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13 Juin 2026 à 10:53:18
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Et Dieu tua le Diable !

Auteur Sujet: Et Dieu tua le Diable !  (Lu 1779 fois)

hloumi

  • Invité
Et Dieu tua le Diable !
« le: 01 Janvier 2015 à 15:56:17 »
Et Dieu lança toutes ses forces dans la bataille finale…

Atteint en pleine tête, le Diable laissa choir son imposant corps sur le sol.

En heurtant la roche, l’effondrement de la masse épaisse de cette bête colossale fit vibrer et raisonner le canyon tout entier et chaque combattant, stupéfiés, se retourna pour le voir, lui, l’invincible, le redoutable immortel, le Maître des ténèbres, étendu de tout son long, la langue pendante et suintante, ses membres immenses, lourds et sans vigueur répandus sur les parois comme pour épouser leur relief.

Lui… celui dont le songe d’une hypothétique disparition n’avait jamais osé effleurer l’esprit de quiconque… celui dont la douleur était cause et n’aurait su en éprouver… Celui-ci même, se trouvait là, touché, faillible donc, et agonisant !

Son regard plein de stupeur et d’étonnement fixait la garde du glaive qui lui avait transpercé le crane de la tempe à la gorge pour finir sa course planté dans sa clavicule. Lui, dont le cuir fut tanné par des millénaires de meurtrissures innombrables et de douleurs insondables, fut saisi par le spectacle du déchirement de sa peau-cuirasse.
Solidement fixée à l’os de sa mâchoire, la lame divine s’en trouvait scellée à ce macabre et pestilentiel fourreau, fixant sa gueule grande ouverte et lui empêchant tout mouvement… peu à peu, ce regard si terrifiant auparavant, qui inspirait crainte et effroi dans le cœur de chaque Hommes depuis tant de génération, devint de plus en plus vitreux et sans vie.
 
Dans un râle assourdissant, il laissa échapper un dernier souffle immonde et l’arrêt des battements de son cœur provoqua une onde de choc si puissante qu’elle se répandit sur toute la surface du globe en une fraction de seconde.

Tout ce qui comptait d'esprit malfaisant, haineux ou perfide fut terrassé par la vague de ce souffle maléfique.

Seuls les Justes restèrent debout et… après… l’espace d’un instant… le monde fit une pause… comme figé… il devint calme et froid... le mouvement planétaire s'interrompit soudainement !
Fini les cris, les pleures, les souffrances, les injustices.

Le Mal venait de disparaître de la surface de la terre et sa complice la Mort interrompit son entreprise besogneuse. La paix régna désormais en chaque être et aux quatre coins de la planète.

Comme replongé dans cette innocente insouciance qui précède notre naissance... le monde fit une pause.
Ni déjà mortes, ni toujours vivantes, toutes les espèces terrestres baignèrent, inanimées, dans cette quiétude ambiante. Plus aucuns bruits, les ruisseaux avaient cessés de s’écouler, les nuages de se condenser, les volcans de fumer, les vagues d’écumer, le vent de souffler… Dieu et les anges, eux-mêmes, semblaient vitrifiés à leur tour dans cette torpeur soudaine.

Mais voilà, l’instant passa et rien ne sembla vouloir repartir... le temps avait suspendu sa course et nul ne sait s'il se décidera à la reprendre un jour…

Le Bien a gagné, le Mal n'est désormais plus... mais sans lui, l'équilibre du monde s’en est trouvé brisé… peut-être à jamais !

