Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

12 Juin 2026 à 11:45:17
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Solferino

Auteur Sujet: Solferino  (Lu 1898 fois)

Hors ligne Say

  • Aède
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Solferino
« le: 05 Avril 2015 à 23:28:30 »
Wooow, ça fait trois ans que j'ai pas posté de texte ? C'est un truc de fou, un peu.
Enfin l'écriture n'a pas cessé d'avoir énormément d'importance pour moi, j'ai juste écrit...beaucoup moins, et surtout je n'ai rien fini de concret.
Mais je veux m'y remettre, et finir tout ce que j'ai commencé. Je suis motivé, remonté à bloc et tout !
Ce texte est une première remise en route. Je l'avais commencé il y a un moment, je me suis dit aujourd'hui qu'il était temps de le finir. Je sais pas exactement ce que c'est, mais en tout cas c'est à base de collège, de musique, et de trucs un peu plus étranges. Ca fait trop longtemps qu'il traîne dans mon dossier écriture, et j'ai perdu toute objectivité à son égard, je me demande vraiment à quoi il peut ressembler vu de l'extérieur !



  Solferino monta dans le bus et mit ses écouteurs. La musique électrocutait sa tête et lui déréglait les neurones. Il regarda par la fenêtre ; le monde dansait autour de lui. Les yeux brillants, il fissurait le sol à chacun de ses pas, craquelait l’air en serrant les phalanges, renversait les camions en traversant la route un peu trop vite. Parfois, il jetait un oeil à l’intérieur et regardait les gens, assis ou debout, de son plus tendre regard paternel. Il sentait que c’était le rythme des battements de son coeur qui dirigeait la rotation de la planète, et l’émotion le submergeait. Son aura se répandait à l’intérieur du véhicule et se mélangeait à l’air. Il était omniscient.
Puis le bus s’arrêtait et Solferino enlevait ses écouteurs.

Soleil !

  Le monde reprenait sa place originale, et rien n’avait bougé. Solferino reprenait sa place inférieure et se surprenait à être petit, faible, naze, et à détester tout le monde.

   Solferino poussa la grille du collège, les yeux dans les baskets. Il rangea son ticket de bus dans sa poche, avec tous ceux de la semaine qu’il n’avait pas encore jetés, et regarda autour de lui. Il cherchait un endroit tranquille où aller digérer son pain au chocolat, et décida d’aller rejoindre Chandelle dans un coin de la cour.
  Chandelle était une fille étrange : elle était chauve. Elle n’avait pas de maladie, de problème physique, rien de la sorte. Ses cheveux n’avaient simplement jamais poussés.     
  Solferino sortait avec Chandelle. Ils ne se tenaient pas la main, ils ne s’embrassaient pas, et se s’aimaient sûrement même pas d’amitié, mais ils s’étaient mis d’accord de concert sur le fait qu’à deux face à l’adversité, ils auraient l’air plus crédibles. Ils avaient tous les deux plutôt tendance à se tirer respectivement vers le bas.

  Il y en avait un au collège qui se délectait d’être le meilleur, et c’était Lucas, l’ennemi juré de Solferino. Il mesurait 3 mètres 80, et avait toujours trois filles accrochés autour du cou. Une brune, une blonde, et une rousse. Quand il croisait Solferino à l’entrée de la classe le matin, il aimait bien lui dire « Salut tOI » en appuyant bien les deux dernières lettres. Ce n’était pas fondamentalement méchant, mais Solferino détestait ça à un point qui dépassait l’entendement.

  La cloche sonna en ré mineur. Solferino et Chandelle se dirigèrent vers la classe, et aperçurent de dos le vil Lucas. Chandelle jeta discrètement un oeil plein de désir brûlant sur son gigantesque corps aux muscles saillants. Solferino jeta discrètement un oeil plein de désir brûlant à la rousse accroché à son col. Leur couple n’était décidément pas ce qu’on attend généralement d’un couple épanoui.

Salut tOI ♪.

  Ce qui accrochait Solferino à sa vie, c’était ses écouteurs. Ces moments où il se sentait violemment puissant et dominant le reste du monde. Chaque matin il ruinait la face de Lucas et s’abreuvait des filles se pendant à son cou, il le démolissait et lui faisait comprendre ce qu’était un homme véritable. Mais en général, en descendant du bus, les écouteurs dans la poche, il n’en avait déjà plus rien à faire.
  Il y avait bien eu un jour, c’était en cinquième. Solferino avait échafaudé un plan et s’était dit qu’en gardant ses écouteurs sur lui, il pourrait affronter son nemesis. Mais son punch n’était pas aussi rythmé qu’il l'imaginait, et lorsque Lucas l’envoya dans le décor, ses écouteurs tombèrent sur le sol et il entendit les rires. Il entendit sa terrible médiocrité. Il comprit que ça ne fonctionnait pas, que les écouteurs avaient leurs limites.

