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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La fin pour un début

Auteur Sujet: La fin pour un début  (Lu 1319 fois)

Hors ligne Shaé

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La fin pour un début
« le: 23 Septembre 2014 à 22:44:40 »

La fin pour un début

Bonjour, ce texte est une réponse au défi qui m'a été lancé hier par Miromensil  :) Je devais parler dans mon texte de montgolfière, de créature fantasmagorique, d'épidémie et d'explosion....et c'est chose faite ^^ j'espère que j'aurais bien répondu à tes attentes :P

L'histoire se déroule d'ici quelques décennies, un bonne partie est un prologue, une explication de la situation au moment où se déroulent les faits.

Je suis plutôt dispersée quand il s'agit de raconter une histoire avec un fil directeur et tout, j'ai tendance à me perdre dans mes idées  :-[ désolée aussi pour les fautes d'orthographe et les phrases trop longues, mais je déteste me relire, je ne suis jamais satisfaite, et à un moment il faut dire stop alors voilà, stop :P

Bonne lecture à vous :)



La fin du monde. On avait pourtant été prévenu. Attaque de mort-vivants, catastrophes naturelles, épidémies… Tout avait été envisagé, même les idées les plus folles, moteur de divertissement pour le grand plaisir de la société de consommation du début du 21° siècle. Elle avait sombré, petit à petit, pour revenir à l’état primaire des premières ères de la civilisation. Les villes avaient disparu derrière la silhouette du monde, englouties par le mystère des branches épaisses, avalées par l’implacable routine de la nature, même les lumières synthétiques de la civilisation ne survécurent pas.

Nous étions des milliards. Oui, des milliards. Ce qui nous rendait difficile à compter, au point que personne ne sait exactement combien nous étions au moment de notre effondrement. Mais à l’approche de la fin, la population planétaire devait approchée les dix milliards. Soit environ quatre-vingt personnes au kilomètre carré, et cela ne laissait guère de place pour les prairies, toundras, déserts, et autres forêts tropicales.

Mais ce n’est pas notre nombre qui nous mena à notre perte, mais plutôt notre appétit insatiable. Nous consommions tant d’énergie, qu’à la nuit tombée, les lumières d nos villes étaient visibles depuis l’espace. Nous vivions pour avoir et plus pour être, si bien que nos déchets quotidiens s’élevaient à près de deux kilos par individu. Alors multipliez ce chiffre par des milliards, je vous laisse faire le calcul. Et pour fabriquer tout cela, nous éventrions nos sols et polluions notre atmosphère. Au plus fort de notre expansion, des centaines d’espèces disparaissaient tous les jours. Nous n’étions pas plus tendres avec nous-mêmes. Nos dirigeants politiques ne cessaient de raffiner l’art de la guerre, nos systèmes économiques reposaient principalement sur la pauvreté et la dette. De sorte qu’un jour, nous devînmes trop performants dans l’autodestruction.

Personne ne sait qui fut à l’origine de la maladie du pétrole. Peut-être un scientifique bien attentionné à la recherche d’un moyen de résoudre les problèmes de déchets ? Ou bien un terroriste qui voulait renverser l’ordre établi ? Peut-être fut-ce le produit d’une évolution naturelle, une riposte de la vie elle-même.

Quelle que soit la manière que ces minuscules bactéries apparurent, on ne peut nier qu’elles révolutionnèrent le monde. Elles proliféraient dans le pétrole en modifiant sa structure chimique. En l’espace d’une nuit, l’essence des véhicules pouvaient devenir instable et exploser au contact de l’air. Chaque voiture représentait ainsi une bombe en puissance, chaque champ de pétrole, un orage de feu.

Et, en brûlant, le pétrole emportait les germes de la maladie dans les airs. Bientôt, l’épidémie se répandit dans le monde entier.
Nous en consommions cent barils chaque jour – pour fabriquer du plastique, fertiliser les cultures, bâtir les routes ou générer de l’électricité. Même nos vêtements étaient à base de pétrole, nos parfums, nos rouges à lèvres, nos vernis à ongles…on en retrouvait partout.

Nos voitures en flammes ne pouvaient plus nous aider à nous échapper des villes démesurées. La planète, épuisée, n’avait guère de ressources à offrir aux survivants – l’eau des rivières étaient impropre à la consommation, la terre gavée d’engrais ne pouvait produire suffisamment de nourriture. Fidèles à nous-mêmes, nous nous entretuâmes pour les miettes qui restaient, ajoutant le carnage à la famine. Au cours des dix premières années, quatre-vingt-dix-huit pour cent de l’humanité périrent.
Naturellement, quelques-uns survécurent…

*****
Le chant des sirènes résonnait jusqu’au creux de la vallée, laissant notre campement sur le qui-vive. La peur était constante. Et c’était rassurant. Le pire danger était de s’habituer à ce chaos perpétuel, de se laisser bercer par cette mélodie déchirante, et d’oublier le danger. C’était s’abandonner à une mort certaine.

