parti !
- Allez !
- …J’ai oublié.
- C’est une blague ?
- Non, non, j’ai oublié.
- Vous vous foutez de moi ?
- Mais non, puisque je vous dis que j’ai vraiment oublié ! Non mais ne partez pas, s’il vous plaît ! Laissez-moi raconter encore…
- MERDE ! Je pestai en envoyant valser le rideau de lichen faisant office de porte, mon gros sac à dos sous le bras.
- Revenez ! Pitié je me fais vraiment trop chier ici !
- Espèce de sale vieux shnock, j’en ai ma claque de vos histoires à la… à la…»
J’ai alors dû m’emporter un peu trop en criant. La maison du sage était située en plein centre-ville. Une trentaine de villageois immobiles, choqués, yeux globuleux, me fixaient sans avoir lâché de leurs mains ce qu’ils étaient en train de faire. Je senti comme un léger malaise.
«Euh… Bon Epicéa à tous !»




 Ce que je ne savais pas encore à ce moment-là, c’est que dans cette région de la branche sacrée, souhaiter un bon épicéa était considéré comme la pire insulte possible. De l'ordre d'une malédiction sur plusieurs générations il me semble... Soixante globes oculaires m’observaient sous toutes les coutures, la gêne laissant progressivement place à un énervement, de plus en plus palpable. Je pouvais entendre leurs narines frémir et leurs dents grincer.

«J’ai dit une connerie là, non ?...
J’étais l’épicentre du village. L’aiguille dans une botte de foin enfin retrouvée. Respiration collective.
-RAAAAAAAAHHHHHH !
Tous se mirent à hurler en même temps, s’élançant d’un bond, toutes jambes devant pour m’attraper. Cela me prit une bonne seconde pour me rendre compte que je m’étais mis à crier aussi. Deux bonnes secondes de plus pour me rendre compte que mes jambes, elles, avaient eu l’intelligence de précéder ma bouche. Je détalais déjà à toute vitesse.
Fort heureusement pour moi, les gens de le la région des forêts des ombres étaient globalement plus petits et plus chétifs. Le manque de soleil sans doute. Je devais en principe pouvoir les distancer : à côté d’eux j’étais un goliath.
 Pourtant, une dizaine d’hommes hurlant à pleins poumons continuait de me coller de près. Je m’essoufflai bien trop vite !  L’idée lumineuse d’arrêter de crier me traversa alors, l’air pouvait entrer à nouveau dans mes poumons. Décidément mon cerveau arrivait en bon dernier dans la liste de mes réflexes musculaires. Je me retournai pour constater avec soulagement que l’écart se creusait à vue d’œil.
Plok. Une chose lourde et non identifiée me frappa l’épaule, déséquilibrant ma course. La secousse avait manqué de peu de me faire tomber.  Je senti la chose encore accrochée à mon épaule, me laissant une sensation chaude et gluante. Je l’arrachai d’un coup dans un bruit de succion, comme une ventouse avec une coquille dure et pleine de piques. Un escargraine !
 Autour de moi, il en pleuvait ! J’entendais des bruits sourds tomber de tous les côtés dans l’herbe grasse, me manquant de peu. Le temps de jeter l’objet de ma surprise, que j’en senti un nouveau me coller dans le bas du dos dans un impact spongieux. Un rapide coup d’œil derrière me dévoila que ma dizaine de poursuivant à pied abandonnait la course, mais que c’était surtout pour laisser champ libre à l’autre vingtaine de personnes qui ne m’avait pas poursuivie, postée en ligne à l’entrée du village. Ils étaient partis chercher leurs crosse de lancés pour me canarder à coup d’escargraines monstrueux ! Je filai à toutes jambes dans la seule clairière qui menait au village, où l’herbe haute me chatouillait les cuisses sans me permettre de m’y cacher. Ma course en foulées hautes ressemblait plus un à cent mètres palmes qu’à une vrai course poursuite. Je manquai de m’étaler au sol en marchant sur une 'mine' escargraine, invisible dans ces herbes. Je boitillai à cloche pied sur quelques mètres, à cause des piques, en évitant une autre de justesse. La débâcle. Totale.




Note de voyage: les escargraines sont des escargots, mais poussant sur les arbres, tel des cocons attendant d’éclore. A ceci près que leur âge de maturité n’arrive qu’une fois qu’ils ont mangé toutes les feuilles de l’arbre sur lequel ils poussent. Une fois leur arbre porteur devenu trop faible pour soutenir ses fruits voraces, ceux-ci tombent au sol. La taille démesurée de leur carapace brune par rapport à leur corps leur permet de se protéger des prédateurs. Ils se trainent donc aussi loin qu’ils le peuvent avant de mourir (Généralement à une dizaine de mètres de là où ils sont nés.). Leur corps mort fait office de graine, protégé par la lourde coquille enfoncée dans la terre, d’où un nouvel arbre à escargraines peut pousser.
Une vraie cochonnerie à vrai dire qui peut s’avérer très envahissante, elle laisse rapidement derrière elle des forêts entières désertes et mortes. Chez nous on les éradiquait, car assez petits et rares.  Dans cette région, on en trouvait en quantité prolifique à cause de l’humidité, et les habitants du coin avaient su en tirer profit, utilisant l’escargraine comme principale ressource de leur quotidien.




 Après avoir réussi à quitter la zone de tir et m’être assuré de les avoir définitivement semé, je pansais mes plaies en ruminait. Chaque « smurf » d’escargraine que je décollai de ma peau était une pensée en plus contre mon village.
« Allez vas-y, c’est la chance de ta vie ! » qu’ils disaient. Smurf. On voit bien que ce ne sont pas eux qui se coltinent tout ce voyage. En plus ces sales bestioles laissaient des marques rouges… Je ressemblais à une coccinelle à pois rouges… Le maire, smurf, lui je le retiens celui-là ! J’envoyai valser rageusement au loin le gastéropode. Plus que trois. Rencontrer des gens, voir du pays, trouver un sens à tout ça en acceptant et réussissant cette quête ! Tu parles, beaucoup de beaux mots… 

 Durant les deux lunes qui venaient de passer, j’avais en effet vu du pays… En comparaison, ces étranges mangeurs de coquilles n’étaient pas ceux qui m’avaient le plus mal accueilli...
Après avoir quitté mon village et dépassé les derniers villages alentours, j’avais parcouru des kilomètres de désert. Manquant au passage de tomber amoureux du mirage d’une fille nue aux cheveux de cristal, qui s’avéra en réalité n’être qu’un gros perroquet béluvien picorant une bouteille cassée. Indubitablement une piste me dis-je alors dans mon délire. Et ce fut pendant des jours ma piste la plus sérieuse…
J’étais ensuite tombé sur un peuple de chasseurs marins ayant l’habitude de pêcher le poisson à la main, lâchés au fond du lac en scaphandre. Ils m’ont pris pour une sèche terrestre. Leur coutume la plus remarquable consistait à porter comme masque la tête momifiée de leur plus grosse prise -ce qui se résumait pour beaucoup à un simple petit chapeau-. La peur de cette course poursuite, m’avait forcée à poursuivre mon chemin dans une direction incertaine. Comme souvent dans ce voyage, le hasard des rencontres m’avait fait avancer à l’aveugle.

