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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'Amour d'une vie

Auteur Sujet: L'Amour d'une vie  (Lu 1118 fois)

éléonorebee

  • Invité
L'Amour d'une vie
« le: 04 Février 2015 à 12:12:11 »
(Avant d'entamer les lignes qui vont suivre, je tenez à vous dire qu'il s'agit du premier chapitre du roman que je suis en train d'écrire. j'espère que ce premier chapitre attisera votre curiosité. Bonne lecture).

                                                                                             Flash-back

                                                                                                      …


Fini la cours des petits, c’est la RENTREE, le monde des grands s’ouvre enfin à moi. Je suis à la fois excitée, curieuse, et tellement effrayée de ne pas savoir à quelle sauce je vais être mangé.  Une chose est sur, je suis prête à affronter ce changement. Mon cartable à roulette à la main (source de pas mal de problème au passage), je monte dans la voiture de papa (qui semble lui aussi chamboulé par ma rentrée en 6ème). Nous nous dirigeons tous les deux vers mon nouveau collège.
Arrivés à bon port, nous nous orientons d’un pas décidé vers la cours de récréation.  « Wah Wah Wah, à oui quand même », je ne savais plus où diriger mon regard, tellement ça grouillait de monde. A vue de nez, je dirais … entre 600 et 700 futurs 6ème. Sans parler de tous les parents qui étaient présents pour accompagner leur descendance, dans ce moment important de leur vie.  Après cette observation quelque peu déconcertante pour une enfant arrivant de la campagne, je me retourne à la recherche de mon paternel.  Il parlait avec les parents de mes camarades de primaires, qui d’ailleurs n’étaient pas loin, absorbés dans leurs pensées, les visages tendus tout comme moi. Nous n’avions pas eu le temps de commencer les embrassades, que le micro se fit entendre, et le silence se fit.
Mr Honnan directeur du collège, fit une entrée remarquée. Il exprima les traditionnels blablas indigestes de début d’année, puis vint le moment fatidique, celui de l’appel pour savoir dans quelle classe nous allons nous retrouver.
Moment de stress, ou l’on espère tous avoir au moins un ami, ou pas d’ailleurs, dans notre future classe (vous remarquerez que dans ces moments là, même nos ennemis de primaire, deviennent amis de collège ☺ L’union fait la force, cette expression prend tout son sens dans les moments comme celui ci). 
Les noms de famille défilent, jusqu’au mien ! Enfin ! Je suis désormais élève en 6°3.  J’avance timidement vers mes nouveaux camarades, en cherchant désespérément une tête qui me soit familière… personne. Le cœur serré, je me retourne vers mon père avec l’envie dévorante de me blottir dans ses bras, de libérer les larmes que je garde prisonnière avec grande difficulté, et me mets à prier pour qu’il me ramène à la maison. Il me regardait,  devinant mon désarroi, il me souriait pour me donner du courage.  Tel un soldat, je marchais au rythme de mon rang,  m’uniformisant au maximum afin de ne pas éveiller l’attention. Le moral au plus bas, le corps tendu, la détresse dans le cœur, je regrettais déjà ma vie de petite enfant, où mes seules préoccupations étaient les repas de cantine, les ballons prisonniers, ainsi que les coloriages magiques.   
L’excitation de cette nouvelle année m‘avait de toute évidence quitté…

C’était sans compter sur l’apparition de cet ange qui me semblait tout droit tombé du ciel. Grand, brun, des yeux clairs à tomber à la renverse. Je ne le savais pas encore, mais ma vie allait changer…
Le soir même, de retour à la maison, je confiai à ma mère que j’avais trouvée l’homme de ma vie.

(Peut être suis je arrivée trop tôt pour être ton unique amour, seulement je suis déterminée (sans le savoir encore) à être ton dernier.

