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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » T06 [V2] - Le promeneur des plaines

Auteur Sujet: T06 [V2] - Le promeneur des plaines  (Lu 2984 fois)

Hors ligne Kerena

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T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« le: 16 Février 2015 à 12:53:40 »
Le promeneur des plaines


Certaines histoires paraissent incroyables. On dit pourtant parfois que les histoires les plus abracadabrantes sont les plus vraies, car elles sont trop farfelues pour avoir été inventées.
Celle-ci est vraie. Je pourrais vous le garantir. Mais quel intérêt ? Vous ne me croiriez pas. Cruel paradoxe que cette introduction, n’est-ce pas ?

Ces faits ont eu lieu du temps où je tenais un petit ranch sans prétention, au cœur de l’Utah. Mes ancêtres ont eu la curieuse idée de planter leurs racines à la limite du désert. En regardant d’un côté, par la fenêtre de la cuisine, on avait ainsi une belle vue les vastes plaines vertes, couronnées des montagnes Rocheuses au loin. C’est là que paissaient les vaches du ranch.
En passant le regard à travers les rideaux du salon – à fleurs, les rideaux, une merveilleuse idée de ma femme – on avait un panorama impressionnant sur le désert et ses tonalités rouges si particulières.

C’est là que j’ai fait ma vie, le cul à cheval entre la poussière et les vagues mouvantes de l’herbe grasse.

L’été, ces terres sont soumises à des orages, parfois très violents. J’ai vu l’eau dévaler les montagnes à l’assaut du désert, en vagues furieuses tant l’eau semblait dégringoler des hauteurs. Une version moderne de Noé… sauf que les terres sont tellement arides que dès le lendemain, le sol a déjà tout absorbé. Plusieurs fois, nous nous sommes retrouvés bloqués dans la maison, sous une pluie battante et des roulements de tonnerre furieux qui faisaient trembler les murs, à prier pour que nos vaches ne soient pas foudroyées.

Mais je parle d’exceptions. Si la pluie balaie le coin, c’est souvent avec douceur. En revanche, les canicules ne sont pas rares – nous n’étions pas à la frontière du désert pour rien ! Il arrivait fréquemment que la maison essuie des tempêtes de sables venues de l’ouest – heureusement peu violentes, car une  elles fatiguent, une fois arrivées aux plateaux herbeux. Il nous est arrivé plusieurs fois de désensabler le mur.

Une terre comme celle-ci est féconde en matière de légendes ; pourtant, je n’avais jamais entendu parler de quoi que ce soit en rapport avec ce que j’ai vu.
Je ne saurais pas dire de date. Ma mémoire n’a jamais été douée pour ces choses-là. En revanche, je me rappelle parfaitement du reste.

Il nous était arrivé de voir, sur la plaine, ces terribles soirs d'orage, une forme. La première fois que je la vis, je me demandai si mes yeux ne m'avais pas joué un tour, entre les flashs aveuglants de chaque éclair. Le temps que j'aille chercher Elsa, la forme avait disparu.
La seconde fois, quelques années plus tard, nous subîmes une nouvelle sécheresse, et l'orage battait son plein, lorsqu'Elsa vint me voir en hurlant qu'un fantôme marchait dans le désert. Depuis ce jour, à chaque orage, elle se cachait dans la maison, tandis que moi, je guettait impatiemment de revoir cette chose étrange.
Je ne la revis que deux fois, et j'acquis la certitude qu'il s'agissait d'un homme - du moins, une forme humaine - qui ne semblait sortir qu'à l'orage, armé de ce qui semblait être un grand bâton.
Je tentai une fois de le rejoindre, mais il disparut alors que je sortais de la maison. La seconde fois, je l'observai depuis derrière les rideaux, et je vis qu'il arpentait la plaine, comme une âme perdue.

Ce fameux jour, nous étions en plein été. Un été fort en chaleur, nous n’avions pas vu de pluie depuis des semaines, et le troupeau en pâtissait beaucoup. Nous avions perdu plus de dix bêtes, et je commençais sérieusement à envisager de les emmener plus loin vers l’est, chez un ami rancher, afin de leur faire profiter de son puits plus abondant et de ses terres plus vertes. J’en avait parlé avec Elsa – ma femme, Elsa – et elle était d’accord.

Ce soir-là, nous dînâmes de steaks – que nous restait-il d’autre ? – et discutâmes du lendemain. Elsa avait noté une masse sombre et compacte venue de l’est. C’était la dernière chance. Si c’étaient des nuages de pluie, alors notre problème serait résolu. S’ils n’arrivaient pas jusqu’à nous, je prendrais la route dès le matin pour demander assistance.