J’avais ensuite dû traverser les marais de sève où, au cours de la traversée, un vieux passeur dépressif m’avait plus d’une fois fait la frayeur d’un suicide collectif. Ses yeux et sa voix tremblotante ne quittèrent pas un seul instant le fond du lac, où gisaient cristallisés dans le fond, plusieurs générations de passeurs malchanceux. Il m’avoua tout de même avoir fait passer plusieurs fois un homme étrange avec des petites bouteilles en boucle d’oreille. Une information que personne ne put jamais me confirmer, même chez ceux qui m’affirmaient avoir croisé le planteur.
 La partie la plus étrange du voyage fut sans aucun doute  en arrivant aux abords de la Grande Forêt. Là dans la plaine en lisière des arbres, se réunissait toute une immense communauté de bohémiens, planteurs, troqueurs, profiteurs de poudres, plantes et champignons en tout genre. Une immense fête qui semblait durer depuis des générations, et surtout où les bouteilles proliféraient en quantité étonnante. Je soupçonnais le planteur d’avoir passé un bon séjour ici. Investi corps et âme dans ma quête, j’essayais donc pendant plusieurs jours de m’intégrer aux ‘habitants’ de cette région, dans le seul but de leur titrer les vers du nez. Evidemment.
Malheureusement, la seule chose que j’appris fut un nombre assez important de noms de drogues que j’aurai pu en écrire une encyclopédie ; poudre de perlimpinpin, poudre de cheminette, poussière d’étoile, trompettes sournoises, infected mushroom [ !] etc… Et j’en passe, car je dois bien avouer que ma mémoire, entre deux discussions avec des dragons des sables polymorphiques (où était-ce des puces géantes à têtes humaines ?), me fait encore défaut. Je ne raconterai pas ce passage en rentrant tiens.
Je m'étais ensuite enfoncé dans l’ombre et le froid, pour finalement me faire canarder d’escargraines.


Smurf.
Bien sûr j’avais rencontré des gens et des lieux plus normaux, plus accueillants, tout n’avait pas été que mésaventures, c’est vrai…  Au final, une seule constante dans ce voyage : l’impossibilité de trouver ce maudit planteur d’arbres à bouteilles. Deux lunes, deux lunes et je n’avais toujours aucune piste sérieuse. A chaque village ou caravane itinérante que je rencontrais je trouvais bien un paysan, un gamin ou une vieille aveugle qui me disait l’avoir vu passer, il y a une lune ou quelques jours auparavant. Le problème était que les directions indiquées étaient tout le temps contradictoires, me donnant uniquement l’impression pure et simple de tourner en rond. En fait La seule certitude que j’avais pu dégager de tous ces jours, c’est que ce planteur était indéniablement et systématiquement, toujours plus loin que l’endroit où je me trouvais. Smurf.
Impensable pourtant de rentrer au village sans avoir touché le but de ma quête, et de toute façon, j’étais allé trop loin pour faire demi-tour… Je devais peut être juste prendre un peu de repos, souffler un peu, prendre le temps réfléchir…




« Excusez-moi, euh, bon hortensia ! » Et allez. A tous les coups encore un autre.
Smurf. « Si c’est pour de la poudre d’escampette, j’ai déjà eu ma dose. » dis-je en me levant sans me retourner, de peur de lui faire avoir une crise cardiaque, rouge de partout que j’étais.

« Non pas du tout ! En fait, ça va vous paraitre bizarre, mais je vous ai vu depuis le village et… j’ai tout entendu.»
Je me retournai d’un coup, craignant qu’un guerrier peureux souhaite tout de même faire son devoir, prêt à me poignarder à coup de coquille dans le dos. Mais non pas du tout : l’homme se tenait un peu en retrait, tordant ses mains crispées sûrement moites, comme gêné ou préoccupé d’être là. Son visage plus halé que les autres me fit penser qu’il venait d’ailleurs, il me paraissant aussi plus robuste. Mais il n’avait pas l’air menaçant pour le moins du monde.
 
« Vous avez dû voir aussi. Ils ne m’ont pas manqué hein ?
- J’ai tout entendu pour le planteur de bouteille.
- Tiens tiens… Fis-je pensif. J’ai crié si fort ?
- Euh… Je dois vraiment répondre à ça ?
- Erm, non c’est bon en effet. Alors comme ça, le planteur d’arbre à bouteille ça vous parle ?
- Et bien, en fait, je peux dire que… Oui et non en quelque sorte… Ça pourrait surement vous aider dans tous les cas.»
Je soupirai. Ça sentait encore l’information vaseuse et peu fiable. Je me levai en remettant mon sac sur le dos.

«Enfin j’ai une petite idée là-dessus… Rajouta-t-il plus malicieux. C’est vrai qu’ils t’ont bien dérouillé ! T’es pas du coin, t’as jamais dû voir cette espèce je parie ? Tu sais que ça peut donner de l’urticaire du diable ceux qu’ils t’ont lancé là ? D’habitude les gens se rendent d’eux même en voyant les marques rouges de ces carapaces, t’as pas de chance la récolte des urticants a été bonne cette année.
- T’as pas l’air du coin non plus, comment t’es arrivé là ? J’essayai de m’empêcher de continuer à me gratter, imaginant la nuit horrible que je passerai. Monstres.
- Oh, non moi j’habite à côté ! J’ai de quoi te soigner chez moi, viens c’est par là. Il montrait un coin de forêt sans sentier. Je te montrerai aussi pour l’arbre à bouteille.»


 Enfin quelqu’un qui semblait plus ou moins normal. Et voilà qui était plus intéressant. J’allais peut être enfin trouver quelque chose d’un peu plus sérieux, croiser un arbre me remettait toujours en piste. Je lui emboitai le pas en évitant branches et ronces qui se bousculaient pour me crocheter les pattes.
Tout en marchant, je l’interrogeais un peu sur sa vie, ce qu’il faisait là. J’appris qu’il s’appelait Ranelagh, et il s’avéra qu’il était plus vieux que je ne l’avais pensé au premier regard. En y prêtant attention, ses habits paraissaient usés, comme portés depuis de nombreuses années.

« En fait je viens du village à la base. C’est là que j’ai grandi. Mais je ne me suis jamais vraiment senti à l’aise… Je ne sais pas, comme si je n’arrivais pas à faire totalement partie communauté. A être comme les autres lié à des tas de gens indispensables pour moi, ce genre de choses, tu vois ?
- Je vois, oui.
- Du coup je suis parti construire ma maison à côté du village. Ils m’ont aidé en plus ! Je passais souvent,  maintenant c’est très rare… Je n’arrivais plus à me faire à leur mode de vie très… à cheval sur les règles, au fil des années. Alors je me suis mis en quête, un peu forcé et depuis je voyage, parfois.»
Son récit était décousu, souvent hésitant il cherchait beaucoup ses mots. Il ne semblait plus habituer à tenir des discussions aussi longues. Ou du moins sur ce sujet. On arriva finalement à son refuge d’ermite. Une belle bâtisse faite de pierres, mais presque totalement recouverte de lierre et de branches, elle semblait noyée dans la végétation. Seule l’épaisse tenture rouge de la porte ressortait du paysage. Rien de comparable avec ce que les autres habitants de l’obscurité mettaient chez eux. Colorée et vive, on aurait dit une porte seule entre les arbres, venue de nulle part.