                                                                                                            ---

Un an et 7 mois se sont écoulés depuis ma rentrée en 6ème. Ce soir est un grand soir. Je fête mes 13 ans entourée de tous mes plus proches amis.  L’ange dont je vous ai brièvement parlé sera lui aussi de la fête. Il est aujourd’hui mon meilleur ami et est sorti avec beaucoup de mes amies (pour ne pas dire toutes☺). Depuis plus d’un an, je met en œuvre une stratégie, afin de me rapprocher encore et toujours une peu plus de lui. Camarade, copine, amie, et aujourd’hui sa meilleure amie. Seulement J’en veux plus, je le veux lui tout entier, je veux devenir sienne. C’est décidé, ce soir je franchis le pas.
La soirée bat son plein, on chante, on danse, on rigole… il faut que je trouve un moyen d’attirer son attention, sans pour une fois,  avoir le rôle de la bonne copine à qui il raconte ses conquêtes potentielles.  Un slow, il faut que je danse un slow, pas avec lui non, ce serait lui montrer trop d’importance, mais avec un de ses amis proches. Ni une, ni deux, le slow a peine lancée, me voilà au bras de son meilleur ami.
Planification ou pure coïncidence, je relève la tête et le surprend lui aussi sur la piste, au bras de ma meilleure amie. On s’observe mine de rien, légèrement agacée. Le slow me semble durer une éternité. Il lui parle, elle rigole… ils sont proches… trop proches (oh c’est pas un zouk les gars !). Quelle idée à la noie ce slow…
L’heure avance dangereusement, 23h00, on assiste aux premiers départs. Je n’ai pas encore réussi à trouver un moment pour lui parler. Et si le prochain c’était lui. Éléonore bouge toi !!!
Trop tard !  Une jolie femme blonde fait son entrée, je la reconnais hélas,  sa mère. Je m’avance maladroitement vers elle, ne sachant pas trop quoi lui dire, (comme si elle pouvait lire dans mes pensée : Je suis raid dingue de votre fils, pitié laissez moi du temps). Elle nous salua, engagea une brève conversation avec ma mère, et voilà que je le regardais se faufiler dans sa voiture, jusqu’à disparition totale de celle ci dans la nuit avancée…

00h00 : Message de Louca : Merci pour cette soirée, c’était chouette. Encore joyeux anniversaire !
ps : Je voulais te dire, cette soirée m’a fait réaliser que tu es plus qu’une amie pour moi. La question que je me pose est : et toi ? ☺

Alléluia !!! Au fond de mon lit, je demande à mon amie de me pincer pour être sur de ma lecture. Ça y est Il l’a fait !

                                                                                                                ---

Juin 2013 : Après plus de 8 ans d’amour passionnel, je choisi de mettre fin à notre relation.  Notre amour ne s'est pas envolé, la vie nous l'a volé. À trop s'attacher, on a finit par se blesser, se détester. Ces cicatrices invisibles, mais ô combien dévastatrices, que le temps lui-même ne parvient à soulager, meurtrissent à jamais mon coeur brisé. Je choisi de tourner la page, sans savoir dans quoi je m’embarque. Est ce bien ? Est ce mal ? Une chose est sure, j’en ressens le besoin. Une nouvelle vie, sans ma moitié, sans mon autre moi, sans notre nous qui jusque là nous protégeait.
Désormais je vais m’efforcer d’avancer seule.  8 ans, ça peut paraître court, mais lorsqu’on se construit avec LA personne, la sortie de l’enfance, le début de l’adolescence, puis le commence de vi en tant que jeunes adultes. Nous formions plus un simple couple, nous étions un duo, nous ne formions qu’un, sans lui je n’existais pas, sans moi te voyais tu exister ? Doucement construit dans la dépendance l’un de l’autre.  Pas besoin de se parler, la communication était au delà des mots.

Louca,

   Je te quitte pleine d’amour et de haine à la fois. Je ne te veux pas de mal mais n’espère pas que tu puisses retrouver un semblant de bonheur sans moi. Je voudrais te savoir tout prêt, tout en sachant pertinemment qu’en te quittant, je me condamne à ta disparition…
   J’espère secrètement que tu te battes pour moi, notre nous, comme je me suis battue pour toi il y a 8 ans. Mon cœur te réclame déjà, mais ma tête s’efforce de me raisonner en m’empêchant de revenir sur ma décision, décision qui me semble nécessaire aujourd’hui.  J’ai besoin d’avancer seule, besoin d’être fière de moi en élaborant des projets sans ton aide.
   Mon amour je te quitte en t’aimant, en t’aimant de manière irréelle. Je serais prête à beaucoup pour toi, pour ne pas dire tout. J’espère que tu me pardonneras mon envol. Je te quitte en murmurant à mon cœur, que cette séparation est, je l’espère, un moyen qu’on se retrouve un jour, plus fort, alléger des maux que nous nous sommes infligés toutes ces années. 
   Où que tu sois, je suis là, présente pour toi, et ce jusqu’à ma propre disparition.  Je t’ai aimé. Je t’aime. Je t’aimerai.

