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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tout-Blanc

Auteur Sujet: Tout-Blanc  (Lu 1176 fois)

Hors ligne Bastos

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Tout-Blanc
« le: 05 Avril 2015 à 15:20:25 »
Bonjour à tous !
Je viens de terminer l'écriture d'un petit conte pour enfant. C'est un exercice nouveau pour moi et j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Seulement, j'aurai besoin (en plus de vos avis) que quelqu'un m'aide pour une correction ; en effet, et malgré pas mal d'efforts, je pense qu'il y  a des fautes, problème de conjugaison etc... Et comme j'ai prévu d'envoyer ce texte pour un concours, j'aimerais bien qu'il soit parfait ! Je vous remercie par avance ! Bonne lecture :)


Il y avait un petit garçon qui s’appelait Tout-Blanc. Et en effet, il était absolument blanc. Tout-Blanc tout blanc de la tête aux pieds.
Quand il allait à l’école, et parce qu’il craignait le soleil, il s’abritait sous une ombrelle orangée. Et tous ses camarades se moquaient de lui quand il trottinait sous ce drôle d’air. Quelques fois, Tout-Blanc rentrait chez lui en pleurant. Et en chemin, il rêvait à toutes les couleurs et s’imaginait être chacune d’elles. Mais pour l’heure, ses larmes restaient tout aussi blanches que ses joues.
Une fois, et alors qu’un courant d’air le tirait hors de la maison en riant, il se perdit dans l’aube. C’est qu’il était tout aussi blanc que le point du jour ; on ne le voyait plus. « Où es-tu Tout-Blanc, où es-tu mon enfant », répétaient partout ses parents. Mais Tout-Blanc restait introuvable.
Quand midi vint enfin briller dans le ciel, et de sa lumière d’or, Tout-Blanc réapparut soudainement. Maintenant on le voyait mieux, il s’était endormi sous la fenêtre de la maison. « Depuis le début de nos inquiétudes il était resté là, et tout près de nos espérances ! ». Et on l’embrassa tendrement en se promettant de mieux veiller sur lui.
Son père, qui était dompteur de fauves dans un cirque, fit venir quatre lions à sa garde. Il les dressa dans l’idée de protéger Tout-Blanc et, une fois leur éducation faite, ils prirent place dans le jardin de la maison. Désormais, ils veilleraient sur le petit garçon.
Les parents de Tout-Blanc eurent à s’absenter pour toute une nuit. Ils devaient se rendre au chevet d’une tante malade. Ils n’avaient confiance en personne pour garder leur petit et craignaient que la route ne l’épuise. Alors, ils le confièrent aux lions et partirent sereinement.
Les lions ne manquèrent rien des faits et gestes du petit garçon. Chaque fois qu’il s’approchait du puits, et dans la crainte qu’il n’y tombât, on venait lui prendre le col pour l’en écarter. Et toutes ces précautions pour tant d’autres choses encore, si bien que Tout-Blanc n’en puit plus et décida de partir.
Comme il connaissait bien les félins, et parce que son père lui avait tout appris, Tout-Blanc vint provoquer leur fierté, il savait qu’il en tirerait quelque chose pour l’aider dans sa fuite. Il demanda : « Qui d’entre vous est le plus fort ? ». Et pendant que les lions se disputaient tout à propos, se détournant de leur garde, Tout-Blanc s’échappa à grandes enjambées. « Je m’en vais chercher mes couleurs ! ».
Un peu plus loin dans sa course, et après avoir embrassé des paysages tous plus colorés les uns que les autres, il arriva que Tout-Blanc eut du mal à supporter le soleil. Il faisait bien trop chaud pour lui. Il décida alors de se reposer à l’ombre d’une maison. Et c’était la maison d’une sorcière.
