Paris, juin 2014, rue Dauphine.
Bérénice traversait en dehors des clous, d’accord. Elle lisait un roman de Guillaume Musso, « Central Park », et ne s’intéressait pas trop à la circulation. D’autant qu’elle avait son casque Sennheiser PXC 450 sur les oreilles, branché sur son iPhone 6 diffusant du Judas Priest, « Halls of Valhalla ».
La superbe Audi R8 V10 noire et alu freina à mort pour ne pas écraser l’inconsciente jeune fille qui souleva ses Ray-Ban Erika noires pour toiser l’intrus jailli soudain de la voiture. Dont les pneumatiques Michelin Pilot Super Sport fumaient encore. Le regard blasé de la blonde se teinta d’un intérêt certain, non pour l’automobile de luxe, mais pour le superbe mâle qui l’invectivait avec véhémence.
C’était un grand et beau ténébreux à la barbe noire de trois jours portant des lunettes à verres teintés Dolce & Gabbana relevées sur son crâne aux cheveux indisciplinés, dont les yeux noisette lançaient des éclairs. Son costume noir Armani sur mesure porté sur une chemise pastel Ralph Lauren mettait en valeur son torse puissant d’athlète.
Bérénice sourit en voyant ce beau spécimen s’agiter sans qu’elle en comprenne un traître mot. Elle enleva donc son casque et le glissa dans son sac Versace Collection Bluette avant de se camper fièrement sur ses Louboutin (dont elle était si fière).
— Bonjour, moi c’est Bérénice ; à qui ai-je l’honneur ?
— Rocco ; oui, comme l’autre. Moi, je suis celui qui a failli vous écraser dans cette rue. Ce qui aurait été dommage.
— Enchantée. Vous abordez souvent les jeunes femmes en tentant de les pulvériser, puis en les insultant ? C’est une technique de drague assez originale.
Pour le coup, Rocco resta bouche bée avant de se ressaisir. Il contempla alors Bérénice et fut séduit par le charmant tableau : une blonde au physique avantageux, mmm... très avantageux, moulée dans un chemisier crème Just Cavalli porté sur une jupe trapèze noire Vivienne Westwood. Son sourire dévoilant une denture parfaite troubla la jeune femme qui rosit délicatement.
— Pour me faire pardonner de vous avoir fait peur, je vous invite ce soir. Il est 16 heures ; voulez-vous me tenir compagnie jusque là ?
— Monsieur, je vous trouve bien entreprenant... Mais soit, j’accepte.
Galamment, il lui ouvrit la portière de son coupé sport avant de s’installer au volant. Ils traversèrent le Pont-Neuf puis descendirent la rue de Rivoli ; à Concorde, Rocco s’engagea sur les Champs Elysées, pour prit l’avenue Montaigne. Il se gara devant le Plazza Athénée, remit les clés au voiturier et rejoignit Bérénice qu’il escorta à l’intérieur du palace. Un employé zélé lui remit la clé de sa chambre.
— Montez un Cristal Roederer 2006, s’il vous plaît.
La suite de Rocco était somptueuse, bien sûr ; dès qu’ils furent seuls, il plaqua Bérénice contre le mur et l’embrassa sauvagement. Elle ne résista pas et lui offrit ses lèvres pulpeuses rouge sang de chez Dior Addict ; leur baiser les laissa essoufflés et le cœur battant à rompre. Bénédicte se faufila sous le bras de Rocco, s’enivrant de son parfum viril Paco Rabanne « Un Million », puis se défit prestement de ses vêtements, apparaissant en sous-vêtements rouges assortis à son lipstick, string et soutien-gorge à balconnet de Victoria Secret. Les yeux de Rocco devinrent noirs et brillants alors qu’il déboutonnait sa chemise, l’expédiant avec la veste sur une chaise. Il enleva alors sa montre Tag Heuer qu’il alla poser sur une table basse, près de la lampe Tiffany Dragonfly, avant d’enlever ses chaussures de pont, des Dubarry Clipper noires, puis il fit glisser son pantalon sur ses cuisses musclées, dévoilant son boxer blanc Hugo Boss.
Sa virilité conséquente déformait le sous-vêtement, et Bérénice se sentit gagnée par l’excitation ; son ventre devenait lourd, chaud et humide. Elle tourna le dos à Rocco qui répondit à l’invitation en dégrafant le soutien-gorge, mordillant la nuque offerte et se délectant des douces fragrances de Dior J’Adore, puis il empauma les seins voluptueux aux aréoles dressées.
Presque nus, ils firent entrer le garçon d’étage portant un plateau sur lequel étaient disposés la bouteille de Roederer, un seau à glace et deux coupes en cristal Daum. Après la sortie du garçon tout émoustillé, Rocco baissa son caleçon, exhibant une verge lourde et épaisse (qui ne déméritait pas, par rapport à l’« autre ») avant de se baisser pour faire glisser le string sur les jambes fuselées de Bérénice.
Il pêcha alors un préservatif Durex qu’il enfila sur son gourdin, l’oignit ensuite avec un peu de lubrifiant Joy Division, et il guida sa compagne vers le lit. A travers ses doigts posés sur les reins de Bérénice, il sentait couler la même impatience que celle qui courait dans ses veines.
Ils allaient s’aimer pour une nuit, pour une année, pour une vie.
Ceci est un OS (one-shot)
Les plus perspicaces d’entre vous auront parfois repéré quelques discrètes allusions au léger sponsoring recelé dans cette nouvelle. En effet, j’ai subrepticement glissé (à bon escient et avec parcimonie) quelques publicités dans un texte par ailleurs foisonnant. Tous les films font pareil. J’espère rapidement quelques retombées, car ma voiture fait de l’huile.
PS pour la marque allemande : même si ce n’est pas la R8, une petite voiture sera aussi acceptée. Merci.