« Modifié: 04 Février 2015 à 21:59:08 par éléonorebee »

Hors ligne Crapaud

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Re : L'Amour d'une vie
« Réponse #1 le: 04 Février 2015 à 16:36:09 »
D'abord, c'est à la modération de statuer sur ce genre de choses, mais il me semble que tu as posté dans la mauvaise section (sauf si ton roman fait moins de 15 pages, ce qui serai... surprenant).
Ensuite je ne prétends pas dresser une liste exhaustive des fautes orthographiques / grammaticales de ton texte, juste celles qui me sautent aux yeux. Ce qui m'intéresse surtout c'est le style et le fond du texte.

Sans parler de tous les parents qui étaient présents pour accompagner leur progéniture

Le dernier mot m'a fait tiquer dans le sens où c'est la fille (toi) qui narre l'histoire. J'imagine que l'eau a coulé sous les ponts de puis cette époque, mais 'progéniture' ne me paraît vraiment pas naturel. On parle d'enfants, pas d'animaux.
Après, peut-être qu'un événement ultérieur a fait que la narratrice n'apprécie guère les bambins, mais là on peut pas le deviner...

Mr LEBRETON directeur du collège

Pas fan des noms en majuscules, ça brise un peu l'harmonie du texte je trouve. Limite on dirait que c'est crié : LEBRETON ! MESSIRE ! UN SARRASIN ! (désolé pour la référence x).
Avis très subjectif.

Il parlait avec les parents de mes camarades de primaires

Pas certain que mettre 'primaire' au pluriel soit pertinent.

que le micro se fit entendre, et le silence prit place.

À mon humble avis, "le silence se fit" aurait été largement mieux. Mais pour éviter la répétition, tu pourrais le remplacer par autre chose comme "le silence tomba" par exemple. La tournure de cette fin de phrase me semble un peu lourde (peut-être à cause des deux 'p' de 'prit place'.

Mr LEBRETON directeur du collège, fit une entrée remarquée, en grande pompe.

Un peu répétitif. Je te conseille de choisir entre l'une ou l'autre de ces formules. Très souvent lorsqu'on écrit un texte on a tendance à s'étaler (sans forcément le vouloir) dans des détails inutiles. Le travail de réécriture consiste en grande partie à repérer ces mots / phrases et faire le tri pour alléger et clarifier son texte. Je t'assure que le résultat en vaut la peine (et c'est pas moi qui le dit, c'est Stephen King, un sacré bonhomme).

en cherchant désespérément une tête qui me soi familière… personne.

'soit' avec un 'T' il me semble.

m’uniformisant au maximum afin de ne pas éveiller l’attention.

Un autre mot qui coince. Par contre j'avoue que là tout de suite j'ai pas d'idée pour le remplacer.

je regrettais déjà ma vie de petite enfant, ou mes seuls préoccupations

'où mes seules préoccupations'.

Le soir même, de retour à la maison, je confiai à ma mère, que j’avais trouvée l’homme de ma vie.

"Le soir même, de retour à la maison, je confiais à ma mère que j’avais trouvé l’homme de ma vie."
La 3ème virgule est superflue et le verbe trouver ne s'accorde pas.


C’est décidé, ce soir je franchis le pas, je lui parle.

Vu comme elle est raide dingue de lui, j'aurai imaginé une phrase plus... percutante. 'Je lui parle' fait assez banal. Ou alors tu peux carrément supprimer la fin de ta phrase. 'C'est décidé, ce soir je franchis le pas." Même plus court, ça a plus d'impact je trouve.

Planification ou pure Coïncidence

J'imagine que la majuscule à 'Coïncidence' est volontaire, bien que je n'en vois pas vraiment l'utilité.

Juin 2013 : Après plus de 8 ans d’amour passionnel, je choisi de mettre fin à notre relation.

Tu voulais attiser ma curiosité, voilà qui est fait ! C'est presque trop brutal. Mais là je ne peux pas le compter comme un véritable défaut dans ton récit, je te donne simplement mon ressenti ^^

L’amour ne s’est pas envolé, simplement la vie nous a joué des tours. A trop s’aimer, on a finit par se faire du mal, allant jusqu’à se détester. Des blessures, que même le temps ne parvient pas à dissiper. De profondes cicatrices, invisibles à l’œil nu, mais intensément dévastatrices dans le plus profond de son soi.

