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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » A quoi bon ? (extrait)

Auteur Sujet: A quoi bon ? (extrait)  (Lu 2093 fois)

Hors ligne Rémi

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A quoi bon ? (extrait)
« le: 25 Juin 2014 à 22:20:13 »
Salut,
un essai de narration, genre extrait de roman.
Ce passage pourrait être au début d'un roman, pas au tout début, mais très tôt, on découvre les personnages.
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A quoi bon ?

L'aube est déjà lumineuse, je termine ma nuit dans le train vers une nouvelle journée de boulot.



Une paire de longues jambes en mouvement sous une jupe bleue marine entre deux rangées de sièges en un couloir étroit tapissé de rouge.

Un éclair.

Une musique en composition. Elle obnubile ma pensée. Les musiciens jouent pour moi maintenant. Je les vois. Je suis l’un d’eux, la basse au genou. La guitare crache du gros son, arrache une dernière suite d’accords et le batteur écrase le tout d’un geste simultané de ses quatre membres.

Un flash.

Un homme parle avec conviction face à un groupe d’adultes assis quand il remarque sur le sol quelques boulettes de papier, attestant de la haute estime qui lui est accordée, de l’importance de sa mission et de l’attention exemplaire de ses stagiaires. Evidemment, le formateur c’est moi. Perdu dans mes pensées, le regard au sol, je médite en prenant conscience d’abord que j’ai la tête basse et ensuite que les petites balles de papier qui s’accumulent commencent à recouvrir mes stupides souliers noirs. Je ne peux plus bouger, je suis enfoncé jusqu’aux genoux à présent et je n’ai pas ma basse pour ramer dans cette mer de boulettes. Je vais me noyer.

Un flash puis la lumière du jour, très faible sous le cache-nez inefficace. Enroulé autour de mon crâne, il ne m’empêche pas tout à fait non plus de ressentir les secousses contre ma tempe. Il est plié en deux seulement, la grande langue restante tendue entre mes yeux et maintenue contre la vitre par le poids de ma tête. Encore quelques vibrations plus fortes et j’ouvre les yeux, me déplie, ramasse mon sac, déprimé. Le temps est dégueulasse. Quelques derniers confettis de rêve virevoltent, presque transparents, ils tourbillonnent et montrent sans cesse une face différente tandis que je descends du train.

*

L’asphalte défile. Quelques bandes blanches, quelques trous et gerçures sombres. Les larges pneus du vélo avalent tout ça sans souci, ce qui est l’état d’esprit du cycliste à l’abord de la place de la République : sans souci.
Je jette mon sac derrière le meuble de l’entrée, me sépare de mes mocassins de travail, tourne les robinets de la baignoire. Quelle bande de cons ! Qu’est-il le plus pénible à entendre : la stupidité la plus crasse ? Les déversements de préjugés ? Les propos racistes et homophobes ? Les résultats de foot ? Quelle horreur : la conversation la moins insupportable est encore celle sur le football (si l’on réussit bien sûr à cadrer le sujet pour éviter les propos racistes ou homophobes sus cités). Sortez-moi de là !

Hou là ! Trop chaud ! J’ai le pied tout rouge. Je tourne le bouton bleu, attrape mon livre et la sonnette retentit. J’ouvre la porte en caleçon.
_ Stan ! Qu’est-ce que tu fous là ?
_ Ben ouais man, on sort ce soir, t’as oublié ?
_ Ah ouais, sale plan… Mais, il n’est même pas sept heures !
_ Ben ouais, mais j’étais dans le coin…
Il rentre et se déploie en travers du canapé.
_ Ouais, ça te dérange pas que je squatte en attendant qu’on décolle ?
_ Fais comme chez toi Stan, moi j’ai un bain et un bouquin qui m’attendent.
La mousse n’est pas entièrement retombée. Elle remonte autour de mon corps comme je m’enfonce dans l’eau et ses petites bulles crépitent autour de ma tête. Je cherche la page de mon bouquin lorsqu’il m’interpelle :
_ Ouais, au fait, je peux cuisiner un truc ?
_ Fais comme chez toi.
En criant ma réponse, le « comme chez toi » déjà prononcé résonne étrangement dans mon esprit tandis que les numéros de pages défilent devant mes yeux. Comme chez toi… il est chez lui chez tout le monde. J’ai à peine lu deux paragraphes qu’il frappe à la porte, entre dans la salle de bain, avec à la main un joint plus long qu’un stylo bille avec capuchon.
_ C’est ça que tu appelles cuisiner un truc ?
_ Ben ouais quoi !
_ Stan, pourquoi chaque phrase que tu prononces commence par « ben ouais » ? Et pourquoi cuisiner un truc veut dire rouler un pétard énorme ? Et pourquoi tu rentres dans la salle de bain ?!?
_ Ben ouais, mais…
_ Ben ouais ! Ben ouais ! Vas-y enfonce-toi.
Il me regarde tout penaud, il serait presque attendrissant.
_ Ok, vas-y, fais tourner…
C’est pas gagné qu’on sorte ce soir.

