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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le dessous des cartes [Blind Text]

Auteur Sujet: Le dessous des cartes [Blind Text]  (Lu 3089 fois)

Hors ligne Rain

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Le dessous des cartes [Blind Text]
« le: 09 Juin 2015 à 00:58:43 »
Donc, c'était le texte pour le Blind Text sur les Arcanes Majeures.
C'était rigolo de voir que personne ou presque ne voulait m'attribuer ce texte  :D

Il est né de plusieurs choses, mais principalement :
- Une conversation sur le petit salon du MdE à propos d'une école de vieux sage
- Une totale absence de la moindre notion de là où j'allais en l'écrivant  :-¬?

Et... donc voilà. Disons qu'il est cohérent avec les textes que j'écris ces temps-ci : il se passe à peu près n'importe quoi  :mrgreen:
N'empêche, j'ai passé un bon moment en l'écrivant, et j'espère que vous avez passé un bon moment en vous cassant la tête dessus pendant le Blind Text.

Sur ce, place au texte et bonne lecture !



Le dessous des cartes


Les cris remontaient la Table comme un banc de saumons hyperactifs.
« Malheur à nous, malheur à nous !
— Le temps nous est compté, la fin du monde est proche !
— Courez, bon sang de bois, ne restez pas plantés là ! Fuyez, pauvres fous ! »
Autour de Souris, les autres étudiants s'étaient figés, incapables de comprendre ce qui se passait. Puis les mots parvinrent à franchir le chemin tortueux qui menait à leur cerveau et soudain, la foule hurla et se brisa comme une vague. On se bouscula, on trébucha et on se marcha allègrement dessus. Souris, elle, ne moufta pas. Elle se contenta de se faufiler entre les élèves à la recherche de quelqu'un qui avait vu ce qui s'était passé. Quand elle aperçut un professeur aux yeux fous qui fonçait droit vers elle, elle s'écarta légèrement et tendit la jambe. Les professeurs savaient toujours tout, à l'Académie des Vieux Sages de la Table.
Il y eut un grand boum et un cercle se fit autour d'eux. Personne n'avait arrêté de courir ; les gens voulaient juste éviter de s'étaler à leur tour. Le professeur lui-même faisait de grands gestes paniqués pour essayer de se relever, mais ça ne l'aidait pas vraiment.
« Pourquoi est-ce que tout le monde panique exactement ? demanda Souris au malheureux.
— C'est le Pape ! Le Pape est à l'envers !
— Et... C'est tout ?
— Comment ça, c'est tout ? s'indigna le professeur en cessant de bouger et en rajustant ses lunettes. C'est le malheur assuré, oui ! La mort spirituelle, la fin de l'école et même du monde tel qu'on le connaît...
— Vous n'exagérez pas un peu, là ?
— Non mais pour qui est-ce que... Ah, je vois. Vous êtes la fille n'est-ce pas ? Bien sûr, une fille ne comprendrait pas ces questions hautement métaphysiques. Ce n'est pas de votre ressort, après tout. On n'aurait même jamais dû vous accepter à l'Académie. Vous n'aurez jamais l'étoffe d'un Vieux Sage, vous savez, et ce n'est pas de votre faute, c'est...
— Mais oui, c'est ça, coupa Souris. Où est le Pape, en ce moment ?
— Heu... par là, répondit le professeur en indiquant l'autre côté de la Table.
— Merci bien ! Bonne fuite à vous ! »
Souris mettait un point d'honneur à être polie en toute circonstance – au choix, cela lui permettait de passer facilement inaperçue ou bien de mettre ses interlocuteurs très mal à l'aise. Le professeur à ses pieds entrait dans cette dernière catégorie ; il ne demanda pas son reste et s'éloigna en vitesse de cette timbrée qui refusait de comprendre.
Lorsqu'elle parvint à l'autre bout, elle tomba sur une assemblée compacte de bonhommes en toge qui discutaient avec véhémence en se caressant la barbe. Personne n'avait l'air d'être le fameux Pape. Elle ne l'avait jamais vu, bien sûr – c'était le directeur de l'Académie, après tout, il n'avait pas de temps à consacrer à ses élèves – mais elle était presque sûre qu'il ressemblerait plus à un... eh bien, à un Sage, que ces vieux bonhommes tout rouges qui se grognaient dessus sans réfléchir.
Elle attendit, fit le tour plusieurs fois pour trouver une ouverture et tenta même de forcer le passage pour atteindre le centre de la foule, mais cela ne suffit pas. Elle se résolut donc à toussoter. 
Aussitôt les conversations se turent et les regards outrés se tournèrent vers elle.
« Qui est cette jeune fille ? demanda l'un.
— Probablement une servante qui s'est perdue, répondit l'autre.
— Heu, je...
