Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ce désastre

Auteur Sujet: Ce désastre  (Lu 3889 fois)

Hors ligne Edma

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Re : Ce désastre
« Réponse #15 le: 16 Juin 2015 à 19:16:08 »
Bonsoir!  ;D

J'ai trouvé ton texte superbement bien écrit. C'est touchant, on rentre facilement dans l'histoire. L'enfant est peut-être un peu trop vite introduite mais je ne trouve pas cela dérangeant. Ce que tu as écrit est bourré de charme, l'histoire est belle. Bon, après, je n'ai jamais été fan des descriptions de cadavre mais ce n'est que mon opinion personnelle. Tu peux être fier !!

Hors ligne Mémoire

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Re : Ce désastre
« Réponse #16 le: 16 Juin 2015 à 23:09:55 »
Merci beaucoup Edma! :)

J'ai tenté de corriger le rythme affreux de la suite, j'ai également ajouté de quoi qui ressemble à une demi-page entre la première partie et la seconde. J'espère que cela sera plus clair et moins précipité!

Hors ligne Mémoire

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Re : Ce désastre
« Réponse #17 le: 20 Juin 2015 à 23:52:09 »
Double-post pour la (courte) suite encore.
J'ai corrigé et édité le dernier post pour inclure un allongement entre la première partie et la deuxième.
Vos commentaires me font toujours aussi plaisir!

-Suite-
Ton anniversaire était le 3 décembre.

Je crois que tu ne l’avais jamais fêté. Ton visage perplexe lorsque je t’avais demandé quels camarades tu voulais inviter m’avait convaincu. Tu m’avais aidé sans trop comprendre à faire les petites cartes d’invitation.

Tu avais eu du mal à comprendre tout ce qui se passait lors de la fête. Tu avais soufflé les bougies, puis tu avais ouvert tes cadeaux sans vraiment saisir que tout cela t’appartenait.

Encore une fois, j’avais eu face à moi l’immensité de la différence entre ces enfants et toi. On t’avait offert un coffret de princesses, des jouets peints en rose, une cuisinette. Toutes les autres petites filles auraient été ravies. Mais pas toi. Toi, tu avais regardé tes cadeaux sans aucun plaisir.

La journée t’avait épuisée. C’était un samedi et ton véritable anniversaire était un dimanche. Tu m’avais demandé, allongée dans ton lit, pourquoi la fête était aujourd’hui et non demain, et si tous les enfants avaient un anniversaire comme celui-là. Tu t’étais endormie avant que je puisse te répondre.

Je ne t’ai jamais vue utiliser les cadeaux offerts cette journée-là. Les princesses, les jouets roses et la cuisinette se sont faits une place dans le grenier. La seule exception avait été un ballon offert par un petit garçon qui jouait avec toi à l’école. Celui-là, même usé et sale, tu n’as jamais voulu t’en départir.

Tu avais eu ton anniversaire avec moi le lendemain. Je t’avais offert une paire de patins blancs. Je me souviens de ton regard pétillant et j’avais été soulagé que cela te plaise. Je t’avais emmenée à la patinoire déserte du campus et j’avais lacé tes patins. Cela m’avait fait tout drôle de te voir alors que j’étais à ta place une trentaine d’années plus tôt, mon père penché sur mes lacets.

Tes premiers pas maladroits sur la patinoire avaient été difficiles. Tu étais tombée plusieurs fois, parfois même violemment, mais tu refusais catégoriquement que je te prenne la main. Après une quinzaine de minutes, tu avais cédé, et je t’avais retenue lorsque tu t’apprêtais à t’écraser sur la glace. J’avais craint que tu te mettes à détester patiner, que tu pleures au moins trois fois après être tombée aussi durement. Mais non.

Je t’avais trouvée courageuse. Moi, trente ans plus tôt, j’aurais fait une crise.

Hors ligne Loïc

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Re : Ce désastre
« Réponse #18 le: 22 Juin 2015 à 13:14:41 »
Citer
Citer
   
Citer
Je t’avais toujours laissée te reposer


Laissé.
Tu pourrais pas tout passer au passé composé ? Je suis même pas sûr de ce que je dis, mais les plus que parfaits sont lourds à la longue pour tout un texte.
4. Je proteste sur l'accord du participe passé. C'est la petite qu'on laisse se reposer.