Hors ligne Vir

  • Aède
  • Messages: 165
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #1 le: 01 Janvier 2015 à 19:53:38 »
Le sujet est intéressant mais je m'attendais à voir plus de références religieuses, voir mythologiques, avec le titre.  Je pense que ta dernière phrase est trop soudaine, tu nous décris le diable qui meurt, la disparition du mal puis tu nous dis que l'équilibre c'est le bien et le mal ensembles ( ce qui est d'ailleurs ton point de vue), tout ça très rapidement, je n'ai pas eu le temps de réfléchir. Aussi, je n'ai pas compris la pause dans le monde,  est-ce  juste dû au choc de la mort du diable ou est-ce provoqué par la disparition du mal en général ? En tout cas tes phrases sont bien faîtes, je les trouve jolies, je me suis imaginé le diable comme un titan et le combat ayant des effets sur la terre entière.

 
Dans un râle assourdissant, il laissa échapper un dernier souffle immonde et l’arrêt des battements de son cœur provoqua une onde de choc si puissante qu’elle se répandit sur toute la surface du globe en une fraction de seconde.

J'ai particulièrement aimé cette phrase car tu donnes un côté mythologique au texte, tu montres que leur combat a un impact immense.

Lui… celui dont le songe d’une hypothétique disparition n’avait jamais osé effleurer l’esprit de quiconque…
Je pense que tu insistes trop sur cette phrase, ça la rend lourde.

Lui, dont le cuir fut tanné par des millénaires de meurtrissures innombrables et de douleurs insondables

Tu te contredis. Juste avant tu dis qu'il est faillible et que c'est surprenant, ce qui me fait penser que jusque-là il était infaillible, sauf qu'ici tu dis qu'il a été meurtri et qu'il a souffert.
« Modifié: 01 Janvier 2015 à 21:48:18 par Vir »

hloumi

  • Invité
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #2 le: 02 Janvier 2015 à 00:50:11 »
Le sujet est intéressant mais je m'attendais à voir plus de références religieuses, voir mythologiques, avec le titre.  Je pense que ta dernière phrase est trop soudaine, tu nous décris le diable qui meurt, la disparition du mal puis tu nous dis que l'équilibre c'est le bien et le mal ensembles ( ce qui est d'ailleurs ton point de vue), tout ça très rapidement, je n'ai pas eu le temps de réfléchir.
Merci Vir pour tes commentaires. Je vais essayer de réécrire le texte en en tenant compte.

Sinon, pour répondre à tes interrogations :
je n'ai pas compris la pause dans le monde,  est-ce  juste dû au choc de la mort du diable ou est-ce provoqué par la disparition du mal en général ? En tout cas tes phrases sont bien faîtes, je les trouve jolies, je me suis imaginé le diable comme un titan et le combat ayant des effets sur la terre entière.
La pause dans le monde est surtout dû à la mort du Diable, mais comme celui-ci reste le Maître du Mal en général, on peut considérer que les 2 interprétations sont possibles.

Tu te contredis. Juste avant tu dis qu'il est faillible et que c'est surprenant, ce qui me fait penser que jusque-là il était infaillible, sauf qu'ici tu dis qu'il a été meurtri et qu'il a souffert.
Merci pour cette remarque car je n'avais pas pensé qu'elle serait contradictoire. Je vais la retoucher pour qu'elle soit plus claire.

Comme j'ai rédigé ce texte à la volée, je suis quand même ravi que le style t'ait plu et encore plus ravi que tu ais pris le temps de le commenter.

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 818
  • Pouponnière de Posts
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #3 le: 03 Janvier 2015 à 05:19:43 »
héhé, pas mal. Dommage que le texte soit si court, une bataille plus épique eut été de rigueur, non ? ^^

L'ellipse (de la bataille) entre la 1° et la 2° phrase est un peu brutale à mon goût. En fait, je supprimerai cette 1° phrase en la remplaçant par une qui situe juste l'action (la bataille sur terre, la colline d'armagueddon, je suppose) afin que le moment où le diable se fait planté soit cohérent au niveau timing.

La fin est sympa, j'avais une idée de texte sur ce principe d'équilibre bien/mal nécessaire à l'existence du monde ; elle a déjà été traitée de toute façon. Ce qui fait que pour le coup, ton texte (bien écrit au démeurant), reste un peu sur l'anecdote, alors qu'avec plus de matière, ça pourrait être un texte plus épique, qui en liant le lecteur au monde et à ses occupants pourrait renforcer la chute et la sensation de perte/fin du monde.