  Solferino n’avait pas grand chose à faire de son temps libre, si ce n’était traîner sans plaisir avec sa petite amie, aussi le passait il à essayer de trouver un moyen d’enfermer la musique, et de rester fort quoi qu’il arrive. Un mercredi après-midi, il sortir ses crayons à papier, une grande feuille cançon et se mit à élaborer des plans diaboliques afin d’empêcher ses écouteurs se faire la malle. Il imagina d’abord un système de crochet empêchant les oreillettes de tomber, quoi qu’il arrive. Il s’exerça dans le jardin. La probabilité de se faire arracher une oreille était trop élevée. Il pensa ensuite à s’enrouler du scotch autour du visage. C’était bien trop ridicule. Une troisième solution était une opération chirurgicale pour glisser ses écouteurs sous sa peau, directement au niveau de son oreille interne. Cela lui sembla être un plan satisfaisant.

  Son médecin traitant réussit à lui faire comprendre que personne n’accepterait d’effectuer une telle opération. Solferino comprit que sur ce coup il serait seul, et qu’il faudrait qu’il rende justice lui même. De retour chez lui, il se saisit d’un couteau et se découpa le bord de l’oreille comme un charcutier fatigué. Il hurla, et c’est à peine cicatrisé qu’il arriva au collège le surlendemain. Les gens avaient une raison de plus de se moquer de lui, maintenant la partie gauche de son visage ressemblait à une interprétation dodécaphonique de la Chevauchée des Walkyries. Il avait raté cette fois, mais il n’avait pas dit son dernier mot.
Il fit deux trois pas vers sa copine.
  « Hé Chandelle. »
  « Salut, Sol. »
  Il détestait qu’elle l’appelle Sol. Personne ne l’appelait Chan, elle.

  Solferino pensa à tout. Le casque ? Pas assez discret, trop encombrant. La radio ? Pas possible, si tout le monde pouvait entendre la musique, le charme serait rompu. Il finit par se décider et se rendit à l’école de musique la plus proche. Sur la pointe des pieds il se présenta à l’accueil et demanda timidement à apprendre la musique. Il donna toutes sa tirelire, une carte Magic collector -il la trouvait laide, de toute façon- et cinq Carambar, et une prof finit par accepter de s’occuper de lui.
  Elle n’était ni belle ni laide, de toute façon Solferino n’était pas là pour ça. Elle lui apprendrait la musique et c’était le principal. Il fallait qu’il progresse extrêmement vite, il ne pouvait plus attendre. Il fallait qu’il réussisse à faire jaillir la musique de l’intérieur.
  Il travailla non stop. Il apprit les rudiments en deux jours, essaya de composer le troisième. C’était très mauvais, mais est ce que c’était grave. Il aimait écouter de la très mauvaise musique. Au bout du quatrième jour, alors qu’il essayait d’aligner des notes dans sa tête, il vit sa chambre bouger du coin de l’oeil, un bref instant. Il était sur la bonne voie.

  *   *   *

  C’était un mardi matin. Dans le bus, Solferino respirait amplement, en essayant de faire le vide. Il ouvrit grand les yeux, fit tournoyer deux trois fois le monde à l’extérieur. Il se sentait prêt. En sortant du bus, il prit sa décision. Il extirpa ses écouteurs de sa poche arrière, les démêla pour leur faire un dernier adieu, et les lâcha à l’intérieur de la poubelle de l’entrée. Arrivé prêt du portail, il fut pris d’un doute. Il commença à entonner un petit air un peu naze mais efficace, vite fait, antécédent conséquent, pif paf, et juste sur la résolution de la cadence parfaite il donna un coup de pied à la poubelle. Un déchirement métallique et elle se décolla du béton, partant s’envoler une dizaine de mètres plus loin. Solferino n’en attendait pas moins. La poubelle alla s’écraser sur la belle voiture jaune du prof de technologie. L’alarme du véhicule se mit à sonner tristement.