Les membres de mon groupe étaient pour la plupart qualifier, et ceux qui ne l’étaient pas apprenaient sur le tas. Des scientifiques, des militaires des anciennes armées, vestiges de la « grandeur » de la civilisation, et des hommes qui avaient sentis la fin venir. Une belle bande d’orgueilleux.

Je n’étais pas comme eux, non. J’étais moi, ce qu’on aurait pu appeler un citoyen lambda. Passionné de science-fiction et plus particulièrement par les zombies, j’avais participé avec mon frère à des formations militaires par pur loisir. Je jouais régulièrement au paintball, airsoft et jeux-vidéos, je m’entretenais physiquement et mon diplôme d’ingénieur me permettait de connaître des bases de physique indispensables à la survie. J’étais ainsi plutôt qualifié pour la survie.

 Il avait fallu m’adapter, oui, troquer mes longs cheveux contre une coupe qui me faisait plus ressembler à un hérisson qu’à un homme. Le plus dur avait été de choisir quoi emmener et où se réfugier. Ne pas s’encombrer. Prévoir des armes, des munitions, de la nourriture non périssable. Autant de petits détails auquel personne n’est vraiment préparé. Pas même un lecteur assidu de « Guide de survie en territoire zombie » tel que moi.

La voix de Dany me sortit de ma torpeur, il fallait des hommes pour descendre en ville. On manquait de provisions. Will, Chester et moi furent réquisitionner. Les seuls capables de tenir une arme et de viser correctement. Un militaire, un chasseur, un adolescent et un « citoyen » lambda. Oui, une belle bande de prétentieux.

Dany était le guerrier, ancien commando, on pouvait compter sur lui pour défendre le groupe. Il connaissait la guerre, il connaissait l’esprit d’équipe, il savait affronter les difficultés. Il était le chef, si chef il y avait. Ses cheveux blonds coupés courts et ses yeux bleus trop clairs le faisaient ressembler à un de ses SS allemands qu’on voyait dans les films. Assez souriant pour attirer la sympathie, assez robuste pour être craint. Je ne lui faisais pas confiance. Oui l’armée instaurait la loyauté, ne jamais laissé quelqu’un derrière, l’entraide et blablabla. Je le savais, je l’avais appris lors de mes stages co. Mais Dany était le genre de personne à éliminer les plus faibles. Les plus faibles comme Chester.

Chester devait avoir dix-sept ou dix-huit ans. Un gamin. Mais un gamin ingénieux. Plutôt gras malgré ses joues creusées par le temps, plutôt court sur pattes, c ses cheveux étaient blancs, presque transparents, ses yeux gris clairs,  et ça peau si fine et si fragile laissait apparaître ses veines qui roulaient et dansaient au moindre mouvement. Il regorgeait d’inventivité. Et il savait viser. Mais Chester était ce genre de personnes qui se plaignent à longueur de journée. Vous savez, ce genre de personne qui se sent mal aimer et qui a constamment besoin de ramener l’attention sur lui avec des jérémiades. Il était intelligent, vif d’esprit, mais plus d’un l’aurait déjà refroidi. Comme un chasseur en quête d'une proie.

Will lui, était le chasseur. Personne ne savait d’où il venait, ce qu’il était, ou plutôt, ce qu’il avait été. Will était Will, et c’était déjà beaucoup. Il était drôle, toujours le mot pour plaisanter, brut de décoffrage comme on dit. Le sourire aux lèvres, même les yeux dans le viseur de son arbalète. Il ramenait à manger. Toujours. Toujours il trouvait une bête égarée qui devenait sa proie puis notre maigre dîner. Ses cheveux bruns lui tombait aux épaules, sa peau tannée par le soleil faisait ressortir le bleu azur de ses yeux. Will était aimé de tous. Mais Will était mystérieux, trop discret pour que je me fie entièrement à lui.

Après avoir dit adieu à tous les autres, nous partîmes en direction de la ville, guidés par les cris et les explosions. Sur la route, le silence était de mise. Tout le monde se recueillait, pensait aux beaux jours passés, et priait pour rentrer en vie avec de quoi manger. Arrivés aux abords des restes de notre civilisation, nous nous souhaitâmes bonne chance avant de se séparer.
 
Chacun avait son rôle à jouer. Chester était chargé de vider les pharmacies pour réapprovisionner le camp en médicaments, bandages et autres. Will devait débusquer les animaux qui avaient pris possession de la ville et en faire son gibier. Dany fouillait les maisons à la recherche de vêtements et de provisions. J’étais pour ma part en charge des centres commerciaux. A la recherche de nourriture oui, même si les ressources avaient déjà été pratiquement toutes pillées, mais à la recherche des demandes personnelles. Un livre, un jouet, un appareil photo… Mon rôle était de répondre aux requêtes diverses et variées de mes compagnons. Et ce rôle me satisfaisait. Ces petits objets me permettaient d’en apprendre plus sur les gens qui m’entouraient mais aussi de me permettre des fantaisies.

La rue dans laquelle j’avançais était trop sombre et trop étroite à mon goût. Mais nous devions éviter les rues principales jonchées des cadavres de véhicules et d’autres encore debout pouvant exploser à tout instant. Mais les centres commerciaux se trouvaient dans les grandes rues. Je longeais ainsi le trottoir de la rue de la paix, tous mes sens en alerte.