« Voilà, c’est là que j’habite. Ce que je veux te montrer est plus loin sur le chemin. –Un chemin qu’il semblait être le seul à voir…- Tu peux poser tes affaires, on reviendra pour soigner tes irritations de bave gasteropodique.
Je me stoppai.
- J’aime mieux garder mon sac. Il est loin l’arbre ?
- L’arbre ? J’ai dis qu’y’en avait qu’un ? Autant pour moi, suis-moi je vais te les montrer! »

J’exultai intérieurement.  Je tenais surement vraiment quelque chose.
 De toute ma vie je n’avais rencontré que des arbres à bouteilles isolés, se trouvant entre plusieurs villages. Il y en avait un par chez moi aussi. On s’y ravitaillait -comme pour tout ce qui nous est utile-même pour cette denrée il était plus facile d’en trouver en troc. Très prisées, très vite cueillit, ceux qui n’en connaissaient aucun emplacement et  les retardataires n’y trouvaient plus rien, d’autant que le cycle de floraison de l’arbre était très lent. Je n’avais vu que deux fois un de ces fruits transparents et brillant de soleil pendre sur ses branches crochues. Un arbre intéressant, quoique pas du tout dans mon panel d’arbres préférés.

 



Je suivais Ranelagh dans les fourrés à grandes enjambées, piqué par la curiosité, et il accéléra le pas, lui aussi enthousiaste. Quelques dizaines de mètres plus loin, il ralentit pour me montrer une entrée entièrement cachée par les branches, les racines et feuilles des arbres au vert terne qui s’entremêlaient là en masse.

« J’aime souvent venir ici. C’est un endroit… reposant.»
Il s’engouffra entre les branches et je lui emboitai le pas sans réfléchir.
 A l’intérieur, dans une petite clairière au ciel de branches sombres, quatre grands arbres à bouteilles faisaient office d’allée. Je les reconnu immédiatement par leur forme caractéristique, la moitié basse du tronc faisant plus du double de diamètre de sa moitié haute. En haut, de longues branches aux angles obtus, poussaient en pagaille dans une cohésion anarchique. Les pointes crochues pointaient vers le bas, protégeant ainsi la partie plus fine du tronc. Les deux arbres de devant étaient encore plus haut et imposants que les autres. La tête penchée en arrière, je contemplai les bouteilles qui s’y trouvaient,  toutes de couleurs et de formes différentes.
 Il y en avait des petites, larges, dans une couleur qui paraissait d’abord bleu métallique mais qui aux reflets hasardeux du soleil, prenaient une teinte violette. Un autre arbre portait des bouteilles plus allongées et rouges, éclatantes. Il faisait face à un spécimen aux bouteilles carrées et jaunes, totalement opaque. Le vent ne passait pas dans ce lieu, donnant l’impression d’être dans un autre espace, insonore.  Pourtant on pouvait parfois entendre le léger tintement de deux bouteilles poussant trop près l’une de l’autre. Je comprenais mille fois que l’on veuille venir se reposer dans cet endroit.

« Tous les 2 ans, (c’est le temps de maturité pour ces arbres, ajouta-t-il) les gens de mon village viennent ici pour tout cueillir. Ca nous a donné une bonne réputation dans la région grâce à ça, elles se troquent pas mal. Mais ce que personne ne sait, c’est que chaque récolte fait l’objet d’une véritable cérémonie. Ils vouent presque un culte à ce lieu sacré. Des chansons sont chantées à sa beauté le soir autour du feu, presque tous les soirs en fait... »

 Pauvre Ranelagh. Sa voix le trahissait, il devait souvent aller écouter ce qu’il se passe au village… Un ermite nostalgique ? C’est en tout cas comme ça qu’il avait dû entendre sa discussion avec le sage. Et ce lieu expliquait d’où venaient les bouteilles du vieux sénile. Pas étonnant qu’il n’ait rien voulu lui dire. 
Ranelagh s’avança jusqu’au fond de la clairière pour aller s’assoir sur une pierre face à moi. C’est là, en flânant dans ce lieu magnifique et envoûtant, que je les vis juste derrière la deuxième rangée d’arbres. Deux tous petits et minuscules arbres, des jeunes pousses, très récemment plantées dans le même alignement que les autres. Leur forme de faisait aucun doute.

«Incroyable. Ils sont si récents! Non... Ne me dis pas que tu l'as vu ? Ou si dis le moi justement...
- Non malheureusement, ça serait trop beau sinon hein ? Ça date d’il y a une demi-lune environ. Je ne les ai vu qu’en rentrant de mon voyage. Je suis le seul au courant pour le moment, les villageois ne viennent ici que dans les grandes occasions. Les grands arbres ne seront totalement mures que dans une lune.
- Nouveaux d’une demie lune tu dis… Deux semaines de retard sur lui donc. Rah toujours trop de retard sur lui… »
Je pestai en posant mon sac à dos par terre, prêt à m’asseoir, las. Ca aurait dû être une bonne nouvelle, mais qui sait jusqu’où il avait pû partir en deux semaines…

«Héhé, mais justement, c’est pour ça que je te disais que j’ai ma petite idée… Quand je suis rentré, il y a quinze jours, sur tout le trajet du retour j’ai vu des traces de pas. Elles venaient dans ma direction. J’ai dû le rater de peu, car je n’ai pas croisé un péquin sur la route en amont ! Et voilà qu’arrivé ici pour faire une sieste, j’ai vu ça… Bref, je crois savoir où il est allé. C’est un chemin très peu fréquenté j’étais déjà étonné de voir que quelqu’un l’a emprunté, alors en plus si ça coincide avec la taille de ces pousses….
- ... Ranelagh, j’ai envie de te croire. De toute façon je n’ai aucune piste, c’est même la première fois que j’ai une direction aussi précise qui se présente. J’ai même envie d’être enthousiaste ! Ce lieu en lui-même était déjà preuve suffisante pour moi alors… Dis-moi… Tu pourrais me montrer le chemin ? Je t’en serai reconnaissant, tellement…
- Bien sûr. Mais avant, il faut que tu me dises : pourquoi tu veux le trouver lui ? Regardes, tu pourrais simplement prendre quelques bouteilles là, autant que tu veux si tu le voulais même ! Ça serait un drame pour le village, une déclaration de guerre c’est sûr ! Et je n’ose pas te dire ce qu’ils te feraient s’ils t’attrapaient. Je ne t’en empêcherais pas en tout cas. Ça serait bien fait pour eux, c’est dingue comme ça peut m’énerver  comment ils peuvent être très étriqués, stricte à un point… Enfin sur des règles comme ça ils en font toute une histoire vitale… Ou alors c’est de la suffisance en plus de… Désolé, je dérive, ça m’arrive parfois...
- Euh d’accord… Je ne peux pas, simplement parce que quelques bouteilles ne suffiront pas à remplir ma quête. C’est le cas de le dire. Il me faut une poignée de graine, au minimum.
- Hm, je vois. Pourquoi un aussi grand sac alors ? Il a l’air un peu vide, je me suis dit que tu cherchais à le remplir.
Je le regardai la bouche pincée, le regard interdit, baissant mon regard sur mon sac gisant au sol.
- J’ai besoin de ce qu’il y a dedans.
- Pour ta quête ?
- Oui.
Il sembla réfléchir un peu.

