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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Santa Claus n'est plus

Auteur Sujet: Santa Claus n'est plus  (Lu 3816 fois)

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  • Calame Supersonique
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Santa Claus n'est plus
« le: 30 Décembre 2014 à 17:10:49 »
SANTA CLAUS N'EST PLUS



   
   
Il neigeait à gros flocons sur Derborence. Et sur l'âme noircie de ses habitants.
Calfeutrée en lisière de la forêt domaniale de Vierzon, la petite cité pavillonnaire était en deuil.
En pleines fêtes de Noël ! On n'en revenait toujours pas.
   Au matin du 23 décembre, l'alerte avait retenti à travers un GIF de sapin clignotant, accompagné du refrain de "Jingle Bells". On avait appris sur Facebook que Jean-Pierre Archambaud était mort.
   Que le trisomique, grâce au ciel, avait enfin cassé sa pipe !
   C'était du moins en ces termes d'une extrême froideur que la nouvelle avait été propagée sur les réseaux sociaux par Mireille Folliot, cette vipère respectée de tous pour son caractère bien trempé et sa franchise. Une brève cynique pour un jeune homme qui avait eu une existence des plus brèves. Un jeune homme qui avait eu la malchance de naître avec un chromosome de plus que les autres, tristement connu pour porter le chiffre 21. Un jeune homme qui n'était pas beau et n'avait jamais eu la possibilité de contrarier sa disgrâce, par quelque relooking que ce soit.
   En vérité, l'annonce du décès de Jean-Pierre n'avait pas suscité beaucoup de peine au sein de cette petite communauté de cadres moyens qui traversaient la crise en crabe, tout en piochant au fond de leurs économies avec ce digne espoir de pouvoir dorloter leur standing une petite année de plus. Réputée pourtant sensible aux souffrances de ce monde, Anne-Marie Norguet, la jeune présidente du collectif « Sologne-Debout » qui avait fait sienne la lutte de s'opposer au tracé ouest de la ligne TGV, n'avait pas essuyé la moindre larme en déchiffrant la nouvelle sur son I.Phone 8 reconditionné. En bonne chrétienne, souvent malmenée par sa foi, elle s'était simplement exclamée « Condoléances ! », tout en songeant cruellement « Bon vent ! ».
   Anne-Marie Norguet n'avait jamais rien eu contre les trisomiques, à proprement parler. Mais celui-ci, ce fameux Jean-Pierre, elle n'avait jamais pu l'apprécier comme elle aurait souhaité l'apprécier. Elle avait à sa décharge le fait de vouloir préserver le mieux possible la santé psychique de ses chérubins, Thimotée et Constance, que Jean-Pierre effrayait à chacune de ses sorties dans les allées sereines de la cité. Comme il effrayait du reste presque tous les enfants en bas âge. Sans vraiment le vouloir. Juste en apparaissant.
   Ce n'étaient pas tant ses traits aplatis, sa nuque épaisse, ni son thorax déformé, qui donnaient la chair de poule à ses petits bouts de chou, mais son trop-plein d'amour qu'il leur offrait à chaque rencontre, incoerciblement, sans compter. Ce qui les effarouchait réellement, c'était surtout sa faculté à manifester, de manière trop farouche, la gamme onctueuse de ses émotions qu'il ne pouvait s'empêcher de matérialiser en dégoulinants élans affectifs.
   Car Jean-Pierre Archambaud était encore différent des autres trisomiques. Il n'avait pas ce petit air déboussolé et indolent qui caractérise souvent les « trisomiques normaux » lorsqu'ils s'aventurent en dehors de leur habitat. Quand Jean-Pierre mettait un pied hors de chez lui, sa désinhibition devenait totale et, selon Anne-Marie, frôlait parfois l'hystérie. Tel un taureau découvrant subitement la lumière crue de l'arène, le circuit complexe de ses cellules excitatrices semblait alors tourner à plein régime dans sa synaptique atrophiée. C'était plus fort que lui, il lui fallait sur l'instant se projeter en avant, parfois jusqu'à courir, dès lors qu'il croisait sur son chemin le moindre enfant, et plus particulièrement les plus petits, les plus tendres, ceux qui possédaient encore dans leurs yeux la lueur de l'innocence. Étreignant aussitôt dans ses bras la frêle chose hallucinée, gratifiant ses joues, son front, ses cheveux, de caresses, Jean-Pierre ne ressemblait plus alors à un trisomique, ni à un être humain.
Mais à un monstre d'amour !
Un monstre d'amour que le parent devait tant bien que mal supporter, stoïque et compatissant, comme un maître distingué prend sur lui lorsqu'un chien bâtard vient renifler de façon inopinée le cul de son épagneul de race.
Pour apaiser le choc visuel qui les pétrifiait quasiment à chaque fois, la mère aimante avait su trouver des mots simples, appropriés. Elle leur avait parlé des bienfaits subtils de la diversité humaine. Elle leur avait inculqué que tous les êtres se ressemblaient parce qu’ils appartenaient tous à une seule et même espèce appelée Homo sapiens. Elle leur avait appris que les Homo sapiens avaient en commun une multitude de caractéristiques biologiques - même coeur, même couleur de sang, même nombre de doigts - mais aussi une longue liste de différences, lesquelles invitaient tous les individus à faire l'expérience fraternelle de leur pouvoir d'empathie. Mais ce "trop plein d'amour", elle n'avait jamais vraiment su l'expliciter. Elle n'avait jamais trouvé aucune métaphore, aucune référence digne de ce nom, pour comparer cet Amour avec quelque chose de connu, que ses enfants auraient pu ressentir au plus profond d'eux-mêmes. Leur parler du grand coeur de Mère Teresa ou de la philanthropie d'un Jésus ou d'un Ghandi eut été too much ! Quant à elle, Jean-Pierre se chargeait à chaque effusion de lui montrer les limites de son humanité. Certes, elle adorait ses enfants, les couvrait du matin au soir de baisers, mais son amour pour eux n'était rien en comparaison de la passion inconditionnelle que le trisomique semblait leur porter.
-Il est Homo sapiens, Jean-Pierre, avaient-ils demandé à leur mère, d'une voix candide, à peine rassérénée.
- Oui, comme papa ! Comme vous et moi !
- Mais pourquoi il est plus moche ?
- Jean-Pierre n'est pas moche. Il est original. L'originalité doit toujours se regarder avec les yeux que vous avez dans le coeur. Il est né différent pour nous apprendre à aimer différemment ! Oui, c'est cela sa mission sur Terre. C'est de... c'est de... c'est d'être comme il est pour nous montrer qui nous sommes ! leur avait t-elle répondu ce matin-là, en préparant ses pancakes, l'oeil somme toute un rien humide.
   - Oui, mais il nous fait peur ! Il n'arrête pas de nous chatouiller partout. Alors qu'on lui dit « non », il continue, lui avait rétorqué Timothée.
   - Je sais bien, mon Titi, je sais bien. C'est simplement parce qu'il est aussi un peu sourd.
- Et puis, il bave et il sent des fois le caca. Et des fois, il mange même ses crottes de nez, avait surenchéri Constance, accompagnant ses griefs d'une grimace de dégoût.
- Je sais bien, ma chérie, je sais bien. C'est juste parce qu'il est très malheureux !
                                             