À l’arrière de la maison se trouvait un long escalier qui menait à une cave. Et comme il plissait des yeux en marchant, Tout-Blanc ne vit pas la première marche qui l’emporta sur la seconde, et la seconde sur la troisième, et ainsi jusqu’à ce qu’il fut tombé tout au fond de la cave.
Aussitôt tombé, aussitôt entendu. La sorcière, qui s’était cachée derrière un arbre, vint fermer les portes derrière lui. Tout-Blanc était pris au piège. A l’intérieur il faisait si noir qu’il était impossible de distinguer quoi que ce soit.
Dehors, la sorcière riait toujours, et bruyamment, elle parlait de le cuire à point et de le saler jusqu’aux oreilles.
Tout-Blanc voulut s’enfuir, il était effrayé, mais pas moyen de s’échapper de ce terrible endroit. Il y passa la nuit et, dans cette longue attente, il pleura beaucoup.
Le lendemain matin, la sorcière vint ouvrir la porte en lui demandant de se montrer. Elle lui dit : « N’essaie pas de me tromper et de t’enfuir petit ! Ma langue est assez pointue et ma baguette mauvaise ! Un sort, un seul sort et je te transforme mille fois, mille fois entends-tu, et en autant de vilaines choses qu’il me plaira ! ». Et comme il vit un rayon de lumière apparaître, Tout-Blanc remonta vers la sorcière en tremblotant. Mais alors qu’elle s’attendait à voir le petit garçon, et bien qu’elle entendit les marches grincer sous ses pas, elle ne vit rien ni personne : c’était le matin ! Et le matin, comme vous le savez bien, Tout-Blanc est invisible dans l’aube. La sorcière l’appela de sa voix dure et familière : « Petit ? Où te caches-tu ventre de rat ! Œil de mouche ! Montre-toi donc ! ». Sa magie ne put rien pour l’aider à mieux voir. Et alors qu’elle s’énervait de plus belle en remuant toute la cave, Tout-Blanc en profita pour s’enfuir.
Il courut, courut et courut encore ; et bientôt il fut midi. Alors, et comme vous le savez aussi, Tout-Blanc réapparut soudainement sous cette lumière d’or. On le voyait de loin qui se dirigeait vers le Grand Pont.
La sorcière, jurant sur son balai, l’aperçut dans sa fuite et le prit en chasse. Son nez poilu et crochu lançait des éclairs partout. Tout-Blanc eut très peur quand il l’entendit hurler derrière lui et se pressa davantage.
Mais alors qu’il croyait bientôt atteindre sa maison, la sorcière lui jeta un sort si méchant, et qui frappa le dessous de son pied si vilainement, que le petit garçon fut soulevé haut, très haut dans le ciel. Et si haut qu’il passa dans un arc-en-ciel. Après quoi, il retomba dans son jardin en atterrissant dans le petit seau du puits. La sorcière, qui le précédait follement et qui le mordait du regard, le rattrapa et tomba dans le jardin comme la foudre. Elle crépitait de colère. Déjà, elle pointait sa baguette magique sur lui, en tenant de l’autre main le manche épineux de son balai. 
Tout-Blanc se couvrit les yeux et se cacha dans le seau : mais par chance, et alors que la sorcière préparait son mauvais sort, les lions se jetèrent sur elle et la mangèrent en se la disputant.
C’est à ce moment-là que les parents de Tout-Blanc rentrèrent à la maison. Et quelle surprise quand ils trouvèrent leur enfant tout changé ; en effet, Tout-Blanc, après avoir voltigé dans l’arc-en-ciel, était multicolore. Son vœu était exaucé !
Le lendemain à l’école, il arriva fièrement coloré et sans son ombrelle. Et chaque fois qu’il clignait de l’œil, il changeait de couleur ; sept, au total, et selon les couleurs de l’arc-en-ciel. 






