Hellow tout le monde! :3
Voilà un petit texte que j'ai écris il y a quelques jours! J'espères que vous apprécierez.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, soyez sévère!

Et désolé pour l'orthographe et la grammaire!

Bonne lecture!
Second souffleJe prends une grande inspiration pour en être sûr. C'est bon... Je respire à nouveau.
Pourtant, il m'a tiré dans la poitrine. Je ne pense pas qu'il ai vraiment voulu faire cela. Il lui est difficile d'accepter ce que je suis, je peux le comprendre. Après tout, moi aussi il m'a fallut du temps pour l'accepter, pour accepter cette différence. J'eus à peine le temps de finir ma phrase, à peine le temps de lâcher cette bombe que ses mots me traversaient déjà le torse.
C'est comme s'il avait su, comme s'il avait toujours espéré qu'à un moment où un autre je prononce exactement les mots inverses. Quelque chose du genre: "Je suis comme toi, je suis tel que tu me vois, exactement l'image de ce que tu voulais que je sois.". Malheureusement, je dus lui aligner les mots suivants: "Quelque chose à vous dire... Voulais... Depuis longtemps... Vous le dire... Important... Fait partit de moi... Peur... Vous aimes...". Je ne sais plus trop quels ont été mes mots exacts. Je me souviens surtout de ma dernière phrase. Une phrase qui parait anodine, mais qui m'a été horrible à dire.
"Je suis différent, mais je reste votre fils.
Je ne suis pas comme tout le monde, mais je ne suis pas un fléau, tu sais?! Je ne suis pas un saint pour autant, mais je ne pense pas être quelqu'un de mauvais. Je suis toujours le même, je respecte toujours les principes que tu m'as inculqués.
Je souris toujours à la boulangère quand je pars acheter du pain. Je dis toujours bonjour puis s'il vous plait, merci et enfin au revoir. Il m'arrive même de lui faire la conversation alors que pourtant, la boulangère elle ne dit jamais rien d'intéressant.
Aussi je suis encore très curieux, je cherche toujours "la petite bête". Tu te souviens de "la petite bête"? Tu me disais toujours cela à chaque fois que je te posais mille-et-une questions. Puis tu m'expliquais clairement, dans un langage que je comprenais parfaitement, d'une façon qui me captivait, comment fonctionnait un robinet, pourquoi on ne pouvait pas imprimer des billets de banque comme on le voulait, ce qu'était une année "sympathique"... Tu te souviens hein?! Quand je disais "sympathique" au lieu de sabbatique! Et quand je pensais que Christophe Dechavanne s'appelait Christophe Devagne! C'est toi qui as corrigé mes petits défauts de langages et je pense toujours à toi quand j'utilise ces mots ou que je regarde la roue de la Fortune!
Je me souviens aussi quand tu m'apprenais à pêcher. Qu'on se levait tôt et qu'on allait jeter la ligne dans la rivière en bas de chez nous. Puis qu'on poireautait là, parfois toute la journée sans même attraper de poissons. Je crois que je n'aimais pas la pêche. À chaque fois je courais partout pour chercher les grenouilles et toi tu me disais que je faisais fuir les poissons. Alors, gentiment je m'asseyais. Et là, à chaque fois et comme toujours d'ailleurs, je me mettais à parler. Je ne sais même pas comment je trouvais tant de choses à dire, je ne m'arrêtais jamais. Et une fois de plus tu me disais que j'allais faire fuir les poissons avec ma "grande goule". Je sais maintenant qu'ils ne pouvaient pas m'entendre, mais à ce moment-là, je te croyais, car je pensais que tu savais tout. Même quand tu me disais que tu ne savais pas, même quand tu me disais que personne ne savait tout sur tout, que tu pouvais aussi te tromper je continuais à croire que tu savais tout et que tu avais tout le temps raison.
Je me souviens comment tu étais fier de moi quand tu disais à tout le monde autour de moi que je lisais tout le temps! Tu disais "Tout le temps la tête dans les bouquins, tellement que quand il lit, il n’entend plus rien autour!". Et moi j'entendais très bien tout ce qui se disait autour de moi et je me forçais à ne pas sourire quand tu disais ça à tes amis, à la famille... Parce que moi j'étais heureux, heureux de voir que tu étais fier de moi! Parfois même j'emmenais un livre que je connaissais par cœur, juste pour faire genre, juste pour te l'entendre dire.
Aux repas de famille, je m'asseyais tout le temps sur tes genoux. C'était parfois pour piquer dans ton assiette, parfois même pour te refiler en douce ce que je n'aimais pas et ne pas me faire gronder par maman. Mais c'était aussi souvent par ce que j'aimais bien faire semblant de donner des coups de poing dans ton ventre tout rond et toi tu me disais de manières exagérée et assez drôle "Quoi?! Tu va voir!" et tu me chatouillais pendant une bonne minute. Parfois tu faisais semblant d'avoir mal, toujours en exagérant le jeu d'acteur, ça me faisait toujours rire!
...
Tu as vu? Tous ces souvenirs... C'est bien moi, c'est toujours moi!
Alors pourquoi tu ne peux me regarder? Toi qui me souriais tant lorsque j'étais encore celui qui tu appelais fièrement ton fils.
...
Je comprends. Je te rendrais alors toute la patience que tu m'as donnée. La patience que tu m'as donné depuis le début et que tu me donnes encore aujourd'hui! Toute cette patience pour m'apprendre à dire bonjour, s'il vous plait, merci, au revoir... La même patience que tu avais quand tu m’écoutais parler ou que tu me regarder courir au bord de l'eau quand on pêchant. La patience que tu as eue aussi à répondre à chacune de mes nombreuses questions même quand celles-ci étaient toute conne!
Il y en a assez pour jusqu'à ce que tu me vois à nouveau comme ton fils. Il y en a assez même si cela n'arrive jamais.
Je peux comprendre qu'il t'en faut autant, voir plus. Car moi, c'est grâce à toute cette patience que tu m'as accordé que j'ai put accepter ma différence et prendre un second souffle."