Oui mais se reposer est COD de laisser.

Citer
6. Je suis d'accord pour le premier bof, pour le deuxième par contre, je proteste encore. Il faut bien dire les choses d'une façon!

bah oui mais là c'est mal dit.

Citer
7. Comment tu dirais ça? Ce que l'enseignante m'avait dit? C'est probablement une expression très commune chez moi.

D'acc



Citer
Je crois que tu ne l’avais jamais fêté. Ton visage perplexe lorsque je t’avais demandé quels camarades tu voulais inviter m’avait convaincu.

Tu t'embrouilles dans tes temps : il croit maintenant mais il est convaincu dans le passé.

Citer
Tu avais eu du mal à comprendre

Répétition

Citer
Je ne t’ai jamais vue utiliser

Idem que plus haut

Citer
que tu pleures au moins trois fois après être tombée aussi durement.

Je comprends pas "que tu pleures au moins trois fois"

Rien à dire sur l'ensemble, c'est court et propre.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Mémoire

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Re : Ce désastre
« Réponse #19 le: 22 Juin 2015 à 20:02:37 »
Salut Loïc,

1. Mais non, c'est le "t'" qui est le COD de laisser.  :huhu:
2. Je m'arrange avec les temps. La clarté laisse à désirer.
3. Pas faux.
4. Pleurer trois fois au sens où elle aurait dû pleurer au moins trois fois pendant leur petite séance de patinage. J'arrange ça ;)

Merci!

Anlor

  • Invité
Re : Ce désastre
« Réponse #20 le: 22 Juin 2015 à 21:57:11 »
KOUmentaire, donc :

Envoi 1
Nous étions seuls sur cette plage brûlante, ce paysage détruit qui contrastait avec le ciel bleu et sans nuages. Je m’étais penché, croyant ainsi que tu aurais moins peur, mais tu ne bougeais pas. Je m’étais approché jusqu’à prendre ta main, pure et minuscule dans la mienne tachée de sang.
je suis pas convaincue par le fait d'accentuer autant l'idée de contraste (et d'une façon générale, j'aime pas trop quand on utilise autant d'adjectifs mais c'est tout personnel  ;) )

Tu m’avais regardé, toute calme, comme si le désastre dans lequel tu te trouvais n’avait aucune influence sur toi.
"n'avoir aucune influence" je trouve ça un peu maladroit ; j'veux dire, un désastre, j'aurais plutôt tendance à dire que ça remue l'intérieur que "avoir une influence"

J’avais contemplé pendant quelques secondes tes longs cheveux noirs et emmêlés, tes joues maigres et éraflées.
contempler/quelques secondes ça va pas très bien ensemble

Tu m’avais pointé un tas de débris parmi tant d’autres, et en m'approchant, j’avais pu voir le cadavre d’une femme vêtue d’une robe qui avait été blanche avant d’être criblée de balles, la laissant poisseuse de sang et de poussière.
"cribler" c'est un synonyme de "percer" ; pour un tissu ça fait bizarre. "déchirée par les balles" ?


Je ne t’avais pas lâché, moi, le grand monstre, il ne m’avait fallu presque aucun effort pour te garder contre moi.
lâchée

Mon cœur, cependant, avait volé en morceaux. Aucun enfant ne devrait rester des jours, affamé et déshydraté, près des décombres de sa maison et du cadavre décomposé de sa mère en bordure d’un champ de bataille. Aucun.
je crois que ce paragraphe pourrait être très fort si tu rendais le langage de ton narrateur un poil plus naturel. Le "cependant" par exemple me gène un peu, comme le "en bordure".
Je pense que tu gagnerais beaucoup à réduire ta deuxième phrase niveau rythme/effet.

Tes yeux noirs avaient suivi du regard le panorama de désolation qui s’étendait autour de nous.
des yeux qui suivent du regard un panorama c'est pas mal redondant quand même
(un panorama qui s'étend aussi, d'ailleurs)

Je t’avais emmenée jusqu’au docteur, qui t’avait examinée et tenté de te parler un peu.
la virgule est pas nécessaire
et il faudrait que tu répètes le verbe avoir parce que c'est "qui T'AVAIT examinée" mais "qui AVAIT tenté"
(sans répétition ça sous-entend "qui t'avait examinée et qui t'avait tenté de te parle un peu"

Tu étais restée muette, assise sur la table d’examen, tes pieds balançant dans le vide alors que ton regard toujours aussi noir le fixait sans bouger.
un regard qui fixe ? je suis pas sure... un regard qui est fixé plutôt, non ?

