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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » prologue d'un roman

Auteur Sujet: prologue d'un roman  (Lu 2304 fois)

Hors ligne Johann123

  • Plumelette
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prologue d'un roman
« le: 18 Mai 2015 à 17:26:09 »
Bonjour,

J'aimerai connaître vos critiques après lecture de ce prologue. Vos sentiments par rapport à l'histoire, par rapport à l'écriture. Qu'Est-ce que je pourrai arranger ? ect ... n'hésitez pas à tout me dire.

Prologue.

Samedi 1er février 2020. 20h.

Il faut le faire, se répétait-elle.
Elle but une dernière gorgée de whisky, mit le verre dans l'évier et prit six gobelets dans le placard.
Flora Jung accomplissait le moindre geste avec la précision d'un robot. Un robot dont le programme informatique avait dû subir des centaines de modifications avant sa version définitive.
Elle posa les verres en plastique les uns à côté des autres sur la table de la cuisine. Elle prit une chaise qu'elle cala devant la grande armoire, monta sur l'assise pour atteindre le dessus du meuble et empoigna l'étui blanc.
Monsieur Eckkert entra dans la cuisine.
Flora eut un léger sursaut en constatant sa présence. Ce vieil homme ridé qu'elle avait tant respecté lui faisait soudainement peur. Elle venait d'apprendre que les dirigeants de Résali – organisation à laquelle elle avait voué sa vie – étaient des imposteurs ; et les adeptes, des dupés.
Elle descendit de la chaise.
Vous aviez passé la porte, fit Flora, pourquoi êtes-vous revenu ?
J'avais oublié dans ma voiture un jeu de cartes que j'avais promis de leur offrir.
Flora lui lança un sourire hypocrite.
Vous pouvez être fier de vos enfants, continua-t-il, ils ont assimilé beaucoup de choses ce soir. C'est impressionnant à quel point ils sont intelligents.
Elle avait envie de lui poser beaucoup de questions sur ce qu'elle venait d'apprendre, mais il se défendrait et lui jurerait qu'il s'agissait là d'un complot visant à détruire Résali. Flora Jung le considérait désormais comme la pire des ordures.
J'ai toujours su que mes enfants étaient formidables, dit-elle en lui lançant un regard noir.
Monsieur Eckkert hocha la tête et s'approcha de Flora Jung. Elle recula d'un pas.
Le monde aura besoin de gens comme eux. Le quotient intellectuel d'Helga est de 135, et elle n'a que dix ans.
Il observa un moment de silence. Devant la nervosité apparente de Flora, son visage se dirigea instinctivement en direction des six gobelets.
Qu'est-ce que vous êtes en train de faire, Madame Jung ? demanda-t-il.
Elle se forçait à retenir des larmes. La mère de famille s'était juré que personne ne pourrait interrompre l’exécution de son programme crépusculaire. Et elle n'aurait pas hésité à tuer quiconque l'en aurait empêchée.
Je vais leur apporter un verre d'eau avec du sirop de groseille.
Ces paroles firent reculer le vétéran d'un pas, comme si la tension s'était soudainement dissipée.
Il s'en alla.
Flora versa quelques millilitres de l'affreux produit dans chaque verre, mais le moment devenait trop éprouvant.
Je ne peux pas faire ça, se résignait-elle.
C'était bien plus que la voix de la sagesse qui résonnait dans son esprit. Elle entendait les cris stridents d'une voix féminine lui suppliant d'arrêter son programme. Une voix qui venait de son inconscient. Sa voix. Mais les microphones internes du cerveau de l'humain ambitieux détectent ce genre d'auto-conseils comme un ver informatique qu'il faut exterminer instantanément. Et Jung était une femme d'affaires.
Elle s'assit sur une chaise.
Une larme sortit enfin.
Son mascara dégoulina sur sa peau naturellement élastique. Elle avait le regard intense d'une vipère endiablée, avec ses yeux verts enfoncés dans leurs orbites. Grâce aux séances quotidiennes de natation, elle ne portait pas les stigmates que ses multiples grossesses auraient dû lui laisser.