« Modifié: 05 Avril 2015 à 17:46:03 par Bastos »

Hors ligne Dewen

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #1 le: 05 Avril 2015 à 15:31:51 »
Un petit conte simple et mignon, même si je trouve que la fin arrive vite. J'ai vu quelques fautes mais je n'ai pas le temps de toutes les relever. Par contre j'en ai vu une qui pique pas mal les yeux :
Citer
Il courra, courra et courra encore
Il courut, courut et courut encore
Voilà, à part les quelques fautes je ne trouve rien à redire, ton écriture est fluide et c'est un beau conte. Merci de l'avoir partagé avec nous :) !

"Ce que j’aime par-dessus tout en Gwendalavir, outre la salade de champignons, c’est l’inutilité du mot impossible."
Merwyn Ril'Avalon
(La quête d'Ewilan, Tome 2 : Les frontières de glace de Pierre Bottero)

"Eeeeeet c'est Franklin !!"

Hors ligne Bastos

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #2 le: 05 Avril 2015 à 15:36:01 »
Merci ! :)
Oui en effet, en le disant à haute voix ça me parait évident ....

Hors ligne Dewen

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #3 le: 05 Avril 2015 à 16:33:41 »
Je reviens pour relever un maximum de fautes :)
Citer
Tout-Blanc tout blanc de la tête aux pieds.
Tu veux dire quoi par là ? Moi j'aurais plutôt dit "Tout-Blanc était tout blanc de la tête aux pieds.
Citer
Où es-tu Tout-Blanc, où es-tu mon enfant, répétaient partout ses parents.
J'aurais mis des guillemets.
Citer
Quand midi vint enfin briller dans le ciel, et de sa lumière d’or, Tout-Blanc réapparut soudainement.
J'aurais dit (mais c'est comme tu veux là) "Quand midi vint enfin briller de sa lumière d'or dans le ciel, Tout-Blanc réapparut soudainement."
Citer
il s’était endormit sous la fenêtre de la maison.
il s’était endormi sous la fenêtre de la maison.
Citer
Son père, et comme il était dompteur de fauves dans un cirque, fit venir quatre lions à sa garde.
J'aurais dit "Son père, qui était dompteur de fauves dans un cirque, fit venir quatre lions à sa garde."
Citer
et dans la crainte qu’il n’y tomba,
C'est du subjonctif, c'est donc (si je ne me trompe) "et dans la crainte qu’il n’y tombât"
Je ne suis pas sûre de la formation de cette proposition.
Citer
et parce que son père lui avait tout apprit
et parce que son père lui avait tout appris
Citer
Tout-Blanc vint provoquer leur fierté ; il savait qu’il en tirerait quelque chose pour l’aider dans sa fuite.
J'aurais mis un point au lieu du point-virgule
Citer
« Je m’en vais chercher mes couleurs ! ».
J'aurais rajouté "dit-il" ou quelque chose comme ça. Mais c'est bien aussi tout seul :)
Citer
il arriva que Tout-Blanc eût du mal à supporter le soleil.
il arriva que Tout-Blanc eut du mal à supporter le soleil.
Citer
et ainsi jusqu’à ce qu’il soit tombé tout au fond de la cave.
Tu aurais pu remplacer "soit" par "fût" ^^ (vu que tu as utilisé un subjonctif imparfait au-dessus)
Citer
A l’intérieur
Pas de faute ici, j'en profite simplement pour te dire que si tu veux faire un à majuscule, tu fait (sous windows) ALT + 183 ^^
Citer
Il y passerait la nuit et, dans cette longue attente, il pleura beaucoup.
Étant donné que tu utilises un passé simple (pleura), j'aurais mis "il y passa la nuit".
Citer
Un sort, un seul sort et je te transforme mille mois, mille fois entends-tu, et en autant de vilaines choses qu’il me plaira ! »
Je n'ai pas compris la phrase... "Mille fois" plutôt non ? Au lieu de "mille mois"
Citer
et bien qu’elle entendit les marches grincer sous ses pats
sous ses pas ^^
Citer
La sorcière l’appela de sa voix dure et familière
Je remplacerais "familière" par autre chose. Cavalière par exemple. Là, familière, c'est dans le sens du registre familier non ? Parce qu'on peut aussi penser que sa voix lui est familière.
Citer
Tout-Blanc en profitât pour s’enfuir.
En profita
Citer
La sorcière, jurant sur son balais, l’aperçu dans sa fuite
"La sorcière, jurant sur son balais, l’aperçut dans sa fuite"
Citer
Tout-Blanc eu très peur quand il l’entendit hurler derrière lui et se pressa davantage.
"Tout-Blanc eut très peur"
Voilà, je crois que c'est à peu près tout :) !

