Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Août 2026 à 16:23:24
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Raison de la critique pure

Auteur Sujet: Raison de la critique pure  (Lu 6087 fois)

Hors ligne chekh

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Raison de la critique pure
« le: 01 Août 2014 à 16:35:53 »
Présomption d’innocence

Si le commentateur parfois nous vilipende,
Soyons fiers tout d’abord qu’il daigne avoir donné
Du temps, de l’intérêt, ô généreuse offrande,
Dont l’emploi, de nos jours, peut sembler suranné.

Peut-être se croit-il, comme certains le disent,
Proche du Tout-Puissant, sous couvert d’avatar ;
Endossant les habits de ceux qui s’autorisent
Des avis, du savoir, pour tailler du costar.

Mais quand son propre texte est de faible envergure,
Est-il bien pertinent d’intenter un procès
Au simple glossateur, inculpé de censure
Pour avoir compromis des rêves de succès ?

Et lorsqu’à l’avenant les avis se confondent,
Pourquoi ne pas sonder sa culpabilité,
Plutôt que s’emporter sur ceux qui nous répondent
En jetant des soupçons sur leur sincérité ?


Hors ligne azouma

  • Aède
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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #1 le: 01 Août 2014 à 23:12:55 »
Voici la défense, tout de vers vêtus, de ce que nous sommes tous, à un moment donné sur ce forum (ou sur un autre...)

La cause est bien défendue, je reste accroché sur le mot "culpabilité" dans le dernier quatrain : un mot de cinq pieds qui me paraît bien long, mais je ne vois pas vraiment quel autre terme pourrait le remplacer.

A bientôt et merci pour le partage !

pehache

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #2 le: 02 Août 2014 à 08:56:07 »
Une thèse bien soutenue. Valab' !
Costar ? Pour ma part, je m'en tiendrais à costard, à défaut de costume.
Je sais, vous chérissez- qui n'est pas snob ?- les rimes orthographiques...


http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=217267650;

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #3 le: 03 Août 2014 à 08:26:59 »
Eh bien ! Deux lignes pour m’accuser de licence et me traiter de snob ! Vous faites fort dans le concentré.
Je ne peux d’abord que vous féliciter d’illustrer si bien mon propos : certains, sous couvert d’avatar, s’autorisent du savoir pour tailler du costar.
Mais il y a une différence entre faire montre de savoir et en avoir. Ce qui fait de votre concentré un concentré d’ânerie. Si vous aviez pris le temps de réfléchir, vous vous seriez peut-être aperçu que costar s’écrit de deux manières possibles. S’il n’y a pas de honte à ne pas connaître sa langue, il est assez ridicule de l’étaler au grand jour. Vous avez confondu déployer un savoir et une indigence.
Quant au snobisme, le trait serait venu de quelqu’un de plus sensé, j’aurais pu réagir.
La prochaine fois que vous aurez une occasion de la fermer, prenez là.

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #4 le: 03 Août 2014 à 09:37:53 »
Irréfutablement !
Vernis est une bonne rime pour Chamonix.

pehache

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Re : Re : Raison de la critique pure
« Réponse #5 le: 03 Août 2014 à 09:52:05 »
Eh bien ! Deux lignes pour m’accuser de licence et me traiter de snob ! Vous faites fort dans le concentré.
Je ne peux d’abord que vous féliciter d’illustrer si bien mon propos : certains, sous couvert d’avatar, s’autorisent du savoir pour tailler du costar.
Mais il y a une différence entre faire montre de savoir et en avoir. Ce qui fait de votre concentré un concentré d’ânerie. Si vous aviez pris le temps de réfléchir, vous vous seriez peut-être aperçu que costar s’écrit de deux manières possibles. S’il n’y a pas de honte à ne pas connaître sa langue, il est assez ridicule de l’étaler au grand jour. Vous avez confondu déployer un savoir et une indigence.
Quant au snobisme, le trait serait venu de quelqu’un de plus sensé, j’aurais pu réagir.
La prochaine fois que vous aurez une occasion de la fermer, prenez là.