— Est-ce que quelqu'un pourrait la renvoyer ? Nous avons d'importants débats à mener séance tenante !
— Doit-on se montrer si cruels ? Elle recherche peut-être un peu de protection, tout simplement.
— Dites, vous...
— C'est vrai ! Et qui pourrait l'en blâmer, après les événements terribles de ce matin ?
— Moi ! Je n'apprécie pas qu'on vienne déranger nos discussions pour des broutilles si...
— Je suis un Sage, vous savez. »
Le silence tomba de nouveau, plus long, plus pesant.
« Allons, ce n'est pas l'heure des plaisanteries, ma chère, déclara l'un des vieux croûtons. L'heure est grave, quelqu'un a retourné le Pape et ce n'est pas le moment pour les enfants de se trouver si près d'une telle source de non-Sagerie.
— Je ne plaisante pas, et je ne suis pas une enfant. Je fais partie de cette Académie et je serai un Sage dans quelques semaines, quand j'aurai mon diplôme. »
Soulagement général.
« Ah, petite. Ce n'est pas si simple, vous savez. Déjà, c'est une affaire d'homme, ne serait-ce que pour la barbe, et...
— Ma barbe est déjà plus longue que la vôtre. J'ai obtenu la meilleure note toutes promotions confondues en taille de barbe.
— Oui, bien sûr, bien sûr, mais vous comprenez, il s'avère que... »
Souris abandonna. Il n'y avait rien à gagner de ce côté-là. Les vieillards seraient aussi obtus que ses professeurs et refuseraient qu'une fille soit leur égale.
Non, si elle voulait savoir ce qui se passait, elle allait devoir le découvrir par elle-même et faire ce qu'elle savait le mieux faire : devenir toute petite pour aller fureter un peu partout. Cependant, elle ne se jeta pas au hasard dans l'exploration comme elle l'aurait fait quelques années plus tôt ; à la place, elle utilisa un peu de ce qu'elle avait appris sur les bancs de l'Académie.
C'est-à-dire : où s'installer pour voir sans être vu et écouter sans être entendu ?
Souris balaya des yeux tout ce qu'elle voyait de la Table. Le vieil homme avait assuré qu'il existait un coupable. Le malfaiteur avait bien dû se cacher quelque part pour voir le résultat de son œuvre. Derrière l'amphithéâtre de la Corbeille à Fruit ? Non, trop loin, il n'aurait pas eu suffisamment de contrôle sur la situation. Plus près, c'était impensable aussi : trop de monde qui pouvait le repérer, et malgré leur suffisance et leur misogynie butée, les Sages n'étaient pas stupides non plus. Il ne restait plus qu'un endroit possible et impensable pour quiconque de sensé. Mais Souris n'était pas sensée et savait très bien que la solution la plus improbable était souvent la bonne. Il allait falloir se rendre sous la Table.
Souris l'avait déjà fait à deux reprises : la première fois, elle était petite fille et n'en gardait aucun souvenir, sinon que sa mère, servante de l'Académie, l'avait rattrapée in extremis puis privée de dessert tout le reste de la semaine ; la deuxième fois, en revanche, datait de son adolescence : en pleine crise de rébellion, elle avait décidé de partir à l'aventure vers l'inconnu et s'était retrouvée morte de trouille, suspendue au Bord, à attendre qu'on vienne la chercher. Ce jour-là, elle avait cru apercevoir des yeux brillants qui l'observaient depuis les ombres, et ces yeux l'avaient hantée dans tous ses cauchemars jusqu'à ce qu'elle entre à l'Académie.
A présent, elle allait en avoir le cœur net. Elle était persuadée de détenir la solution. Tout ce qu'il fallait, c'était une corde solide en tissu de mouchoir, un peu de cran, et... Hop ! On se laisse tomber du Bord. En dessous, tout était tel qu'elle l'avait laissé la dernière fois. Sombre, effrayant et affreusement vide sous ses pieds. Elle ne se laissa pas abattre et se laissa glisser un peu plus le long de sa corde.
Soudain, un courant d'air un peu plus fort que les autres la fit tanguer et passer pour de bon sous la Table. Son univers changea alors du tout au tout : le bas devint le haut, le haut devint le bas et elle tomba droit vers le Dessous de Table. Il lui fallut un moment pour se relever, et un autre pour s'accoutumer à l'obscurité.
Elle était encerclée.
Tout autour d'elle, des yeux l'observaient. Elle ne voyait pas grand chose de plus, à peine de vagues silhouettes élancées qui s'approchaient de plus en plus. Des femmes. Qui n'avaient rien à voir avec les servantes de l'Académie. Souris recula, consciente de l'atmosphère tendue qui pesait autour d'elle, buta contre une de ses assaillantes et s'effondra sous les coups de masse qu'on lui porta derrière le crâne.