La journée avait été très sèche, et j’avais peu d’espoir. La poussière avait tout envahi. Elle restait presque en suspension, tant l’air était pesant. J’avais dû aller très loin à l’est, jusqu’à la rivière la plus proche, pour permettre aux bêtes de boire tout leur soûl et brouter une herbe moins jaune que la nôtre – ainsi que pour nous constituer une petite réserve d’eau potable – notre puits était à sec.

J’avais peur. L'air était chaud que le moindre mouvement me faisait transpirer. Il semblait solide, et plutôt que marcher, nous semblions lutter contre un genre de matière compacte. Si les nuages amenaient la pluie, nous étions sauvés. Mais il y avait également le risque de voir arriver un orage sec, dont les éclairs pouvaient mettre le feu à la brousse.

Nous avons mangé en silence, ce soir-là. Nous priions.

Elsa, épuisée par la chaleur, partit se coucher tôt. Moi, je restai debout face à la fenêtre, guettant les nuages, les priant de lâcher enfin l’eau bienfaitrice. Ils se dirigeaient bel et bien vers nous, roulant au ralenti depuis les montagnes, comme une avalanche grise et poisseuse.

 Bientôt, le soleil qui descendait à l’ouest illumina le plafond de ses nuances roses, qui créaient un drôle de contraste contre le gris-noir du ciel. La nuit tomba vite. Les nuages progressaient avec lenteur et lourdeur, comme si eux aussi devaient lutter contre l’air. Ils envahirent tout. Toute la région fut bientôt recouverte d’une chape de plomb, qui pourtant ne voulait toujours pas claquer.

Enfin, après d’interminables heures, un vif éclat envahit l’espace, suivi de suite d’un claquement terrible.

L’orage. Enfin.

Le roulement retentit longuement dans la plaine, et j’attendais toujours, impatient. Mais rien. Un deuxième éclair fleurit dans le ciel, suivi d’un deuxième coup de tonnerre. Toujours rien ; pas la moindre goutte. Mes épaules s’affaissèrent. C’était donc ainsi ; un orage de chaleur. Sans pluie. Sans eau.

A ce moment-là, j’aurais pu choisir d’aller me coucher. A quoi bon rester devant la fenêtre, à espérer un miracle ? Mais, j’ignore pourquoi, je restai. Au fond de moi, j’avais peut-être envie d’y croire jusqu’au bout.
Je restai ainsi, posté à ma fenêtre, à contempler la lande mitraillée de la pluie électrique. Rien ne semblait persuader les nuages de libérer autre chose que des éclairs. Cependant, alors que mon regard parcourait les étendues désertiques, il capta quelque chose : une forme, longiligne, qui semblait errer sur la plaine.
Mon sang ne fit qu’un tour : une de nos bêtes aurait-elle réussi à passer les barrières et s’enfuir ? Un homme se serait-il perdu ? Ou alors, était-ce cet homme, encore, qui venait rôder sur la plaine ? Dans tous les cas, il n’y avait pas à hésiter : j’enfilai mon manteau, ouvris la porte et, me bagarrant contre les rafales de vent qui me la repoussaient au visage, je sortis dans la tempête.
J’avançai vers la forme que j’avais aperçue. Je luttai contre le vent et les vagues de poussière qui me submergeaient, et peu à peu, la silhouette se précisa : il s'agissait bien de cet homme, cette ombre qui nous inquiétait tant. Il semblait de forte stature - là était son secret pour résister aux rafales qui le prenaient d'assaut - qui portait une longue tige dans la main droite. Je me rapprochai de lui à travers la tempête. Il fallait que je le prévienne, que je lui dise de baisser son bâton. Il allait attirer la foudre... Peut-être était-il aveugle, peut-être était-il sourd et n'entendait-il pas les grondements de tonnerre qui roulaient sur la plaine, peut-être était-il faible et ne se rendait-il pas compte...
 J'arrivai à sa hauteur et lui fit signe d'abaisser son mât. A ma grande surprise, ce fut lui qui me regarda avec réprobation, comme si je le gênais dans sa promenade. Il abaissa le bâton dans ma direction, comme pour me pointer d'un air accusateur.
A ce moment, un nouveau grondement couvrit la plaine, suivit d'une nouvelle rafale qui souleva suffisamment de poussière pour le cacher à ma vue.
Je réalisai que j'étais désorienté. Dans l'orage, tout s'était mélangé ; je ne savais ainsi plus où se trouvait la plaine et où se trouvait le désert ; où était le ranch ?
J'eus tout à coup une étrange sensation, comme si j'avais été soudainement plongé dans une ruche, alors que l'air semblait s'être encore opacifié autour de moi. Il y eut un fracas épouvantable face à moi, durant lequel je fus ébloui. Un bref instant, je nageai dans un océan de lumière. Mes yeux mirent de longues secondes à revenir à leurs fonctions : tout était recouvert de bleu. Lorsque enfin je pus voir ce qui m'entourait, je n'en revins pas.
Là où, quelques instants auparavant, je me trouvais, il n’y avait plus qu’une marque sombre dans la terre, comme une gigantesque étoile aux branches acérées, à l’endroit où la foudre était tombée. De l’homme, plus aucune trace.
Je peux vous dire que jamais je ne suis rentré chez moi aussi vite. J’avais l’impression d’avoir vu le diable en personne, et à ce moment, rien ne m’a paru plus important que de retrouver ma chère Elsa dans notre lit. Le type semblait m'avoir littéralement envoyé la foudre dessus !
Le lendemain, la tempête s’était calmée. Je n'ai pas hésité un instant à en parler à Elsa, et je l'emmenai à l'endroit de l'incident - la marque noire était toujours là. Elle nous a décidés à déménager, Elsa et moi.
« Modifié: 26 Février 2015 à 14:43:38 par Mout »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Milora