Vous m'amusez.
Costard, si vous le permettez, n'apparaît pas dans le Littré, dans le TLF, en revanche, si, mais sous cette seule graphie.
Un "puriste" de votre trempe, si soucieux de perfection, s'abaisserait donc (par souci d'exactitude graphique dans la rime) à user d'une forme moderne et familière ? J'en suis tout ébaubi.

M'amuse bien davantage encore la position de mandarin que vous vous octroyez. Du haut de votre savoir, vous tancez le malotru qui s'est permis, sans exhiber le moindre diplôme, de commenter en souriant vos œuvres.
Bien sûr, vulgaire écrivaillon tout bouffi d'arrogance,  je ne suis qu'ignorance crasse,  puisque vous l'affirmez.
Si tel était le cas (et il ne me gêne en rien que vous le pensiez, mieux, j'en ris), cela mériterait-il pour autant ce jugement hautain, méprisant ? Je ne doute pas qu'on agisse ainsi dans vos cénacles où quelques nostalgiques du classicisme frileusement recroquevillés sur un savoir désuet se gaussent du commun.
Bref, ce qui transparaît dans votre attaque ad hominem, sous l'indigence argumentative, c'est l'incapacité à admettre la critique et l'humour.
Vous montez sur vos grands chevaux, déployant ainsi l'image que vous avez de vous-même.
Et, pour le coup, mon rire se fêle devant pareille surdité et pareille mégalomanie.

Quant à ma parole, elle demeurera libre, ne vous déplaise., bien loin des corsets surannés que vous imposez à votre talent.

Allez, riez un peu, pétez un coup, vous n'êtes probablement pas si réifié que vous l'imaginez. Et relisez ma critique, vous verrez que vous vous êtes enflammé tout seul, assez niaisement, et que mes propos ne contenaient pas une once de méchanceté.



(j'suis snob, c'est l'seul défaut que j'gobe...)


suze

  • Invité
Re : Raison de la critique pure
« Réponse #6 le: 03 Août 2014 à 11:51:10 »
Au-delà de la polémique, le poème est bien écrit. C'est une façon élégante de régler ses comptes.

pehache

  • Invité
Re : Raison de la critique pure
« Réponse #7 le: 03 Août 2014 à 18:09:52 »
chekh m’écrit ce qui suit et qui ne saurait ressortir du « privé ».

« Bref, costar existe mais, selon vous, je ne peux pas m'en servir, et la poésie classique est une chapelle du haut de laquelle l'abruti que je suis toise de mille ans d'histoire poétique (dont je suis l'unique héritier sans doute) une plèbe ignare. Ghast ! Vous m'avez percé. Quelle clairvoyance ! Quelle finesse de jugement !
A mort l'orthodoxie !
Mais qui est le puriste d'entre nous qui ne veut pas dire pied pour syllabe ? Qui cite un théoricien de dialectique pour se sortir d'un simple problème de diérèse ? Qui cite le Littré comme référence orthographique alors qu'il ne l'a pas fait pour prononcer otium ?
Vous m'avez commenté deux fois, deux fois pour dire des aneries. Dont une agrémentée d'une remarque déplaisante (au lieu de vous décerner de l'humour, laissez aux autres le soin d'en décider).
Enfin, si ce genre de poésie vous insupporte, que venez vous y faire ?
Vous vous ennuyez ?
Vous m'auriez attaqué sur la poésie même du texte j'aurais eu du mal à répondre car je suis bien conscient qu'il en est dépourvu. Mais me reprendre sur une faute d'orthographe qui est votre et aller m'inventer une notion de rime orthographique, assez vague (pour parler de la règle de la consonne finale j'imagine et encore...).
Enfin. Votre prose est excellente et je n'ai rien contre ces accrochages qui font passer le temps. A part l'illustrer dans notre comportement, nous n'aurons rien dit sur le texte c'est seulement dommage, mais bon. Cela vaut peut-être mieux que l'indifférence.
Sans rancune. A plus. »

Je lui réponds ceci :