*

La boîte était vraiment pourrie, une vraie boîte. Et le type qui organisait les festivités était un ringard. Stan avait dormi sur le canapé. Il était déjà parti lorsque je me levai. L’après-midi était entamé et j’avais une faim de loup. Les joues gonflées par un morceau de sandwich qu’il eût fallu mâcher en plusieurs temps, je ruminais. Pourquoi des sorties sans autre issue que le canapé ? Je m’empoisonnais avec cette question pendant un moment. Quand j’attrapai mon stylo, ôtai son capuchon, ma bouche était vide depuis longtemps. Je me mis à écrire : « Une paire de longues jambes en mouvement sous une jupe bleue marine entre deux rangées de sièges en un couloir étroit tapissé de rouge.  Un éclair… »
________________________________________________________________________________

Au fait, je sais "A quoi bon ?" est un titre déjà utilisé...

A bientôt,
Rémi
« Modifié: 30 Juin 2014 à 15:33:55 par RémiDeLille »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

World End Girlfriend

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #1 le: 26 Juin 2014 à 12:58:33 »
C'est encore trop fragmenté, et y'a moyen d'élaguer quelques phrases, mais le résultat est pas mal.
Le coté contemplatif du premier paragraphe dénote avec celui plus terre à terre du second, mais c'était sans doute voulu. Je ne sais pas lequel préférer, le premier est poétique mais très clair et le second tout le contraire.

Hors ligne Rémi

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #2 le: 26 Juin 2014 à 23:48:08 »
Bonjour et merci WGE !

Citer
C'est encore trop fragmenté, et y'a moyen d'élaguer quelques phrases, mais le résultat est pas mal.
Je m'y attèle : le fragmenté est voulu, mais il doit être trop prononcé. Je veux faire passer le rythme du train et interroger le lecteur. Faut doser...
Concernant l'élagage, c'est évidemment le boulot principal et la torture de la réécriture... :'(

Citer
Le coté contemplatif du premier paragraphe dénote avec celui plus terre à terre du second, mais c'était sans doute voulu. Je ne sais pas lequel préférer, le premier est poétique mais très clair et le second tout le contraire.
Merci infiniment pour ce commentaire : mon premier perso est poétique et très clair (même s'il rêve dans le train) et le second (Stan) est bordélique et pas poétique. L'existentialiste poète et l'hédoniste un peu bourrin en confrontation quoi...

Mon perso principal est le narrateur, après l'hédoniste Stan, je voudrais lui faire partager la vie de perso qui abodent la vie sous différents angles.

Au fait, es-tu sûr que c'est le premier paragraphe le plus clair (j'avais un doute justement) ?

A suivre.
Encore merci,
Rémi
« Modifié: 26 Juin 2014 à 23:50:00 par RémiDeLille »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

World End Girlfriend

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #3 le: 26 Juin 2014 à 23:56:56 »
Typo de ma part, *pas très clair le premier justement, pose juste une base pour développer  ensuite, car en l'état on est perdu par le début. Une phrase ou deux suffiront.

