Elle marchait sur les mains pour se chausser de ciel, tout dessus dessous.

J'adore

cette phrase est juste parfaite.
Le texte est bien construit et bien que rien (ou très peu) de concret ne soit expliqué, l'histoire se dessine très nettement.
Je continue de trouver ton style très poétique, j'adore. Et puis, tu y vas à fond, dans la beauté comme dans la détresse, le texte est extrêmement haut en couleur. Il marque les esprits. (Et puis, cette première phrase...!

).
La seule petite critique : par moments tu enchaînes des métaphores très différentes les unes des autres et dans ces moments j'ai tendance à décrocher très légèrement :
il n'y eut plus que le noyau pour mener sa guerre – tous les artifices s'étaient émiettés de terreur – plus que ce qui avait goûté à l'abandon qui refaisait surface, qui gagnait son chemin jusqu'au sommet,
Par exemple ici on a un noyau, une guerre, des artifices, des miettes, de l'eau (surface), une montagne (sommet)...
Je préfère quand il y en a un peu moins ou alors une métaphore filée.
Elle avait trouvé sa danse, battu son rythme, marqué chaque respiration d'arcs-en-ciel vifs et intimes.
Cette phrase aussi me plait beaucoup, et je dirais qu'elle pourrait décrire également ton texte.