  Chandelle se dirigea vers Solferino avec lassitude, comme d’habitude. Cette fois il était presque content de la voir. Il passa même sa main sur le crâne chauve de la jeune fille, en signe d’amitié. Elle le repoussa poliment.
  Il était temps d’en venir au fait. Solferino marcha avec détermination vers Lucas, facile à repérer, de toute sa hauteur, et avec ses mannequins accrochés comme trois gyrophares. L’énorme bonhomme se retourna, un peu surpris.
  « Salut tOI. » dit le grand singe.
  « Salut, cas » répond Solferino.
  Mon dieu, c’était trop mauvais. Le jeune homme se mit à paniquer. La cloche retentit à cet instant. Un gigantesque ré mineur résonna à travers la cour de récré. Ouf.

   Solferino s’accorda et se mit à fredonner son intro entre les dents, en chantant faux. Lucas lui demanda de cesser de chanter comme un attardé. Solferino ne lui dit rien, mais passa entre ses jambes, et d’une main le propulsa en hauteur à une cinquantaine de mètres du sol. Ses trois demoiselles lâchèrent prise. Solferino rattrapa la rousse au vol, laissant la blonde et la brune s’écraser la tête par terre, comme deux coups de cymbales. Il  amortit l’atterrissage de Lucas de l’autre main, et le reposa assez doucement pour le garder en vie encore un moment.
  Un peu sonné, Lucas tenta un coup de poing. Solferino le stoppa calmement et lui broya les doigts en une constellation de petits morceaux d’os. Le géant cria : c’était dissonant et ça gâchait tout l’intermezzo. Il fallait remédier à ça. Solferino bondit, prit une grande inspiration et d’un geste de la main lui éclata la tête comme un ballon de baudruche.

  Il retomba sur ses pieds, apaisé. Il y avait du sang et des morceaux bizarres partout dans la cour. La composition touchait presque à sa fin. Il regarda la rousse, qui pleurait au creux de sa main. Il l’embrassa un peu trop fort et la but toute entière. Ne restait plus que Chandelle, les yeux rivés sur lui, au milieu de la cour. L’air effrayée, glacée, fascinée peut être. Il s’approcha d’elle et frotta son crâne chauve aussi fort qu’il pu. Il y eu une étincelle, et le crâne de Chandelle s’alluma. Une gigantesque tignasse de feu au dessus de son crâne blanc. Ils se regardèrent un moment, alors que Solferino chuchotait la cadence finale.
  Ils se serrèrent dans les bras l’un de l’autre, et alors le morceau toucha à sa fin.

Solferino ouvrit les yeux, et regarda autour de lui.
« Modifié: 27 Avril 2015 à 17:23:09 par Say »

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : Solferino
« Réponse #1 le: 29 Avril 2015 à 15:13:06 »
* Ambriel voit le nom de l'auteur *
"Saaaay !"

*Ambriel lit le texte *
"Euuuh... What ? "

C'est complètement barré comme texte  :D
Citer
  Solferino monta dans le bus et mit ses écouteurs. La musique électrocutait sa tête et lui déréglait les neurones. Il regarda par la fenêtre ; le monde dansait autour de lui. Les yeux brillants, il fissurait le sol à chacun de ses pas, craquelait l’air en serrant les phalanges, renversait les camions en traversant la route un peu trop vite. Parfois, il jetait un oeil à l’intérieur et regardait les gens, assis ou debout, de son plus tendre regard paternel. Il sentait que c’était le rythme des battements de son coeur qui dirigeait la rotation de la planète, et l’émotion le submergeait. Son aura se répandait à l’intérieur du véhicule et se mélangeait à l’air. Il était omniscient.
Puis le bus s’arrêtait et Solferino enlevait ses écouteurs.
Je comprends cette sensation mais t'y vas dans l'exagération  :D

Citer
  Il y en avait un au collège qui se délectait d’être le meilleur, et c’était Lucas, l’ennemi juré de Solferino. Il mesurait 3 mètres 80, et avait toujours trois filles accrochés autour du cou. Une brune, une blonde, et une rousse. Quand il croisait Solferino à l’entrée de la classe le matin, il aimait bien lui dire « Salut tOI » en appuyant bien les deux dernières lettres. Ce n’était pas fondamentalement méchant, mais Solferino détestait ça à un point qui dépassait l’entendement.

Euh mooouais les 3m80 et mouais le tOI, pas très crédible pour l'un (je comprends que ça soit exagéré exprès mais ça fait bizarre, je trouve) et pas très "visuel" pour l'autre

Citer
De retour chez lui, il se saisit d’un couteau et se découpa le bord de l’oreille comme un charcutier fatigué. Il hurla, et c’est à peine cicatrisé qu’il arriva au collège le surlendemain. Les gens avaient une raison de plus de se moquer de lui, maintenant la partie gauche de son visage ressemblait à une interprétation dodécaphonique de la Chevauchée des Walkyries. Il avait raté cette fois, mais il n’avait pas dit son dernier mot.
What the **** ?