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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #1 le: 17 Février 2015 à 09:34:56 »
Citer
car une  elles fatiguent
Petit bug
Citer
le troupeau commençait à beaucoup en pâtir. Nous avions perdu plus de dix bêtes, et je commençais sérieusement à envisager
commencer x2


Citer
Il faisait si chaud que le moindre mouvement me faisait transpirer.
faisait x2

Citer
L’air semblait solide, et plutôt que marcher, nous semblions lutter contre un genre de matière compacte.
Joli :)

Citer
à contempler la lande mitraillée de la pluie électrique.
Joli aussi

Citer
me bagarrant contre les rafales de vent
C'est pas un peu familier, se bagarrer ? Je trouve que le verbe s'intègre pas très bien au ton global du texte...

Citer
lui fit signe d'abaisser son mât.
Mât me semble un peu impropre, ici, comme si tu avais cherché un mot pour éviter la répétition de "bâton" et que ça se voyait un peu trop

J'aime bien ton style : très propre, évocateur, qui se fait agréablement oublier quand on lit pour nous plonger efficacement dans l'histoire :)
Par contre, j'avoue que c'est l'histoire qui m'a déçue  :/ Le début nous annonce un grand mystère, un phénomène inexplicable et sans doute inquiétant, mais en fait, il ne se passe pas grand chose. On ne comprend pas bien ce que faisait l'homme (ou alors c'est moi qui suis passée à côté d'une information), je ne sais pas pourquoi la marque sombre effraye le narrateur au point de déménager. Il me semble que l'anecdote est plus insolite/étrange que vraiment mystérieuse et déconcertante comme l'annonçait le début du texte.
Du coup, l'ambiance est bien rendue, on se sent bien au coeur de l'orage, les descriptions sont évocatrices et rien ne sonne faux au niveau de la narration. Les personnages sont certes transparents, mais comme ils ont surtout rôle d'observateurs dans cette histoire, ça ne pose aucun problème. Mais ce qui pèche, à mon sens, c'est la fin, là où se révèle l'intrigue, cette chute qui - à mon avis, - ne répond pas à l'effet d'attente que le texte a créé...
(Et rien à voir, mais j'avoue que j'aime pas trop le titre, qui fait un peu "conte" ou "humoristique" alors que le texte est sérieux...  :-X )
Désolée pour mon commentaire, c'est évidemment subjectif, et je répète que ton texte est très agréable à lire, en tout cas ! :)
« Modifié: 17 Février 2015 à 15:24:25 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #2 le: 18 Février 2015 à 16:52:59 »
Citer
car une  elles fatiguent,
manque un mot ?
Citer
le troupeau commençait à beaucoup en pâtir
gros chipotage mais : "commencer à en pâtir", ça veut dire qu'il n'en pâti pas encore beaucoup, ça commence juste ; "beaucoup en pâtir" ça veut dire beaucoup ; alors oui je comprends "commencer à beaucoup..." mais en même temps c'est un peu bizarre comme expression

Ca se lit bien, c'est fluide... mais je trouve la fin très décevante. Je me demandais où tu allais en venir, ce que ça pouvait être cette "histoire incroyable", et finalement, c'est pas grand chose. Tu promets une histoire étonnante, qu'on aura de la peine à croire... et au final, c'est "juste" un type qui se balade sous l'orage et veut attirer la foudre. Il aurait fallu "plus", une vraie chute, pour donner de l'ampleur au texte.

Bref, comme dit Mil', ça se lit bien, mais la fin n'est pas suffisante pour moi  :-[
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #3 le: 18 Février 2015 à 21:23:30 »
saaalut,

Citer
Cruel paradoxe que cette introduction, n’est-ce pas ?
cruel ? pourquoi ?

Citer
je me rappelle parfaitement du reste.
le reste

Citer
Si c’étaient des nuages de pluie,
C’est correct de mettre un pluriel ? le c’ remplace cela, du coup c’est étrange  :\?