- Ok, tu n’as pas l’air d’être un mauvais gars. Ramènes toi, on part.
- Où ? Attends, quoi tout de suite ?
- Bah ouaip, si on a deux semaines de retard sur lui ça va ne pas se faire tout seul. Tu comptais faire quoi ? Dit-il taquin, alors que j’étais encore un peu subjugué par la clairière.
- Rien... Enfin si, si bien sûr j’allais foncer. Je fais le chemin en courant d’habitude même. Faut pas croire.
- Ahaha. Premier voyage hein ? Comment tu t’appelles au fait ?
-Ouaip’. Moi c’est Rubert. »





On courut presque jusqu’à sa maison, passant en courant d’air le rideau de porte -décidément du rouge le plus intense qu’il m’avait été donné de voir-. Il me fit assoir rapidement sur une chaise et se précipita dans ses placards, fouillant bruyamment. Il attrapa enfin un pot.
« Tiens prends ça, frictionne toi bien avec ça fera partir toutes tes plaques. Les démangeaisons doivent commencer à être terribles, avec ça dans vingt minutes tu ne sentiras plus rien.
-Euh Ranelagh… C’est bien de l’ail ça?
- Oui, pourquoi ?
Je ne répondis pas mais ne pensai pas moins que, au lieu d’avoir la sensation d’être tombé dans les orties, j’aurai une odeur capable de repousser toute espèce vivante. Ou donner faim aux amateurs d’escargots au beurre persillé.
« A tout mal son mal légèrement plus supportable. » me dis-je en m’en frottant partout.
 Pendant que je finissais mon traitement, Ranelagh lui s’activait dans tous les sens, remplissant un sac de voyage jeté à la va-vite sur la table du salon. Il saisissait des pots de nourriture, de la viande séchée et d’autres sachets avant de s’attaquer aux vêtements de sa commode. Je sortis ma carte de mon sac, histoire d’étudier un peu la question avec lui avant de partir.

«C’est dans quelle direction ta route ? Il s’arrêta net et éclata d’un grand rire franc.
- Pas besoin de cette carte, inutile pour là où on va !
- Hein ? Je l’ai acheté y’a même pas deux jours, j’ai toute ta région là ! Montre-moi au moins la direction si c’est loin !
- Comment te dire… L’entrée de la route est à la fois très proche, et pourtant si… Lointaine. Ça nous dépasse totalement, si je puis dire ! -Mon regard insistant le fit mettre fin à son suspens volontaire.- Ce n’est pas sur notre Branche Sacrée.
- Comment ça?
- Ca veut dire exactement ce que ça veut dire. Me lança-t-il avec un grand sourire tout en balançant son sac sur épaules.
- Mais… Attend  comment…
- C'est là-bas que j'ai acheté mon rideau de porte. En route Rubert ! »
Une autre Branche ? Maudites soient-elles, les légendes pourraient donc être vraies ?






Quel est le but de la quête de Rubert? Vit-il vraiment sur un arbre gigantesque? L'auteur a-t-il au moins les réponses à ces questions? Vous aurez les réponses à tout ce suspens au prochain épisode, suite et fin pleine de révélations.
« Modifié: 24 Août 2015 à 01:21:41 par Ben.G »
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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #1 le: 28 Juillet 2015 à 20:54:58 »
Re, en avant !

Citer
Cet étrange symbole
on ne sait pas du tout quoi imaginer.
J'pense que ça vaudrait la peine de le décrire.

Citer
Cela faisait déjà bien une vingtaine de minutes que j’écoutais ce vieux croulant me raconter ses histoires, que je connaissais par cœur, entendues jusqu’à l’écœurement dans ma jeunesse.

j'enlèverais croulant pour le rythme

Citer
J’osai à peine regarder mon sablier de poche
sympa comme idée

Citer
« Regardez, on possède le même symbole.
je fermerais les guillemets

Citer
Il se pencha un peu, gratouillant sa longue barbe hirsute où avaient volées quelques cendres, fixant mon bracelet avec l’intérêt d’un chat face à une grosse boule de poussière.
un peu long

Citer
Vous savez (une étincelle alluma soudainement ses yeux, comme s’il allait me confier un secret), l’histoire de notre symbole vient en fait… du planteur de notre arbre lui-même! (Je soupirai.) Quel grand homme ce fut, à n’en pas douter ! Personne ne connait l’importance que revêtait notre symbole avant le grand arbre, celle qui lui était donnée à l’époque, c’est pourquoi l’héritage de notre créateur est si considérable, on peut dire qu’on lui doit le monde !
c'est un dialogue ça ?
connaît
Je suis pas fan des parenthèses

Citer
- Le début de cette légende remonte à 200 ans avant le début de notre arbre. Bien que celui-ci ai plusieurs millénaires –personne n’a pu savoir son réel âge tellement il est imposant !-, on sait grâce aux écrits sacrés  que cette légende vient de précisément 200 ans avant notre arbre colossale. Oh, si haut et grand que le sol et ses racines nous sont invisibles !
Je  passerais une ligne pour plus de clarté, j'ai rien compris à la première lecture par rapport à la transition.

Citer
Il réajusta le col de son gros manteau laineux, dans un mouvement d’épaule fébrile. J’aurai aimé avoir un manteau comme ça.
x2 manteau
Citer
Je n’avais que des habits d’été, avec seulement une cape achetée quelques jours auparavant pour seul manteau.
x3

Citer
ravivait mes engelures aux pieds.
de pieds

Citer
- Et c’est donc ce jour-là, dans les derniers jours de sa vie, que notre créateur à tous trouva la graine sacrée. Elle était si grosse lorsqu’il la trouva, aussi grosse que son buste, qu’il trébucha en voulant la porter, tombant lourdement dans une crevasse de vase.
sauter une ligne avant je pense
+ longue phrase

Citer
(J’écarquillai les yeux aussi grands que possible, pour lutter contre la somnolence qui me prenait. Il dû prendre cela pour de la surprise ou de l’intérêt, car son récit redoubla de passion.)
Que veux tu faire avec ces parenthèses ?
Perso, ça rend ma lecture difficile, mais y'a ptete quelque chose derrière ça :)

Citer
Malheureusement, ô grand malheur, cette vase devait être fortement toxique et une gastroentérite mystique le prit, poussant son calvaire au paroxysme.
:D ;D

Citer
O martyr,
ô

Citer
si seulement tu ne t’étais pas cassé les deux jambes en tombant, peut être notre histoire à tous aurait été différente !
plutôt lourd
peut-être que notre histoire

Citer
Peut-être les pitreries le perturberaient.)
peut-être que les

Les parenthèses c'est pour mettre en "bouteille" les ressentis du perso ?  :P :P :P ;D :D
(j'essaie de comprendre) ihihihihihi

Citer
il rassembla ses forces et grava sur un morceau d’écorce, arraché de la graine avec ses dents,
Y'a de l'écorce sur la graine ?  :o

Citer
- Non c’est bon c’en est trop !
c'est bon,
s'en

Citer
J’en ai plein les conifères !
:coeur:  :D :D

Citer
comment le moine comprit que la tache araignée n’était pas une énigme du créateur mais juste une tache de vomi !
la tache araignée ???  :o
tâche

Citer
–et surement remplit de plein de trucs qui schlinguent en plus-,
:coeur:

Citer
- Ok… Dit-il piteux.
dit

Citer
- Oui, bah dites-le !
dîtes je crois

Citer
s’il vous plait
plaît

Citer
- Revenez ! Pitié je me fais vraiment trop chier ici !
:D :D :D

Citer
A la…
à la...