L'ambition l'avait conduite jusqu’au ministère des Affaires étrangères, dont elle venait officiellement de démissionner de ses fonctions de secrétaire générale. Adulée par les diplomates depuis le début de sa carrière politique, l'annonce de sa démission avait fait grand bruit dans la presse internationale.
Six infanticides, ça fait encore plus de bruit.
Seule dans sa cuisine américaine, elle se remémorait quelques épisodes de complicité qu'elle avait vécus avec ses enfants entre les murs de l'immense demeure.
À cet instant, elle ne voulait plus se mentir.
– Je n'ai pas été une bonne mère.
– Alors pourquoi tu fais ça ? lui criait encore cette voix.
– Parce qu'ils sont trop bien pour le monde à venir. Je ne peux pas les laisser. Et Dieu, miséricordieux, me comprendra.
À l'écoute du son de la voix du petit Helmut, elle interrompit l’exécution de son programme, se dirigea discrètement vers la porte et regarda intensément ses enfants. Ils jouaient aux cartes sur la grande table. Le petit Helmut les battit. Hedwig joua le premier, suivi de Hildegarde, Holdine et Heindrun.
Helga, tu veux jouer aux cartes avec nous ? lui demanda Holdine.
Helga préféra sortir de table.
Telle une mère porteuse à qui l'on montre des années plus tard le fruit de son travail, Flora avait le sentiment de ne plus reconnaître ses enfants. Son regard se figea sur celui d'Helga. Elle était la seule responsable de la tristesse crayonnée sur le visage de sa gamine.
Heindrun était persuadé que Helmut avait triché car il avait gagné la partie. Offensé, il rejoignit sa grande sœur qui regardait la télévision. Helga avait la peau beaucoup plus mate. Combien de fois elle avait entendu : « T'es pas notre sœur, tu nous ressembles pas ! » Jusqu'à cet instant, Flora n'avait jamais pris conscience que ce rejet avait replié l'enfant sur elle-même.
Pardonne-moi, Helga.
La nourrice avait bien essayé de lui en dire un mot, mais Flora s'était continuellement éclipsée devant ses responsabilités de mère.
Pas ce soir, reprit-elle.
Les sentiments ne faisaient pas partie du programme. Elle reprit ses esprits, empoigna les trois premiers verres et se dirigea vigoureusement vers le salon.
Elle les posa sur la grande table.
Rangez les cartes, les enfants !
Les enfants s’exécutèrent. On avait l'impression que leurs cerveaux agissaient tel le fonctionnement d'un processeur qui interprète scrupuleusement les instructions d'un programme.
Helga, fais-moi le plaisir d'apporter les trois autres verres qui se trouvent sur la table de la cuisine.
La mère de famille venait de demander à sa propre fille de revenir avec les armes qui serviraient à  tuer ses enfants. Sa demande repoussait les limites de l'inhumanité, mais Flora n'avait pas confiance en ces filous, elle ne voulait pas qu'ils boivent avant le moment où elle l'ordonnerait. Il fallait qu'elle voie leurs têtes s'écraser de sommeil sur la table.
Helga revint de la cuisine en marchant très lentement pour ne pas faire tomber les verres. Elle les posa sur la table, s'assit à sa place habituelle. Flora lui lança un clin d’œil.
Tous habillés d'un pyjama blanc, les enfants chantèrent en chœur l'hymne national allemand sur la demande de Jung. La matriarche versa une discrète larme en les écoutant.
L'être humain est vraiment trop émotif. Ils sont vraiment trop bien pour le monde à venir, se répétait Flora.
Bien, les enfants, vous devez tous boire le contenu du verre en une seule gorgée. Si vous réussissez, je vous laisserai jouer plus longtemps ce soir.
Helga regardait sa mère. Elle avait peur.
Mais c'est ma mère, qu'est-ce qu'elle a ? Elle nous ferait pas de mal. Non ! J'ai confiance en ma mère.
1, 2, 3, fit Flora.