Citer
Si c’étaient des nuages de pluie, alors notre problème serait résolu
Citer
Si les nuages amenaient la pluie, nous étions sauvés.
Ça m’a fait l’effet d’une répétition, comme si le perso était dans une boucle

Citer
Nous priions. […]les priant de lâcher enfin l’eau bienfaitrice
Repet prier

Citer
La nuit tomba vite. Bientôt, le soleil qui descendait à l’ouest illumina
Si la nuit est tombée, le soleil n’est plus là. J’aurais inversé les phrases, ou alors pas mis « la nuit tomba vite ». chipoti chipota oui :-¬?

Citer
ne voulait toujours pas claquer.
Enfin, après d’interminables heures, un vif éclat envahit l’espace, suivi de suite d’un claquement terrible.
Claquer/claquement

Citer
qui me la repoussaient au visage
j’ai mis un temps avant de comprendre que tu parlais de la porte. Pour moi, du moment qu’il ouvre la porte, il l’a passée, elle ne le gêne plus  :huhu:.

Citer
J'arrivai à sa hauteur et lui fit signe d'abaisser son mât.
Fis
de tige on passe à mât.. sa barre ?

Citer
et à ce moment, rien ne m’a paru
tu as mis « à ce moment » quelques lignes plus haut aussi


Ah oui… quelle fin inattendue  :???:. Je m’attendais à un truc en rapport avec l’eau.
Je rejoins totalement l’analyse de Mil, l’histoire ne correspond pas à l’annonce faite  :P. On s’attend vraiment à un mystère enveloppé de brume moite et puis on a le professeur tournesol qui crame dans le jardin  :\?. Après, c’est tellement bizarre, qu’on dirait pas une histoire en effet, on dirait un fait divers.
Une autre chose qui m’a dérangée, c’est que la mise en place est très longue (tout est relatif  hein, je ne suis pas adepte des descriptions donc pour moi c'était longuet :-[) avec le désert, les bêtes, la sécheresse, et ça participe d’autant plus au décalage avec la chute je trouve pusiqu'elle ne correspond pas au décor.. C'est incongru en fait :huhu:
Mais comme relevé par mes petites camarades, la plume est agréable et j’ai vite oublié que je lisais pour commenter  :).
Je n’ai pas accroché à l’histoire mais je reconnais volontiers les qualités narratives  :-[.

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

MillaNox

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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #4 le: 18 Février 2015 à 22:42:25 »
Salut ,

au fil du texte
Citer
on avait ainsi une belle vue des vastes plaines vertes,
"vue sur les vastes"  plutôt non ?

Citer
En passant le regard à travers les rideaux du salon
passer le regard  :\? je trouve la formulation bizarre

Citer
C’est là que j’ai fait ma vie, le cul à cheval entre la poussière et les vagues mouvantes de l’herbe grasse.
:D sympa ça

Citer
entre la poussière et les vagues mouvantes de l’herbe grasse.

L’été, ces terres sont soumises à des orages, parfois très violents. J’ai vu l’eau dévaler les montagnes à l’assaut du désert, en vagues furieuses tant l’eau semblait dégringoler des hauteurs.
répétition de vague

Citer
Il arrivait fréquemment que la maison essuie des tempêtes de sables venues de l’ouest – heureusement peu violentes, car une  elles fatiguent, une fois arrivées aux plateaux herbeux.
une en trop

Citer
Un été fort en chaleur, nous n’avions pas vu de pluie depuis des semaines, et le troupeau commençait à beaucoup en pâtir. Nous avions perdu plus de dix bêtes, et je commençais sérieusement à envisager de les emmener plus loin vers l’est
répétition

Citer
J’en avait parlé avec Elsa – ma femme, Elsa – et elle était d’accord.
avais

Citer
Ils envahirent tout. Toute la région fut bientôt recouverte d’une chape de plomb,
c'est peut-être subjectif, mais cette répétition enchainement passe pas chez moi

Citer
Toute la région fut bientôt recouverte d’une chape de plomb, qui pourtant ne voulait toujours pas claquer.

Enfin, après d’interminables heures, un vif éclat envahit l’espace, suivi de suite d’un claquement terrible.
bof "claquer", et puis ça fait une répétition

hop là, tout lu.
Bon j'avoue que je ne vois pas trop où tu as voulu en venir. je ne comprend pas non plus le rapport entre ton texte et son titre  :\?
La rupture franche dont tu parles dans ta description au début entre le désert aride et la plaine verdoyante "la frontière du désert" comme tu la nommes est très irréaliste et je pensais que tu allais faire quelque chose de ça, mais en fait non, d’ailleurs après la plaine verdoie plus, et le côté irréaliste se matérialise plutôt par le gus avec son bâton et son fil dont je n'ai pas compris la fonction dans l'histoire....
voilà, désolée de pas avoir trop accroché...

merci pour ce texte

Milla


Hors ligne Vivi

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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #5 le: 22 Février 2015 à 03:37:20 »
Citer
Il arrivait fréquemment que la maison essuie des tempêtes de sables venues de l’ouest – heureusement peu violentes, car une  elles fatiguent, une fois arrivées aux plateaux herbeux.
Pas trop compris, t'a pas un bug avec l'expression "car une  elles fatiguent" :\?