*   *   *

Lorsqu'elle se réveilla, Souris mit un moment à se rappeler où elle se trouvait. Il lui suffit de lever les yeux pour se souvenir – et subir un violent vertige. Elle baissa la tête un peu trop vite et se retrouva nez à nez avec une... carte ? Qui faisait à peu près deux fois sa taille ? Le coup qu'elle avait reçu sur
« Ah, elle s'est réveillée, » déclara la carte. Il y avait une dame dessinée dessus. Elle affichait un air serein, érudit, noble. Il y avait quelque chose d'apaisant dans cette vision.
« Bonjour, mon enfant. Oh, vous n'avez pas l'air bien. Apportez-lui un peu d'eau, les filles ! »
Jaillissant du néant, deux femmes – de chair et de sang, celles-ci – s'approchèrent de Souris avec une bouteille d'eau et un seau. Elle se servit allègrement de l'un, puis de l'autre. Lorsqu'elle eut fini, la carte reprit.
« Je m'excuse pour la violence de notre accueil. Vois-tu, un maraudeur rôde sur nos terres depuis la nuit dernière et mes filles le traquent. Elle manquent parfois un peu de tact quant à la manière d'aborder les étrangers.
— Je comprends... Je crois. Qui êtes-vous ?
— Je suis la Papesse, Deuxième Arcane et membre du conseil des Lames. Ces filles sont mes prêtresses. Certains nous appellent les Sorcières, mais c'est un peu démodé. Nous sommes les gardiennes des choses secrètes et oubliées. Si le monde tourne, c'est grâce à nous. Et toi, petite invitée, qui es-tu ?
— Je m'appelle Souris et je suis une apprentie Vieux Sage. Je suis venue chercher quelqu'un : le Pape, notre doyen, a été renversé cette nuit. Les autres pensent que cela va nous porter malheur, alors je voudrais ramener le coupable pour leur prouver que non.
— Oh malheur de malheur de malheur ! » s'écria la Papesse en s'écroulant, toute sérénité disparue. Autour d'elles, les Sorcières commençaient à s'agiter comme les élèves de l'Académie l'avaient fait. Super, se dit Souris. Voilà qui va beaucoup m'aider. Au temps pour les secrets ancestraux.
Elle s'éloigna discrètement de la cohue générale pour prendre un peu d'air et remarqua au loin une ombre plus sombre que les autres. Elle se coula en silence dans sa direction : c'était un petit diablotin qui ricanait face à la débâcle des prêtresses de la Papesse. Il ne remarqua pas Souris avant qu'il soit trop tard.
« Je te tiens !
— Misère ! Je me suis fait avoir ! Qu'est-ce que le patron va dire ?
— Patron ? Quel patron ? Pour qui est-ce que tu travailles ?
— Ben, pour le Diable, qui d'autre ? Oh merde... »
Un éclair de lumière aveugla Souris tandis qu'une flamme grandissait tout près d'elle. Lorsqu'elle s'éteignit, une nouvelle carte se trouvait là.
« Qui m'invoque ? tonna-t-il.
— Votre sous-fifre, répondit Souris qui ne se laissa pas démonter. Dites, vous utilisez souvent ce genre d'effet pyrotechnique ? C'est un peu dangereux, non ?
— Quoi ? Heu, oui. C'est une marque de fabrique. Bon, qu'est-ce que vous voulez ? J'ai une panique à instaurer et une peste à répandre.
— Pourquoi vous faites tout ça ?
— Parce que c'est mon boulot. Héhé, non, je plaisante. Pour le pouvoir bien sûr. Est-ce que tu sais à quelle place je suis dans le conseil des Lames ? A la quinzième place. QUINZE. Alors que ce pédant de Pape est cinquième, et cette grognasse de Papesse est deuxième. JE serai le premier. JE dirigerai le conseil ! Et si je dois renverser tous les autres sur mon chemin, c'est tant mieux ! Le monde périclitera sous les mauvaises influences des Arcanes à l'envers. D'ailleurs, le prochain sur la liste, c'est ce saltimbanque de Bateleur. Ensuite, je serai le maître ! MOUAHAHAHAHAHA ! »