Citer
au milieu du village. Une trentaine de villageois immobiles,
x2 village

Citer
Cela me prit une bonne seconde pour me rendre compte que je m’étais mis à crier aussi. Deux bonnes secondes de plus pour me rendre compte que mes jambes, elles, avaient eu l’intelligence de précéder ma bouche.
x2 rendre compte

Citer
Le manque de soleil sans doute.
:coeur:

Citer
à côté d’eux, j’étais un goliath.
:D :D

Citer
Une dizaine d’hommes hurlant à pleins poumons, me collaient à une dizaine de mettre.
coller est un peu bizarre ici

Citer
ma course, la secousse
bof au niveau des sonorités

Citer
Un escargraine !
 Les escargraines sont des escargots,
x2  escargraine

Citer
Les escargraines sont des escargots, mais poussant sur les arbres, tel des cocons attendant d’éclore. A ceci près que leur âge de maturité n’arrive qu’une fois qu’ils ont mangé toutes les feuilles de l’arbre sur lequel ils poussent. Une fois leur arbre porteur devenu trop faible pour soutenir ses fruits voraces, ceux-ci tombent au sol. La taille démesurée de leur carapace par rapport à leur corps leur permet de se protéger des prédateurs. Ils se trainent donc aussi loin qu’ils le peuvent avant de mourir (Généralement à une dizaine de mètres de là où ils sont nés.). Leur corps mort fait office de graine, protégé par la lourde coquille enfoncée dans la terre, d’où un nouvel arbre à escargraines peut pousser.
Une vraie cochonnerie à vrai dire qui peut s’avérer très envahissante, laissant rapidement derrière elle des forêts entières désertes et mortes. Chez nous on les éradiquait, car assez petits et rares.  Dans cette région, on en trouvait en quantité prolifique à cause de l’humidité, et les habitants du coin avaient su en tirer profit, utilisant l’escargraine comme principale ressource de leur quotidien.

Tout ce passage est trop "documentaire" et casse complétement le rythme entrainant de l'histoire.

Citer
Un rapide coup d’œil derrière me fit voir,
me fit voir c'est pas top

Citer
mais que c’était surtout pour laisser champ libre l’autre vingtaine de villageois qui ne m’avait pas poursuivie, postée en ligne à l’entrée du village.
à l'autre
x2 village/villageois

Citer
à 100 mètre palmes
:D
mètres ?

Citer
'mine'
guillemets français

Citer
« Allez vas-y, c’est la chance de ta vie ! » Qu’ils disaient.
qu'ils

Je vais arrêter là pour le moment, un début difficile, pense à aérer ton texte :)
J'ai eu du mal avec les parenthèses surtout au début.
Belle course poursuite, j'ai souri, y'a des passages vraiment sympas. J'étais dedans ! :)
Ensuite, j'pense qu'il y a des soucis passé simple/imparfait.

A bientôt pour la suite, n'hésite pas à me poser des questions ou a demander des éclaircissements sur mes coms !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #2 le: 28 Juillet 2015 à 21:43:49 »
je ressors le code couleur :
Vert : je kiffe
Rouge : j'aime pas
Bleu : répétitions, maladresse de ponctuation/dialogue
En gras, me semble que ce sont des fautes !
(En italique) j'explique pourquoi je trouve qu'à mon avis il me semble que ;p

je précise que tout ceci est parfaitement subjectif, ne concerne que moi, et que tu peux tout à fait tout jeter sans trop de cas de conscience ! \o/

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

J'aime bien le coup de commencer direct par un dialogue qui semble s'adresser au lecteur et qui en fait est déjà un discours cash. Bonne mise en jambe, ça prend. J'trouve ça un peu... impersonnel, des fois, un peu en manque d'étoffe. Ca peut surement être allégé, affuté au niveau de la syntaxe : beaucoup de virgules suspensives qui cassent à mon avis le rythme fluide d'une description de départ. Le guillemet du départ n'est pas fermé à la fin.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Là, y'a un truc de mise en forme. Je ne comprends pas : c'est le sage et le narrateur qui dialoguent au début, ca s'emboite pas mal. Ensuite, donc, on a les pensées et remarques du narrateur entre parenthèses, alors que les paragraphes se sautent dans l'explication du prof, et qu'on retrouve un guillemet au début du passage juste en dessous, là (en bleu aussi). Du coup je capte pas trop. J'pense qu'il faut délimiter par de simples tirets, lier les remarques du prof qui se met à monologuer, et séparer simplement (sans parenthèses ni fioritures) les apartés du narrateur. Mais je sais pas. En tout cas en l'état c'est un peu wtf. Niveau imagination, plantage de monde (hahaha), on sent que tu es plein d'idées, et que ça va partir. Ca fait un peu Ocarina of Time, l'arbre monde, tout ça, ça ensoleille l'imaginaire, j'kiffe.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Fwhalala : là c'est mort de rire. J'kiffe : tu m'as eu. J'étais parti dans le truc du sage qui explique le monde à ses elèves et au lecteur en même temps et d'où on sort la quête générale qui va s'en suivre. Toi t'exploses tout ça, tu me places un vieux schnok qui feinte parce qu'il se fait chier, un narrateur pas dupe, et un dialogue mythique. <3
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Là encore je trouve que les virgules ne sont pas tes amis. Par contre, le Wtf, l'humour, ça, oui, et j'en suis ! o/

 
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

On sent beaucoup moins les hachures de style et les soucis de virgule sur le second paragraphe. En tout cas, d'une ça part en couille, de deux ton imagination t'a pas laché, de trois : c'est ouf !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Toujours les virgules. Les évenements s'enchainent vite et sont denses et pourtant racontés très vite. Moyen d'exploiter plus la teuf, p't'être ? De mieux imbriquer les peripéties du "voyage" dans une réalité ? Ici, on le lit, mais on ne le vit pas. On ne voit que peu le rapport entre tout ça (bon après c'est pas obligé) et le début : on ne sait pas non plus où il va, ce qu'il veut vraiment, à quoi il rêve. Ok il veut savoir qui est le planteur d'arbre, mais c'est bien mince. SInon, toujours plutôt captivé par ce bestiaire et ce truc wtf assez mythique sorti de ta tête ;)
Pour les drogues : bave d'escargraine ? Moisissure d'épicéa ? etc..
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Style beaucoup plus fluide et bien moins séquencé, c'est cool. Et on raccroche au fil conducteur. Ok !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Ok le suspens monte ! Tu prends des libertés narratives (ton très oral, phrase très moderne) qui floutent un peu le fond : la forme est cash. Sinon, j'kiffe l'idée, toujours, je me demande ce qu'il va se passer.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

On sent moins d'attention sur la forme. Toujours ce lyrisme délirant, tu le teinte de poésie, c'est cool, mais on a encore des imprécisions de virgules, des alternances "Poussant/avancaient" plutôt hasardeuses, etc...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Ok pour le fond (j'accroche de plus en plus), toujours pas pour la forme : certaines erreurs très grotesques m'amènent à croire que tu as porté beaucoup moins d'attention à la fin qu'au début.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bon beh je vais pas redire, hein (bon si) : la forme suit pas le fond. Imagination foisonnante, plein de bonnes idées, un humour intéressant, de très bonnes ficelles, mais il y a des trucs qu'on ne peut pas lire soit sans s'étouffer par manque d'air (et du coup on assimile mal les idées et les éléments en nombre que tu apportes), soit parce que c'est très dense et très rapidement raconté. Le nombre de peuples qu'il croise, le nombre d'évènements ne comportent pas chacun une problématique et un avancement dans le récit : le peuple marin, par exemple : c'est cool mais pourquoi ? Limite y'a un chapitre à faire dessus pour bien l'imbriquer dans la quête. La teuf, pareil. En te lisant on a l'impression que tu avais beaucoup d'idée mais que tu n'a pas pris le temps de toutes les enchainer ensemble pour qu'un récit suive un narration harmonieuse et facon "quête" (chaque temps et chaque épreuve est une lecon et un avancement interne pour les protagonistes), et c'est donc franchement dommage.

