Une petite chasse aux fautes d'orthographe et aux mauvaises tournure, si quelqu'un en a le courage...
Le résumé n'est plus à corrigé, il l'a déjà été maintes fois. C'est juste pour planter le décors.
Merci de votre aide

Résumé :
Fang-Yin aimerait avoir le courage de sortir de l’atelier où elle travaille douze heures par jour. Elle rêve de sortir dans les rues, les arpenter, entrer dans une école. Fièrement, elle irait vers un français, un blanc de France, comme ceux qui se promènent sur les pavés, ceux qu’elle voit derrière la fenêtre. Elle dénoncerait monsieur Li qui prend les sous de son père, qui vole la santé de sa mère et lui dérobe son enfance. Mais elle ne peut pas… Elle imagine seulement.
Les doubles imaginaires sont partout. Chaque fois qu’un homme réinvente son histoire, il rêve de retourner voir cette jolie fille et l’embrasser fougueusement. Son double le fait. Cette femme se verrait chanteuse et star, son double l’est déjà. Vous tueriez bien votre meilleur ami pour sa trahison impardonnable ? Attention. Votre double imaginaire commence déjà à se matérialiser. Amour, passion, haine, colère, espoir… vos sentiments le nourrissent.
Seul l’ambassadeur les voit. Il est le lien entre le monde imaginaire et le monde réel. A lui de veiller sur eux, sur vous.
Un récit sur ce que nous sommes et ce que nous rêvons d’être. Deux adolescents confrontés au monde imaginaire… des autres.
Le texte en cours de travail :
Pierre s’est mis à courir vers sa sœur. Il n’ose plus lui parler de la petite fille qui met le feu et il a très peur d’être de nouveau accusé à sa place. Marie doit abandonner son match pour calmer son frère qui semble perturbé et refuse d’en donner la raison.
Le buisson prend feu, d’un coup. Un immense feu que personne n’a vu démarrer.
- C’est toi qui as fait ça ? chuchote Marie à son frère.
- Mais ça ne peut pas être moi puisque je suis avec toi…
Les regards, qui étaient braqués sur le feu, se retournent les uns après les autres. Petit à petit, tous convergent vers Pierre.
- Il est complètement malade ton frère, il a mis le feu à l’école, s’écrie une fille.
- Qu’est-ce que tu dis, connasse ! Il est à côté de moi depuis tout à l’heure, il a rien fait du tout ! répond Marie.
Elle arrache le ballon de foot des mains de Léo et l’envoie en pleine tête à l’accusatrice. Cette dernière se met à hurler encore plus fort, jurant que Marie le lui paierait.
Et pendant ce temps-là, le feu grandissant toujours, les spectateurs ne savent plus trop où regarder tant l’animation de la cour de récréation est exaltante.
Allan le petit fantôme est près du feu, trop près. Au milieu des flammes s’élève un immense dragon. L’animal souffre, il hurle des flammes. Allan, fasciné, ne bouge plus devant l’animal déchaîné.
- Le dragon ! crie Pierre.
- Mais il n’y a pas de dragon, l’interrompt Marie.
Puis elle chuchote à son frère :
- Arrête de te faire remarquer et de dire n’importe quoi.
Elle l’attrape par la manche et le tire vers le préau.
- Il faut rentrer maintenant.
- Je ne peux pas abandonner Allan…
Théo prend la parole dans la tête de Pierre :
« Elle ne les voit pas, personne ne les voit à part toi. Allan n’est pas réel. C’est un enfant malade au fond d’un lit. Dans un hôpital, je ne sais où. Tu ne vois que ce que son imagination à créé. Il rêve et il s’évade dans ta classe. Mais son corps n’est pas là. »
Les élèves sont maintenant attroupés autour des buissons en feu. Tous chuchotent le prénom de Pierre. Ils disent que c’est lui qui a mis le feu. Lui qui sanglote pitoyablement au bras de sa sœur. Lui qui voit le dragon, la rage dans les yeux.
Les crocs du monstre brillent. Allan commence à comprendre, il commence à avoir peur. Et Pierre ne le défend toujours pas. D’un coup de patte violent la bête envoie Allan au sol. Un surveillant arrive avec un extincteur. Les professeurs rassemblent les élèves de l’autre côté de la cour.
- On ne peut pas laisser Allan, chuchote Pierre à sa sœur.
- Tais-toi ou je te frappe, répond celle-ci. Cette fois je te jure que je vais le faire.
L’enfant malade gémit, il est blessé et n’arrive pas à se relever. Comme un chat joue avec une souris, le dragon l’envoie d’un coté à l’autre de la cour. Devant ce spectacle terrifiant, Pierre se cache les yeux, ce n’est qu’une hallucination, elle va partir. Il ne voit qu’une dernière chose : le petit corps du garçonnet disparaître dans la gueule du monstre.
- Il n’est pas mort en vrai ? demande Pierre à Théo, sa voix intérieure.
« Non, répond Théo, c’est pire. Son rêve est mort, son double n’existe plus. Il est condamné à rester dans son hôpital maintenant. Avec la peur du dragon comme seul souvenir. »