Dommage pour le crackers, je préfère les plats plus élaborés ;) :D
Au plaisir de te lire à nouveau :)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Moi

  • Tabellion
  • Messages: 56
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #4 le: 03 Janvier 2015 à 23:48:11 »
Bonjour,

Pour le fond, tout pareil que Viviane.

Pour la forme :

Citer
l’effondrement de la masse épaisse de cette bête colossale fit vibrer et raisonner le canyon
le canyon résonne, mais ne raisonne pas (ou alors la chute du Diable a créé une nouvelle espèce de canyon intelligent...)

Citer
chaque combattant, stupéfiés
stupéfié

Citer
Son regard plein de stupeur et d’étonnement fixait la garde du glaive qui lui avait transpercé le crane de la tempe à la gorge pour finir sa course planté dans sa clavicule.
Si l'on admet que le Diable est fait comme un humain, il est difficile de regarder quelque chose qui vous rentre dans la tempe (donc derrière les yeux)
Sinon, crâne, pas crane

Citer
chaque Hommes depuis tant de génération,
Homme
générations

Citer
les pleures
pleurs

Citer
Comme replongé dans cette innocente insouciance qui précède notre naissance... le monde fit une pause.
Répétition. Tu l'as déjà dit deux lignes avant, que le monde fit une pause.

Citer
les ruisseaux avaient cessés de s’écouler
cessé

a+
Moi.

hloumi

  • Invité
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #5 le: 04 Janvier 2015 à 04:22:12 »
Désolé que le texte soit si court, mais il fait parti d'une série de petits textes que j'écris très rapidement lors de mes trajets en train (1h max).
Promis j'essayerai de  poster des textes plus longs.

En tous les cas, un grand merci à vous tous pour vos remarques constructives.
J'ai donc tenté de les prendre en compte et voici une réécriture possible, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez désormais.

--------------- Nouveau Texte ------------------------
Dix-neuf longues journées et autant de nuits que le combat durait maintenant.
Des monticules de corps sans vie et mutilés jonchaient désormais le sol sur des dizaines de km². Les collines ruisselaient de sang et la pluie si intense, qui n’en finissait plus de tomber, venait faire gonfler le fond de la vallée d’un mélange abjecte de boue et d’hémoglobine grumeleuse.
Les Anges et les Démons qui restaient encore debout s’affrontaient sans relâche ni retenu au milieu d’un vacarme ahurissant mêlé de tonnerres, d’éclairs et de tornades. Le vent hurlant et glacial léchait leurs carcasses décharnées par l’épuisement et engourdissait leurs membres.

Le ciel, si opaque que plus aucun rayon de soleil n’arrivait à transpercer la couche nuageuse, enjoignait la nuit et le jour à danser une valse macabre faisant perdre toute notion du temps aux derniers esprits encore lucides. Plus aucune végétation n’avait survécu à la fureur des combats et le paysage devenu lunaire laissait désormais apparaître par endroit l’écorce terrestre dénudée de son épiderme terreux protecteur.

