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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Bibliothèque de M. Linden

Auteur Sujet: La Bibliothèque de M. Linden  (Lu 1728 fois)

le touriste

  • Invité
La Bibliothèque de M. Linden
« le: 05 Décembre 2014 à 17:01:46 »
Des larmes ruisselaient sur ses pauvres joues. Marie était seule, elle n’avait pas d’amis. Elle tentait d’évacuer tout son mal-être à travers les larmes mais elle ne parvenait pas à se soustraire de ce qui la rongeait. Elle aimerait tant être heureuse, avoir des amies à qui raconter tous ses problèmes, à qui se confier.
Néanmoins, elle trouva un refuge. Cet havre de paix se nommait une bibliothèque. Elle pouvait passer des heures dans une bibliothèque à contempler les manuscrits de toutes les époques. Elle pouvait emprunter des dizaines de livres, elle était mordue de lecture, empoisonnée de mots.
Comme à chaque fois qu’elle pleur, elle s’empresse d’atteindre son endroit favori. Elle passa les portes à toute vitesse et rejoignit M. Linden, le propriétaire de la bibliothèque et son seul ami.
-   Marie ? Pourquoi pleures-tu ?
-   Vous le savez bien Monsieur, je n’ai pas d’amis, je suis seule au monde. Il n’y a que vous !
-   Non tu n’es pas seule. Regarde tout autour de toi, tu es entourée de toute la connaissance du monde, de tout le savoir humain. Je peux t’assurer que ce n’est pas rien, que tu n’es pas seule.
Puis ma chérie, vaut mieux être seule que mal accompagnée.
Marie tourna sa tête et aperçut un livre tout écorché sur une table mal éclairée au fond de la bibliothèque. Elle s’avança et le prit en main. Il n’y avait aucun titre. Elle lut quelques pages et y prit goût. M.  Linden courut vers Marie et li subtilisa le livre des mains !
-   Marie, tu ne peux pas prendre ce livre, je te déconseille de le prendre !
-   Mais pourquoi ?
-   Il n’y a pas d’explication, tu ne le prends pas !
Marie eut pour la première fois peur de M. Linden, les larmes étaient de au bord de ses yeux et quelques unes s’échappèrent. Cependant elle fut toujours intriguée par ce livre. En feuilletant ce livre et en y lisant quelques bribes, elle tomba amoureuse de ce livre.
Alors, elle décida de voler le livre. M. Linden l’avait mis au-dessus d’une grande étagère hors de porter pour Marie mais la petite fille était maligne. Comme dans toutes les bibliothèques, il y a des échelles murales afin d’atteindre les livres placés au plus haut. Cependant, cette rangée était dépourvue d’échelle donc, Marie devait faire preuve d’ingéniosité. Elle grimpa sur l’étagère, enjambait les échelons. Son plan avait marché et elle tenait le livre entre ses mains. Mais le plus compliqué, ce fut de redescendre sans tomber.
Elle prit la décision de sauter, c’est plus rapide et elle pourrait partir plus vite chez elle.
Elle sauta et couru vers la sortie.
En rentrant chez elle, Marie pensa à sa vie. Elle n’avait jamais connu ses parents. Ils étaient morts dans un accident de la route lorsqu’elle avait quatre mois. Elle vivait avec sa tante qu’elle détestait et c’était réciproque. Elles ne s’adressaient même pas la parole. 
Elle rentra, monta les escaliers et s’effondra sur son lit.  Elle ouvrit le livre, mangea les pages. Puis elle se mit à pleurer, les larmes coulaient.
M. Linden ne trouva plus le livre, et se douta que Marie l’eut pris. Il l’avait prévenue mais maintenant c’était trop tard.
Ce livre c’était l’histoire de sa triste vie.

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Re : La Bibliothèque de M. Linden
« Réponse #1 le: 06 Décembre 2014 à 09:05:30 »
Bonjour.

Comme mon voisin du dessus, je ne comprends pas trop l’intérêt  de ce texte, si il n'est pas l'introduction d(un roman ou d'une nouvelle. Je trouve par ailleurs que tu es passée un peu trop vite sur certaines choses:
Citer
-   Marie, tu ne peux pas prendre ce livre, je te déconseille de le prendre !
-   Mais pourquoi ?
-   Il n’y a pas d’explication, tu ne le prends pas !
Je trouve que cela est trop expédié comme réponse. Il aurait pu chercher une excuse, bafouiller, inventer quelque chose, d'après moi.
Citer
Elle prit la décision de sauter, c’est plus rapide et elle pourrait partir plus vite chez elle.
Elle sauta et couru vers la sortie.
Je ne connais pas la hauteur à laquelle elle se trouve, mais une étagère de bibliothèque est relativement haute en général. De plus, c'est une petite fille, et elle à les mains prises par un livre, c'est donc peu réaliste.