   Un soir à table, Vincent Norguet, avait osé mettre les pieds dans le plat. Il avait raconté à sa tribu cette histoire drôle qu'on lui avait racontée devant la machine à café, au vingt-deuxième étage de son bureau à la Défense :
   - Vous savez à quoi on reconnaît un trisomique, les enfants ?
   - Non !
   - Allons, cherchez un peu dans vos petites têtes.
   - Parce qu'il pue des yeux ?
   - Non, Constance ! D'abord, on ne dit pas ça, un homme ne pue pas des yeux. Les yeux d'un homme sont toujours propres.
   - Parce qu'il est fou ?
   - Non, Timothée ! Un trisomique n'est pas un fou. Je t'interdis de dire cela, tu m'entends !
   - À quoi, alors, on le reconnaît ?
   - Eh bien, on reconnaît un trisomique parce qu'il n'a plus de sourcils.
   - Pourquoi, il n'a plus de sourcils ?
   - Parce qu'il frotte sans cesse son front aux autres pour quémander de la tendresse.
   - Lol ! Elle est pas mal ! avait souri Anne-Marie.
   - J'ai rien compris, avait dit Timothée.
   Vincent Norguet avait alors été obligé de joindre le geste à la finesse de sa saillie. Il était venu frictionner son front contre l'épaule de sa femme, et avait dit en imitant les inflexions un rien gutturales d'un mongolien :
   - Je veux ton amour. Donne-moi ton amour ! S'il teuuu plé !
   Les deux enfants Norguet avaient fini par rire un peu, sans réellement comprendre pourquoi ils avaient ri.
   - C'est Dupré qui me l'a raconté. Il écoute les "Les Grosses Têtes" dans sa bagnole, il en connaît des tonnes sur les mongolitos. Il y a aussi celle-là de Ruquier qui est excellente : « Air France qui refuse l'embarquement d'un trisomique, c'est complètement con ! Est-ce qu'on a pas tous du retard quand on embarque avec Air France ? ».
   - Les pauvres ! avait encore souri Anne-Marie, en finissant de débarrasser la table.