Citer
Il finit par se décider et se rendit à l’école de musique la plus proche. Sur la pointe des pieds il se présenta à l’accueil et demanda timidement à apprendre la musique. Il donna toutes sa tirelire, une carte Magic collector -il la trouvait laide, de toute façon- et cinq Carambar, et une prof finit par accepter de s’occuper de lui.
Pas mal  :D

Citer
Elle n’était ni belle ni laide, de toute façon Solferino n’était pas là pour ça. Elle lui apprendrait la musique et c’était le principal. Il fallait qu’il progresse extrêmement vite, il ne pouvait plus attendre. Il fallait qu’il réussisse à faire jaillir la musique de l’intérieur.
  Il travailla non stop. Il apprit les rudiments en deux jours, essaya de composer le troisième. C’était très mauvais, mais est ce que c’était grave. Il aimait écouter de la très mauvaise musique. Au bout du quatrième jour, alors qu’il essayait d’aligner des notes dans sa tête, il vit sa chambre bouger du coin de l’oeil, un bref instant. Il était sur la bonne voie.
Je sais qu'on est dans le monde magique de ton texte, mais quand même là... c'est rapide  ^^

Citer
   Solferino s’accorda et se mit à fredonner son intro entre les dents, en chantant faux. Lucas lui demanda de cesser de chanter comme un attardé. Solferino ne lui dit rien, mais passa entre ses jambes, et d’une main le propulsa en hauteur à une cinquantaine de mètres du sol.
  :o

[...]

Citer
Ils se serrèrent dans les bras l’un de l’autre, et alors le morceau toucha à sa fin.


Euuuuh ?  :o

Il a tout imaginé c'est ça ?


Eh bien je ne sais que te dire, c'est un texte sacrément barré je trouve, je sais pas si son but était d'être sérieux, cynique, humouristique... Je sais pas trop quoi en penser, perso  :D

Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Solferino
« Réponse #2 le: 02 Mai 2015 à 11:39:53 »
Salut Ambriel ! Examens passés, voila enfin ma réponse !

Citer
* Ambriel voit le nom de l'auteur *
"Saaaay !"

*Ambriel lit le texte *
"Euuuh... What ? "

En fait le fait qu'on se souvienne de moi par ici me met un paquet de pression ! : P Il y a forcément une comparaison avec mes anciens trucs, peut être des choses qu'on "attendrait" et qu'ici évidemment on ne trouve pas. Je pense que tous les textes à venir seront un peu différents de ce que j'ai écrit avant, déja parce que ça fait trois ans quand même, mais aussi parce que je vais expérimenter des choses, un peu m'aventurer sur de nouveaux territoires (ce qui ne veut pas dire du tout que je vais abandonner mon "ancien univers"). Après, je pense que le style n'a pas radicalement changé, loin de là !

Pour la suite, je voudrais juste savoir si tu as commenté au fil de ta lecture ou à la fin ! Parce que certaines choses sont plus ou moins réexploités par la suite du texte, et se justifient un peu par la suite. Enfin, j'ai l'impression que tu as eu beaucoup de mal à entrer dans l'univers, ce qui n'est pas forcément un mal parce que cette fois, il est bien malsain !

Citer
Je comprends cette sensation mais t'y vas dans l'exagération  :D

C'est effectivement exagéré (quoi que pas forcément, ça dépend la musique qu'on écoute haha :P) mais ça me semble bien introduire le "too much" permanent, et un peu annoncer la fin !

Citer
Euh mooouais les 3m80 et mouais le tOI, pas très crédible pour l'un (je comprends que ça soit exagéré exprès mais ça fait bizarre, je trouve) et pas très "visuel" pour l'autre

Les 3m80, c'est pareil, ca fait partie intégrante de cet univers ou tout est trop "grand", trop "exagéré". C'est genre LE gros balèze du lycée, ce qui fait d'ailleurs que les filles peuvent littéralement être pendues à son cou comme un collier.
Pour le "Salut tOI" et sa génèse, il faut savoir que le personnage est initialement inspiré de Biff Tennant, de Retour vers le futur (ancdote ♪). C'était un peu l'équivalent de son "hé, mcfLY !" (que je trouve incroyable en terme de condescendance).