Envoi 2
Il m’avait sommé de m’expliquer, et avait abandonné ses reproches en te voyant collée derrière ma cuisse, tes grands yeux noirs remplis de la crainte qu’il ne me force à t’abandonner.
la dernière partie est lourde. juste "de crainte" ? Le "qu'il ne me force à t'abandonner" est pas évident à comprendre du premier coup je trouve

Il m’avait accordé en soupirant une liasse de papiers administratifs, m’avertissant que les procédures seraient longues et que cela m’obligerait à rester en service plus longtemps que prévu.
je crois que tu le fais assez souvent dans ton texte, mais je trouve que le fait d'ajouter les compléments de manière en plein milieu de ta phrase ça coupe pas mal ton rythme et ça rend la lecture un peu fastidieuse. En plus, c'est une narration à la première personne, et je trouve pas vraiment ça naturel qu'un type dise "Il m'avait accordé en soupirant une liasse de papiers administratifs" et pas "Il m'avait accordé une liasse de papiers administratifs en soupirant"

Je n’en avais cure.
tu dis ça souvent, toi ? "Je n'en ai cure." ?  :o

Cela m’avait fait l’effet d’une douche froide, et je t’avais contemplée avec hésitation derrière moi, triturant un pan de mon pantalon.
le "triturant" sonne chelou ; on hésite sur le perso (un peu) et puis ça fait un peu lourdeau en apposition à la fin de la phrase comme ça

Je m’étais ressaisi, m’infligeant une claque mentale moralisatrice. Tu avais besoin de moi.
ton perso vient de perdre trois niveaux de langage en une claque mentale  :D

Un caporal de la baraque voisine avait accepté de veiller sur toi pendant mes absences, et j’avais eu toute la misère du monde à te le faire accepter.
teuleufer c'est pas très très beau

Tu voulais me suivre, t’agrippant à mon uniforme de tes petits doigts fragiles.
t'as encore apposé un truc en -ant  :-[

Pourtant, au début, lorsque j’étais présent, tu ne voulais pas t’asseoir près de moi sur mon lit lorsque je tentais de t’apprendre ma langue. Tu restais sur le tien, en face de moi, tes bras croisés sur tes genoux.
les bras croisés ?

Tu te balançais gentiment, mais tes yeux noirs restaient fixés sur mes lèvres qui exagéraient la prononciation de mots simples.
je crois qu'on peut se passer du "qui bla bla" ou alors faire deux phrases, histoire que ce soit un peu moins lourd

J’avais dû passer par des questionnaires sans fin, par des entrevues au téléphone dont la ligne coupait sans cesse dans cette zone dangereuse.
et pour s'entrevoir au téléphone il faut être balèze...  :D
ici pareil, je crois que tu pourrais vraiment alléger ta narration en virant le "dont bla bla" ou en faisant deux phrases différentes

Il avait été étonnant qu’il fonctionne.
cette construction de phrase est assez étonnante aussi dans la bouche de ton perso  :o

Collée contre le hublot, tes genoux ramenés contre toi, tu avais regardé ton pays dévasté s’éloigner jusqu’à ce qu’il disparaisse sous les nuages.
tu utilises vachement souvent cette tournure : "Blablablée, bla bla bla bla" ; je crois que ça pourrait être pas mal d'essayer d'en virer quelques unes pour mieux jouer sur le rythme de ton texte et que ce soit pas trop monotone.

Une crispation subtile, où je pouvais te rassurer sans même m’en rendre compte.
je comprends pas à quoi se rapporte le "où"

J’avais compris durant les huit derniers mois que malgré ton jeune âge, tu ne souhaitais pas montrer toutes tes émotions.
nous aussi... je sais pas si c'est vraiment la peine de le préciser en fait ; ou alors pas sur un ton aussi explicatif

On avait certes remarqué ta peau ambrée, différente de la mienne, et tes yeux si noirs.
je comprends pas le "certes" certes mais quoi ?