Citer
J’en avait parlé avec Elsa
avais


Citer
Un soir, nous avons dîné de steaks
oups :/



Moui, moui, moui... C'est bizarre ce type qui déboule avec un paratonnerre (Frankin ? :D) en plein milieu des viscicitudes de se pauvre homme (et de sa femme lol). J'ai l'impression qu'il y a 2 histoires différentes empilées. J'ai remarqué aussi un tryptique passé composé/imparfait/passé simple un peu bizarre :\? Pour le reste, ça se lit bien malgré quelques étourderies qui devraient disparaître rapidement à la faveur d'une relecture rapide ;) .

Pour l'intrigue, je pense qu'il vaudrait mieux, soit rester sur le fermier et ses problèmes de sécheresses, soit intégrer plus tôt le type au paratonnerre (on peut imaginer un fou qui passe de temps en temps pour préparer son expérience et y greffer des croyances farfelue du fermier pensant que c'est à cause de ce type qu'il ne pleut plus, et par truchement gérer leur relation entre méfiance, peur, haine, etc...).

Voilà, voilà. En espérant lire une version plus convainquante, car il y a du (haut) potentiel dans ce texte :D
« Modifié: 22 Février 2015 à 14:10:14 par Viviane »
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Kerena

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Re : T06 - L'ouest, c'est aussi bien quand c'est terne
« Réponse #6 le: 22 Février 2015 à 13:59:26 »
Chers lecteurs,

Mout passe en coup de vent sur la plaine pour dire qu'il a bien lu vos commentaires et qu'il vous remercie de vos lectures. 

Je corrigerai les étourderies plus tard, et j'annonce que la fin va être changée (de toute façon elle me plaisait pas).

Changements dans le courant de la semaine  !
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Hors ligne Kerena

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #7 le: 26 Février 2015 à 14:36:22 »
Chers lecteurs,

Mout a fini ses changements, et la V2 est disponible !

Bonne lecture,

Mout
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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #8 le: 01 Mars 2015 à 09:45:19 »
J'ai pu profiter de la V2, visiblement.

Même constat que les précédents commentaires : le style est plutôt fluide (même si le mélange des temps m'a un peu gêné) et tu amènes bien ce que tu veux mettre en avant. Attention tout de même aux longueurs en début de texte ; les anecdotes c'est bien, mais à petites doses dans un texte si court.

Par contre, au niveau de l'intrigue je suis assez déçu aussi. Je m'attendais à quelque chose de vraiment extraordinaire avec ton intro et au final, ça ne prend pas. L'éclair qui tombe, bien que lancer par ce promeneur n'est pas suffisant. Il faudrait en dire plus sur lui, sur sa légende, sur la raison de sa présence, sur qui il est.
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #9 le: 01 Mars 2015 à 13:02:53 »
Je crois que je ne vais pas être très original.
Tout est vraiment bien écrit.
Les vicissitudes de l'éleveur, la sécheresse, tout est bien installé.
Puis dans cette nouvelle version, une inquiétude qui monte au sujet de ce qui se promène les jours d'orage.
On est intrigués, puis inquiets, puis curieux.
On sort sous l'orage avec le personnage, on veut savoir...et puis, rien à faire, on est déçu.
Je vais sembler reprendre une boutade de Viviane, mais à ma première lecture j'étais persuadé que  c'était Benjamin Franklin qui faisait des expériences dans le désert.
On ne peut pas dire que j'aie été déçu que ce ne soit pas ça. J'étais près à accueillir autre chose de surprenant, mais en fait tu ne nous donnes pas d'explication, et c'est vraiment très dommage.
Voilà, cher Mout, merci pour ce texte.
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #10 le: 01 Mars 2015 à 13:25:56 »
Un des constituants essentiels du texte est la présence d'éléments naturels qui suscitent les sens, souvent assez galamment ; et ça, c'est chouette, ça marche ^^
La forme, l'homme sous l'orage est tout à fait intriguant. Le suspense m'a plutôt bien pris. Contrairement à Aphone, j'ai aimé le fait qu'on ne sache rien de l'homme à la tige métallique, qu'il soit majoritairement flou : aussi incompréhensible et inaccessible que le climat.
Les enjeux vitaux, l'attente, l'espoir et l’angoisse météorologiques - qu'ont vécu et que vivent encore moult paysans partout dans le monde, et qui sont source de maintes religions - mettent dans le texte une tension, une ampleur, un dramatisme romantique (allemand (car les français c'est moins ça mais je ne m'étends pas)) aptes à me subjuguer.