A la faveur d’une percée héroïque de quelques anges sur le flanc oriental, le rapport de force venait subitement de se déséquilibrer dangereusement pour le Diable qui se trouvait dés lors à découvert. Ne pouvant assurer une défense homogène et efficiente de chaque côté, il décida alors un repli tactique vers le gouffre d’Arcode, mais pour cela il lui fallait inévitablement s’aventurer dans le long défilé d’Irmiz surplombé par les collines d’Har Meggido. Comprenant immédiatement qu’une telle opportunité ne se reproduirait peut-être pas, Dieu su qu’il fallait agir vite et les prendre de vitesse. Ainsi, en fin stratège, il fit abandonner sa position dominante sur les hauteurs d’Urh et ordonna le redéploiement des troupes de l’Archange Michaël - de loin celles qui étaient les mieux placées pour une telle manœuvre - sur les surplombs Est et Ouest du défilé, d’en fermer l’embouchure donnant accès au gouffre et de tenir la position à tout prix. Quant aux anges les plus éloignés et esseulés, ils reçurent l’ordre de reformer deux rideaux de lignes compactes à l’arrière et de suivre à bonne distance la retraite de leurs adversaires. L’indiscipline et l’anarchie régnaient dans les rangs sataniques, mais la barrière étanche que représentaient ces deux lignes contraignait les démons à avancer sans cesse vers l’entonnoir naturel qui se dressait devant eux. L’étau se referma inexorablement sur la cohorte démoniaque et leur retraite fut ainsi stoppée nette par les anges qui désormais les encerclaient… et il fut dit que tout se jouerait ici et maintenant !

Et Dieu lança toutes ses forces dans la bataille finale…

Le signal fut donné et les anges déferlèrent sur les démons. La lutte redoubla d’intensité et les pertes furent innombrables dans les rangs de chacun des belligérants.
De la garde prétorienne du Diable, il n’en restait plus rien et c’est le moment que Dieu choisit pour engager en combat singulier son plus vieil adversaire. Plusieurs heures durant ils se rendirent coup pour coup et l’issue incertaine se refusait à choisir son camp !

Après avoir esquivé un coup terrible porté avec la massue cloutée du Diable, Dieu profita du fait que celui-ci soit emporté par son élan, qu’il lui tourne le dos, pour lui sauter dessus et s’y agripper solidement. Il entrelaça rapidement ses bras autour du cou de la bête et se cramponna fermement à lui tandis que le féroce cherchait par tous les moyens à l’empoigner et à le faire lâcher prise. Afin de pouvoir libérer une de ses mains, Dieu enfonça ses pieds à la base des ailes velues du forcené, contracta énergiquement ses cuisses sur la cage thoracique fumante du Malin et resserra de plus bel son étreinte du bras gauche. Du droit, il brandit sa lame vers le ciel et la glissa avec frénésie dans la chair du malfaisant. Atteint en pleine tête, le Diable laissa choir son imposant corps sur le sol et Dieu pu in extremis éviter d’être écrasé par sa chute.

En heurtant la roche, l’effondrement de la masse épaisse de ce monstre colossal fit vibrer et résonner le canyon tout entier et chaque combattant, stupéfié, se retourna pour le voir, lui, l’invincible, le redoutable immortel, le Maître des ténèbres, étendu de tout son long, la langue pendante et suintante, ses membres immenses, lourds et sans vigueur répandus sur les parois comme pour épouser leur relief.

Lui… celui dont la disparition n’avait jamais osé effleurer l’esprit de quiconque… celui dont la douleur était cause et n’aurait su en éprouver… Celui-ci même, se trouvait là, touché, faillible donc, et agonisant !

Son regard plein de stupeur et d’étonnement tentait de fixer la garde du glaive qui lui avait transpercé le crâne de la tempe à la gorge pour finir sa course logé dans sa clavicule. Lui, dont le cuir fut tanné tout au long des millénaires par les meurtrissures innombrables qu’il s’affligeait sadiquement pour tester sa parfaite résistante, fut saisi par le spectacle du déchirement de sa peau-cuirasse qui venait de le trahir pour la première fois !
Solidement fixée à l’os de sa mâchoire, la lame divine s’en trouvait scellée à ce macabre et pestilentiel fourreau, fixant sa gueule grande ouverte et lui empêchant tout mouvement… peu à peu, ce regard si terrifiant auparavant, qui inspirait crainte et effroi dans le cœur de chaque Homme depuis tant de générations, devint de plus en plus vitreux et sans vie.
 