Y'a de la matière à rebosser : les virgules, la mise en forme des dialogue parfois incorrectes (qui perd complètement le lecteur entre qui parle, où est l'incise, etc), et l'enchainement général des situations (où alors tu en mets moins et tu ponds un véritable enjeu à chaque fois). Bref, c'est un premier jet : les suivants peuvent faire de ce terrain de sable imaginatif un véritable monde dans lequel j'ai envie de rire à ton humour terrible et dans lequel j'ai envie de vivre avec les personnages - pour le moment je ne fais que les accompagner de loin à cause d'un mur terrible : celui de la fluidité et de la narration.

Allez bisous ;)
« Modifié: 28 Juillet 2015 à 21:55:19 par Psykokwak »

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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #3 le: 29 Juillet 2015 à 00:49:32 »
Bon, je vous fait un petit commentaire en relevant 2/3 trucs, on a parlé de la plupart en pv ensemble  :P
Mais surtout, merci beaucoup à vous deux!!!! Et surtout Psyko pour ce commentaire d'anthologie juste parfaitissime!


@Autofic,

Citer
on ne sait pas du tout quoi imaginer.
J'pense que ça vaudrait la peine de le décrire.
Il y est décrit!
Citer
Deux gouttes blanche et noire dans un cercle, avec un point de la couleur opposée dans chacune.
Le ying yang, non pas assez explicite?

Citer
Que veux tu faire avec ces parenthèses ?
Perso, ça rend ma lecture difficile, mais y'a ptete quelque chose derrière ça :)
Bon alors qu'on soit clair la dessus, pour tout les deux, qu'on se foute de moi et qu'on en parle plus: honetement, j'avais juste oublié qu'on mets des tirets et pas des parenthèses  :D :D :D Voilà, c'est tout on en parle plus svp x)

Citer
Y'a de l'écorce sur la graine ?  :o
Bah ouaip tsais, une graine de cette taille, y'a quand meme une sorte de peau/carapace/couche plus dure, j'ai pas trouvé le nom exacte, une cosse ca serait mieux?...

Citer
la tache araignée ???  :o
Tu veux vraiment connaitre la fin de cette légende?  :mrgreen: whatever, le nom qu'on peut donner à des formes qu'on glorifie en mode animiste en quelque sorte

Citer
Tout ce passage est trop "documentaire" et casse complétement le rythme entrainant de l'histoire.
c'est le but le côté docu, mais c'était ptet pas judicieux de le placer dans une scène d'action, ouaip, carrément pas  >< Je vais le déplacer

Pas de questions particulières, si t'as aimé c'est le principal :)


@Pskomylove

Citer
gratouillant
Si tu veux faire se gratouiller un perso un jour, saches qu'on met bien un seul t, quoi qu'en dise le correcteur du forum  :huhu: (c'est valide au scrabble en tout cas)

Citer
(ici tu ne fermes pas tes guillemets placés plus haut et pourtant tu les réouvres juste en dessous. Hormis cette petite faille, le reste du dialogue (plus cash que le monologue au dessus) est bien plus limpide car mieux mis en forme.)
Bahwé parce que ici c'est un dialogue court, sans interferences du narrateur, je me perds moins du coup
JE VAIS UNIFIER tout ces dialogue, promis!

Citer
Ok il veut savoir qui est le planteur d'arbre, mais c'est bien mince.
Ouaip la trame est mince hein? Bin va falloir se contenter de ca et admirer le paysage wtf  :D (Y'aura des révélations ensuite comme annoncé à la fin)

Citer
Pour les drogues : bave d'escargraine ? Moisissure d'épicéa ? etc..
Raaaah, ouaip m'enfin je voulais des trucs originaux qui ont rien à voir avec mon mondeuuuh

Citer
(chaque temps et chaque épreuve est une lecon et un avancement interne pour les protagonistes)
Ouaip bon justement, sans trop en dire le narrateur intègre pas grand chose pour le coup, il suit juste son chemin en cherchant avec acharnement son planteur d'arbre, je vais creuser ce côté là plutot



Ok donc les amis, je vais reprendre tout ca, j'ai perdu quantité astronomique d'automatismes basiques d'écriture (tirets, mise en page sur forum, dialogues et virgulation -les accents ca a jamais été mes copains par contre euxet autres répétitions), plus que ce que je pensais, mais je suis quand meme content de voir que le principal (fond, humour, ficelles comme dit kwak et dialogues) est toujours là!
J'intègre toutes vos remarques en en discutant avec moi-même, et je vous sort une deuxième version aux petits oignons, sans matière grasse ni assaisonement douteux qui roxxera du poney à n'en pas douter!
Donc merci c'est exactement ce qu'il me fallait pour pouvoir me remettre en selle plus sérieusement  !

Et Autofic, tu peux attendre la deuxième version si tu préfères :)

Encore merci à vous deux!
++

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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #4 le: 29 Juillet 2015 à 00:55:09 »
Citer
    Ok il veut savoir qui est le planteur d'arbre, mais c'est bien mince.

Ouaip la trame est mince hein? Bin va falloir se contenter de ca et admirer le paysage wtf  :D (Y'aura des révélations ensuite comme annoncé à la fin)
En fait j'me suis mal exprimé. J'sais pas si tu connais "Samurai Champloo" (ca commence à vieillir), mais genre c'est deux ninjas et une meuf à moitié incapable qui.. cherchent.. le vieux samourai qui sent le tournesol. (non je ne plaisante pas). Ils savent pas grand chose : juste, c'est un vieux samourai, et il sens le tournesol.

L'histoire c'est ça. Sur fond de hiphop et musique Ghostdogienne, ils te font un truc tout con : le groupe trace, cherche le type, et veut avancer. Or, à chaque escale pour aller acheter de la bouffe, à chaque fois qu'il rencontre un village/un peuple/une meuf/un pokémon, ils ont une problématique à régler qui les empêche d'avancer. J'crois qu"on commence vraiment à comprendre que le samourai n'est pas une blague vers la fin de la saison 2... ;D

Bien sur que tu peux laisser des péripéties en suspens pour qu'elles prennent de l'ampleur par la suite. Mais au final, le lecteur est assez conformiste sur les schémas et si on lui enchaine trop de WTF d'un coup, il en vient à se dire que c'est trop "sans but ni résultat direct" (bon pas tous) et qu'il lit des trucs... sans implications dans l'histoire. Alors y'en a qui restent, mais à mon avis c'est un petit bémol. J'te dis pas de tout légitimer facon "Surréalisme", mais de faire en sorte que le passage très dense soit un peu plus logique dans la progression de ton personnage. J'dis p't'être une connerie, hein.
« Modifié: 29 Juillet 2015 à 03:27:43 par Psykokwak »

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Re : Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #5 le: 29 Juillet 2015 à 10:55:59 »
Citer
on ne sait pas du tout quoi imaginer.
J'pense que ça vaudrait la peine de le décrire.
Il y est décrit!
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Deux gouttes blanche et noire dans un cercle, avec un point de la couleur opposée dans chacune.
Le ying yang, non pas assez explicite?
Yep, j'avais compris, mais je pense que ça vient pas assez tôt

Citer
Y'a de l'écorce sur la graine ?  :o
Bah ouaip tsais, une graine de cette taille, y'a quand meme une sorte de peau/carapace/couche plus dure, j'ai pas trouvé le nom exacte, une cosse ca serait mieux?...
Une cosse c'est mieux

Citer
Et Autofic, tu peux attendre la deuxième version si tu préfères :)
Yep'
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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles
« Réponse #6 le: 24 Août 2015 à 01:18:36 »
Plop,

J up une version lissée, fluidifiée, re-ponctuée et unifiée. Il reste plein des choses à améliorer à mon avis, mais ca devrait être déjà bien plus accessible et immersif à la lecture.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Voili voilou si ca vous plait je vous prépare la suite (pas tant que cette partie 1 se laisse pas lire en tout cas)