Du reste, pour l'histoire et la chute : je trouve que l'événement (foudroiement) est déjà assez traumatisant et inouï pour le narrateur, il n'y a pas forcément besoin d'un événement plus étrange encore ... mais c'est vrai que le début du texte pouvait laisser penser qu'il se produirait un événement complètement surnaturel. Personnellement, ça ne m'a absolument pas dérangé.

Oh, et je suis d'accord avec Viviane sur les temps.

Passons aux remarques précises :

Citer
au cœur de l’Utah
Pourquoi sommes-nous si centrés sur les États-Unis, pauvres petits colonisés que nous sommes par toute sorte de produits états-uniens . Bref.

Citer
ont eu
Sur la même ligne, "ont eu" x2 = répétition

Citer
on avait ainsi une belle vue les vastes plaines vertes
Manque soit un mot, soit un signe de ponctuation.

Citer
Une version moderne de Noé
La référence est mal amenée : les orages gonflent toujours les torrents, le rapprochement avec le déluge est très surfait.

Citer
Mais je parle d’exceptions.
Maladroit.

Citer
car une  elles fatiguent
Coquille, comme déjà dit.

Citer
une fois arrivées aux plateaux herbeux. Il nous est arrivé
arriver x2 = répétition

Citer
si mes yeux ne m'avais
-> avaient (je ne corrige pas toutes les fautes de conjugaison, mais celle-ci m'a chiffonné  :-\)

Citer
Il nous était arrivé de voir, sur la plaine, ces terribles soirs d'orage, une forme. La première fois que je la vis, je me demandai si mes yeux ne m'avais pas joué un tour, entre les flashs aveuglants de chaque éclair. Le temps que j'aille chercher Elsa, la forme avait disparu.
La seconde fois, quelques années plus tard, nous subîmes une nouvelle sécheresse, et l'orage battait son plein
:coeur: rien à redire !

Citer
comme une âme perdue
Pas très joli, "perdue" ... égarée ? En peine ? Errante ? Damnée ?

Citer
Elsa – ma femme, Elsa
Pas besoin de le rappeler, elle a été mentionnée il y a peu.

Citer
L'air était chaud que
manque "si".

Citer
roulant au ralenti depuis les montagnes, comme une avalanche grise et poisseuse
J'aime bien  8)

Citer
Le roulement retentit longuement
Puisque ''roulant'' a été utilisé quelques lignes auparavant, pourquoi pas plutôt "grondement" ou autre ?

Citer
C’était donc ainsi ; un orage de chaleur. Sans pluie. Sans eau.
Les phrases incisives rendent bien la désolation ! :)

Citer
tout était recouvert de bleu
Pas réaliste mais pourquoi pas  :mrgreen:

Citer
Le type semblait m'avoir littéralement envoyé la foudre dessus !
Ca jure un peu avec le ton ambiant.

Citer
Elle nous a décidés à déménager, Elsa et moi.
Mal formulé.

Tchao !  :)
« Modifié: 01 Mars 2015 à 13:27:55 par Nûmensuad »

Hors ligne Rémi

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #11 le: 02 Mars 2015 à 21:57:22 »
Salut Mout' !

D'abord le détail :

Citer
Il arrivait fréquemment que la maison essuie des tempêtes de sables venues de l’ouest – heureusement peu violentes, car une  elles fatiguent, une fois arrivées aux plateaux herbeux
pas sûr du "s" à sable
et tu as un "une" en trop avant "elles fatiguent"

Citer
si mes yeux ne m'avais pas joué un tour,
avaient

Citer
et l'orage battait son plein, lorsqu'Elsa vint me voir en hurlant qu'un fantôme marchait dans le désert.
je pense que cette virgule est en trop

Citer
je guettait impatiemment de revoir cette chose étrange.
guettais

Citer
J’en avait parlé avec Elsa – ma femme, Elsa – et elle était d’accord.
Tu as déjà cité Elsa plus haut dans cette V2

Citer
J’avais dû aller très loin à l’est, jusqu’à la rivière la plus proche, pour permettre aux bêtes de boire tout leur soûl et brouter une herbe moins jaune que la nôtre – ainsi que pour nous constituer une petite réserve d’eau potable – notre puits était à sec.
je trouve l'incise un peu longue

Citer
L'air était chaud que le moindre mouvement me faisait transpirer.
si chaud que (manque un mot)

Citer
Moi, je restai debout face à la fenêtre, guettant les nuages,
j'aurais mis un imparfait ici

Citer
Toute la région fut bientôt recouverte d’une chape de plomb, qui pourtant ne voulait toujours pas claquer.
claquer ou craquer ? (tu utilises claquement dans la phrase qui suit)

Citer
Mais, j’ignore pourquoi, je restai. Au fond de moi, j’avais peut-être envie d’y croire jusqu’au bout.
Je restai ainsi, posté à ma fenêtre,
je comprends le premier passé simple (restai) mais le deuxième restai je l'aurais mis à l'imparfait

Citer
J’avançai vers la forme que j’avais aperçue. Je luttai contre le vent e
pareil, ici j'aurais mis des imparfaits

Citer
il s'agissait bien de cet homme, cette ombre qui nous inquiétait tant.
je ne comprends pas pourquoi ils sont inquiets. Intrigués je comprendrais mais on a peu d'éléments de menace de la peur de cet inconnu

Citer
Il semblait de forte stature - là était son secret pour résister aux rafales qui le prenaient d'assaut - qui portait
le "qui" après l'incise est en trop (à remplacer par "et" ?)

