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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La folle pensée de mon cœur.

Auteur Sujet: La folle pensée de mon cœur.  (Lu 1678 fois)

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
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  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
La folle pensée de mon cœur.
« le: 28 Mai 2015 à 20:09:22 »
(Salut tout le monde, nouveau texte inspiré d'un autres court texte que j'avais fait il y a longtemps et se nommant "Valse ténébreuse" - pour ceux qui s'en rappelleraient encore. Bonne lecture :))



La folle pensée de mon cœur.




Après m'avoir demandé de le suivre, il m'emmène vers un endroit que j'ignore.
- Tu verras, c'est magnifique lors de la nuit. me dit-il pour me rassurer.
- OK.
Quand nous nous apprêtons à entrer dans la forêt, qu'il m'avait montrée depuis la grange où se déroulait le mariage de nos amis – vu le nombre d'invités, personne ne remarquerait notre petite escapade –, il me sourit en sachant très bien que l'idée de pénétrer à l'intérieur de ces bois sombres, et de plus pendant la nuit, ne me rassure pas.
- Ne t'en fais pas, quand on sera arrivé, tu ne regretteras rien.
J'acquiesce. Il me refait son petit sourire qui ride le contour de ses yeux. Je soupire. Il laisse la branche recouvrir sa silhouette. Je suis prise d'un soudain frisson de froid, me frotte les bras et ne m'attarde pas plus. Je lève la même branche qu'il vient de laisser tomber et le rejoint, malgré la noirceur du lieu.
- Je suis là, viens. me guide-t-il.
Je suis le son de sa voix et lui agrippe le bras.
- Merci.
Mon cœur bat à tout rompre. En dépit de ce qu'il m'a dit, je ne peux pas m'empêcher de regretter ce que je suis en train de faire. Je n'entends aucun bruit, juste ceux de la nature. J'ai l'impression d'être seule au monde avec lui. Et si un pervers nous tombait dessus ? Je m'enfuirais en hurlant !

Il faut que j'arrête de penser à de telles choses, cela me met dans un état presque ridicule.
- Chuuut, t'en fais pas. Y a que nous, ici.
Aurait-il sondé mes pensées ? Je m'accroche plus fortement à lui. Il me met son bras autour de la tête et je peux entendre son cœur qui bat à un rythme tout à fait normal. Il faut que j'arrête de penser à n'importe quoi. Je soupire.
- Merci. lui soufflé-je à l'oreille.
Je ne le vois pas mais je l'imagine sourire. Alors mon calme revient, le rythme des battements de mon cœur ralentit et j'arrive à mieux écouter les bruits de la nuit qui, désormais, ne m'effraient plus mais me rassurent : les hululements des hiboux sont lointains, comme les échos d'un rêve. Il y a parfois d'autres cris d'oiseaux, transperçant le vide sonore de ce lieu singulier aux sapins immenses, qui bruissent pareils à des géants qui ronflent. Emportée par cette tranquillité, dont je n'avais pas conscience avant, je pose ma tête sur son épaule et, soudain, il se penche. Je m'interroge un court instant, puis laisse s'échapper un petit cri en sentant le sol disparaître sous mes pieds. Mais il me prend dans ses bras, rien de bien méchant, au contraire. Je me laisser bercer par son cœur qui semble battre au même rythme que le mien. Je lève la tête pour l'apercevoir, mais ne discerne aucun trait de son visage.
- On arrive, ma chérie.
- D'accord.
Dommage, j'aurais voulu rester encore un peu plus dans ses bras si forts dans lesquels j'étais à l'abri de tout. Il me repose doucement sur le sol dont l'herbe vient me chatouiller les pieds.
- C'est juste là.
Comme à l'arrivée, il pousse une branche, me laisse passer d'abord puis la rabaisse.
- Alors qu'en dis-tu ? me demande-t-il avec une pointe d'excitation dans la voix.
Les mots me manquent pour que je puisse dire ce que je ressens. C'est incroyable. Une magnifique clairière au clair de lune. De là où nous sommes, celle-ci paraît plus imposante et sa lueur aussi, à tel point qu'elle illumine tout ce lieu, même son visage, à lui. Aussi, la verdure au sol s'emporte dans le même balancement que provoque la douce brise de nuit. On dirait qu'elle flotte, qu'elle est endormie et que le moindre bruit peut la réveiller.
- C'est magnifique. Tu as eu raison de me pousser à y aller. chuchoté-je.
Passant mes bras autour de son cou, je me lève sur la pointe des pieds et effleure ses lèvres qui me chatouillent et me font sourire en même temps que je l'embrasse. Je lui caresse le visage et vois ses yeux qui pétillent, il me regarde comme s'il contemplait la plus belle chose au monde. La fièvre amoureuse commence à me monter à la tête, la chaleur aussi. Mes pommettes sont-elles rouges ? j'ai peur que cela me donne un côté gamin.
- Une petite danse, ça te dit ?
Il me regarde avec des yeux envieux.
- Pourquoi pas.
Je décale mes mains autour de sa taille, il fait de même. Je me colle contre lui, soupire de bonheur, de fatigue et ferme les paupières. Nous balançons légèrement nos corps de gauche à droite. Puis les mouvements s'accélèrent, deviennent plus complexes : nous nous échangeons des pirouettes, certains pas de danse appartenant à la valse, des sourires, des caresses, des regards. Notre amour.