   Au matin du 24 décembre, Anne-Marie Norguet avait trouvé dans sa boîte aux lettres ce petit mot sobre et manuscrit d'une écriture sensible :
   « Chère Madame, cher Monsieur Norguet. Mon fils, Jean-Pierre Archambaud a des cadeaux pour vos enfants. Vous seriez bien aimables de venir les chercher le plus tôt possible. Ce jour serait parfait. Très cordialement. Irène Archambaud. »
   Sur le coup, Anne-Marie avait été décontenancée par le côté singulier, voire incongru, de cette invitation.
   - Quel drôle de faire-part ! s'était-elle dit, quels drôles de gens ! Quelle stupidité d'avoir mis au monde un enfant si tard !
   Et puis, elle avait pris son café avec deux sucrettes, et préparé le breakfast pour ses deux adorables canetons.
   Ensuite, elle les avait habillés chaudement et avait enfilé à leurs petits pieds les confortables Moon Boots lesquelles, un peu poussiéreuses, ne servaient plus à rien depuis que le couple Norguet avait dû revendre son appartement-chalet à Val Thorens, et qu'il lui faudrait penser à revendre aussi sur E.Bay.
Enfin, toute la petite famille, mains dans les poches, avait traversé la rue pour aller toquer gentiment à la porte des Archambaud.
   Irène Archambaud et son mari André étaient vêtus de noir. Leurs traits étaient pâles, graves, tirés à l'extrême. Leurs yeux encore rougis semblaient avoir beaucoup pleuré.
   Avec peu de mots, ils avaient alors invité Anne-Marie et ses enfants à les suivre dans la chambre de leur fils, qui se trouvait au bout d'un long couloir assez lugubre.
   Le plus respectueusement du monde, ils avaient ouvert la porte pour laisser apparaître une petite pièce sombre qu'éclairaient faiblement deux cierges blancs.
   Ce fut alors pour Anne-Marie, Timothée et Constance, un ébranlement inoubliable, lorsqu'ils découvrirent Jean-Pierre Archambaud étendu sur le lit, les mains croisées sur son gros ventre.
   Plus stupéfiant encore, le jeune homme portait sur sa tête un ample bonnet rouge à pompon et au menton une broussailleuse barbe blanche de Père Noël.                   
   La lueur des cierges vacillait sur son visage rond au profil plat, révélant graduellement la plénitude de tous ses traits. Détendues étaient ses oreilles rondes, réduites en hauteur, qui avaient entendu tant de moqueries. Détendue était sa petite bouche aux coins tombants qui n'avait jamais pu exprimer toute la bonté que recelait son âme. Détendues étaient ses fentes palpébrales, obliques en haut et en dehors, ces yeux rieurs qui avaient rendu maintes fois hommage à la pureté des petits enfants. Tout cela était maintenant relâché, à tout jamais, dans le repos éternel !
Tout autour de son lit à une place se tenaient en équilibre une bonne trentaine de paquets cadeaux sur lesquels les flammes envoyaient des reflets chatoyants. Ici, un cheval à bascule, là, une voiture de course, là, une gigantesque girafe peluche. Et sur cet autre mur encore, une hotte débordante de jouets.
   - Mais… il est où Jean-Pierre ? avait demandé Constance, le regard plus émerveillé par les paquets que par le corps inerte du trisomique.
    - Jean-Pierre, mais il est là, c'est lui, ma pucette ! avait bredouillé une Anne-Marie totalement hébétée, qui était loin de penser en se levant ce matin-là qu'elle se retrouverait piégée dans un tel écœurant traquenard, le jour de Noël.
   - Je le vois pas, maman. Je vois juste un Père Noël qui dort ! s'était plaint Timothée.
   - Jean-Pierre n'a pas eu le temps d'écrire les prénoms sur les paquets. Comme vous êtes les premiers venus, vous n'avez qu'à choisir les jouets que vous préférez, les enfants, avait dit Irène d'une voix vibrante de douceur.