Citer
Là où, quelques instants auparavant, je me trouvais, il n’y avait plus qu’une marque sombre dans la terre, comme une gigantesque étoile aux branches acérées, à l’endroit où
"là où" ... "à l'endroit où", redondant à mon sens.

Citer
Le lendemain, la tempête s’était calmée. Je n'ai pas hésité un instant à en parler à Elsa, et je l'emmenai à l'endroit de l'incident - la marque noire était toujours là. Elle nous a décidés à déménager, Elsa et moi.
Là, il y aurais du peaufinage à faire, et puis c'est la toute fin, ça mérite mieux je pense.
(ordre des infos, mot "incident", insistance sur "Elsa et moi" pour expliquer le nous que l'on a compris)

Globalement :
Belle ambiance, c'est le point fort du texte.
Concernant l'intrigue, cet homme mystérieux, je trouve que ça reste un peu trop ouvert : on peut à peu près tout penser de ce bonhomme, depuis Franklin, un chaman, un cinglé ou un extra terrestre... et le lien avec les persos est assez mince. De même, la femme du fermier n'a pas vraiment de rôle. L'intro est chelou aussi, pas trop en rapport avec le texte.
Concernant la forme, certains passages m'ont plu (par exemple tout le début après l'intro jusqu'aux vaches foudroyées), d'autres moins (après ce paragraphe où tu finis avec les vaches foudroyé, la suite est plus lourde, les incises par forcéments géniales).

Merci pour ce texte,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Baptiste

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #12 le: 03 Mars 2015 à 19:29:45 »
Yop

Au fil du texte :
Citer
de son puits plus abondant
Puits abondant, je trouve ça bizarre.
Citer
– ainsi que pour nous constituer une petite réserve d’eau potable – notre puits était à sec.
Le tiret vient après sec non ? sinon ça me semble pas très logique au niveau de la typographie

Bon, je rejoins assez mil en fait, et la plupart des autres. L'ambiance est bien mené, bien posé mais la chute et décevante; Et c'est pas tant que je veuille en savoir plus sur cet homme non; C'est plutôt que il y a pas vraiment d'évolution. Le mec est plus ou moins décider à partir et à la fin, il part. La rencontre avec l'homme tonnerre, ben elle tombe un peu à plat, pour moi.
C'est dommage car comme loe souligne les autres la narration est bien mené. Donc à voir si il n'y a pas quelque chose que tu pourrais améliorer scénaristiquement;

En tout cas merci pour ce texte très agréable

Hors ligne Zacharielle

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #13 le: 03 Mars 2015 à 19:47:07 »
Salut Mout !

Désolée si ça fait redite avec ce que d'autres ont déjà relevé.

Au fil du texte
Citer
Ces faits ont eu lieu du temps où je tenais un petit ranch sans prétention, au cœur de l’Utah. Mes ancêtres ont eu la curieuse idée de planter leurs racines à la limite du désert.
Pas fan du démonstratif "Ces" en début de paragraphe. Pourquoi pas "Les" ? Sinon, j'avoue avoir du mal avec le non lien entre les deux phrases, et avec la suivante. Pourquoi pas plutôt un tiret qu'un point ? Ou "J'en avais hérité de mes ancêtres..." ?

Citer
En regardant d’un côté, par la fenêtre de la cuisine
j'arrive pas je suis désolée, niveau spatial ça me parait bancal, quand tu évoques "tenir un ranch" en bordure du désert, le point de vue est global, extérieur. Et là bim ! En fait on est censés regarder depuis l'intérieur de la maison ! Il manque une transition à mon goût ^^

Citer
C’est là que j’ai fait ma vie, le cul à cheval entre la poussière et les vagues mouvantes de l’herbe grasse.
bon ça

Citer
J’ai vu l’eau dévaler les montagnes à l’assaut du désert, en vagues furieuses tant l’eau semblait dégringoler des hauteurs.
"tant elle semblait" ?