Hors ligne Rémi

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Re : A quoi bon ?
« Réponse #4 le: 30 Juin 2014 à 15:36:22 »
Merci de ton com' WGE.
J'ai ajouté une phrase d'intro du contexte selon ton conseil.
J'ai essayé un peu d'élaguer, en racourcissant deux phrases notamment.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Rémi

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #5 le: 16 Septembre 2014 à 23:26:02 »
Personne d'autre que WEG pour me donner un avis ?
(c'est un essai de narration, pourrait-être dans le début d'un texte long, pour poser les persos et l'ambiance)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

MillaNox

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #6 le: 17 Septembre 2014 à 17:04:15 »
Yop yop Rémi ! (ben oui je t'ai déjà dit salut ailleurs)

Citer
Une paire de longues jambes en mouvement sous une jupe bleue marine entre deux rangées de sièges en un couloir étroit tapissé de rouge.
on dirait du Eveil !
ce "en" me gène, surement car c'est el deuxième de la phrase, pourquoi pas "dans" ?

Citer
Un homme parle avec conviction face à un groupe d’adultes assis quand il remarque sur le sol quelques boulettes de papier, attestant de la haute estime qui lui est accordée, de l’importance de sa mission et de l’attention exemplaire de ses stagiaires.
de de de....  :mrgreen:

Citer
la stupidité la plus crasse ?
pas compris

Citer
Hou là ! Trop chaud ! J’ai le pied tout rouge. Je tourne le bouton bleu, attrape mon livre et la sonnette retentit. J’ouvre la porte en caleçon.
_ Stan ! Qu’est-ce que tu fous là ?
_ Ben ouais man, on sort ce soir, t’as oublié ?
_ Ah ouais, sale plan… Mais, il n’est même pas sept heures !
_ Ben ouais, mais j’étais dans le coin…
Il rentre et se déploie en travers du canapé.
_ Ouais, ça te dérange pas que je squatte en attendant qu’on décolle ?
_ Fais comme chez toi Stan, moi j’ai un bain et un bouquin qui m’attendent.
La mousse n’est pas entièrement retombée. Elle remonte autour de mon corps comme je m’enfonce dans l’eau et ses petites bulles crépitent autour de ma tête. Je cherche la page de mon bouquin lorsqu’il m’interpelle :
_ Ouais, au fait, je peux cuisiner un truc ?
_ Fais comme chez toi.

En criant ma réponse, le « comme chez toi » déjà prononcé résonne étrangement dans mon esprit tandis que les numéros de pages défilent devant mes yeux. Comme chez toi… il est chez lui chez tout le monde. J’ai à peine lu deux paragraphes qu’il frappe à la porte, entre dans la salle de bain, avec à la main un joint plus long qu’un stylo bille avec capuchon.

_ C’est ça que tu appelles cuisiner un truc ?
_ Ben ouais quoi !
_ Stan, pourquoi chaque phrase que tu prononces commence par « ben ouais » ? Et pourquoi cuisiner un truc veut dire rouler un pétard énorme ? Et pourquoi tu rentres dans la salle de bain ?!?
_ Ben ouais, mais…
_ Ben ouais ! Ben ouais ! Vas-y enfonce-toi.
Il me regarde tout penaud, il serait presque attendrissant.
_ Ok, vas-y, fais tourner…
C’est pas gagné qu’on sorte ce soir.
:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
efficace ! ça pose bien les perso et la situation ! et c'est drôle !

Pour la fin qui revient au début, ça me semble boucler la boucle, et du coup je vois pas trop comment tu vas enchainer pour faire un texte + long ??

sinon c'est fluide, sympa.
à voir ce que la suite nous offrira !

@+

Milla

Hors ligne Rémi

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #7 le: 18 Septembre 2014 à 20:01:39 »
Salut Milla,
merci beaucoup pour ton retour.
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on dirait du Eveil !
ce "en" me gène, surement car c'est el deuxième de la phrase, pourquoi pas "dans" ?
Ouah, du Eveil, la classe !

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Qu’est-il le plus pénible à entendre : la stupidité la plus crasse ? Les déversements de préjugés ? Les propos racistes et homophobes ?
je comprends pas que tu comprennes pas  :o  La plus crasse des stupidité est celle où l'on se roule dans la fange quoi...