Pas tant que je serai là, pensa Souris, mais elle se garda bien de le prononcer à voix haute. Il faut que je trouve une solution pour l'arrêter. Il va me réduire en cendres.
« Je pense que vous avez un problème, » dit-elle sans réfléchir. Le Diable se retourna vers elle.
« Pardon ? »
Le silence était affreux. Il sonnait comme une flamme qui vous consume. Sois un Vieux Sage, pensa-t-elle. Un Vieux Sage digne et énigmatique. Frappe là où ça fait mal. Utilise ta barbe. Elle n'était pas tout à fait sûre que ces pensées venaient bien d'elle.
« Parlez-moi de votre mère, » poursuivit-elle en se caressant la barbe de l'air le plus pénétrant possible. La tension monta d'un cran. Cette fois c'était sûr, la pestilence allait tomber sur elle.
Et puis d'un coup, le Diable éclata en sanglots et déballa toute son enfance avec le reste du paquet de cartes. Souris ne savait plus tellement où se mettre mais écouta avec le plus grand sérieux de Vieux Sage les paroles qu'on lui confiait.
« Vous savez, déclara-t-elle lorsque le Diable eut fini son récit, je pense que vous avez surtout besoin de vacances. Vous allez finir par vous brûler les ailes à force de vouloir dominer le conseil. Vous vous mettez la pression comme un diable – sans mauvais jeu de mot. Qu'est-ce que vous comptez faire après ? Tenter de conquérir le monde ? Parce que vous ne vous arrêterez pas là. Je connais les gens comme vous, ils ne s'arrêtent jamais avant que ce soit trop tard. Vous voulez que je vous dise ? Allez faire un tour à la Cuisine, posez-vous quelques temps, allez bronzer dans le four peut-être. Parce que si vous continuez comme ça, vous foncez droit au burn-out et vous aurez tout gagné.
— Oui vous... vous avez sans doute raison. Merci, Vieux Sage. Je crois que je vais suivre votre conseil. Je vais partir faire le tour de la Maison. Ça me fera le plus grand bien. Au revoir. »
Et dans un nuage de fumée, le Diable s'en fut.
Souris tomba sur les rotules, épuisée mais fière de son travail. Elle se serait bien laissée aller à un fou rire, mais elle sentait qu'elle n'était toujours pas seule. Elle eut un soupir las.
« Vous pouvez sortir des ombres, il est parti. Vous êtes qui d'abord ?
— LA MORT AU TAROT.
— Ah. Je vais mourir ?
— NON, RIEN A VOIR. JE SUIS LA POUR ASSISTER AUX CHANGEMENTS. TU VIENS DE TRANSFORMER LE MONDE, SOURIS.
— C'était vous, n'est-ce pas ? Dans ma tête, tout à l'heure. Je reconnais la voix.
— C'ETAIT MOI. MAIS C'EST TOI QUI M'A APPELE. JE NE VIENS JAMAIS TOUT SEUL.
— Je vois. »
Elle prit conscience de ce que signifiaient ces mots. Elle avait agit en Vieux Sage. Elle était un Vieux Sage. Elle n'avait pas besoin des diplômes des croûtons du dessus pour s'en rendre compte. Quelque part, c'était un peu frustrant. Mais ce quelque part était enfoui très loin sous la satisfaction d'avoir enfin trouvé sa place et prouvé sa valeur. Maintenant, il fallait juste qu'elle le fasse comprendre aux autres.
« Ça va être long. Le Diable n'est pas le seul à se diriger droit vers un burn-out.
— MAIS TU AS DEJA FAIT LE PLUS DUR. TU T'ES CONVAINCUE TOI-MÊME. »
Souris sourit et se releva. Elle avait encore du boulot. Il y avait un Pape à remettre à l'endroit et une foule d'apprentis Sages à calmer. Autant s'y mettre tout de suite.
« Vous me raccompagnez là-haut ?
— AVEC PLAISIR. »

« Modifié: 19 Juin 2015 à 14:16:14 par Rain »
Perdu

Hors ligne Loïc

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #1 le: 09 Juin 2015 à 09:59:21 »
C'est fou que j'ai pas pensé à toi pour le texte Pratchettien O_o
(Parce que la mort, une histoire qui me fait penser à La huitième fille...)
Bref.

