J'aime beaucoup l'idée. C'est un défi ? Quelles en sont les règles. Comme le précédent commentateur, certains trucs marchent bien, d'autres non.
Je te met en
noir, celles que j'aime (qui me semble adaptés, parce que le double sens est vraiment marrant) et en
italique celles que j'aime moins (parce que je ne comprends pas le double sens, la lecture au premier degrés). Et, je souligne celles qui ne me gênent pas, mais qui ne m'emballent pas. Je pense que tu peux alléger le texte en gardant les expressions qui marchent au premier degrés. A mon sens, hein.

Mais tout dépend de l'objectif poursuivi.
C'est lors notre lune de bielle, et comme le veut la couture, que ma femme et moi avons fait l'humour pour la première fois.
Parce que
bielle et
couture n'ont rien à voir, on passe à côté du drolatique.
Humour marche bien vu leurs ébats.
C'est un moment opportun au début d'une vie de poulpe, l'instant privilégié qui nous renie l'un à l'autre.
Renie, marche bien, parce que dans le sexe ont fait de l'autre un objet de désir, on le renie comme sujet. Donc, c'est profond.
Pour marquer le cou, je lui avais acheté une superbe vague de saphir,
Pourquoi pas...?
De son côté, elle m'avait collectionné un costume à ma masure, grâce à ma mer qui lui avait donné mes menstruations.
Collectionné : on est dans le même univers de la "couture", on peut collectionner les vêtement.
Masure : mon cerveau ne fait pas de lien.
mer/mère : facile et pas très équivoque, je pense que tu gagnerais en puissance à laisser normal.
menstruation : excellent, parce qu'on reste dans le domaine de l'intime de ton sujet, que les mots sont très proches, et qu'arrivant en fin de phrase, il fait rire.
Après cet échange de calots, je l’enlaçai tendrement tout en lui prenant les fèces a pleines mains.
calots : cageot ? (un cageot est une boite comme on peut se représenter le cadeau...)
fèces : bof
mains : faim ? à pleines faims ? (une idée en passant

)
Elle répondit à mes avances en se servant contre moi, ouvrant sa louche pour la coller contre la mienne. Nos vêtements s’envolèrent au fur et à mesure que nos accouchements se faisaient plus prêchants, plus Chanel, plutonigènes..
.
Oui, pour moi on reste dans l'univers, on comprend bien et les ébats ayant quelques chose d'inexplicable, le prêchant
s , Chanel et plutonigènes, marchent du tonnerre.
Je regardais sa nullité avec plaisir. Je lavais enfin devant moi, devenant ainsi la deuxième femme bue de ma yourte vie. La première était ma génitrice, à chaque mois qu'elle portait de la bouche.
nullité : on peut imaginer une première fois un peu maladroite comme beaucoup de premières fois, mais touchante tout de même, ça fonctionne.
bu : pourquoi pas ? "boire l'autre", c'est une image qui marche dans le contexte.
yourte : un peu hors sujet, non ...?
à chaque fois (...) : j'ai beau relire, je suis pas sûre de comprendre.
À l’évoque, j’étais trop jeune pour invaginer qu'il y avait un autre usage des mamelles et de la valvule !
Invaginer : très bon, d'ailleurs je ne l'ai vu qu'à la relecture !
vavulve : j'ai cherché sur wiki, ça marche, je crois.
Ma fille ansée jouait avec mon appareil génial - c'est vrai qu'il est gigolo - pendant que je lui caressais les zones hétérogènes de ma mangue inhabile.
fille ansée: capillotractée, j'ai du relire pour comprendre.
mangue : hors sujet...?
les trois autres sont dans le sujet et marche très bien.
Empotés par notre passion, nous ne vîmes pas la nuit passer, ni le laver du sommeil de l'Aude qui éclaira nos abats déneigés.
empotés : oui, on revient sur cette histoire de maladresse, ça fait sens.
laver : c'est poétique, une douche pour le soleil !
l'Aude : too much, c'est qui Aude ? Si c'était la nana et qu'on connaissait son nom avant, ça marcherait.
abats : why not ? On peut avoir des relations très...
déneigés: pas compris