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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« Réponse #7 le: 24 Août 2015 à 11:16:25 »
Bonjour Ben,
J'ai une petite idée pour éventuellement améliorer la première partie ; et qui peut être utilisé dans la seconde. Lorsqu'on écrit un conte féérique comme le tien, il y a certains codes à utiliser, comme par exemple le nom de certains personnages : plutôt que "j’écoutais ce vieux croulant me raconter ses histoires," tu peux donner à ce personnage secondaire un nom imaginaire (tout comme Le Petit Chaperon rouge, ce pourrait être là Le vieux Cagoulard rêche...) ça stimule l'imagination, ça fait vivre le conte. Ensuite, il y a toujours une morale dans les contes : as-tu pensé à préparer une morale à ton histoire ? C'est pour accompagner l'histoire. Tu peux largement ajouter des petits commentaires d'auteur, Comme : "Connaissez-vous l"histoire de l'arbre à bouteilles ?" qui devraient stimuler la curiosité de ton lecteur.
Voilà, ce sont des petits détails qui peuvent venir enrichir l'histoire, j'espère que ça te rendra service.
Ah ! Une dernière chose, j'ai beaucoup aimé ce passage :
« Alors, il est où ce planteur d’arbres à bouteilles ?
- Je vais vous le dire.
- Dîtes-moi.
- Je vais le dire hein.
- Oui, bah dîtes-le !
- Même pas une dernière histoire ?
- …
- Je le dis donc…
- Voilà.
- C’est parti !
- Allez !
- …J’ai oublié.
- C’est une blague ?
- Non, non, j’ai oublié.
- Vous vous foutez de moi ?
- Mais non, puisque je vous dis que j’ai vraiment oublié ! Non mais ne partez pas, s’il vous plaît ! Laissez-moi raconter encore…
- MERDE ! "
C'est plein d'humour, plein d'inattendu. Tu as bien fait de nous faire rire ! N'hésite pas à t'adresser au lecteur, le prévenant à l'avance que ta mémoire fait défaut, et que tu ne te souviens plus de la fin de l'histoire... et puis... Hop ! Mais oui, ça te revient, tu as retrouvé la mémoire : voilà ce qu'il s'est passé...

Bon courage à toi !

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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« Réponse #8 le: 24 Août 2015 à 15:46:53 »
hey!
Merci de ton passage Alan!


Hmm, c'est vrai que pour le coup, le vieux croulant c'est juste pour montrer qu'il en a marre de lui, mais ca pourrait être sympa en effet que je lui donne son titre officiel du village. Y'a moyen que je trouve un truc marrant en plus héhé Je vais y réfléchir aussi pour d'autres persos après!!

Citer
Tu peux largement ajouter des petits commentaires d'auteur, Comme : "Connaissez-vous l"histoire de l'arbre à bouteilles ?" qui devraient stimuler la curiosité de ton lecteur.
Citer
N'hésite pas à t'adresser au lecteur, le prévenant à l'avance que ta mémoire fait défaut, et que tu ne te souviens plus de la fin de l'histoire... et puis... Hop ! Mais oui, ça te revient, tu as retrouvé la mémoire : voilà ce qu'il s'est passé...
Je suis pas contre, mais c'est pas du tout le parti prit que j'ai choisi pour mon récit, je ne suis pas un seul instant présent dans cette histoire. C'est le personnage qui raconte son histoire et ce qui lui arrive et il ne s'adresse pas particulièrement à un auditoire, donc je vois pas l'intérêt de parler en mon nom, bref restons plongés uniquement dans ce monde et vu qu'on ne sait rien du planteur, j'espère que ca suffit à attiser la curiosité  ;)
Du coup non je ne compte pas m'adresser trop directement au lecteur dans ce conte ci
 
Citer
Ensuite, il y a toujours une morale dans les contes : as-tu pensé à préparer une morale à ton histoire ?
Evidemment  ;D Par contre je te coupe tout de suite, ce n'est pas un conte féerique du tout, bienvenue chez moi ahaha  :D C'est d'ailleurs pour ca que dès le début je pète les dents au vieux avec ses histoires classiques, c'est un monde enchanté aux mentalités désenchantées si tu veux.
Donc oui il y aura une morale à ma sauce, la première partie présente le comment il en est arrivé là et où il va, la seconde partie montrera le pourquoi il est parti dans cette quête et le dénouement

Merci Alan, et content de t'avoir fait rire héhé
Au plaisir!
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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« Réponse #9 le: 24 Août 2015 à 17:07:59 »
Bon...
Nous verrons où l'inspiration te porte !

MillaNox

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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« Réponse #10 le: 11 Janvier 2016 à 15:53:41 »
Yop yop !

au fil de la lecture....
Citer
Il nous est légué dès notre plus tendre enfance le jour où nous plantons notre premier arbre, à l’âge de l’éveil.
léguer c'est pas plutôt quand quelqu'un disparait, et dans l'idée que ça appartenait à cette personne, alors que là si une famille à 10 enfants il faudra 10 colliers qui auront pas tous été possédés par les parents avant non ?

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Très souvent avant même d’avoir prononcé nos premiers mots. Pour beaucoup c’est le tout  premier souvenir de notre vie.
hmmmmm des souvenirs avant le langage, on va dire qu'en fantastique ça passe mais bon quand même, pas super réaliste...

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Pour beaucoup c’est le tout  premier souvenir de notre vie.
le "notre" sonne vraiment bizarre. souvenir de vie ? souvenir tout court ?

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Il est l’histoire de notre Branche sacrée à tous, dépassant nos souvenirs de plusieurs millénaires.
je trouve ça mal dit

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Il est l’histoire de notre Branche sacrée à tous, dépassant nos souvenirs de plusieurs millénaires. Il est la légende de notre arbre de vie, l’histoire de notre branche sacrée à tous !

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Je tendai mon poing vers lui à hauteur de poitrine, pour qu’il voit bien mon bracelet de cuir relié du même logo.
tendis (ou tendais)

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« Le début de cette légende remonte à 200 ans avant le début de notre arbre. Bien que celui-ci ait plusieurs millénaires (personne n’a pu savoir son réel âge tellement il est imposant !), on sait grâce aux écrits sacrés  que cette légende vient de précisément 200 ans avant notre arbre colossale. Oh, si haut et grand que le sol et ses racines nous sont invisibles !
Vous savez -une étincelle alluma soudainement ses yeux, comme s’il allait me confier un secret-, l’histoire de notre symbole vient en fait… du planteur de notre arbre lui-même! - Je soupirai.- Quel grand homme ce fut, à n’en pas douter ! Personne ne connait l’importance que revêtait notre symbole avant le grand arbre, celle qui lui était donnée à l’époque, c’est pourquoi l’héritage de notre créateur est si considérable : on peut dire qu’on lui doit le monde !
c'est le bordel entre le dialogue et la narration, faudrait mieux séparer (retours à la ligne et tirets de dialogue à la reprise)

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Il dû prendre cela pour de la surprise ou de l’intérêt car son récit redoubla de passion.
dut

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« Alors, il est où ce planteur d’arbres à bouteilles ?
- Je vais vous le dire.
- Dîtes-moi.
- Je vais le dire hein.
- Oui, bah dîtes-le !
- Même pas une dernière histoire ?
- …
- Je le dis donc…
- Voilà.
- C’est parti !
- Allez !
- …J’ai oublié.
- C’est une blague ?
- Non, non, j’ai oublié.
- Vous vous foutez de moi ?
- Mais non, puisque je vous dis que j’ai vraiment oublié ! Non mais ne partez pas, s’il vous plaît ! Laissez-moi raconter encore…
- MERDE ! Je pestai en envoyant valser le rideau de lichen faisant office de porte, mon gros sac à dos sous le bras.
:D :D

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- Revenez ! Pitié je me fais vraiment trop chier ici !
bworf, c'est pas dans le ton du vieux de dire "chier" je trouve non ?