Citer
Les cris remontaient le salon comme une meute de saumons hyperactifs.

J'adore :D

Citer
— Courez, bon sang de bois, ne restez pas plantés là ! Fuyez, pauvres fous ! »

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Elle se contenta de se faufiler entre les élèves, à la recherche de quelqu'un qui était au premier rang.

Sûr de ta virgule ?

Citer
Il y eut un grand boum et un cercle se fit autour d'eux. Personne n'avait arrêté de courir ; les gens voulaient juste éviter de s'étaler à leur tour. Le professeur lui-même faisait de grands gestes paniqués pour essayer de se relever, mais ça ne l'aidait pas vraiment.

:D

Citer
— Merci bien ! Bonne fuite à vous ! »

:D

Citer
en se caressant la barbe.    Elle attendit

Espace baladeuse

Citer
C'est-à-dire : où est-ce qu'on s'installe pour voir et écouter sans être vu ou écouté soi-même ?

Première phrase sur laquelle je bute vraiment.

Citer
— Misère ! Je me suis fait avoir ! Qu'est-ce que le patron va dire ?

Click

Citer
« Parlez-moi de votre mère, » poursuivit-elle en se caressant la barbe de l'air le plus pénétrant possible. La tension monta d'un cran. Cette fois c'était sûr, la pestilence allait tomber sur elle.

:D

J'aime beaucoup ce texte. Je suis pas sûr d'en avoir saisi touuuuuuuuuutes les subtilités, mais c'est très fluide, bien mené, avec un personnage super attachant et une paire de perles.
Parfait comme hommage à Pratchett aussi :D
Merci !
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Hors ligne Yöda

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  • Il a une serviette ! Replions-nous !
Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #2 le: 09 Juin 2015 à 13:55:34 »
N'empêche, j'ai passé un bon moment en l'écrivant, et j'espère que vous avez passé un bon moment en vous cassant la tête dessus pendant le Blind Text.
Et bien oui ! J'pensais vraiment que celui-ci il était de Loïc, ça m'a bloqué un bon moment !  :mrgreen:

Sinon, j'ai beaucoup aimé le rythme de l'histoire, le fait de toujours se demander ce qu'il se passe ou ce qu'il va se passer. Y a des dialogues et des passages vraiment marrants aussi. J'pense pas avoir tout compris, mais c'était très plaisant à lire !

Je les refais pas, mais j'ai pensé aux mêmes commentaires que Loïc sur ses deux premières citations.  :mrgreen:
Damn

Hors ligne Dewen

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #3 le: 09 Juin 2015 à 14:14:16 »
Salut Rain :) !
C'est parti pour ton texte ^^ !
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Les cris remontaient le salon comme une meute de saumons hyperactifs.
:viviane:
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Fuyez, pauvres fous !
+1 à Loïc :D

Bref, je ne relève pas tout ce qui m'a fait rire ou sourire, ça serait trop long. Ton texte est très amusant, vraiment. Je crois vraiment pas avoir tout compris mais l'important est que ton texte me plaise, dans sa fluidité et son humour :) !

"Ce que j’aime par-dessus tout en Gwendalavir, outre la salade de champignons, c’est l’inutilité du mot impossible."
Merwyn Ril'Avalon
(La quête d'Ewilan, Tome 2 : Les frontières de glace de Pierre Bottero)

"Eeeeeet c'est Franklin !!"

Hors ligne Rain

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #4 le: 09 Juin 2015 à 15:17:54 »
@Loic

Citer
— Courez, bon sang de bois, ne restez pas plantés là ! Fuyez, pauvres fous ! »

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Exactement  :D

Citer
Elle se contenta de se faufiler entre les élèves, à la recherche de quelqu'un qui était au premier rang.

Sûr de ta virgule ?
Hum, plus maintenant  :\?

Citer
en se caressant la barbe.    Elle attendit

Espace baladeuse
Ah oui, merci !

Citer
C'est-à-dire : où est-ce qu'on s'installe pour voir et écouter sans être vu ou écouté soi-même ?