Citer
Il arrivait fréquemment que la maison essuie des tempêtes de sables venues de l’ouest – heureusement peu violentes, car une  elles fatiguent
"une" en trop

Citer
Il nous était arrivé de voir, sur la plaine, ces terribles soirs d'orage, une forme.
manque un "lors de" devant "ces terribles soirs d'orage", non ? Par ailleurs il faudrait peut-être inverser mention tempête d'eau/tempête de sable, car là tu parles de "ces" soirs d'orage comme si c'était la dernière chose évoquée

Citer
La première fois que je la vis, je me demandai si mes yeux ne m'avais pas joué un tour
ne m'avaient

Citer
elle se cachait dans la maison, tandis que moi, je guettait impatiemment de revoir cette chose étrange.
je guettais (je ne pense pas qu'on guette de quelque chose, on guette quelque chose)

Citer
La seconde fois, je l'observai depuis derrière les rideaux, et je vis qu'il arpentait la plaine, comme une âme perdue.
je n'ai pas bien compris si la forme est aperçue dans le désert ou sur la plaine

Citer
Nous avions perdu plus de dix bêtes
la vache oO (si je puis me permettre). C'est beaucoup non ? Ils ont quoi comme cheptel, à deux ?

Citer
J’en avait parlé avec Elsa – ma femme, Elsa – et elle était d’accord.
avais (pas sûre que l'incursion entre tirets soit utile, on l'avait deviné)

Citer
Elsa avait noté une masse sombre et compacte venue de l’est.
j'ai au début cru que tu parlais de la forme mystérieuse, je n'y comprenais goutte ^^ "avait relevé qu'une masse. de nuages sombres... semblait venir depuis l'est" ?

Citer
Elle restait presque en suspension, tant l’air était pesant.
immobile, plutôt que "pesant" ?

Citer
L'air était chaud que le moindre mouvement me faisait transpirer.
manque un "si" non ? Entre "était" et "chaud"

Citer
Si les nuages amenaient la pluie, nous étions sauvés.
tu l'as déjà dit ^^

Citer
Toute la région fut bientôt recouverte d’une chape de plomb
il voit toute la région ? waow :D

Citer
Enfin, après d’interminables heures
tout ce temps-là il est resté à la fenêtre ??

Citer
J’avançai vers la forme que j’avais aperçue.
il pourrait noter que cette fois-ci elle ne disparait pas lorsqu'il passe le seuil de la maison

Citer
Il fallait que je le prévienne, que je lui dise de baisser son bâton. Il allait attirer la foudre... Peut-être était-il aveugle, peut-être était-il sourd et n'entendait-il pas les grondements de tonnerre qui roulaient sur la plaine, peut-être était-il faible et ne se rendait-il pas compte...
euh peut-être que c'est pas un homme mdr il pourrait quand même être plus méfiant étant donné qu'il ne le voit que de nuit, des soirs d'orage, et qu'il a une furieuse tendance à disparaitre ?

Citer
J'arrivai à sa hauteur et lui fit signe d'abaisser son mât.
alors alors il ressemble à quoi ? pourquoi y'a pas de description ?? tu nous fais du teasing pour ne rien lâcher ! c'est pas cool !

Citer
Le type semblait m'avoir littéralement envoyé la foudre dessus !
euh de ce que tu décrivais j'avais l'impression que c'est le type qui s'est jeté la foudre dessus et que ton narrateur en a été aveuglé

Bohé c'est quoi cette fin.


Avis général
Paye ton suspense :p Je t'avoue que je suis un peu déçue ^^ D'abord parce qu'une fois qu'il réussi à voir le type on n'a pas de description et ensuite parce qu'on en sait pas plus sur qui il est etc. Et je comprends pas trop le lien avec le déménagement qui sert de conclusion. Bref tu nous vends une histoire incroyable en début de texte et puis pouf. Je ne veux pas entendre que c'est pour faire "terne" c'est trop facile ! Dans ce cas-là l'éclair pourrait lui avoir ôté les couleurs par exemple ce serait déjà plus intéressant. Ou alors il aurait été transporté dans un monde parallèle tout terne, j'en sais rien. Enfin, c'est comme tu veux bien sûr, mais je ne comprends pas trop l'intérêt d'autant nous faire mariner pour arriver à une conclusion aussi vite expédiée. Enfin, quoi qu'il en soit niveau écriture c'est pas trop mal, y'a quelques couacs qui gênent un peu à la lecture mais dans l'ensemble c'est plutôt bien rythmé et bien raconté, bravo ;)

Merci pour ce texte !

Hors ligne Loïc

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Re : T06 [V2] - Le promeneur des plaines
« Réponse #14 le: 19 Mars 2015 à 22:42:46 »
Salut salut !

Ca fait long comme intro, non ?

Je crois que je suis passé à côté du texte  :-[
Ca se lit, mais je suis arrivé à la fin sans comprendre : pourquoi tu nous as emmené là (rien n'est résolu, et pourtant j'ai du mal à finir mes textes) ? Mais même le long du texte, j'ai eu du mal à accrocher.

Une autre fois.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


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