Etant arrivé après la bataille et en plus ayant subit des problème de connexion, en voici quatre pour le prix d'un u_u
238 = conoïde (u.u)
328 = disquette
823 = problème
LED bleues sur face aux cernes crevasses. Cliquetis frénétiques des touches du clavier martelé ; il tourne ses poignets, ferme et ouvre ses doigts de temps en temps, pour les délier et stopper les crampes qui montent. Les pauses sont des micro-secondes.
Il faut qu'il fixe le problème, et vite.
Un crochet ouvert pas fermé, ici, un oubli de caractère, là. Vite vite.
Un soda sous la main, qui monte et descend à la bouche ; une goutte qui coule, lentement, le long du menton. La même goutte soeur qui coule le long de la canette qui humidifie le socle, laissant une trace mouillée en cercle sur le bois du bureau, qui se multipliera ensuite à chaque aller-retour, comme autant de marque du temps pressé qui passe et laisse de sales traces, même à des échelles négligeables ; il s'essuie le menton d'un revers de coude.
Des autres gouttes perlent, sous les aisselles ; ses poils humides le dérange. Ca coule peu à peu sur ses flancs pour mourir sur la naissance de son pantalon. Fait chier fait chier fait chier. Il faut trop chaud dans la pièce, pas moyen d'ouvrir la fenêtre - les volets sont fermés - dehors il fait moins dix. Il enlève son t-shirt d'un geste, sans quitter l'écran des yeux.
Des reflets bleuies d'écrans dans ses yeux qui s'agitent de droite à gauche, implacables et rapide, aux aguets pour ne rien manquer ; chaque arrêt corrige une faute qui aurait pu lui coûter très cher. Chaque arrêt le rassure car il l'a vu et augmente ses chances de s'en sortir - le processeur de son cerveau tournerait presque aussi vite que celui de sa machine - mais l'inquiète car il y en a trop, beaucoup trop et cela laisse présager plus de chance de foirer.
Encore, encore, le clavier claque, il sentirait presque des cloques poindre au bout de ses doigts.
Merde merde merde.
Ca picote sur son front, la transpiration.
Presque, presque.
D'un dernier claquement d'index sur le bouton entrée, il grogne et maltraite sa machine - il a abandonné tout espoir pour elle, c'est fini pour elle tant pis, mais peut-être pas encore trop tard pour lui, peut-être...
Il récupère la disquette à peine sortie, la fait glisser faire le coin de la pièce, se lève et fracasse la tour de l'ordinateur. A coup de pieds ; des mains ils arrache la carcasse, désosse, coupe et détruit tout. Regardant le processeur dans sa main comme s'il venait d'extraire, vainqueur, un coeur d'un cadavre, il le passa d'un un petit broyeur conoide de bureau.
Maintenant, attendre. Assit dans un coin de la pièce, torse nu haletant ; son fusil à la main braqué vers la porte et la disquette serrée très fort contre lui-même. Espérer très fort avoir réussis.
1003 : Terminal
635 : Mélisse
536 : Infinitésimal
Dans l'herbe du terminal 2, il y a de la mélisse et des coccinelles. Il y a dans chaque endroit, un monde à la richesse infinitésimal que personne n'imagine. Personne ne s'en rend pleinement compte, bien sûr. Je ne le saurai pas non plus si j'étais comme vous. Seulement voilà, moi, je suis invisible. Je suis invisible et depuis quelques temps j'ai un problème : je suis bloqué dans les aéroport. Oui car mon invisibilité tient plus au fait que je n'ai pas de corps, pas d'intéraction possible avec le monde et pourtant, j'ai quelques réminescence de sens qui sont restés présents.
Ca a commencé - le voyage d'aéroports en aéroports je veux dire, ca serait bien trop long à tout vous raconter sinon - un jour sur une plage alors que je lezardait me régalant des rayons de soleils de midi sans craindre les rougeurs. Je redecouvrai ce plaisir plutôt qui m'avait toujours été interdit par ma peau aux origines saxonnes dans ma vie d'avant, mais passons. Je m'adonnais donc à une de mes plus grandes passions : l'observation attentive de fessiers en tous genres - vraiment, je n'ai pas de préférences, ils me fascinent tous.
Quand d'abord un bruit vint me déranger, et puis un coup de vent terrible : un avion venait de passer, me transportant d'un coup à l'aéroport où il atterissait justement. Là-dessus, à peine le temps de m'en rendre compte que les turbines d'un boieng en partance pour Berlin m'attrapa. Bien que puissants, je ne pu rester dans son sillon trop longtemps et ralenti par un nuage, je parti au grés des vents ; je vous le dis, les mouettes ne sont pas de si bavardes compagnies. Ma chute fu longue mais je voyais clairement l'Italie se profiler, je me réjouissais déjà. Mais voilà la cause de mon malheur, une tempête malvenue dans une sous couche stratosphérique et voilà que d'un coup de vent j'étais à l'aéroport de Genève, bringuebalé par les couloirs aériens décidemment mal reglementés : ca m'a pris deux jours pour pouvoir enfin toucher le sol.
Depuis, et c'est là que c'est triste, je suis bloqué dans un triangle d'ennui incommensurable entre Dusseldorf, Clermont-Ferrant et Lyon. Alors au début, on se dit que ca pourrait être pire, jusqu'à ce que Lyon soit remplacé par Saint-Etienne, et là je vous jure qu'on rigole moins. Surtout au bout du trentième trajet de la sorte sans aucun paysage intéressant et un temps qui laisse franchement à désirer par rapport aux températures normales de saisons.