En y repassant, j'ai toujours honte d'avoir lécher la fenêtre ouverte, permettant ainsi au jardinet de l'auberge de nous reluquer tout en binant la terre recouverte de rosée marginale.
Tout fonctionne. J'adore la rosée "marginale". Je me suis marrée !
Depuis ce terrible élèvement, je forme compulsivement la moindre couverture avant de me mettre au lit, allant jusqu’à gouter le capteur d'électricité lors de nos reparties de iambes en l'air, et ce, même quand je mastique un chewing-gum à la fente pendant mes petits moments de foultitude.
élèvement : l'image est en cohérence avec le texte, mais j'ai du relire plusieurs doigts pour trouver le bon mot.
forme compulsivement : comprend pas...?
gouter : demande plusieurs lectures (la phrase est longue).
reparties : un peu facile.
et la dernière expression, je ne comprend pas.
Car bien qu'on vibre ensemble, il arrive qu'elle m'expulse momentanément de la pelouse ou je laboure quand divergent nos opinels.
(...) pelouse : excellent !
ou : où ?
opinels : sans plus.
Mais cela ne bure jamais longtemps et je reviens toujours auprès de ma pelle.
Bure : le mot est ressemblant, on le remet, mais pas de second degrès très drôle, comme d'autres peuvent l'avoir.
pelle : y'a pas un autre mot où on pourrait voir un peu plus de l'amour qu'il a pour elle. Parce qu'il aime, donc pelle fait un peu "méchant".
Et maintenant, au soir de ma vie, avec mes cheveux poivre et celte, mes bras qui sucrent les braises, et mes os seyants qui tentent de transgresser ma peau bridée, je me dis que j'ai eu de la panse à trouer une telle femme et l'avoir bradée toute ma vie.
celte : on trouve facilement le premier mot et imaginant les celtes plutôt blonds clairs, ça fonctionne.
sucrent (...) : je comprend pas ce que tu veux dire, mais l'image est jolie, notamment parce qu'on retrouve le champ lexical de l'amour avec "braise", c'est doux comme description.
bridée : facile, voir invisible.
panse : pourquoi pas, on associe parfois des idées abstraites avec des parties du corps (genre, avoir du flair (de l'instinct), avoir du coeur au ventre (courage). Donc, ta création pourrait très bien exister
trouer :

(très bon !)
bradée : ça fait contre-sens, il adore sa femme, il a plus adulé que bradé.
Quand je plonge à notre bonheur partouzé durant ces cinglantes années, je suis peureux de la rejoindre dans sa burne où nous stagneront, mélangés encore plus qu'on ne l'a été dans nos moments les plus dérapés.
plonge : replonger dans ses pensées, ça marche. Mais, je ne suis pas emballée, spécialement (très subjectif, parce que ça marche)
partouzé : on reste dans le champ lexical du texte, et j pense que leurs bonheur a été effectivement une longue suite de parties de jambes en l'air.
cinglantes : yes, du SM !
peureux : contresens, il n'est pas peureux du tout, ton personnage
burne : a pas comprit
stagneron
s : fonctionne en référence à la vieillesse, moins parce que leur bonheur n'est pas "stagnant", mais bien vivant.
dérapés/dépravés : très bon.
En gros, j'adore quand les mots offrent un vraie double sens au texte (ma femme trouée) moins quand ils sont là juste pour respecter le défi : ça alourdit, et ça fait perdre en puissance le reste. En gros, j'aime quand le remplacement nous offre deux images à voir conjointement et qu'il fait sens (qu'il nous en dit plus sur tes persos). Y'a quelques images qui fonctionnent par leurs poésies (laver du soleil, rosée marginale). Certains sont de trop, rendant le texte compliqué à lire, ce qui est dommage pour ton lecteur. Pour moi, tu gagnerais en puissance en ne gardant que les doubles sens, quitte à ce qu'il y en ait moins.
Sinon, j'adore ta résolution de défi. On se marre vraiment. C'est bien troués.