Vous vous fourvoyez de bout en bout.
D’abord en soupçonnant de la malignité dans mes commentaires. Les deux, d’ailleurs, étaient assortis de compliments, l’avez-vous oublié ? Le premier demandait incidemment confirmation d’une prononciation, rien de plus (je n’ai connu ce mot que par le truchement d’un enseignant qui le prononçait autrement que vous, il est vrai que la prononciation du latin a, elle aussi, évolué). Dans le second, je remarquais la graphie « costar », propre à rimer avec un autre mot en « ar », (parce que, fidèle au classicisme, vous exigiez, croyais-je, cette difficulté supplémentaire). Or, à moins que vous n’ayez raison contre le tlf, ce que vous affirmez ci-dessus, seule la graphie en « ard » semble acceptée.
La question du pied –qui n’existe effectivement pas en langue française- me laisse pantois. Ernya ou moi-même l’avons maintes fois répété ici. Qu’un érudit de votre acabit n’en convienne pas m’étonnerait… s’il n’y avait déjà le déni du tlf.
Vous vous fourvoyez à nouveau en venant m’insulter (« âneries ») à nouveau en « privé ».
Vous vous fourvoyez de plus belle en questionnant mes motivations. Elles sont miennes, comme celles de chacun des intervenants de ce forum, non préétablies, et l’envie d’être surpris, voire émerveillé, y tient bonne place.
(Arrivé là, je m’aperçois que vous avez omis un « ^ » sur vôtre.)
Votre commentaire de votre texte est vôtre, mais j’y souscris globalement.
Enfin, vous vous fourvoyez en imaginant que quelques formules hypocoristiques finales effacent l’accusation d’être doublement un âne, et le sentiment, plus attristant, que vous glosez en « maître » en un lieu où seuls nos écrits devraient nous dire et témoigner de nos modestes qualités.
A une autre fois, peut-être.

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #8 le: 03 Août 2014 à 18:25:23 »
Je me fourvoyais en pensant que le dessous des textes restait une place de commentaire sur le texte et non une arène publique dédiée aux prises de bec. Sur n'importe quel forum on aurait dit ; s'il vous plait messieurs pour les enguelades vous avez votre boite privée. C'est pour ça que je vous ai écrit en privé.
Mais si vous êtes de la modération et que dire des âneries en public vous soit délectable, je ne peux que vous encourager à continuer. J'ai remarqué que vous étiez coutumier du fait et je ne vais vous priver du plaisir d'exhiber vos inconséquences.
Alors. Nous en étions au point où vous étiez l'âne et j'étais le maitre.
Que faisons nous après ?

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #9 le: 04 Août 2014 à 09:03:49 »
Puisqu’il semble qu’il me revienne de clore, j’aimerais apporter ici un éclairement sur le sujet de base de cette discussion : l’orthographe du mot costar.
Pour ceux que ça intéresse, comme c’est une petite histoire je vais la conter du mieux possible.
Je possède d’abord un correcteur orthographique (Antidote) qui m’accorde les deux écritures costard, costar, donc au départ je n’y fais guère attention (le texte a près d’un an). Je ne livre ensuite jamais un écrit sans l’avoir partagé avec un ou plusieurs amis qui me donnent un sentiment, un conseil, etc., et l’un d’eux me signale que la version costar n’est pas présente dans tous les dictionnaires (il suffit de taper costar costard dans google pour savoir qui le donne et qui ne le donne pas). C’est étrange. Mais comme je constate qu’elle existe, je présente le texte en costar dans en concours de poésie. Il me revient avec un commentaire catastrophique sur la poésie, mais rien sur l’orthographe. Je présente ensuite ce texte sur un site qui ne tolère aucune faute d’orthographe. Le texte est publié tel quel et je peux vous dire que pour connaître la méthode de travail du groupe de correction les mailles du filet sont étroites. Dans le forum pourtant un lecteur objecte que costar s’écrit seulement costard. Je le reprends et l’affaire s’arrête là.
Piqué par la curiosité, je m’adresse à un site d’internet (http://www.languefrancaise.net/forum/) où l’érudition est impressionnante, même si les érudits ne sont pas toujours d’accord et j’obtiens une réponse d’où se dégage une règle :
Les mots composés avec le suffixe péjoratif ard, prennent un d lorsqu’ils ont une forme féminine ou verbale, en arde ou arder (snobinarde, flemmarder). Pour les autres, comme costar qui n’a ni féminin ni verbe, l’orthographe est au choix, ar ou ard. Hors étymologie, bien évidemment pour les cas comme bazar, qui n’ont pas de suffixe.
Je trouve que lorsque les choses sont logiques elles sont claires et cette réponse m’a suffisamment éclairé pour que je considère le mot costar juste.
Enfin, le mot costar est présent dans le dictionnaire des rimes (le Larousse chez moi), condition suffisante pour de la poésie.