   - C'est monstrueux ce que vous nous faites subir. Vous êtes monstrueuse. Le malheur de votre fils vous a rendu monstrueuse. Vous vous rendez compte des dégâts ? Du traumatisme ? Non mais vous vous rendez compte ? avait fini par éclaté Anne-Marie, au comble du désarroi.
   - Pensez ce que vous voulez, madame Norguet. Mais, ce sont là les dernières volontés de mon fils. Mettez-vous juste une seconde à notre place. Qu'auriez-vous fait en pareil cas ?
   - Mais, je ne sais pas, j'aurais... j'aurais tenté de le dissuader, de...
    - De dissuader un mourant qui souhaitait faire plaisir à des enfants ?
   - Mais madame, nos enfants n'ont pas besoin de cadeaux, voyons. Ils sont déjà assez pourris gâtés comme ça.
   - Il nous a demandé de faire cela avec ses économies. Et Dieu sait qu'il ne dépensait pas beaucoup.
   - Ah, évitez votre mélo, je vous en prie. On trinque assez comme ça. C'est irréparable, irréparable. Vous vous rendez compte de ce qui s'imprime à vie dans leurs rétines ? Pourquoi leur avoir infliger cela ?
   - Jean-Pierre voulait juste qu'ils le voient autrement.
   - Mais en cadavre, madame, en cadavre. Comment se remet-on d'une chose pareille ? Qu'est-ce que je vais leur dire, moi ? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ?
   - Il est mort pour de vrai, Jean-Pierre ? avait enfoncé le clou plus profondément, Timothée, dans le cœur de sa mère.
   - Il aurait voulu avoir des enfants, vous savez. Mais, que voulez-vous ! Alors les vôtres, ceux des autres, il les voyait un peu comme les siens. Il nous disait souvent : c'est bien trop beau un enfant, c'est le plus beau qui existe au monde !
   - Madame, tout ce que vous dites est très émouvant, mais vous ne me ferez pas pleurer, pas devant mes enfants, pas un jour comme aujourd'hui. Un grand merci d'avoir détruit tous leurs futurs Noël !
   - Je ne vous demande pas de vous épancher, madame. Je vous demande juste de choisir deux ou trois cadeaux pour vos enfants et de quitter les lieux au plus vite.
   - Elle est bonne celle-là ! Vous osez juger ma réaction. Vous osez me juger après ce que vous avez fait ?
   - Je juge seulement une personne qui élève la voix dans la chambre d'un mort.
   - C'est un vengeance, c'est ça ?
   - Pas le moindre du monde. C'est simplement la supplique d'un fils, qu'en tant que mère inconsolable, je me devais d'acquitter.
   - Vous vous targuez donc d'être une mère ! Mais, un enfant, même débile, ça s'élève madame, et surtout ça ne s'accouche pas à quarante-cinq ans.
   - Vous ne connaissez rien de ma vie, madame. Je vous demanderais par conséquent de rester polie dans cette chambre funéraire.
   - Si vous ne l'aviez pas laissé terroriser tous les mômes du quartier, comme un chien errant, jamais je ne vous aurais dit cela.
   - Comme ça, tout est dit !
   - Pardonnez-moi, mais il fallait que cela sorte !
   - Trop vieux parents, dites-vous ? Vous arrivez bien tard pour nous apprendre ça. Nous vivons avec cette culpabilité depuis sa naissance, madame. Mais aujourd'hui est un jour béni, puisque notre fils est enfin délivré de sa triste vie, comme nous sommes délivrés de nos prières pour lui.
   - Oui, comme vous dites ! Et nous aussi !
   - En ne vous souhaitant jamais pour vos enfants un mauvaise chute, une mauvaise fièvre, chère madame ! Maintenant, soyez assez gentille pour déguerpir en silence, avec vos bien-portants !
   - En vous souhaitant de déménager bien vite de Derborence, chère madame !
   - Plus vite que vous ne croyez. Nous avons tous les deux un cancer. Le cancer des mauvais parents !