Alors, c'est pas que je sois d'un naturel râleur ou plaintif, mais là, je commence vraiment à en avoir marre. Actuellement donc, j'ai trouvé une petite zone à l'aéroport de Dusseldorf, à côté de trous de terriers de lièvres, où le vent des avions n'est pas assez fort pour m'emporter. Je n'ose plus bouger. Donc si quelqu'un pouvait venir m'indiquer le tableau des départ, ca me serait d'une très grande aide. Terminal 2, le petit carré de pelouse plein de crottes de lapins - et de fourmillière qui se mènent actuellement une terrible guerre, mais comme je vous le disait le monde est infinitésimal et on ne peut pas tout connaitre. Le top, ca serait un long courrier pour Honolulu, mais bon, je vais pas faire le difficile s'il y a un départ pour ailleurs - tant qu'on evite Saint-Etienne - je suis preneur.
En attendant de pouvoir les voir sans que vous le sachiez, je vous fait des bisous à la mélisse sur vos fesses gauches, et à bientôt.
701 : Obligation
489 : Habilleur
15 : Adapter
Je vous zut marquis. Je vous zut zut zut et re-zut.
Oui oui, soyez outré de mon babille si cela vous sied, vous êtes un goujat et vos pensées renaclent le pet de bourrin ! Voilà, c'est dit !
Vous savez ce que je voudrai moi, môsieur le marquis ? Eh bien je vais vous le dire !
Oh ciel, même enervée j'arrive à en rougir.
J'en ai marre d'avoir un habilleur. Voilà, c'est dit.
Je sais, vous lui ocrtoyez une petite fortune et ses services se louent dans la famille depuis tantine. Mais voyez ses goûts ! Quoi ? Rien ne vous vient en voyant pareil laidrons de napperon ?! Le problème est bien là mon tendre ecureuil, rien ne vous vient !
Mais voyons, ce n'est pas un napperon, ce sont mes dessous !
Oh ! Non non non, je vous zut, freluquet !
J'aimerai une bonne fois pour toute que cette obligation cesse : j'ai des envie de bas fins mon tendre ecureuil à queue touffu. Oui oui oui, vous me comprenez bien. Vous savez ? Mais si... Des bas... avec des petits motifs qui laissent apparaitre des petites choses entre les arabesques... Ah là ! Voilà là je sens que ca vous touche là où j''ai le souhait que ca le fasse plus fréquemment !
Bon casse-toi maintenant, c'est marrant deux secondes ton délire de marquis là, mais soit tu me sautes soit tu me files une autre ligne de coke, je tiens pas là. Y'a le set hardcore de Vibezark qui va taper dans quinze minutes j'ai pas envie de manquer. Ah ? T'en as encore ? Vas-y fais péter mec mais accelère le mouvement, j'ai trop envie là, je vais m'occuper de ta queue je te jure.
Ohh, voyons marquis, cesser de chatier votre aire si prude... Vous me faites languir bien trop, mon goujat chéri. Les corsets de ce bon vieux laquais me serrent bien trop, voyez comme ça comprime mon teint...
643 : Métropole
500 : Hésitant
463 : Géodésique
Dans les images d'atlas grands formats, les galaxies sont présentés sous forme de disques à dents d'étoiles. Je range difficilement ces grands atlas dans ma bibliothèque : trop de livres, ceux-ci, trop lu trop souvent, s'empilent au-dessus des autres sans qu'on en voit la tranche. Moi seul sait quelle univers je cache dans mes bas d'armoires.
En fait, je mens à dire qu'il n'y en a que sur mes étagères, cachés. Des univers, j'en cache un peu partout.
Sous le canapé, bien entendu, le plus évident à côté des moutons poussière moumoutant le parquet, chevauche la couverture galce de l'atlas des sommets les plus aux des Andes. Cotopaxi, l'équateur médiant et ses volcans tardifs coyoyant les zones les plus reculées de mon sous-sofa, là où l'aspirateur n'atteint pas ces landes.
Il y a les étagères de la cusine, auprès des bocaux mystères de belle-maman, eux-aussi prenant la poussière et l'aigre-doux des cornichons tirant plus à l'aigre qu'au doux, se trouve mon guide des plaines irlandaises, les longues étendues dans le livre grand format aux couleurs saisissantes qui réhausse le jaune canari des conserves de mais doux.
Dans la fournaise élecrique du vieux compteur mécanique EDF, j'ai caché le beau-livre des grandes métropoles : quand les plombs pètent je me retrouve dans les néons de Neo-Tokyo et ses ramens futuristes. Quand tout est perdu pour la civilisation, dans le placard à fouillis j'ai planqué à côté des bougies de secours un petit livre qui ne paye pas de mine mais me brûle les doigts, chaque fois que je touche sa couverture par mégarde : les déserts impitoyables du monde et ses mirages, ses visions, ses oasis et ses étoiles nocturnes comme directement envoyé dans l'espace.
Astronaute mes dimanches après-midi pluvieux quand ma belle ronfle dans le canapé Andins ; je monte au grenier, prudemment, hésitant à chaque marche, tentant de ne pas faire craquer le bois -qui craque tout de même, mais si ca la réveille, elle doit sourire sans rien m'en dire. Là-haut dans mes boites, les vieux grimoiers géodisques qui me font tournoyer la tête : elle devient le soleil et mes pensées les planètes, j'en dicte la circonvolution sans réussir à tenir mon emprise. Et puis et puis je m'éloigne, prend de la hauteur, et les bras de la voie lactée m'embrasse.
J'ai caché dans ma maison mille secrets, elle contient le monde, mais seule elle leur donne sens quand par surprise, dans mon dos ses bras m'enlacent.