Il faudrait aussi que tu prenne le temps de relire ton texte, car il y a quelques petites fautes.
Il faut encore travailler ce texte, bon courage !  :)

le touriste

  • Invité
Re : La Bibliothèque de M. Linden
« Réponse #2 le: 06 Décembre 2014 à 10:20:29 »
Bonjour,

Merci pour vos remarques pertinentes. Ce texte est juste un écrit pour mon cours de Français. Je dois écrire une histoire par rapport à une image.
Je ne suis pas à l'aise vis-à-vis de ces techniques. Je ne suis pas à l'aise avec ce type d'histoire.
Je préfère écrire sur les guerres, prises d'otages, enlèvements, tout ce qui porte au roman noir.
Je dois rendre mon texte lundi, je vais le retravailler, envisager chaque possibilité.

Merci.

le touriste

  • Invité
Re : La Bibliothèque de M. Linden
« Réponse #3 le: 06 Décembre 2014 à 11:12:32 »
Des larmes ruisselaient sur ses pauvres joues. Marie était seule, elle n’avait pas d’amis. Elle tentait d’évacuer tout son mal-être à travers les larmes mais elle ne parvenait pas à se soustraire de ce qui la rongeait. Elle aurait tant aimé être heureuse,  avoir des amies à qui se confier, à qui raconter tous ses problèmes.
Néanmoins, elle trouva un refuge. Cet havre de paix se nommait une bibliothèque. Elle pouvait passer des heures dans cette dernière à contempler les manuscrits de toutes les époques. Elle pouvait emprunter des dizaines de livres, elle était mordue de lecture, empoisonnée de mots.
Comme à chaque fois qu’elle pleurait, elle s’empressa d’atteindre son endroit favori. Elle passa les portes à toute vitesse et rejoignit M. Linden, le propriétaire de la bibliothèque et son seul ami.
-   Marie ? Pourquoi pleures-tu ?
-   Vous le savez bien M’sieur, je n’ai pas d’amis, je suis seule au monde. Il n’y a que vous !
-   Non tu n’es pas seule. Regarde tout autour de toi, tu es entourée de toute la connaissance du monde, de tout le savoir humain. Je peux t’assurer que ce n’est pas rien, que tu n’es pas seule.
Puis ma chérie, vaut mieux être seule que mal accompagnée.
Ces mots n’eurent pas l’air de réconforter l’enfant. Elle préférerait être accompagnée d’une tonne d’amis.
Marie tourna sa tête et aperçut un livre tout écorché sur une table mal éclairée au fond de la bibliothèque. Elle s’avança et le prit en main. Il n’y avait aucun titre. Elle lut quelques pages et y prit goût. M.  Linden courut vers Marie et lui subtilisa le livre des mains !
-   Marie, tu ne peux pas prendre ce livre, je te le déconseille !
-   Mais pourquoi ?
-   Il est à moi ! Tu as capté ?
Marie eut peur de M. Linden pour la première fois, les larmes furent au bord de ses yeux et quelques unes s’échappèrent. Cependant elle fut toujours intriguée par ce livre. En feuilletant ce manuscrit et en y lisant quelques bribes, elle tomba amoureuse de cet ouvrage.
M. Linden partit en direction de son bureau laissant Marie seule au milieu de la bibliothèque. Son bureau se situait juste à côté de l’entrée, où les vitres remplaçaient les murs. Le livre fut toujours avec lui. Il le déposa sur une table située devant son bureau. Ses yeux furent rivés sur l’ouvrage. Les chances de Marie d’atteindre ce livre se réduisirent considérablement.
Elle du faire preuve d’ingéniosité. L’enfant réfléchit et eut une idée.
Elle avança vers le bureau de M. Linden avec un livre de plus de 1000 pages en main. Elle s’approcha tout doucement et fit un geste brusque qui propulsa le livre sur une vitre qui éclata en mille morceaux.
Pendant que le livre virevoltait dans l’air, Marie courut vers l’ouvrage interdit. Elle s’empara du manuscrit et s’empressa d’atteindre la sortie pour rentrer chez elle et dévorer ce livre tant attendu.
Lorsque le livre frappa la vitre, M. Linden eut l’impression qu’un coup de feu eut été tiré. Il ne comprit rien à ce qu’il pu bien se passer. Ses épaules s’affaissèrent lorsque le bruit éclata. Il accourut  dehors de son bureau, et vit les portes se renfermer. Il comprit immédiatement que Marie était la responsable. Ses yeux se dirigèrent vers la table. M. Linden ne trouva plus le livre, et se douta que Marie l’eut pris. Il l’avait prévenue mais maintenant c’était trop tard.
Marie rentra chez elle. Elle passa par le centre-ville. Elle vit toutes des personnes différentes, toutes des personnes intéressantes. Elle aimerait tant leur parler mais elle n’en eut le temps. Elle devait rentrer chez elle, plonger dans son lit et dévorer son livre.
Enfin chez elle, c’était un grand mot. Marie n’avait aucune famille, elle ne savait rien d’elle. Elle vivait dans un orphelinat non loin d’ici. On lui avait raconté, que ses parents étaient décédés dans un accident de voiture. Elle n’avait personne sauf M. Linden qu’elle avait trahi.
Elle rentra à l’orphelinat, monta les escaliers, rentra dans sa chambre et s’effondra sur son lit. Elle fit un câlin à ses peluches. Elle se glissa sous sa couette et commença à lire ce livre. Elle dévora les pages.
Puis les larmes se mirent à naitre. Elles coulèrent sur ses joues.
Ce livre n’était rien d’autre que l’histoire de sa triste vie dont elle ne connaissait l’existence.
M. Linden n’était pas rien que son ami, que son soutien dans ce triste monde mais il était son père. Elle ne voulait pas le croire.
Elle se rhabilla et s’empressa de faire le chemin inverse. Elle atteignit la bibliothèque assez rapidement.
Elle voulut trouver M. Linden pour lui poser mille et une questions, mais elle ne le trouva pas.
Elle vit qu’une lettre était sur son bureau. Elle commença à la lire.
«  Marie, je ne voulais pas que tu l’apprennes comme cela. Ne crois pas que je t’ai abandonnée, c’est totalement faux. Mais ta maman est décédée trop jeune, et moi, je n’étais qu’un ado mal dans sa peau accro à la drogue. Je ne voulais hypothéquer avenir. Alors j’ai décidé de te déposer à l’orphelinat. Je me suis dit que tu serais beaucoup plus heureuse qu’en restant avec moi.
Plus tard quand j’ai ouvert cette bibliothèque et que tu es entrée, je me suis demandé qui tu étais. Puis quand tu m’as raconté ton histoire et surtout ton prénom, j’étais à la fois heureux et angoissé. Heureux car je te connaissais, angoissé car je ne savais pas comment m’y prendre.
J’ai écrit les premières lignes de ce livre dés que tu m’as quitté pour la première fois.
Je suis désolé de ne pas être là mais je ne peux pas affronter ton regard, je suis désolé de t’avoir mentie, désolé de t’avoir trahie.
Je veux que tu saches que je t’aime et qu’un jour j’aurai le cran de t’affronter mais pour le moment c’est impossible.
M. Linden, Ton père »
Marie ne cessa de pleurer, elle connaissait son père mais lui ne voulait pas la voir. C’est comme si elle était abandonnée une deuxième fois