Citer
Euuuuh ?  :o

Il a tout imaginé c'est ça ?

La fin est volontairement ouverte. Pour moi, le délire ne peut pas être "confirmé" comme réel, sinon ça n'a pas de sens. Il ne peut pas non plus s'arrêter réellement, sinon pour moi c'est vraiment nul. Le fait que plusieurs fins existent en parallèle permet toutefois de faire tenir cela debout, ça équilibre la balance ! Enfin, c'est ce que je pensais jusqu'à il y a un moment.

Plusieurs échos sur cette fin (notamment sur le fait qu'on avait surtout l'impression qu'il ne s'est finalement rien passé, ou que c'était une fin trop "facile") font que je me sens de plus en plus l'envie de conclure cette histoire, d'y ajouter une fin. D'autant que l'autre jour, dans le bus, j'ai trouvé une fin qui m' a semblé évidente (mais qui ne plaira pas forcément à tous !). Je ne sais pas ce que tu en penses. Si j'ai d'autres échos de ce type, je la modifierais je pense (ou avant, si la pulsion d'écrire cette fin me prend !)

Citer
Eh bien je ne sais que te dire, c'est un texte sacrément barré je trouve, je sais pas si son but était d'être sérieux, cynique, humouristique... Je sais pas trop quoi en penser, perso  :D

Je ne sais pas trop quoi en penser moi même :D ! En fait, son écriture a beau avoir été étalée sur un an, ce texte a été écrit à l'instinct, sans vraiment réfléchir. Donc pas de but précis en l'écrivant. Sérieux, c'est sur que non, humoristique pas vraiment non plus je pense.  Il me dérange pas mal parce qu'il est extrêmement morbide idéologiquement, avec cette espèce de misogynie permanente (qui j'espère est assez accentuée pour être comprise avec ironie).

Et puis normalement la fin des textes, c'est le moment ou j'essaie de trouver une certaine "poésie", la c'est ignoble. Ce qui accentue le côté glauque, c'est que quelque chose de plutôt "beau" (chevelure de feu de Chandelle qui pousse) est associé à ce truc dégueulasse du personnage principal tellement "viril" qu'il la "sauve" de son "handicap" (so many guillemets) au dela des frontières du possible. Et surtout, ce calin final est sans doute le truc le plus douteux que j'ai jamais écrit à mon avis!

Comme tu peux le voir, j'ai une relation un peu d'amour-haine avec ce texte. Haine parce qu'il dit des choses affreuses, amour parce que c'est agréable et drôle de ne pas aimer ce que veut dire un texte qu'on a écrit. Et comme tu peux le voir, je suis limite spectateur du texte, c'est assez étrange.
A mon avis, c'est un texte sur les victimes au collège, qui lisent trop de mangas/comics et voudraient être des héros. Et c'est un texte sur le fait que des fois, c'est vraiment bien qu'ils n'en soient pas. A mon avis, en gros :P

Bref, j'aime pas ça, j'ai l'impression de trop me justifier et expliquer alors que le texte est censé pouvoir exister par lui même, mais c'est pas de ma faute, j'aime bien raconter ce que je pense à propos de mes trucs et comment je les ai fait  :-[ . (Making of un peu quoi !)

Bref, je comprends que tu n'ai pas forcément accrochée, que tu ne sois pas entrée dedans. J'espère que mes prochains textes pourront te plaire à nouveau !
« Modifié: 02 Mai 2015 à 21:38:45 par Say »

Hors ligne Calegal

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Re : Solferino
« Réponse #3 le: 02 Mai 2015 à 12:38:53 »
Salut Say personnellement j'ai vraiment accroché à l'univers barrée de pauvre gamin. J'étais à fond dans ton texte, je n'ai même pas pu relever quelque chose. Je trouve ce texte vraiment touchant, la musique étant le seul échappatoire de Solferino.
Tu as vraiment beaucoup de talent que j'avais déjà remarquer dans le conte que tu as posté (L'homme sans visage je crois)
Je pense que ce texte pourrais même être plus long, tu pourrait raconter toute la vie de Solferino, et son combat face aux épreuves.
En tout cas j'ai adoré, bravo à toi et continue de nous faire partager tes créations  :D
A+  ;)
"Le livre n'appartient plus à celui qui l'a écrit, mais à ceux qui le lisent." Modiano
"L'abus des livres tue la science. Croyant savoir ce qu'on a lu, on se croit dispensé de l'apprendre. Trop de lecture ne sert qu'à faire des présomptueux ignorants." J.J Rousseau