Première phrase sur laquelle je bute vraiment.
Oui, j'ai galéré sur celle-là - en fait, c'est typiquement un passage où je savais pas trop où j'allais ni ce que j'écrivais  :D Je vais essayer de la tourner autrement.

Citer
— Misère ! Je me suis fait avoir ! Qu'est-ce que le patron va dire ?

Click
Fichtre, pourquoi je connaissais pas ça avant ? Je vais être obligé de le caser quelque part maintenant  :D


J'aime beaucoup ce texte. Je suis pas sûr d'en avoir saisi touuuuuuuuuutes les subtilités, mais c'est très fluide, bien mené, avec un personnage super attachant et une paire de perles.
Parfait comme hommage à Pratchett aussi :D
Merci !
Je sais pas si y'a beaucoup de subtilités à saisir  :-¬? Enfin, si, probablement, j'ai dû balancer des pistes dans tous les sens, mais je suis pas sûr de mieux les comprendre que toi  :D

Merci à toi !


@Yöda

N'empêche, j'ai passé un bon moment en l'écrivant, et j'espère que vous avez passé un bon moment en vous cassant la tête dessus pendant le Blind Text.
Et bien oui ! J'pensais vraiment que celui-ci il était de Loïc, ça m'a bloqué un bon moment !  :mrgreen:
Ah ben j'ai bien remarqué que tout le monde l'attribuait à Loïc. Mouahaha, mon plan pour le remplacer est en marche !  >:D

Merci pour tes remarques !

@Dewen

Merci à toi aussi ! Oui, je pense que si le texte vous plaît, c'est déjà pas mal ! Comme je disais, je suis pas sûr de comprendre toutes ses implications non plus  :D

Bref, merci à tous, content que ça vous ait plus !
Perdu

Hors ligne Milora

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #5 le: 09 Juin 2015 à 17:22:31 »
Citer
Les cris remontaient le salon comme une meute de saumons hyperactifs.
J'aime beaucoup les cris comparés à des saumons hyperactifs  :D Par contre, t'es sûr qu'on dit meute pour des saumons ? Et puis surtout, ce qui me gène dans cette phrase, c'est "remontaient le salon". Je vois pas bien comment on peut remonter un salon. Un couloir, un escalier, un lieu de passage oui ; mais un salon ?
Du coup je pense que cette première phrase  est très cool dans l'idée mais pourrait être encore mieux tournée :)

Citer
Autour de Souris, les autres étudiants s'étaient figés le temps d'un souffle
Je trouve que "le temps d'un souffle" ça ne colle pas : c'est un temps très bref, alors qu'après tu nous racontes toute la scène en mode pause.

Citer
et soudain, la foule hurla et se brisa comme une vague.
joli

Citer
— Merci bien ! Bonne fuite à vous ! »
:D

Citer
L'heure est grave, quelqu'un a retourné le Pape et ce n'est pas le moment pour les enfants de se trouver si près d'une telle source de non-Sagerie.
^^

Citer
Apportez lui un peu d'eau, les filles
apportez-lui

Citer
et une peste à instaurer.
instaurer une peste, ça se dit pas trop...

Citer
Le silence était affreux. Il sonnait comme une flamme qui vous consume.
Joli

Citer
Un Vieux Sage digne et énigmatique. Frappe là où ça fait mal. Utilise ta barbe.
Use the Force, Luke...

Citer
« Parlez-moi de votre mère, » poursuivit-elle
lol

Citer
posez vous quelques temps,
posez-vous

Citer
Souris tomba sur les rotules, vannée mais fière de son travail.
Je trouve que vannée c'est trop familier pour le ton global du texte


Lu hors du Blind Texte ! :)
C'est fluide, j'ai souri ici ou là, les clins d'oeils sont sympa (je crois que j'ai vu que Pratchett et le SdA mais doit y en avoir d'autres qui m'échappent).
Par contre, je trouve que le texte manque de clarté, et que ça lui nuit pas mal. J'arrive pas à visualiser les scènes, ni même les personnages, en particulier Souris. Je saurais pas dire si elle est humaine, ou si c'est une souris, ou une carte. De même, au début tu parles de salon, puis de salle de classe, puis de Table... ça aide pas le lecteur à ébaucher un croquis de la scène dans sa tête, du coup ça provoque une sensation de flou.
Je crois que j'ai pas tout saisi à l'histoire non plus, mais c'est surtout le flou au niveau de la visualisation qui m'a gênée, parce que du coup j'arrivais pas trop à entrer dans le texte.
Du coup, désolée pour cet avis mitigé ; reste qu'il est bien écrit et contient de jolies trouvailles. Mais j'ai eu l'impression qu'il avait été écrit un peu vite, ou alors qu'il avait été trop condensé pour entrer dans un nombre de mots imposé :-[
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne gage