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Merwyn Ril'Avalon
(La quête d'Ewilan, Tome 2 : Les frontières de glace de Pierre Bottero)

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Hors ligne Bastos

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #4 le: 05 Avril 2015 à 17:38:12 »
Dans un premier temps  MERCI :) C'est très gentil de ta part :)

Quand je dis "Tout-Blanc tout blanc" c'est pour essayer de créer un rythme de langage, quelque chose d'amusant, c'est comme si j'avais dit " Julien tout blanc de la tête de la tête aux pieds". J'essaye de trouver quelques vers magiques, que l'on peut retenir pour leur singularité etc...
Pour le ALT 183 tu m'apprends vraiment quelque chose ! Super !

Et pour  la voix familière, je voulais expliquer que sa voix sonne comme quelque chose de vulgaire, de direct, sans filtre, d'où le familier ; bien souvent j'ai entendu des gens me parler comme s'ils me connaissaient depuis toujours,  et donc quelque chose de familier, de commun à toutes ces personnes qui ne font aucun effort quand ils s'adressent aux autres .... de familier pour eux-même tu vois ? Je ne sais pas si l'idée est assez explicite dans ce passage, qu'en-dis tu ? Pour le reste je vais corriger.
Encore merci :)

Hors ligne Bastos

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #5 le: 05 Avril 2015 à 17:46:57 »
Et pour "Mille mois" c'est une erreur je voulais bien écrire "Mille fois" :p

Hors ligne Say

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Re : Tout-Blanc
« Réponse #6 le: 05 Avril 2015 à 18:29:23 »
Salut Bastos !

Ca fait très longtemps que je n'ai plus posté ici (même si je viens toujours sur le site très régulièrement) donc c'est peut être un commentaire un peu rouillé que tu vas lire de ma part, mais j'espère faire ça au mieux quand même !

J'aime beaucoup lire (et écrire) des petits contes pour enfants de ce genre, je trouve que c'est souvent l'occasion d'en dire beaucoup plus que ce qu'on ne pense. Et c'est peut être ce qui manque un peu ici, je trouve. Une pensée de fond. Je ne parle pas d'une morale explicite en fin de conte, mais la ça semble un peu partir dans tous les sens, sans vraiment que tu ne saches ce que tu veux dire, si ce n'est raconter une histoire. Ce qui n'est pas forcément un mal en soi, c'est un avis extrêmement subjectif en fait, parce que c'est ce que je recherche dans ce genre de conte.
 Il y a pas mal d'éléments reliés au monde du conte, mais sans véritable justification si ce n'est que "ça fait conte", je trouve. Du coup c'est un peu comme si on avait mixé des contes entre eux.

Par exemple, au début, tu pars sur l'histoire de Tout-blanc, un petit garçon tout blanc que ça rend sensible au soleil et qui voudrait être coloré. Ses camarades de classe se moquent de lui. Et tu finit sur le personnage qui se remplit de couleur grâce à l'arc en ciel après être parti à l'aventure. Ça se tient complètement.
En fait j'ai vu cette histoire comme celle d'un petit enfant surprotégé par ses parents parce qu'il est "tout blanc" (ce que tu associe au côté un peu vide et faible du personnage dans ce petit conte) et qui en se libérant de cette surprotection découvre les couleurs (une vie plus intense, riche et variée, et il devient fort). Alors déjà, si je me trompe complètement, honte à moi et la suite de mon commentaire risque d'être carrément moins pertinente : P. Mais disons que je fais un test d'interprétation !

Donc viennent ensuite plein de choses que je trouve traité un peu trop rapidement. Le fait qu'il soit invisible dans l'aube, j'ai un peu de mal à le comprendre, mais je pense que tu pourras me l'expliquer. Parce que pour moi l'aube, c'est plutôt rouge, pas blanc, donc il devrait être visible : p ! Pareil, je ne vois pas trop comment la lumière de l'aube peut le rendre invisible alors qu'il est tout au fond de la cave de la sorcière ! Mais je pense que je me prends trop la tête.
Ensuite il y a l'histoire des lions qui viennent le protéger et une sorte de petite fable de la Fontaine sur lequel d'entre eux est le plus fort. Je trouve ce passage traité un peu vite également, ça aurait été bien d'avoir un petit développement, la ça fait vraiment pastiche de fable et c'est un peu dommage !