Y'a quelque chose toutefois certains choix de mots me gênent encore un peu. Les tournures un peu redondantes aussi, ça pêche un peu coté lyrisme, mais là vu mon niveau dans le genre je peux guère proposer mieux.

Et puis zut, après tout on est là pour expérimenter :

Notre amour ne s'est pas envolé, la vie nous l'a volé. À trop s'attacher, on a finit par se blesser, se détester. Ces cicatrices invisibles, mais ô combien dévastatrices, que le temps lui-même ne parvient à soulager, meurtrissent à jamais mon coeur brisé.

J'écris ça sans aucune prétention, ce n'est même pas à titre d'exemple. Mais si ça peut t'aider à améliorer ton texte, alors ne t'en prive pas.

Une chose est sur

'sûre'

nous protégeait, nous sécurisait.

Redondant.

8 ans, ça peut paraître peu

Redondant. Je te suggère de remplacer 'peu' par 'court' ou un synonyme.

mais lorsqu’on se construit avec LA personne, la sortie de l’enfance, le début de l’adolescence, puis le commencement de vie en tant que jeunes adultes. Nous formions plus qu'un simple couple, nous étions un duo, nous ne formions qu’un, sans lui je n’existaits pas, sans moi te voyais tu exister ? Doucement construit dans la dépendance l’un de l’autre.  Pas besoin de se parler, la communication était au delà des mots.

Parfait si ce n'est quelques oublis / erreurs d'inattention (en gras).

Je te quitte plein d’amour et de haine à la fois.

'Pleine' au féminin.

J’espère secrètement que tu te battes pour moi

Si elle le lui écrit, ce n'est plus secret... :-\

Voilà pour la forme. En ce qui concerne le fond, c'est encore trop tôt pour juger. J'attends la suite ^^
« Modifié: 04 Février 2015 à 16:41:15 par Crapaud »
Je coâsse les couilles !

éléonorebee

  • Invité
Re : L'Amour d'une vie
« Réponse #2 le: 04 Février 2015 à 17:09:52 »
Merci pour tous tes conseils, et ta correction ! beaucoup de fautes !!! Il faut que je me concentre d'avantage. En tout cas, je trouve tes remarques très pertinentes et constructives.  Ca va m'aider j'en suis certaine ! Merci.
Je ne sais pas encore si je vais mettre la suite sur le site. Mais j'aimerais quoi qu'il advienne, avoir tes critiques, si ça te dis évidemment.

Merci

Hors ligne Crapaud

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Re : L'Amour d'une vie
« Réponse #3 le: 04 Février 2015 à 17:49:40 »
De rien, je suivrai tout ça avec plaisir ^^
Mais tu sais, je pense que tu ne risques pas grand-chose à publier le reste ici (même si je viens aussi de débarquer). Et puis ça te permettra d'avoir l'avis de personnes autrement plus douées que moi (si si, c'est possible).
Je coâsse les couilles !

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
  • Messages: 413
  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : L'Amour d'une vie
« Réponse #4 le: 04 Février 2015 à 20:24:37 »
Salut !

Joli texte, vraiment. Après, il y a encore les fautes mais voilà :/

On voit vraiment cet amour qui tente de perdurer mais qui se perd au final. Tu racontes là, la situation de beaucoup de personnes vivant leur premier amour - même si celui que tu nous dévoiles tombe dans l'excès mais sait garder du lyrisme.
C'est un peu comme à la Roméo et Juliette. On se sent doux, enfin moi, comme sur un petit nuage : l'ambiance est vraiment bien installée, c'est ce que j'adore dans ton texte.
Un petite erreur : Tu aurais pu préciser le prénom du garçon un peu plus avant car lorsqu'on voit le message on ne sait pas qui c'est Louca mais après la logique nous montre la voie. :)

Ta fin est un peu banal - excuse-moi :/ - mais tout ce qui la précède la rend magnifique.
Or, quelque chose m'a irrité, à vrai dire juste une lettre, une petit lettre de rien du tout, la dernière qui a cassé tout ton mythe idyllique.

Citer
Je t’ai aimé. Je t’aime. Je t’aimerais.
Quelle horreur ! ça casse tout le charme, excuse-moi mais ç'a vraiment cassé toute l'ambiance que ton texte installait. Le " s ", là, est présenté comme du conditionnel, le conditionnel montre un fait imaginaire... Après, il peut se trouver que ce soit complètement voulu mais je n'en vois pas l'utilité.

Merci pour cette idylle :) !

Nvz.
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

 


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