Je l’entendis avant de la voir. Un sifflement strident, tel une craie qui glisse sur un tableau usé, retentit. A cela s’ajouta un bruit sourd, un grondement, un fracas silencieusement assourdissant. Puis vint cette gerbe de flammes orangées qui s’éleva vers le ciel et s’élança dans la rue à la recherche de combustibles. Les vagues de feu couraient et dansaient, ravageant tout sur leur passage. Enfin vint la chaleur et le souffle. Un souffle chaud, brûlant, arasant, qui vous assèche chaque parcelle de votre corps en le léchant abondamment.

Je venais d’assister à une explosion de la maladie du pétrole. Puissante et majestueuse. Mes pieds me guidaient vers le foyer sans que je puisse faire demi-tour. Peut-être restait-il des survivants. Tel était ce que me criaient les voix dans ma tête. D’un revers de pensée, je les fis taire avant de m’avancer vers le cadavre gisant de ce qui avait été autrefois une montgolfière. Quelques flammèches subsistaient mais pas une once de vie. Je m’apprêtais à rebrousser chemin lorsque je l’aperçus.

Ses cheveux longs descendaient jusqu’au creux de ses reins, cascade de jais sur une peau de nacre. Sa peau blanche, presque laiteuse, paraissait être de velours. Ses courbes étaient fines et pourtant bien présentes, élégantes. Elle semblait descendre du ciel avec ses grands yeux verts émeraudes qui vous fixaient et transperçaient votre âme. Elle était belle. La plus belle créature que je n’avais vue. Et pendant que je me perdais dans la contemplation de son être, son contour se brouilla, comme au temps des cassettes où des bandes apparaissaient au milieu de votre émerveillement, brisant le charme ainsi créé. Instinctivement, mes bras se lancèrent pour la rattraper tant elle semblait partir dans le vide, mais lorsque je voulus la toucher, mes mains ne rencontrèrent qu’une matière glacée aussi coupante que le verre, et c’est la main pleine de sang et engourdie que je saisis mon arme.
C’était un spectre, inoffensif et dangereux, dont le moindre contact aurait pu me briser. J’ajustais la visée de mon Famas et ses yeux me regardaient avec la même sérénité et la même inquisition. Les voix dans ma tête me hurlaient de m’enfuir. Mais je ne pouvais m’éloigner d’elle. J’étais attiré comme un aimant, captivé, sous l’emprise de sa beauté fragile. Et je tirai une balle en reculant d’un pas. Et la balle fut absorbée dans les méandres de son être. Quelques secondes s’écoulèrent. Puis elle sourit. Et la balle sortit de cette créature fantasmagorique pour se plonger dans ma chair, dessinant un chemin de muscle déchiré.

L’instant d’après, j’étais évanoui.
« Modifié: 23 Septembre 2014 à 22:46:16 par Shaé »
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Hors ligne Rémi

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Re : La fin pour un début
« Réponse #1 le: 23 Septembre 2014 à 23:11:56 »
Salut Shaé,
Franchement, pour une réponse à un défi en si peu de temps, tu démontres une belle capacité.
Faudrait quand même relire (vérifie les participes passés notamment), certains passages sont un peu bâclés.
L'histoire en question n'est pas trop mon kif, mais l'idée de la bactérie du pétrole est sympa.

Bref, belle réponse à ce défi, si tu retravailles le texte, je zieuterai.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Shaé

  • Calligraphe
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Re : La fin pour un début
« Réponse #2 le: 23 Septembre 2014 à 23:16:56 »
Hello Remi,

Oui j'ai du faire des fautes d'orthographe et des fautes de frappe ^^ je relierai et peaufinerai le tout dans la semaine, je suis pas totalement satisfaite des personnages et comment j'amène le tout.
Bon j'écrits pas ce genre de choses d'habitudes donc ça a été un peu hard :P d'où le manque de...profondeur...?

Merci pour ta lecture !

shaé
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Hors ligne LeBossu

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Re : La fin pour un début
« Réponse #3 le: 24 Septembre 2014 à 00:10:46 »
Salut !
Un petit défi, ça mérite toujours d'être commenté !
Alors, ce ne sera peut-être pas l'histoire du siècle, mais ça se lit pas trop mal, l'intro est bien racontée, et comme l'intrigue est assez simple, on peut dévaler la pente à toute allure. Par contre la présentation des personnages est plutôt caricaturale, et surtout, on a un début d'histoire, mais elle semble encore loin d'être terminée.
Et alors ?

Hors ligne Shaé

  • Calligraphe
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Re : La fin pour un début
« Réponse #4 le: 24 Septembre 2014 à 07:23:45 »
Coucou,

Oui mes personnages ne me satisfient pas tout à fait je vais arranger ça
Et oui c'est plus un commencement qu'une histoire à proprement dit, j'ai des idées pour la continuer, au final ça fera une histoire longue je pense

Merci pour ton message :)
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