   Lorsque Anne-Marie était sortie de chez les Archambaud, la neige s'était arrêtée de tomber.
   Sur sa droite, elle avait vu encore arriver au loin des mamans amies qui, visiblement, dirigeaient leurs pas vers la maison de Jean-Pierre, en tenant par la main des garçonnets, ou des fillettes, excités comme des puces, qui sautillaient sur le tapis neigeux.
   L'espace de trois secondes, elle avait hésité à venir à leur rencontre, pour les alerter du saccage émotionnel qui les attendait.
   Et puis, elle avait sorti son trousseau de sa poche glacée et mis la clef dans sa serrure, en pensant à la dinde qu'elle ne devait pas tarder à aller chercher.
« Modifié: 24 Décembre 2018 à 11:35:07 par kokox »

Hors ligne Abu-Issa

  • Tabellion
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Re : Jean-Pierre
« Réponse #1 le: 31 Décembre 2014 à 10:14:15 »
Ma curiosité à fait que je me suis mis à le lire de suite.Le sujet est certes délicat, je ne sais pas comment construire ma critique. Tout d'abord tu as un large vocabulaire qui est plaisant .pour ma part j'ai préféré la dernière partie.le début je l 'ai trouvé  à mon goût mais je peux me tromper trop pousser vers la corde émotion j'aurais préféré plus de nuance amené le sujet différemment. Une relecture et un petit ponçage amélioration ton texte pour lui donner une autre dimension.merci de ton partage et bon courage.

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
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Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #2 le: 05 Janvier 2016 à 10:52:46 »
Merci Abu-Issa pour ton gentil commentaire.
C'est vrai que le sujet est délicat.

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #3 le: 06 Janvier 2016 à 18:20:31 »
Versus, merci beaucoup pour ton commentaire occulto-profond-touchant.
Le Père Noël est mort, certes, mais moi je suis toujours vivant.
Et ce vivant te souhaite une magnifique année 2016 !

Bien à toi !

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #4 le: 07 Janvier 2016 à 13:02:15 »
Mes voeux seraient que les Peshmergas ratiboisent les fous de Dieu !

Bien à toi !

« Modifié: 24 Décembre 2018 à 11:21:37 par kokox »

Hors ligne Rémi

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Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #5 le: 07 Janvier 2016 à 18:25:02 »
Salut kokox,
Très difficile à commenter. Je me souviens l'avoir lu l'année dernière, sans commenter justement.
L'écriture est maîtrisée, je n'ai rien relevé.
C'est un texte très dur et qui éclaire de façon malheureusement réaliste la bêtise des humains, hormis les enfants et les trisomiques...

Rémi
« Modifié: 11 Janvier 2016 à 20:02:43 par RémiDeLille »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Cosette

  • Tabellion
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Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #6 le: 08 Janvier 2016 à 20:53:56 »
Le sentiment qui reste après cette lecture est celui d'un énorme gâchis... d'amour.
Le personnage de la mère est assez nuancé et contradictoire pour que l'on y croie. La découverte du corps affublé du costume de Père Noël, entouré de ses cadeaux est un moment très fort. La maladresse (ou pire) de la mère ultra-protectrice (« vous vous rendez-compte des dégâts ?») vient s'opposer à l'élan de tendresse et de générosité innocente de l'enfant trisomique. C'est un fin paradoxe !
A mesure que j'écris ce commentaire, des réflexions se succèdent et se bousculent dans ma tête, n'est-ce pas l'apanage d'un très bon texte ?

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #7 le: 09 Janvier 2016 à 01:14:12 »
Oui, effectivement Rémi, un texte assez dur ! Je traverse actuellement une période assez mélo ! Il va falloir que je me refasse l'intégrale des Mack Sennett, sinon je risque fort de me noyer dans mon pathos ! :)
« Modifié: 24 Décembre 2018 à 11:22:56 par kokox »

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #8 le: 10 Janvier 2016 à 07:55:50 »
Merci bien Cosette pour ton touchant commentaire.

Bien à toi !

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #9 le: 28 Juillet 2016 à 03:49:47 »
Petit up, après remaniement du texte !

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 518
Re : Santa Claus n'est plus
« Réponse #10 le: 24 Décembre 2018 à 11:27:58 »
Petite remontée de ce texte de Noël, dans une version élargie !
C'est un texte assez dur.
Prévention s'il en est pour les âmes sensibles.

Et bonne lecture aux autres ! :)


 


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