Autour, les arbres bruissent comme s'ils chuchotaient de nous : le vent se lève et vient faire claquer les plis de ma robe de soie noir. Parfois, il me laisse dans le cou, la marque de ses baisers me donnant des frissons dans tout le corps.

Nous dansons, encore et toujours. Nous ne nous arrêtons plus, notre élan nous a amenés quelque part dont nous ne connaissons aucune sortie. Un horizon hors du temps, presque éternel. On dirait que nous valsons. Seuls, au milieu de cette somptueuse clairière aveuglée par la lune souriante. Et j'entends, de nouveau, dans la nuit, les hiboux hululer, les grillons chanter et la lune qui semble, à moi aussi, me sourire. C'est étrange, j'ai l'impression que cet instant n'est pas réel. Je pourrais danser pendant des heures sans m'arrêter ! Qu'est-ce qui me fait agir comme cela ? Lui ? Cela fait un moment qu'il n'a pas parlé, tout comme moi. Peut-être est-il aussi emporté par cet élan mystérieux, aussi respectueux que moi envers la solennité de ce lieu. Ou peut-être veut-il laisser la passion parler. Ou encore toutes ces choses à la fois.

À un certain moment, il me décolle du sol et me fait tourner autour de lui en m'adressant son sourire qui fait palpiter mon cœur, qui réveille mes fantasmes, mes désirs, mon amour somnolant qui, je le sens, ne connaît pas encore tout l'étendu de sa puissance. J'ai l'impression que des ailes me poussent dans le dos. Je ne veux plus jamais retoucher le sol. Plus jamais. Et j'ai le sentiment que si je le fais, je ne saurais plus marcher, je tomberais à chaque fois que je me relèverais.
Alors, dans un souffle que partagent la nuit, mon amour et cet instant hors du temps, je lui accorde la folle pensée de mon cœur :
- Je t'aime !
Ainsi, soudainement et doucement il me pose sur l'herbe. De ses lèvres, il effleure d'abord les miennes, met ensuite ses mains sur ma tête et m'embrasse passionnément, comme jamais.

J'avais cette impression que je tomberais et que plus jamais je ne saurais remarcher. Mais c'est son amour qui me retient et me donne ces ailes illusoires. Peut-être aussi cette harmonie que nous formons, cette stabilité parfaite. Mais il y a également ce moment que nous partageons dans cette clairière, à l'abri de tous regards, de toutes jalousies, de toutes existences.

Et au-dessus de tout, la lune nous jalouse de ne pas connaître quelqu'un qui l'aime autant que nous nous aimons. Alors, ma chère lune, sache que nous sommes ces êtres qui, au grand amour irraisonné, t'obligeons à regarder au-delà de toi-même.
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne Mnemosyne

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Re : La folle pensée de mon cœur.
« Réponse #1 le: 29 Mai 2015 à 13:49:29 »
Texte long et ennuyeux, désolée. J'ai pas du tout accroché, il ne se passe rien de particulier...
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
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  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : La folle pensée de mon cœur.
« Réponse #2 le: 30 Mai 2015 à 13:04:27 »
Salut !

Merci pour ton commentaire. Je remercie aussi ton honnêteté : on ne peut pas plaire à tout le monde, dans ce texte j'ai surtout essayé de travailler l'émotion.  :)
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne gage

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Re : La folle pensée de mon cœur.
« Réponse #3 le: 30 Mai 2015 à 17:04:42 »
Je ne voudrais pas que tu restes sur un commentaire aussi froid et sec.
Tu as raison, bien sûr, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais j'aime pas trop voir des gens se prendre des claques...

Je ne reviendrai pas sur l'histoire, c'est vrai qu'elle est banale et un peu "fleur bleue" mais puisque tu voulais faire dans l' "émotion", je pense que c'est assez réussi.
Je voulais surtout te dire que c'est très bien écrit, qu'à ton âge je ne pouvais sans doute pas aligner deux mots.
Ta narration est fluide et les dialogues ne font pas artificiels et tu installes une vraie ambiance.

Ma première idée était que certaines expressions sont un peu "déjà-vues", mais j'ai lu bien plus de livres que toi, et tu manques un peu d'expérience de lecture, ce qui est très excusable à ton âge.
Je t'encourage donc vraiment à continuer à écrire, et à lire tout autant. A te goinfrer des dictionnaires de synonymes et dictionnaires analogiques qui fourmillent de vocabulaire.
Et à ne pas arrêter de poster ici.
La plupart des commentaires seront bienveillants et surtout te feront progresser à chaque texte. Tu verras qu'ici on bénéficie d'une palette d'experts plus gentils les uns que les autres, dont les jugements sont quasiment toujours argumentés.
Bon courage, et à ton clavier ! :D
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Re : La folle pensée de mon cœur.
« Réponse #4 le: 30 Mai 2015 à 17:16:02 »
Je ne voudrais pas que tu restes sur un commentaire aussi froid et sec.
Tu as raison, bien sûr, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais j'aime pas trop voir des gens se prendre des claques...


Je ne vois pas en quoi mon commentaire est froid et sec, et le but n'est pas de donner des claques, également. Je donne mon ressenti, mon avis, point barre. D'autant plus que ça a été bien pris.

Bref.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

 


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