Pour les deux dernières phrases qui rebouclent avec le début, j'ai voulu quand même intégrer une fin à ce petit texte, mais ce qui m'intéressait vraiment c'était de poser les personnages et de planter un décors/une ambiance.
Je vais réfléchir à ce que je pourrais faire de mes persox...

Merci pour tes coms,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

MillaNox

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #8 le: 18 Septembre 2014 à 20:37:34 »
ah bah désolée ça buggue chez moi "la stupidité la plus crasse", je connais "crasse" que comme nom commun, pas comme adjectif. j'aurai dit "crade" mais c'est peut-être une histoire de régionalisme  ou de méconnaissance de ma part (flemme d'ouvrir le dico)

par contre je vois quand même pas le rapport entre stupidité et saleté ? je visualise pas l'image ?

Aahraz

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #9 le: 18 Septembre 2014 à 20:37:45 »
Bon, bon, bon. Des graaaaandes barres sur le dialogue avec Stan, sur la boucle avec le récit, tout ça, je kiffe bien. Gros fan du pote attendrissant, ça donnerait presque envie de venir sonner chez toi pour taper un squat.

Par contre, certes, il faut planter le décor routinier du narrateur et cet espèce de "mélasse quotidienne", mais j'avoue que je capte un peu moins la première partie, avec la basse, tout ça, les jambes, le train. Au niveau du récit, ok, ça tient debout, mais ça fait beaucoup d'éléments qui ne concordent plus ni avec la boite, ni avec la suite. Ca prendra peut-être sens par la suite, du coup.

Par contre j'ai pas compris cette phrase (mais je suis bête) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Pour le moment, c'est plutôt bien planté, le narrateur un peu angoissé, son pote squatteur grave à l'arrache, des joints comme des stylos bics, moi j'accroche ;p

Y'a une portée autobio ? Avec l'écriture comme exutoire pour sortir de la boucle ? ^^

Pareil, je suis pas d'accord avec Mila : ça a beau faire une boucle, on peut renchainer sur un chapitre deux avec une nouvelle péripétie du narrateur qu'il écrira par la suite, où sur la suite de sa vie et à nouveau son rapport à l'écriture, à son groupe, tout ça...
Bref, ok pour le début, mais ça manque d'écho, alors on fait quoi ? J'étais parti pour renouer avec mes commentaires détaillés en couleur sur ton texte, et pof, en fait, rien à redire : je kiffe le dialogue, avant tu ouvres des pistes... donc on fait quoi ? Et bah j'attends, moi ;)

Allez, à bientôt ;)

Edit : ah ok, la grande langue du cache-machin là ? Ahhh.. je croyais la langue du narrateur. J'étais paumé.
« Modifié: 18 Septembre 2014 à 21:18:08 par Aahraz »

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Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #10 le: 18 Septembre 2014 à 21:37:17 »
Salut Aahraz,

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Par contre, certes, il faut planter le décor routinier du narrateur et cet espèce de "mélasse quotidienne", mais j'avoue que je capte un peu moins la première partie, avec la basse, tout ça, les jambes, le train. Au niveau du récit, ok, ça tient debout, mais ça fait beaucoup d'éléments qui ne concordent plus ni avec la boite, ni avec la suite. Ca prendra peut-être sens par la suite, du coup.
Ouaip, la première partie correspond à un ensemble de pensées, pas loin du rêve, qui traversent la tête de mon narrateur qui a la tronche dans son cache-nez pour masquer la lumière et encaisser les vibrations du train (ma phrase sur le sujet est à revoir).

Au départ, je n'avais même pas précisé d'entrée qu'il était dans le train tout somnolent (phrase en italique ajoutée suite à com de WEG). Je vais encore préciser les choses, j'aimerais que le lecteur comprenne que c'est un rêve sans trop le dire.

Merci beaucoup pour tes commentaires,
à bientôt,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Aahraz

  • Invité
Re : A quoi bon ? (extrait)
« Réponse #11 le: 18 Septembre 2014 à 21:40:08 »
Nan, on comprend, en fait, mais on se demande presque pourquoi tu commences pas direct avec la débauche lassive et le pote à la maison, pourquoi ce rêve, tout ça, s'pour ça que je réclame les scènes suivantes, moi, pas une retouche du début xD

 


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