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Re : La Bibliothèque de M. Linden
« Réponse #4 le: 06 Décembre 2014 à 11:35:09 »
Alors, après avoir le ton nouveau texte, voici ce que je ressent : c'est mieux, ce n'est pas encore parfait, mais l'histoire est déjà mieux construite, surtout la fin.

Il y a quand même quelques modifications que je te suggère de faire, pour ma part :

Citer
-   Il est à moi ! Tu as capté ?
Je trouve cette réponse un peu trop violente. Marie est une enfant, une réponse tel que celle la lui ferai certes peur, mais développerai son envie de lire ce texte, justement car il est interdit. Et puis elle ne comprendrai pas pourquoi il tient tant à ce livre. Le bibliothécaire est un adulte, il devrait savoir comment réagissent les enfants.

Citer
Le livre fut toujours avec lui. Il le déposa sur une table située devant son bureau. Ses yeux furent rivés sur l’ouvrage. Les chances de Marie d’atteindre ce livre se réduisirent considérablement.
Elle du faire preuve d’ingéniosité. L’enfant réfléchit et eut une idée.
Je trouve que ce passage est assez maladroit. L'emploi du passé simple, par exemple, n'est pas judicieux je trouve. Reste sur de l'imparfait, se sera mieux. Et quand tu dis "Ses yeux", on pourrait penser que se sont ceux du bibliothécaire.

Citer
Elle avança vers le bureau de M. Linden avec un livre de plus de 1000 pages en main. Elle s’approcha tout doucement et fit un geste brusque qui propulsa le livre sur une vitre qui éclata en mille morceaux.
Un livre ne cassera jamais une vitre, surtout lancé avec la force d'une fillette. Elle pourrait sortir dans la rue trouver un gros cailloux, se serait plus réaliste je pense.

Citer
Je ne voulais hypothéquer avenir
Il manque le "ton".

Voilà, voilà. Je trouve que ce texte est globalement bien  :)

le touriste

  • Invité
Re : La Bibliothèque de M. Linden
« Réponse #5 le: 07 Décembre 2014 à 13:37:19 »
Merci. Cela est vrai qu'après relecture de la première version, il y avait de gros problèmes.
Je vais le retravailler et le espérer le clôturer

 


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