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #6 le: 09 Juin 2015 à 17:53:18 »
J'ai beaucoup aimé le rythme de ton texte.
Beaucoup aimé aussi comment le thème du Blind-Test s'est emparé de toi pour provoquer dans ton inspiration des ondes qui repoussaient de plus en plus loin le délire...
Cela dit moi non-plus je n'ai pas tout compris, mais comme toi-même tu n'es pas tout à fait sûr du sens, ça me rassure.

Contrairement à Milora, je trouve une phrase comme :
"Les cris remontaient le salon " extrêmement évocatrice. Et d'ailleurs, dès ces premiers mots l'action est là, et l'urgence palpable.
Merci pour la lecture.
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Yöda

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  • Il a une serviette ! Replions-nous !
Re : Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #7 le: 10 Juin 2015 à 15:20:34 »
Citer
Les cris remontaient le salon comme une meute de saumons hyperactifs.
J'aime beaucoup les cris comparés à des saumons hyperactifs  :D Par contre, t'es sûr qu'on dit meute pour des saumons ?
C'est vrai que la"meute" m'avait gênée aussi à la première lecture. Après, on voit très bien l'image, mais c'est pas correct en effet. Pour des saumons, on dirait plus un "banc". Ou (je viens de l'apprendre en cherchant d'autres mots  :mrgreen:) une "remonte", qui s'applique à un groupe de poissons qui remonte un cours d'eau, mais ça serait redondant  ^^
Damn

Hors ligne Ambriel

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #8 le: 16 Juin 2015 à 23:36:08 »
Heey, encore un texte de toi à côté duquel j'étais passée !


Alors je vais pas faire de relevé détaillé parce qu'il est trop tard, mais je peux d'ores et déjà dire que j'ai bien aimé. Comme les autres, situation sympa dans sa loufoquitude, humour, mais décor un peu flou. J'ai successivement pensé à une vraie académie, à des souris/rats, à des objets sur une table, à une peinture, et à des cartes avec plein de personnages dessus.

Mais bref j'ai bien apprécié cette lecture XD
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Rain

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #9 le: 19 Juin 2015 à 14:15:16 »
Salut tout le monde !

Alors, je prends enfin le temps de corriger le texte. Je vous fais pas les détails parce que la plupart du temps c'est juste des fautes ou des mots qui sont pas à la bonne place. Par contre j'ai rajouté quelques mentions qui, je l'espère, simplifient la clarté visuelle de l'ensemble.

J'ai volontairement laissé le doute quant à "Souris est-elle une souris ou bien est-ce que c'est juste son nom ?" mais normalement, on ne devrait pas se poser la question de "est-ce que c'est une carte aussi ?"

Voilà, du coup si vous avez le temps de lire une seconde fois et de me dire si vous visualisez mieux l'environnement ça m'aiderait bien  :D
En attendant, merci tout le monde d'avoir lu, je suis content que vous ayez apprécié !
Perdu

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Re : Le dessous des cartes [Blind Text]
« Réponse #10 le: 07 Juillet 2015 à 13:25:30 »
Yop

(déjà j'aime le titre)
Citer
d'une telle source de non-Sagerie.
:D :D :D (y a plein de truc qui m'ont fait rire avant mais bon celui la je souligne ^^)
Citer
Au temps pour les secrets ancestraux.
Pas compris cette phrase là.
Citer
Il ne remarqua pas Souris avant qu'il soit trop tard.
ça aussi je trouve ça un peu chelou
Citer
n Vieux Sage digne et énigmatique. Frappe là où ça fait mal. Utilise ta barbe.
XD XD XD c'est génial



Bon je suis un peu déçu par la fin, je m'attendais à une vrai chute. Mais j'ai beaucoup aimé, c'est plaisant à lire, c'est rigolo, c'est fluide. N'étant pas forcement un grand lecteur de pratchett il m'a sans doute manqué aussi des référence.
Mais c'était très chouette.

Merci pour ce texte

 


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