Dans un râle assourdissant, il laissa échapper un dernier souffle immonde et l’arrêt des battements de son cœur provoqua une onde de choc si puissante qu’elle se répandit sur toute la surface du globe en une fraction de seconde.

Tout ce qui comptait d'esprit malfaisant, haineux ou perfide fut terrassé par la vague de ce souffle maléfique.

Seuls les Justes restèrent debout et… après… l’espace d’un instant… le monde fit une pause… comme figé… il devint calme et froid... le mouvement planétaire s'interrompit soudainement ! Fini les cris, les pleurs, les souffrances, les injustices.

Le Mal venait de disparaître de la surface de la terre et sa complice la Mort interrompit son entreprise besogneuse. La paix régna désormais en chaque être et aux quatre coins de la planète.

Comme replongé dans cette innocente insouciance qui précède notre naissance... le monde fit donc une pause.
Ni déjà mortes, ni toujours vivantes, toutes les espèces terrestres baignèrent, inanimées, dans cette quiétude ambiante. Plus aucuns bruits, les ruisseaux avaient cessé de s’écouler, les nuages de se condenser, la pluie de tomber, les volcans de fumer, les vagues d’écumer, le vent de souffler… Dieu et les anges, eux-mêmes, semblaient vitrifiés à leur tour dans cette torpeur soudaine.

Mais voilà, l’instant passa et rien ne sembla vouloir repartir... le temps avait suspendu sa course et nul ne sait s'il se décidera à la reprendre un jour…

Le Bien a gagné, le Mal n'est désormais plus... mais sans lui, l'équilibre du monde s’en est trouvé brisé… peut-être à jamais !
« Modifié: 04 Janvier 2015 à 16:54:52 par hloumi »

Hors ligne darid

  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #6 le: 10 Janvier 2015 à 11:55:24 »
Salut, et bonne année,

C'est une chouette idée d'illustrer cette victoire du bien sur le mal par une espèce de "mort cérébrale" du monde. J'ai lu les deux et le second fait de nets progrès, la brièveté nuisait un peu au scénario je trouvais comme Viviane. On passe d'un duel à une bataille épique et ça marche plutôt bien pour moi, c'est plus visuel à certains moment qu'à d'autres, par exemple le champs de bataille reste assez flou, ça parle un peu tactique au début et ça s'aiguise énormément pour les blessures du diable, le glaive en travers de sa tête, on dirait un tableau ! Il manquerait peut-être un espèce de panorama, genre les colonnes de soldats à perte de vue. En passant du premier texte au second j'étais peut-être aussi marqué par les raccords, les différences et les points communs qui me faisait voir les étapes du texte. Ma lecture était un peu saccadé, la descente dans le défilé par exemple, c'est un peu rude à suivre, à visualiser. Sur la fin, qui reste plus proche de la version un, ça manquerait de ressort aussi, ça donne l'impression de courir vers le point final.

C'est quand même pas tout à fait d'un niveau professionnel, genre roman de gare, l'écriture manque de souplesse à mon avis, mais ce qu'il y a de bien c'est qu'elle plus "sobre" (moins d'adjectifs, moins d'images) à la fin qu'au début, ça se précise en quelque sorte au rythme du scénario.

J'ai vu aussi que tu écrivais en voyage et ça c'est très bien je crois, même si ça coute sans doute pour la rigueur formelle, ça oblige à prendre un rythme d'écriture sous contraintes qui peut donner de bonnes choses, en prenant une idée sans la lâcher, sans accumuler les brouillons interrompus (je parle de moi, là... :)

 



 

 

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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  • Pouponnière de Posts
Re : Et Dieu tua le Diable !
« Réponse #7 le: 10 Janvier 2015 à 15:58:03 »
J'avais zappé cette v2 :'(


Citer
l’issue incertaine se refusait à choisir son camp !
"incertaine" et "se refusait à choisir son camp", c'est pas redondant  :\? ? Faudrait qualifier (si vraiment nécessaire) l'issue par un autre qualificatif (lente, par exemple, mais pas un synonyme de "se refusait à choisir son camp" si tu vois ce que je veux dire... :huhu:)


Citer
Après avoir esquivé un coup terrible porté avec la massue cloutée du Diable,
avec -> par ;) (sinon, c'est Dieu lui même qui utilise la massue :-¬?)


