Salut salut !
- J'ai vu que beaucoup d'éditeurs ne renvoyaient pas les manuscrits en cas de refus. Peut-on donc vraiment faire confiance à un éditeur ?
Alors, euh, pardon d'avance mais c'est le genre de truc que je prends un peu beaucoup à coeur, ayant moi-même tout juste terminé un master d'édition. C'est un truc que je lis assez souvent, et ça me fait un peu de peine sur le rapport auteur/éditeur que tu envisages. Un éditeur, ce n'est en aucun cas quelqu'un qui vas chercher à te voler ton roman pour se faire de l'argent sans toi.
D'abord parce que vu l'état de l'édition française à l'heure actuelle, personne ne se fait d'argent

(sauf les gros et gras mais pour un premier roman, je doute que tu ailles sonner chez eux).
Et ensuite parce que l'édition, c'est pas ça. L'édition c'est un type qui construit une ligne éditoriale parce qu'il veut faire découvrir des choses au public. Du coup, si ton roman est "sélectionné" par un éditeur, c'est parce qu'il estime que ce que tu écris va dans le sens de son projet et qu'il te choisit comme "associé" en quelque sorte. Je crois que le travail de correction avec l'éditeur est aussi (plus ?) important/intéressant que le simple fait de voir son manuscrit reçu/publié. Pour moi, publier un manuscrit volé à un auteur ça n'a aucun sens, parce qu'il n'y a pas de dialogue, parce qu'on ne construit rien.
Du coup, si vraiment tu as peur, suis les conseils d'Elk, mais (sauf maisons douteuses à compte d'auteur déguisé etc. ou qui mettent sur le site "on prend tout les manuscrits ; tu veux être auteur ? envoie envoie" dont il vaut mieux se méfier) je ne pense pas que ce soit justifié.
- Faut-il préférer l'envoi papier au mail ?
Dépend des maison, généralement, s'ils ont un site internet, c'est marqué dessus. Sinon tu as toujours la solution de les appeler pour savoir ce qu'ils préfèrent. Généralement, c'est con, mais la forme du manuscrit (s'il y a des demandes assez précises de la part de l'éditeur) est le premier moyen de sélection. Si par exemple on te demande de faire un doc en Times avec tant d'interligne et que tu ne respectes pas ça, on va considérer que tu ne fais pas vraiment d'effort sur ce point, et que finalement, vu que tu en as un peu rien à foutre de ce que veut l'éditeur, on voit mal pourquoi l'éditeur s’intéresserait à toi (encore une fois, pour moi, la relation éditeur/auteur va dans les deux sens, et on ne peut pas se contenter d'envoyer un manuscrit en disant "môsieur je suis génial, publiez-moi").
Après, il y a des éditeurs qui sont quand même relativement souples au niveau de ces contraintes et qui ne s'offusqueront pas de recevoir un manuscrit dactylographié. Renseigne-toi

- Ne connaitriez-vous pas quelque éditeur dont la ligne éditoriale corresponde au style que je vous ai décrit, et qui soit digne de confiance ? (Cela me gêne un peu de poser la question mais j'ai vu que cela s'était souvent fait ici, alors j'ose... J'espère que cela ne paraîtra pas incongru tout de même, auquel cas je m'en excuse.)
hum, c'est assez vaste comme thème... Il y a déjà quelques recensements d'éditeurs dans cette section, peut-être que tu peux aller y jeter un œil. Mon conseil pour un premier roman ce serait de ne pas viser trop haut, si tu ne veux pas enchainer les lettres des refus type et te méfier des maisons que tu trouves en tête de recherche sur internet qui tiennent le discours "tu veux devenir auteur, c'est ton rêve le plus fou ? Envoie, envoie".
L'autre grosse partie du travail c'est de te renseigner sur les lignes éditoriales, voir un peu ce que publie tel éditeur en te posant la question "est-ce que voir mon roman au milieu de tous ces autres fait sens ?" pour ensuite pouvoir envoyer ton manuscrit en disant "j'ai écrit ça, ça parle de tel et tel thème et pour telle ou telle raison je pense que ça irait bien dans votre collection truc".
Voilà voilà, j'espère avoir plus ou moins répondu ; encore désolée pour les envolées lyriques sur le rôle d'éditeur

et bon courage pour la suite !
Tchou le gnou