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J’étais l’épicentre du village. L’aiguille dans une botte de foin enfin retrouvée.
"J’étais l’épicentre du village." ouip ^^
" L’aiguille dans une botte de foin enfin retrouvée." non, là ça ne marche pas je trouve (personne el cherchais spécialement, il a juste attiré l'attention à cause du bruit)

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toutes jambes devant pour m’attraper.
:D bah tous bras devant alors, on n’attrape pas avec les pieds XD

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Cela me prit une bonne seconde pour me rendre compte que je m’étais mis à crier aussi. Deux bonnes secondes de plus pour me rendre compte que mes jambes, elles, avaient eu l’intelligence de précéder ma bouche
j'aime pas la répétition de formule (bonnes seconde et rendre compte) tu dois pouvoir juste mettre "et deux de plus" et utiliser un synonyme genre m'apercevoir...

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Décidément mon cerveau arrivait en bon dernier dans la liste de mes réflexes musculaires.
:D

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Le temps de jeter l’objet de ma surprise, que j’en senti un nouveau me coller dans le bas du dos dans un impact spongieux.
je crois que le "que" est en trop
sentit

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Un rapide coup d’œil derrière me dévoila que ma dizaine de poursuivant à pied abandonnait la course, mais que c’était surtout pour laisser champ libre à l’autre vingtaine de personnes qui ne m’avait pas poursuivie, postée en ligne à l’entrée du village
répétition
poursuivants

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Ils étaient partis chercher leurs crosse de lancés pour me canarder à coup d’escargraines monstrueux !
lancers ?

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Après avoir réussi à quitter la zone de tir et m’être assuré de les avoir définitivement semé, je pansais mes plaies en ruminait
semés / ruminant

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Le maire, smurf, lui je le retiens celui-là !
"lui" ou "celui-là", mais pas les deux je dirais...

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Après avoir quitté mon village et dépassé les derniers villages alentours,
répétition moche

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La peur de cette course poursuite, m’avait forcée à poursuivre mon chemin dans une direction incertaine
répétition

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J’avais ensuite dû traverser les marais de sève où, au cours de la traversée, un vieux passeur dépressif m’avait plus d’une fois fait la frayeur d’un suicide collectif.
pas compris pourquoi tu parles de suicide collectif ?

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La partie la plus étrange du voyage fut sans aucun doute  en arrivant aux abords de la Grande Forêt.
plus que parfait non ?

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Là dans la plaine en lisière des arbres, se réunissait toute une immense communauté de bohémiens, planteurs, troqueurs, profiteurs de poudres, plantes et champignons en tout genre.
répétition moche

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Investi corps et âme dans ma quête, j’essayais donc pendant plusieurs jours de m’intégrer aux ‘habitants’ de cette région, dans le seul but de leur titrer les vers du nez.
tirer
pourquoi des guillemets à habitants ?

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Malheureusement, la seule chose que j’appris fut un nombre assez important de noms de drogues que j’aurai pu en écrire une encyclopédie ;
"si" à la place du "assez" pour aller avec le que

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Je devais peut être juste prendre un peu de repos, souffler un peu, prendre le temps réfléchir…
répétition

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Tu sais que ça peut donner de l’urticaire du diable ceux qu’ils t’ont lancé là ?
ce

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Je ne sais pas, comme si je n’arrivais pas à faire totalement partie communauté.
de la

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Il y en avait des petites, larges, dans une couleur qui paraissait d’abord bleu métallique mais qui aux reflets hasardeux du soleil,
mais euh t'avais pas dit qu'on était au pays de l'ombre ou truc du genre ?

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Des chansons sont chantées
hmmmmmmm

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C’est en tout cas comme ça qu’il avait dû entendre sa discussion avec le sage.
ma

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Pas étonnant qu’il n’ait rien voulu lui dire. 
me ?

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Ranelagh s’avança jusqu’au fond de la clairière pour aller s’assoir sur une pierre face à moi. 
s'asseoir

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Leur forme de faisait aucun doute.
ne

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C’est un chemin très peu fréquenté j’étais déjà étonné de voir que quelqu’un l’a emprunté, alors en plus si ça coincide avec la taille de ces pousses….
l'avait ?

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Ça serait bien fait pour eux, c’est dingue comme ça peut m’énerver  comment ils peuvent être très étriqués, stricte à un point…
stricts

Citer
Ramènes toi, on part.
Ramène-toi

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- Bah ouaip, si on a deux semaines de retard sur lui ça va ne pas se faire tout seul.
ça ne va

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Quel est le but de la quête de Rubert? Vit-il vraiment sur un arbre gigantesque? L'auteur a-t-il au moins les réponses à ces questions? Vous aurez les réponses à tout ce suspens au prochain épisode, suite et fin pleine de révélations.
:D :D
et t'en es où là au juste ? ^^

Bon, sur la forme :
-tes incises de dialogues ne devraient pas comporter de majuscules, faut que tu jettes un oeil aux règles ;)
-il te manque des accents sur les À majuscules
-tu as souvent des virgules manquantes, mais bcp trop pour que je les relève.
-le reste j'ai relevé au fur et à mesure ;)
-et globalement, je trouve que c'est moyen fluide mais que l'humour/ambiance rattrape bien le truc, + le côté intrigant de la quête qui donne envie de poursuivre :)

sur le fond, je me demande si c'est une bonne idée d'introduire par le discours pompeux pompant. on se doute pas qu'après tu vas en sortir et ça fait un peu flipper ("oh putain si c'est tout coça o_O" XD), peut-être un paragraphe avant ça qui nous donne le ton que tu as chopé ensuite et que perso j'aime bien ^^
Ya un côté un peu BD dans certaines scènes, gags, ça change c'est cool :)

et donc euh la suite ?
parce que si on vient à manquer de bouteilles je te dis pas la criiise sur le MdE hein  :huhu:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


au plaisir !

Milla






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Re : Le planteur d'arbres à bouteilles [V2 Partie 1]
« Réponse #11 le: 12 Janvier 2016 à 06:43:35 »

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sur le fond, je me demande si c'est une bonne idée d'introduire par le discours pompeux pompant. on se doute pas qu'après tu vas en sortir et ça fait un peu flipper ("oh putain si c'est tout coça o_O" XD), peut-être un paragraphe avant ça qui nous donne le ton que tu as chopé ensuite et que perso j'aime bien ^^
Ahaha, désolé alors j'avais vraiment envie de commencer comme ca et faire flipper  :mrgreen:

Où j'en suis?
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je trouve que c'est moyen fluide mais que l'humour/ambiance rattrape bien le truc
Bin voilà comme tu dis, bof. Pour l'instant je vois pas trop l'interet à me lancer dans la suite si la première partie est aussi laborieuse que ca à lire... Parce que c'est bien beau de se sauver avec de l'humour, mais si derrière ca suit pas à quoi bon, alors bin, je bloque.

Merci beaucoup pour les corrections Milla.

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parce que si on vient à manquer de bouteilles je te dis pas la criiise sur le MdE hein  :huhu:
Eh ca se trouve pas à tout les coins de rues un planteur d'arbre à bouteilles  :huhu:
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

 


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