Hors ligne Pan

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Re : Solferino
« Réponse #4 le: 02 Mai 2015 à 13:22:21 »
Bien le bonjour monsieur qui n'avait pas écris depuis trois ans :D. ( C'est mal. ) ( ÉCRIS PLUS SOUVENT POUR LE BIEN DE TON ESPRIIIIT )
Bah moi j'ai adoré ton texte. Je l'ai effectivement compris comme "un texte sur les victimes au collège, qui lisent trop de mangas/comics et voudraient être des héros. Et c'est un texte sur le fait que des fois, c'est vraiment bien qu'ils n'en soient pas." ( ouais je te copie/colle parce-que flemme chameau borgne à trois pattes ), ce dés le début, et je n'ai donc eu aucun mal à rentrer dedans. DEJA PARCE-QUE JE SUIS MOI MÊME UN ÊTRE DU GLAUQUE ABSOLU. Alors tout le côté malsain m'a juste renvoyé à mes propres pensées pétroleuses dégueulasses et à mon univers intérieur glauque et sordide. Ensuite parce-que l'exagération versait dans le comique, mais un comique noir qui ne dénotait pas avec l'ambiance étrange, un peu. TORDUE.
J'ai adoré l'idée du personnage de Chandelle, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai trouvé l'idée absolument géniale, que ce soit leur relation qui doit redéfinir le terme de malaise tout en étant assez comique, ou le simple visuel du personnage auquel j'ai collé une gueule de Nosferatu dépressif.
Le truc que je suis peut-être le seul a avoir ressentis : la manière dont s'est écris m'a parfois fait penser à une sorte de conte merveilleux, du genre son apprentissage de la musique. C'est très léger, juste une languette de lambeau du genre, mais j'ai trouvé que ça planait un peu dans ton texte, malgré tout.
Etant donné que je suis familier des personnages étranges, glauques voire un peu malsains, ce texte ne m'a pas gêné :D. Au fond, nous sommes tous des créatures dégénérées aux pensées horribles, il y a simplement un filtre salvateur qui nous empêche d'entendre toutes les choses terribles qui barbotent gentiment dans notre esprit. Et quand on les entend, on les oublie aussitôt, consciemment ou pas. OU ALORS ON CULPABILISE A MORT. Et on se force parfois à oublier, ce qui déclenche des choses bizarres dans notre corps.
BREF. Je ne pense que tu as besoin de te justifier, ne t'inquiète pas 8D. Il n'y a aucun mal à laisser s'exprimer cette partie de toi dans un texte. En fait, c'est peut-être mieux comme ça. Au moins elle ne fait de mal à personne x). Et puis, exprimer les choses permet de les exorciser en partie.
EST-CE QUE JE SUIS ENCORE EN TRAIN DE COMMENTER CE TEXTE OU DE DÉBLATÉRER DES TRUCS BIZARRES ? AAAH.
En tout cas il m'a beaucoup plu, voilà :D. Je le trouve même intéressant.
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne Say

  • Aède
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Re : Solferino
« Réponse #5 le: 02 Mai 2015 à 22:27:56 »
Hooo, plein de commentaire qui disent plein de choses différentes ! Mais c'est génial ça  :D !

@ Calegal

Citer
Je trouve ce texte vraiment touchant, la musique étant le seul échappatoire de Solferino.
Citer
Je pense que ce texte pourrais même être plus long, tu pourrait raconter toute la vie de Solferino, et son combat face aux épreuves.

Je suis content que tu ai été touché par le texte, que tu sois entré dedans et qu'il t'ait plu !
  Mais à mon avis Solferino n'est pas à plaindre ni à prendre en pitié. Il se fait certes plutôt maltraiter et est un peu gringalet mais est ce que ça fait de lui quelqu'un de bon ? Il suffit de voir son attitude avec Chandelle, avec qui il prend plaisir a être condescendant simplement parce qu'elle semble encore plus loser que lui. Donc il se plaint, mais il reproduit exactement le même schéma que ceux qui le font chier. Et il suffit de lui donner un peu de pouvoir pour qu'il devienne carrément une bête sauvage qui se met à destroyer tout le monde, à cause de supposées pulsions vengeresses (qu'il n'imagine pourtant pas être barbares).
  C'est pour ça que pour moi, raconter toute sa vie et son combat face aux épreuves n'aurait pas forcément eu de sens. Car ce n'est pas un personnage que je veux défendre. Mais je ne veux pas non plus le condamner. J'ai voulu le laisser réaliser sa pulsion a fond, comme il la rêvait, et après à nous de juger ce qu'on en penses !