Notez que je n’ai étalé aucun savoir, juste une expérience. Comme tout le monde, quand je ne sais pas, je cherche.
Laisser entendre que j’aurais modifié l’orthographe pour le seul plaisir de rimer avec avatar, c’est m’accuser de licence. J’ai été formé à la poésie par des gens qui disaient : une licence ! Plutôt le suicide ! Le mot est charmant, mais Banville lui-même considère que la licence n’existe pas. La langue est assez riche pour se passer de fautes voulues et souvent grotesques (je crois qu’Hugo s’était permis un Londres sans s !). Faudrait-il un jour que je sois Hugo pour me permettre ce genre d’enfantillage ! Bref, l’accusation est aussi grotesque. Mais ce n’est pas grave. Tout le monde peut se tromper. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?
Seul l’entêtement est asinien.

pehache

  • Invité
Re : Raison de la critique pure
« Réponse #10 le: 04 Août 2014 à 09:47:21 »
(In cauda venenum... Merci pour ces nouvelles injures, asinienne, qui prouvent justement votre entêtement.)

Mais pour ma part, je me marre et note, au dos de mon buvard, que ce savoir magistral du haut duquel vous me tanciez se trouve maintenant renforcé par des cénacles d'autant plus doctes qu'ils sont secrets. Le tlf, à côté, ou le Littré, pfff... D'ailleurs, ils vous soutiennent aussi pour les "pieds", j'imagine. C'est fendard.
Toutefois...
Le suffixe "ard", péjoratif, n'est pas une spécificité féminine (en général, d'ailleurs, il devient "arde") que je sache. A moins que vous ne souteniez aussi cette thèse ?
Un salopard, salonnard, babillard, banlieusard, bagnard, charognard, connard...
Les mots terminant en "ar" sont rares, et encore plus rarement dérivés par suffixation.
A part votre "costar" sur mesure, vous pourriez nous donner cette longue liste de mots suffixés et s'achevant en "ar".
Je me marre.
« Modifié: 04 Août 2014 à 12:26:09 par pehache »

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #11 le: 04 Août 2014 à 11:12:58 »
Mais selon quelles règles les mots rares sont-ils interdits ?
Je vous donne racontar qui devrait vous convenir.



Pied est soutenu par Larousse : synonyme de syllabe : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/pied/60776

mais peut-être que Larousse ne vous convient pas.
Trop à cheval sur les règles pour un âne ?
« Modifié: 04 Août 2014 à 14:41:30 par Loïc »

Hors ligne Loïc

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  • Prout
Re : Raison de la critique pure
« Réponse #12 le: 04 Août 2014 à 14:40:47 »
Modération

Bon, on va s'arrêter là pour les attaques ad hominem et les considérations sur l'utilisation de tel ou tel mot.
Nous vous demandons de vous calmer et de revenir au texte et uniquement au texte.

Comme toute intervention de la modération, celle-ci ne demande pas de réponse.

Merci d'avance.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne chekh

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Re : Raison de la critique pure
« Réponse #13 le: 04 Août 2014 à 15:08:37 »
Ok pour moi.

pehache

  • Invité
Re : Raison de la critique pure
« Réponse #14 le: 04 Août 2014 à 15:31:13 »
Eh bien ! Vous aurez le plaisir de me virer définitivement (ce qui satisfera aussi notre chekh): je n'ai procédé pour ma part à aucune attaque ad hominem et je suis très calme et même fort amusé.
Bisou msieudame.



 


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