Citer
Après avoir esquivé un coup terrible porté avec la massue cloutée du Diable, Dieu profita du fait que celui-ci soit emporté par son élan, qu’il lui tourne le dos, pour lui sauter dessus et s’y agripper solidement.
un beau bordel, c'te phrase :D élague, coupe, reformule, parce on s'y perd (et toi aussi : voir remarque précédente :mrgreen:)


Citer
Il entrelaça rapidement ses bras autour du cou de la bête
entrelacer, hein :P ? Il est souple pèpère :D


Citer
tandis que le féroce cherchait
Manque pas un mot entre féroce et cherchait  :\? (féroce qualifie quoi ? c'est un adjectif "nominalisé à l'arrache" :D ? )


Citer
tous les moyens à l’empoigner et à le faire lâcher prise
ces 2 actions me semble difficile à faire simultanément (du moins vu comme c'est écrit :\? Me gourge :D ?)


Citer
et Dieu pu in extremis éviter d’être écrasé par sa chute.
heuh, vu la position décrite au paravent "Dieu profita du fait que celui-ci soit emporté par son élan, qu’il lui tourne le dos, pour lui sauter dessus et s’y agripper solidement. (...) Dieu enfonça ses pieds à la base des ailes velues du forcené, contracta énergiquement ses cuisses sur la cage thoracique fumante du Malin et resserra de plus bel son étreinte du bras gauche", ça donne plus l'impression que dieu est au-dessus du diable, donc pour éviter de se faire écrasé, l'autre doit faire un sacré salto double vrille piqué avec réception sur les épaules pour en arriver à la dernière phrase de ce § bien laborieux ^^
Hop, au boulot :mrgreen:


Citer
monstre colossal fit vibrer et résonner
pareil les couples monstre/colossal et vibrer/résonner sont trop connexes pour justifier la surenchère :-\
+répétition du "et"
Après, le reste de la phrase avec la collection de compléments, ça passe pas trop mal (ça fait genre ralenti, c'est plutôt un bon point ^^)



Citer
Seuls les Justes restèrent debout et… après… l’espace d’un instant… le monde fit une pause… comme figé… il devint calme et froid... le mouvement planétaire s'interrompit soudainement ! Fini les cris, les pleurs, les souffrances, les injustices.

Le Mal venait de disparaître de la surface de la terre et sa complice la Mort interrompit son entreprise besogneuse. La paix régna désormais en chaque être et aux quatre coins de la planète.
Alors, ça me pose un tout petit petit petit soucis de cohérence universelle  :chut:. S'il s'agit bien du Dieu et du Diable, en tant que divinités (le Créateur pour le winner) de l'univers connu, je trouve maladroit que la description se limite à la Terre seulement ; l'univers tout entier devrait tomber en panne (et je t'embête pas avec la diversité religieuse intrinsèque à notre seule planète, hein :mrgreen: :D), non ? :-¬?
Donc, soit tout, soit "quel le christianisme et assimilé" (pas le shintô, par exemple) >:D


Citer
Le Bien a gagné, le Mal n'est désormais plus... mais sans lui, l'équilibre du monde s’en est trouvé brisé… peut-être à jamais !
je virerais le "peut-être" ; si une divinité fondamentale n'a pas de skill de régénération, on voit pas trop ce que ce "peut-être" apporte. Soit définitif sur la sentence, c'est plus cohérent avec le level de la baston :mrgreen:



Bon, ça s'est très bien amélioré. Si tu as le temps et l'envie, amuse-toi avec mes remarques ci-dessus, ça pourrait le faire ;)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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