Dans les livres, ça reste très difficile à percevoir. Cette espèce d'harmonie de l'oeuvre, je ne crois pas m'être fait prendre ainsi par un livre - si peut-être dans Faust de Goethe et (drôle parce que je n'y avais pas penser mais l'autre qui m'avait fait ressentir un peu cela est son traducteur) Aurelia de Nerval.
Après dans la poésie aussi (Rimbaud, Baudelaire, Apollinaire), mais c'est très différent, d'avantage comme une musique, un semble court où tout se répond, où l'harmonie apparaît (apprendre les textes par cœur aide à percevoir).
Ca a pus arriver aussi avec Artaud, dans son langage, je me perd facilement, mais son oeuvre est l'ensemble de sa vie, ses lettres....
Mais je ne décrirais pas cette sensation d'harmonie comme tu le fais. Ca me trouble. Après tout, chacun doit le ressentir d'une façon très différente.
Dans la musique, ça m'arrive beaucoup plus souvent. Surtout avec les symphonies classiques ou The Fearie Queen de Purcell. Pink Floyd aussi, dans un genre différent, peut m'hypnotiser en m'envahir. Je pense aussi à Debussy et à Schoenberg.
Dans le cinéma ? Oui, ça peut arriver aussi. Je pense que c'est une chose qui reste assez perceptible pour peu qu'on la recherche. C'est cette harmonie qui différencie une véritable oeuvre d'art d'un simple essai artistique.
Il y a la peinture après aussi.
Mais je pense que ce sujet mérite éclaircissement. Pourrais-tu nous en dire plus sur cette perception harmonique et ce que tu entends par là ?