En tout cas merci pour ta lecture et ta version des faits, Calegal :D !

@Pan

Citer
Bien le bonjour monsieur qui n'avait pas écris depuis trois ans :D. ( C'est mal. ) ( ÉCRIS PLUS SOUVENT POUR LE BIEN DE TON ESPRIIIIT )

Haha terrible, un commentaire tout en exclamations !! Hé bien, Mr Pan, c'est pas que je n'ai pas écrit depuis trois ans ! C'est que je n'ai rien posté depuis trois ans sur le forum ! Parce que je n'avais rien fini depuis tout ce temps en fait ...donc oui, c'est vrai que j'ai pas été ultra productif quand même  :P.

Citer
Bah moi j'ai adoré ton texte. Je l'ai effectivement compris comme "un texte sur les victimes au collège, qui lisent trop de mangas/comics et voudraient être des héros. Et c'est un texte sur le fait que des fois, c'est vraiment bien qu'ils n'en soient pas."

Ca ça fait plaiz, si tu l'as compris comme ça !

Citer
J'ai adoré l'idée du personnage de Chandelle, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai trouvé l'idée absolument géniale, que ce soit leur relation qui doit redéfinir le terme de malaise tout en étant assez comique, ou le simple visuel du personnage auquel j'ai collé une gueule de Nosferatu dépressif.

Chandelle est ce que je préfère de ce texte, je crois ! Donc content que tu ai bien aimé le perso :D !

Citer
Le truc que je suis peut-être le seul a avoir ressentis : la manière dont s'est écris m'a parfois fait penser à une sorte de conte merveilleux, du genre son apprentissage de la musique. C'est très léger, juste une languette de lambeau du genre, mais j'ai trouvé que ça planait un peu dans ton texte, malgré tout.

Hmm, je suis assez d'accord (notamment à propos du moment que tu as cités). C'est des petits moments comme ça qui sont justement plus proches de ce que je suis habitué à écrire.

Citer
Au fond, nous sommes tous des créatures dégénérées aux pensées horribles, il y a simplement un filtre salvateur qui nous empêche d'entendre toutes les choses terribles qui barbotent gentiment dans notre esprit. Et quand on les entend, on les oublie aussitôt, consciemment ou pas. OU ALORS ON CULPABILISE A MORT. Et on se force parfois à oublier, ce qui déclenche des choses bizarres dans notre corps.

Il y a peu de ça oui ! C'est un peu "et qu'est ce qui se passerait si les fantasmes horribles d'un petit gars au collège en pleine puberté étaient assumés, et se réalisaient pour de vrai ?" C'est pas sa faute, tout le monde a des pulsions morbides. Mais enfin la du coup, il repeint la cour avec le sang de ses collègues collégiens :P.

Citer
Il n'y a aucun mal à laisser s'exprimer cette partie de toi dans un texte. En fait, c'est peut-être mieux comme ça. Au moins elle ne fait de mal à personne x). Et puis, exprimer les choses permet de les exorciser en partie.

Par contre, le texte ne reflète pas ma mentalité du moment non plus. Même pas du tout. Cependant, c'est vrai qu'il y a dedans une forme de jouissance dans la destruction totale, très marquée. J'ai voulu jouer avec cette jouissance là, et j'ai trouvé plus intéressant de la pousser à fond jusqu'à que sa puérilité ressorte d'elle même plutôt que de la condamner. Une sorte de "condamnation par la négative", qui laisse le lecteur juger par lui même, et qui fait que sa réaction face au câlin final peut être très différente selon ce jugement.

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En tout cas il m'a beaucoup plu, voilà :D. Je le trouve même intéressant.

Hé bien ça me fait super plaisir Pan ! Merci pour ta lecture et ton commentaire ! C'est toujours un plaisir de pouvoir "déblatérer de trucs bizarres" en commentaires !