Puis la sorcière. Pareil, je pense que tu peux la développer un poil plus, elle fait elle aussi un peu citation de sorcière type de conte. Et ce qui me parait étrange, c'est qu'elle semble symboliser l'aventure de Tout-blanc (c'est elle qui le balance dans l'arc en ciel) mais en même temps, elle se fait finalement bouffer par les lions, qui symboliseraient plutot sa surprotection. Ce qui fait que Tout-blanc, à la fin, n'a pas vraiment réussi grand chose, à part à régler des questions d'apparence. Il a des couleurs oui, il a vécu une aventure, mais au final, il y a surtout pleuré, fuit, et il a été bien content que les lions de ses parents soient là à la fin.
Je crois que c'est ça qui me gêne, c'est que le "héros" du conte ait atteint son but, mais de manière purement superficielle. Une transformation externe sans aucune transformation interne quoi !

Enfin après, j'interprète peut être trop ou n'importe quoi, mais je trouve ça toujours intéressant de confronter la version de l'auteur à celle des lecteurs !

Au niveau du style, il y a des effets de rythme que je trouve sympa, et l'ensemble est plutôt doux et fait bien conte. Le fait que tout se passe assez rapidement et sans trop de description va dans ce sens là, je pense qu'il faut juste trouver un juste milieu pour ne pas non plus que l'histoire ne file trop vite ! Par contre, j'ai un tout petit peu ressenti la citation du "style conte" que j'évoquais plus haut, et qui marche plus ou moins bien. Un exemple : l'adresse au lecteur ("comme vous le savez...") n'est pas du tout gênante dans un conte, mais vu que tu ne l'utilise qu'une seule fois et en plein milieu, je trouve ça un peu perturbant !

Enfin, en tout cas, je trouve qu'on ressent le plaisir que tu as eu à l'écrire quand on le lit, et c'est très agréable ça :D ! Et quand bien même j'ai soulevé plusieurs choses, ça reste une jolie petite histoire !  :)

Hors ligne Bastos

  • Scribe
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Re : Tout-Blanc
« Réponse #7 le: 05 Avril 2015 à 18:54:17 »
Très bonne analyse et je dois t'avouer que j'en attendais pas autant ! :)
Pour moi ce texte est un essaie, je n'ai jamais écris de texte pour enfant et d'emblée j'ai su que c'était de l'expérimentation.
Concernant les quelques points, je vais commencer par l'aube ; c'est un souvenir d'enfance, j'ai toujours trouvé que la lumière du matin était beaucoup plus douce et blanche que celle de midi, du coup je me suis plus à m'imaginer que le petit garçon pouvait s'y mélanger, disparaître etc (c'est donc subjectif).
Après coup, j'avoue que mon petit héros semble plus subir son histoire que de l'avoir provoqué, de s'être battu pour en être arrivé là où il voulait arriver : à savoir avoir des couleurs, et donc, on est un peu éloigné de la dimension initiatique qui me parait être importante et nécessaire à ce genre de texte.
Concernant la sorcière et les lions ; j'avoue ne pas avoir estimé clairement le rapport entre les symboliques , je veux dire, les lions qui surprotègent, qui étouffent et qui apparaissent à la fin comme les sauveurs : mais alors le problème du petit garçon n'est pas résolu, et il retrouvera les mêmes conditions qu'avant.  Et pourtant c'est ce pourquoi il a préféré fuir !
Si j'ai traité ce texte rapidement, c'est parce que je pensais à une histoire courte pour l'illustrer. Je me dis que trop de texte pourrait gêner la lecture, ou alors, si je me tiens à ce nombre de signes il faut que je gère mieux le contenu. Je n'arrive pas à écrire peu (tout comme je ne sais pas faire à manger pour 3 mais pour 10 hahaha), et c'était un vrai challenge pour moi de me contenir. Au final ton avis me semble pertinent par rapport au fait que certains endroits manquent de développement, j'ai ressenti ça aussi, sans trop savoir comment m'y prendre. 

Merci bcp pour ce commentaire, vraiment, ça me permettras de mieux travailler ce texte et d'autres encore ! C'est super d'accorder de ton temps à des gens sur ce forum :)
Et si tu as des textes à me faire lire (perso) et des références d'autres auteurs, je veux bien :)

 


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