Aucun enfant de ton âge n’avait vu sa mère en décomposition.
le cadavre de sa mère ? sa mère se faire manger par les vers ?
Je trouve le "en décomposition" un poil trop technique (tu l'as déjà utilisé avant, j'ai pas relevé mais ça m'avait déjà fait tiquer)

Tu avais un accent, et tu ne comprenais pas toujours lorsque nous parlions trop vite.
mais il vient de dire qu'elle avait presque pas d'accent  :-\

Tu n’avais même pas eu un an pour apprendre le français. J’avais peur qu’on se moque de ta différence alors que tu avais tant souffert. Je savais que tu ne montrais jamais tes peurs et que tu ne me laisserais jamais apercevoir tes moments de faiblesse.
il se répète beaucoup ton personnage

Elle m’avait expliqué que malgré ton apparent intérêt, il te serait difficile de suivre les cours.
"il te serait difficile" c'est quand même vachement lourd ; pourquoi tu ne passes pas par une tournure plus directe ?

Tu n’avais pas vraiment répondu en délaissant tes souliers qui te faisaient mal aux pieds.
délaissant ? y a surtout une notion de désintérêt dans le délaissement, je suis pas sure que ça aille ici

Même si tu avais perdu ta mère, même si tu ne vivais qu’avec un lieutenant qui t’avait retrouvée dans des ruines.
on le saura !

Tu ne parlais jamais beaucoup. Ce n’était pas parce que tu ne le pouvais pas, mais davantage parce que tu ne ressentais pas le besoin d’exprimer tes émotions et tes pensées sur chaque chose qui te croisait dans ce monde.
ça aussi on le saura !

Envoi 3
Ton visage perplexe lorsque je t’avais demandé quels camarades tu voulais inviter m’avait convaincu.
m'avait convaincu de quoi ? m'en avait convaincu ?

Tu m’avais aidé sans trop comprendre à faire les petites cartes d’invitation.
encore une fois je me demande si ce serait pas plus fluide que ton narrateur dise "Tu m'avais aidé à faire les petites cartes d'invitation sans trop comprendre."

Tu avais eu du mal à comprendre tout ce qui se passait lors de la fête. Tu avais soufflé les bougies, puis tu avais ouvert tes cadeaux sans vraiment saisir que tout cela t’appartenait.
ça fait beaucoup de comprendre et synonymes en quelques phrases

Encore une fois, j’avais eu face à moi l’immensité de la différence entre ces enfants et toi.
l'immensité de la différence, c'est pas très joli

Celui-là, même usé et sale, tu n’as jamais voulu t’en départir.
tu dis souvent toi, "je ne veux pas m'en départir" ?  :???:

Je t’avais offert une paire de patins blancs. Je me souviens de ton regard pétillant et j’avais été soulagé que cela te plaise. Je t’avais emmenée à la patinoire déserte du campus et j’avais lacé tes patins.
patin/patinoire/patins
peut-être trouver un truc genre "j'avais été soulagé qu'ils te plaisent. Je t'avais emmenée bla bla et je les avais lacés. ?" (pas sure)

Eh mais je me suis faite avoir, faut attendre une suite et tout et revenir commenter, zut :D

Bon, padanldétail :
C'est chouette, y a une ambiance, une relation intéressante entre les deux, des idées.
Par contre, j'avoue que j'ai du mal à accrocher au niveau de la narration. Comme je l'ai relevé plus haut, je trouve que tu utilises pas mal de tournures qui alourdissent ton texte ; ce qui est dommage parce que y a des images fortes.
Pas convaincue non plus par le niveau de langage de ton narrateur (mais ça c'est sans doute plus personnel). C'est un vocabulaire soutenu, ajouté au plus-que-parfait (je surkiffe le plus-que-parfait hein, mais là c'est quand même très long pour n'avoir QUE ce temps là ; je sais pas si tu comptes faire le reste de ton récit au passé ; peut-être ça vaudrait le coup de tout raconter au passé et faire une coupure passé/présent plutôt que plus-que-parfait/passé (je sais pas si je suis claire)), ça rend le ton pas très naturel, et ton personnage assez, euh, fade ? Je veux dire, on comprend plus ou moins ce qui se passe dans sa tête mais j'ai pas l'impression que tu nous le fasses ressentir parce que tout est très distant. Tu vois ce que je veux dire ? C'est dommage parce que ce type, il a l'air de cette pris une sacrée claque dans la tronche, et finalement, je trouve pas qu'on le sente tant que ça.
Et sur la construction générale du texte, surtout dans le deuxième envoi, je crois que tu gagnerais beaucoup à traquer les paragraphes qui se répètent et à n'en garder que quelques-uns en essayant de les rendre plus efficaces.