Les enfants avalèrent le contenu d'un seul coup. Trois secondes eurent suffi pour que le souhait de leur programmatrice soit réalisé. Flora se forçait à regarder le produit traverser leurs gorges.
Le temps béni de l'enfant est merveilleux. On ne comprend rien. On ne se méfie de rien.
Deux des six anges tombèrent au sol, les quatre autres s'écroulèrent sur la table. Flora savait que la mort avait déjà accueilli toutes les cellules nerveuses de leurs corps.
Elle admirait la scène macabre avec la satisfaction d'avoir accompli l’œuvre de sa vie.
Ça fait de moi la femme la plus heureuse du monde, se disait-elle.
Elle sortit de sa poche le symbole d'or du parti nazi, l'accrocha sur sa veste rouge, puis retourna dans la cuisine. Flora Jung ouvrit le tiroir, prit un couteau et revint vers les corps inertes. Le claquement de ses talons au sol résonnait dans la maison.
Son teint devenait cadavérique. Elle s'arrêta quelques secondes, le regard totalement absent. Il fallait qu'elle utilise ses dernières forces pour accomplir l'acte final. Jung s'approcha du corps de Heindrun et lui planta le couteau dans la nuque. Le sang gicla sur elle.
C'est le sang de mon enfant. Le sang souillé de mon enfant.
Elle sortit un implant de la chair bénie du garçon, qu'elle scruta quelques secondes avec un regard noir, comme si ce petit objet était un monstre ayant pris possession du corps de son enfant.
C'est donc ça qui a détruit ma vie ?
Elle voulut répéter le même rituel avec Holdine, mais un bruit la fit sursauter. Un homme d'une quarantaine d'années s'était introduit dans la maison. Tel un virus s'insérant dans son programme, le résultat de l'opération en serait à jamais bouleversé.
Eddy ! fit-elle, consternée.
Flora continua avec précipitation son geste, mais Eddy empoigna fermement son bras.
Demain, des millions de gens te maudiront ! s'exclama-t-il.
Qu'est-ce que j'en ai à foutre de passer pour une mauvaise mère ! Demain, le monde connaîtra la plus grande crise existentielle de tous les temps. J'ai bien peur que mes meurtres passent inaperçus à côté de ça.
D'un geste inopiné, Flora trancha la joue de son ex-mari, ce qui le fit tomber au sol. Eddy mit sa main sur la plaie. Bien que douloureux, le coup n'avait causé qu'une blessure superficielle.
Il faut tous les libérer ! gueula Flora.
Elle enfonça ensuite le couperet dans la nuque d'Edwige. Eddy était ébahi devant l'obstination diabolique de son ex-femme. Il se releva, projeta violemment Flora contre le mur. Ses membres étaient déconnectés de son système nerveux et elle ne voyait plus ce qui se passait.
Ma pauvre Flora, tu as découvert des choses qui t'ont bien dépassée, se disait-il.
Il prit Helga dans les bras en regardant une dernière fois le visage de la femme politique. Elle se réveillait doucement du choc. Eddy savait que la plus grande avait résisté et qu'à cet instant, il détenait un trésor faisant de lui l'homme le plus détesté de la planète.
Lorsqu'elle remarqua l'absence de la fille, Jung cria de toutes ses forces.
Un enfant de douze ans ne peut pas résister au AZ-4 pur. C'est impossible.
Flora n'avait pas tout à fait terminé son spectacle. Même si elle avait conscience que cette affaire serait rapidement étouffée par ceux qui tiennent les ficelles du monde, il fallait qu'elle laisse un indice aux enquêteurs dans l'espoir qu'ils découvrent le mobile de ses meurtres.
Elle se trancha alors le bras, s'imbiba l'index de sang et écrivit sur le mur.
4x0 11 4x0
Flora se releva difficilement, tel un robot à la batterie déchargée. Elle pleura toutes les larmes de son corps devant l'épouvantable représentation théâtrale qu'elle avait mise en scène.
Pardonne-moi, mon Dieu, je n'ai pas réussi, murmura-t-elle en levant les yeux au ciel.
Elle se trancha la gorge d'un geste vif. Le sang jaillit sur le mur blanc.
La femme d'affaires en avait fini avec la vie.