SarahEvaLine

  • Invité
Re : Solferino
« Réponse #6 le: 11 Juin 2015 à 13:13:35 »
Bonjour,

C'est la toute première fois que je vais lire l'un de tes textes.
Pour ma défense, c'est que je suis rarement dans la section des Textes courts et plutôt dans celle des textes longs.
Fini de blablater, je me lance :)

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Solferino poussa la grille du collège, les yeux dans les baskets.
Dans les baskets ? Wouh, il est balèze :)
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Il rangea son ticket de bus dans sa poche,
deux possessifs à la suite, peut-être "le ticket de bus dans sa poche" ou "son ticket de bus dans la poche".
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mais ils s’étaient mis d’accord de concert sur le fait qu’à deux face à l’adversité, ils auraient l’air plus crédibles.
Les 2 termes font répétition.
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Il mesurait 3 mètres 80
il faudrait écrire les chiffres en lettres
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Quand il croisait Solferino à l’entrée de la classe le matin, il aimait bien lui dire « Salut tOI » en appuyant bien les deux dernières lettres.
Comme tu précises qu'il appuie les 2 dernières lettres, ne les mets pas en majuscule.
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Chandelle jeta discrètement un oeil plein de désir brûlant sur son gigantesque corps aux muscles saillants. Solferino jeta discrètement un oeil plein de désir brûlant à la rousse accroché à son col.
Une répétition, mais je pense qu'elle est volontaire :)
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aussi le passait il à essayer de trouver un moyen d’enfermer la musique,
le passait-il
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Un mercredi après-midi, il sortir ses crayons à papier, une grande feuille cançon et se mit à élaborer des plans diaboliques afin d’empêcher ses écouteurs se faire la malle.
il sortit / feuille canson / d'empêcher ses écouteurs de se faire la malle
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  Son médecin traitant réussit à lui faire comprendre que personne n’accepterait d’effectuer une telle opération. Solferino comprit que sur ce coup il serait seul, et qu’il faudrait qu’il rende justice lui même. De retour chez lui, il se saisit d’un couteau et se découpa le bord de l’oreille comme un charcutier fatigué.
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
 :putainlafaute:

  *   *   *
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  Solferino s’accorda et se mit à fredonner son intro entre les dents, en chantant faux.
C'est contradictoire car tu dis qu'il s'accorde et qu'après, il chante faux. Après, c'est peut être volontaire mais dans le doute.
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L’air effrayée, glacée, fascinée peut être.
peut-être
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Il s’approcha d’elle et frotta son crâne chauve aussi fort qu’il pu.
il put

Wouh... Eh bin on peut dire que ce n'est pas commun comme texte... Vraiment très original et complètement rocambolesque. Mais, bien qu'on soit déconcerté tout au long du texte, on est pris au jeu et on continue de lire sans pouvoir s'arrêter, trouvant ce qu'il lui arrive presque normal, commun. :)
Bravo ;)
« Modifié: 11 Juin 2015 à 13:20:23 par SarahEvaLine »

Hors ligne Say

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  • Messages: 158
Re : Solferino
« Réponse #7 le: 13 Juin 2015 à 11:06:40 »
Salut Sarah (si je peux t'appeler comme ça ) !

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C'est la toute première fois que je vais lire l'un de tes textes.
Pour ma défense, c'est que je suis rarement dans la section des Textes courts et plutôt dans celle des textes longs.

Haha, mais pas de soucis Sarah :D ! En plus, je n'avais pas posté depuis trois ans au moment où j'ai posté ce texte donc bon...

Je prends bien compte de toutes tes remarques et je vais repasser un peu sur mon texte. Merci beaucoup pour le repérage des fautes d'ortographe, notamment, que je ne me pardonne pas ! Par contre, certains des détails que tu as repérés sont volontaires, et donc je les laisserais comme tel. Notamment toutes ces choses qui aident à imager, ou à se rapprocher du cerveau d'un enfant au collège. "Ranger son ticket dans sa poche", les "3 mètres 80", le "salut tOI"...mais je suis conscient qu'au niveau stylistique ou dans les règles, ça ne se passe pas forcément comme ça.

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C'est contradictoire car tu dis qu'il s'accorde et qu'après, il chante faux. Après, c'est peut être volontaire mais dans le doute.

Ha pour moi, ce n'est pas du tout contradictoire ! S'accorder c'est un acte, qui peut être bien fait ou mal fait. C'est plutôt l'idée de calibrer sa note. Pour Solferino, c'est plutot le symbole de s'accorder qui est important que de bien le faire. Enfin,  c'est comme ça que je le vois.

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Wouh... Eh bin on peut dire que ce n'est pas commun comme texte... Vraiment très original et complètement rocambolesque. Mais, bien qu'on soit déconcerté tout au long du texte, on est pris au jeu et on continue de lire sans pouvoir s'arrêter, trouvant ce qu'il lui arrive presque normal, commun. :)

Content que ce côté étrange ne t'ai pas fait décrocher ! Merci beaucoup pour ton commentaire, et à bientôt sur le MdE !

 


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