Voilà voilà,
Je reprécise que ce commentaire est complètement subjectif, que t'en fais bien ce que tu veux, c'est toi la chef de ton texte, tout ça  :D
Au plaisir de lire la suite (je suis curieuse de savoir ce qui va se passer)

Tchou le gnou !
« Modifié: 22 Juin 2015 à 23:08:32 par Anlor »

Hors ligne Rémi

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Re : Ce désastre
« Réponse #21 le: 22 Juin 2015 à 22:52:42 »
Salut Mémoire,

Citer
Tu étais seule, sale, abandonnée dans ces décombres sur la plage. Un soleil de plomb tapait sur ton petit crâne alors que tu traînais tes pieds dans le sable rempli de gravats. Tu ne m’avais pas entendu, je t’avais effrayée. En me voyant avec mon uniforme et mon M16, deux fois plus grand que toi et couvert de sable, tu t’étais figée, tu m’avais regardé t’approcher. Je me souviens de tes iris noirs, habités par une douleur sourde et par une flamme que je ne connaissais que chez des gens beaucoup plus âgés.
bof pour le "dans", "parmi" ?
le "t' " me semble de trop

Citer
Je m’étais penché, croyant ainsi que tu aurais moins peur,
pourquoi moins peur ? (accroupi je comprendrais)

Moi aussi je trouve qu'il reste un déséquilibre entre première et deuxième partie même si :
Citer
J'ai corrigé et édité le dernier post pour inclure un allongement entre la première partie et la deuxième.
ça reste assez expédié et peu réaliste en terme d'adoption.

Citer
Tu m’avais aidé sans trop comprendre à faire les petites cartes d’invitation.

Tu avais eu du mal à comprendre tout ce qui se passait lors de la fête.
Par ailleurs, si elle est bien intégrée à la classe, cela me semble peu réaliste qu'elle soit paumée à ce point (elle connait la cour de l'école où tu nous dis qu'elle joue).

L'histoire est poignante, cela dit je reste assez extérieur.

Ton narrateur raconte l'histoire sans qu'il y ait d'interlocuteur, il décrit son récit comme s'il parlait à la petite fille, mais on ne sait pas pourquoi cette forme est utilisée. En gros, j'attends une réaction de la fillette qui ne vient pas. En ce sens, une certaine tension s'installe, je sens que cela va mal finir évidemment, comme si le texte était une épitaphe.

L'emploi du plus que parfait est lourd au bout d'un moment. De plus, je trouve que tu utilises un peu trop "je m'étais, j'avais, tu avais..." en début de phrase.

Je viens de lire le com très détaillé d'Anlor, je suis d'accord donc sur l'emploi du plus que parfait qui alourdit beaucoup. Logiquement, après un plus-que-parfait, on attend un passé simple, ou un passé composé. Bref, on est dans le passé du passé depuis le début, et je répète, j'attends un changement de temps.

A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Mémoire

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Re : Ce désastre
« Réponse #22 le: 08 Juillet 2015 à 04:44:10 »
Merci pour vos commentaires.
Je suis de retour au Québec, j'ai Antidote (wouhou) et j'écris. Je retravaille le texte avec vos commentaires, c'est pourquoi c'est un peu long. Je songe à changer entièrement les temps de verbe car vous êtes plusieurs à me signaler le poids du plus-que-parfait.
À bientôt!

Hors ligne Cloudyo

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Re : Ce désastre
« Réponse #23 le: 08 Juillet 2015 à 10:56:10 »
Alors là,  je me suis baladé sur ce texte. J'adore ta façon d’écrire. Elle est fluide et tu réussis à inclure des descriptions précises sans en faire trop. Pour ma part, j'ai souvent du mal à le faire  :'( . Chapeau! Je garde la suite pour ce soir ;)
"Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir."

"Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination."

"Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça?"

Boris Vian

 


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