Hors ligne ZagZag

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #1 le: 19 Mai 2015 à 08:05:53 »
Salut !
Je trouve que l'histoire a l'air très intéressante :) Je pense juste que quelques petite parties de ton texte ne s'enchainent peut-etre pas assez bien, essentiellement l'arrivée des différents. Ensuite, je trouve que la prise de conscience de Flora n'est pas assee bien amenée, tu devrais peut être la présenter un peu plus :)
Mais sinon, j'ai hate de voir la suite :D
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #2 le: 19 Mai 2015 à 09:43:28 »
J'aurais aimé savoir où se déroule l'action... Dans un bunker, peut-être ? J'ai du mal à concevoir un insigne du parti nazi (resali ?) en 2020... Sinon, ton histoire ressemble diantrement à la fin de  Magda Goebbels lorsqu'elle a tué ses 6 enfants, dont le prénom commençait pour tous par la lettre H, avant de se  suicider avec son mari. Tu as même poussé le réalisme jusqu'à reprendre la "rebellion" de l'une de ses filles.

La seule suite qui me paraîtrait logique serait que, vers la fin de ww2, il y ait eu un saut temporel qui aurait projeté dans le futur certains personnages de cette époque (ou l'enlèvement par des aliens de toute cette clique, ils auraient été déposé sur une autre planète et recommencé leurs exactions pour finalement aboutir au même résultat). Dans cette optique, cela devrait être expliqué assez rapidement au lecteur dans la suite. Si ce n'est pas le cas, en quoi ce texte est-il le prologue d'un roman ?
« Modifié: 19 Mai 2015 à 20:19:01 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Hors ligne Johann123

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #3 le: 19 Mai 2015 à 19:53:59 »
Merci beaucoup pour vos commentaires. Ils me font avancé dans cette passion extrême que j'ai pour l'écriture.
J'essaye de les suivre au maximum.
J'ai réfléchi longuement sur le fait que j'amène pas assez bien la prise de conscience de Flora. C'est vrai ! Au début du récit, elle sait ce qu'elle va faire. Elle en était définitivement certaine, mais il me paraissait essentiel d'aborder le doute avant l'acte final. Cela aurait été trop brute de ne pas mettre Flora en face du doute, au moins une fois. ( à mon sens )
Je vais essayer d'y retravailler.
Quant à Zagreos, Merci également.
Je voudrais simplement dire que ce n'est pas parce qu'on parle d'implant qu'il faut tout de suite voir un texte fantastique, ou de science fiction. Le texte est juste un peu futuriste, mais très réaliste. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'implant médicale, comme la pompe à insuline interne. Les scientifiques travaillent également sur des implants pour soigner les maladies cérébrales ( donc des choses qui font partie de la réalité- ou du moins, feront partie de la réalité.
Dans mon texte, on apprendra que les enfants sont soignés d'une maladie qui touche des millions de personnes, par le biais d'un implant.
Donc rien de fantastique là dedans.
Le prologue consistait à présenter la scène du crime - qui va engranger une enquête.
Merci

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #4 le: 19 Mai 2015 à 20:01:42 »
Mais qu'est ce que le symbole nazi vient faire là-dedans ?  :'( C'est irréaliste ! J'ai eu l'impression de lire deux choses complètement indépendantes...  8)
« Modifié: 19 Mai 2015 à 20:03:34 par Ned Leztneik »
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Re : prologue d'un roman
« Réponse #5 le: 19 Mai 2015 à 20:09:56 »
Vous l'avez dit vous même dans votre réponse précédente. Cela donne le sentiment de revivre la scène lorsque Magda Goebbels a tué ses enfants. On apprendra dans le récit que Flora Jung était une fan du parti national socialiste ( une néo nazi, si vous préférez ) - et qu'elle a tué ses enfants selon le même mode opératoire que son idole. Je ne peux pas vous donner la raison - c'est justement la question du récit de savoir pourquoi elle a tué ses enfants - et pourquoi elle les a nommé exactement pareil que les enfants Goebbels.
Je pense aussi que le prologue doit faire poser des questions.

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #6 le: 19 Mai 2015 à 20:18:33 »
OK Johann, j'attends donc la suite. Mais en restant dans cette optique, il faudra probablement évoquer des situations similaires, plus d'une fois au long de l'histoire, pour lui donner de la consistance tout en évitant l'apologie. Je crains que ce ne soit un exercice difficile !
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Re : prologue d'un roman
« Réponse #7 le: 20 Mai 2015 à 12:33:55 »
Ok Ned
Nous sommes apparemment deux écrivains très différent, car je ne vois pas les choses sous le même angle.
Pourquoi éviter l'apologie ? surtout si l'on parle de fanatisme
tout dépend du sujet donc.
quand on parle de terrorisme, par exemple, il me semble que les terroristes engendre des attentats au nom d'une croyance. Il agissent au nom d'une seule " personne " qui Dieu? Il est donc évident que si on fait une intropection dans la tête d'un terroriste, l'acte se doit d'être tout de suite glorifier. justifier par sa croyance en son Dieu.
Je pense qu'i faut savoir doser les choses, et ne pas tomber dans le jugement.

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : prologue d'un roman
« Réponse #8 le: 20 Mai 2015 à 13:28:32 »
Je ne juge pas. Si je parle d'éviter l'apologie, c'est parce ce qu'elle est punissable, tout simplement. Il est possible d'aborder tous ces problèmes sans pour autant faire montre d'apologie. Dans un roman comme dans un témoignage ou un document. Je suppose que tu assimiles à tort terrorisme et Islam... D'ailleurs le pape vient lui même d'annoncer dans un discours en Turquie que le Coran est un livre de paix.

Cela dit, pour te permettre de mieux me situer, je suis laïc et teinté d'humanisme. J'aborde par ailleurs tous ces sujets dans mon ouvrage en cours. Le pitch est sur le forum, si cela t'intéresse.


« Modifié: 20 Mai 2015 à 13:32:49 par Ned Leztneik »
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Hors ligne Johann123

  • Plumelette
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Re : prologue d'un roman
« Réponse #9 le: 20 Mai 2015 à 14:05:21 »
non non je n'ai pas dit que vous jugiez. je disais que mon travail pour ce livre est de savoir doser entre les circonstances atténuantes de son acte et le fait qu'il est punissable. Inutile d'écrire un roman si c'est pour juger Flora Jung de ses actes comme un tribunal.

Intéressant, j'irai lire le pitch ;)

le coran est un livre de paix ?  il y a  des versets clairemenst anti judaîste que les radicaux utilisent pour commettre des actes. Mais je n'ai jamais dit que le coran n'avait pas ses bons côtés.

bonne journée

Hors ligne schopenhorreur

  • Tabellion
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Re : prologue d'un roman
« Réponse #10 le: 20 Mai 2015 à 14:31:58 »
j'ai assez bien aimé sans gros kif non plus.
plaisant!  ;)
peut-être aurais-je mis la date à la fin afin de surprendre le lecteur.
 moi aussi l'insigne nazi me choque un peu, tu aurais pu décrire une insigne clairement ressemblante à la croix gammée genre une croix noire sur fond rouge entourée d'une cercle etc. c'est vrai que c'est plus long mais on comprendrais peut-être mieux le truc?
sinon ça me fait penser à "V pour vendetta" dans le genre complot totalitaire ...et j'adore ce film!! donc si tu as une suite j'essaierai de la lire! :)
ce qui nous reste finit par nous rendre tout ce qu'on a perdu...

Hors ligne Johann123

  • Plumelette
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Re : prologue d'un roman
« Réponse #11 le: 20 Mai 2015 à 21:36:11 »
Schopenhorreur
merci pour ta réponse, j'en prend note
effectivement, c'est un peu Américain
oui, c'est sûr, j'ai bien conscience que la scène n'est pas très bien dite
j'ai fait une petit modification dans mon texte pour dire que Resali est une sorte d'organisation néo nazi, comme ça ce sera plus claire je pense
merci en tout cas pour le "plaisant"
a bientôt

 


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