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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Dernière Fin

Auteur Sujet: La Dernière Fin  (Lu 1808 fois)

Hors ligne Stym

  • Tabellion
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    • Le Chant des Lignes
La Dernière Fin
« le: 12 Mai 2014 à 10:34:17 »
     
      Je me rappelle encore de ces douces heures à flâner au milieu des champs, si verts qu’ils en étaient presque éblouissants. De ce temps que l’on prenait plaisir à perdre, à rêver, à souhaiter. Ces petits plaisirs de la vie quotidienne, ces habitudes qui nous guidaient à travers nos semaines de boulot.

      Qu’il me semble loin ce temps où je rentrais d’une journée chargée de travail, où sur la route du retour, agrippé à mon volant, je me voyais déjà arrivé devant ma porte d’entrée ; l’ouvrir tout en escampant mes chaussures pour finir par me jeter littéralement sur le canapé. Une clope, une bière, la télé déversant son lot habituel de fait divers, de débilités relatives et autres talk-show sur l’actualité. Je me rappelle surtout de ma femme, Linda. Qu’elle était belle...
      Linda, qui contrairement à moi, ne concevait pas le plaisir de la même façon, et aimait à me le rappeler lorsqu’elle me retrouvait vautré sur le divan, comme un adolescent abruti et apaisé.
      Ce qui est le plus « marrant » avec les souvenirs, c’est que c’est toujours les petits détails dont on se rappelle le plus. Ces petits instants qui nous paraissent insignifiant sur le moment, mais qui nous marque à jamais. Un simple geste répétitif, un clignement d’œil, une main dans les cheveux ; un sourire rayonnant, apaisant, et qui, plus tard, lorsque le manque vous fait souffrir, taille comme un poignard aiguisé !
      Je ne me rappelle pas forcément de toutes les choses concrètes que j’ai pu faire dans ma vie, je ne me rappelle pas forcément de dates importantes, de succès professionnels ou de débats enflammés. Mais je peux, avec une précision chirurgicale, vous énumérez et vous mimez absolument tous les gestes de ma femme au réveil. Toutes ses manies, ses habitudes, sa façon de me parler comme à un gosse, de m’engueuler, me conseiller, de son rire éclatant qui illuminait la pièce, sa mauvaise foi légendaire mais surtout son immense générosité, sa façon si parfaite de m’aimer, d’exister dans ma vie, de créer ces instants si parfait, ce « nous » que j’aimais tant.
      Mais le plus dur avec le temps qui passe, c’est que de ces moments privilégiés, de ces instants de vie et ces promesses d’avenir, n’en ressortent plus que des souvenirs bridés, qui prennent de la poussière avec l’âge et deviennent flous. Ces images que l’on pouvait caresser, fût un temps, du bout des doigts ; mais qui aujourd’hui ne ressemblent plus qu’à un rêve lointain, fuyant, dont on se force à se rappeler…
      J’oublie peu à peu le visage de ma femme… Quel constat effrayant !
      Voilà de nombreuses années que notre monde a changé. Enfin… Je crois. Combien exactement ? Je ne saurais vous dire. Nous ne vivons plus que dans l’approximation maintenant. Il n’y a plus de semaines, de mois, de jours fériés, d’années bissextiles et autres connerie du genre ! Non la seule vérité aujourd’hui est celle du présent, du soleil qui se lève à la nuit qui est longue, et inquiète. La seule préoccupation : survivre ! Nous ne faisons plus partie d’une civilisation, nous n’avons plus de chercheurs, d’industries, d’hôpitaux, d’éducation, de tribunaux etc. Nous sommes des animaux, livrés à nous même. Nous sommes dans une jungle calcinée, avec pour seule loi, celle du plus fort !

      Comment en est-on arrivé là ? Bonne question… Je crois que j’ai la mémoire qui flanche. Mais si je me souviens bien, tout a commencé avec l’apparition d’une espèce extrêmement dangereuse et vorace de Frelons géants (dit Frelons Japonais). Pendant l’été de je ne sais plus quelle année, je me souviens vaguement d’une crise de panique collective lorsque les premières victimes furent découvertes. Au début, on ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, on nageait en pleine science-fiction lorsque les chaines d’info et les journaux passaient en boucle leurs reportages intitulés : « L’attaque des frelons tueurs », « L’exterminateur volant » ou encore « Les Tueurs ailés ». Beaucoup ne prirent pas au sérieux cette menace aux premiers abords. Il est vrai que malgré quelques essaims énormes et quelques histoires dramatiques (je me rappelle de cette classe de primaire, décimée entièrement… Laissant des dizaines de familles dévastées, dans l’incompréhension et la colère totale) le nombre de victime était insignifiant. Du moins les premiers jours.
      Puis petit à petit, l’ampleur de cette catastrophe, peut-on l’appeler « naturelle », devint mondiale et extrêmement inquiétante.
      Les essaims se multipliaient sans cesse à travers le monde, grossissant le tableau des victimes. Les gens n’osaient plus sortir de chez eux et devenaient totalement paranoïaques.
L’angoisse et la peur des nuits bourdonnantes provoquaient de véritables crises de panique, des gens mourraient piétinés ou étouffés dans des bains de foules incroyables, dévalisant littéralement des stocks entiers de pesticides ! La pénurie ne mis pas longtemps à se déclarer.
Les industries et laboratoires chimiques étaient les plus avantagés dans cette histoire, les actionnaires et PDG empochaient des sommes folles et se délecter de ce naufrage humanitaire. Le profit était la seule importance à leurs yeux. Mettez ces gens à bouillir dans une marmite en or qu’ils en gratteraient les parois…
      Appelez ça de l’ironie ou de la bêtise mais beaucoup périrent par empoisonnement.  Bien peu de gens pensaient à leurs sécurités et à des gestes pourtant simples : se couvrir les yeux, le nez, les oreilles ou même les mains qui finissaient tôt ou tard par arriver jusqu’à la bouche (fatalement). Les résidus nocifs et volatiles s’imprégnaient facilement sur les habits, les murs, la nourriture… Les enfants et les nourrissons, de par leurs organismes fragiles, étaient les plus touchés par cette navrante idiotie… Bien que nourrie par la peur et la panique, un minimum de réflexion et de précaution n’était pourtant pas à exclure !
   
       Evidemment, la course à qui réalisera le meilleur produit d’éradication était lancée, et rien n’arrêtait les industriels. En contrepartie, les essaims de frelon ne cessaient de se multiplier de façon exponentielle. Et les victimes avec eux. Des solutions, toujours énoncées comme miraculeuses, fleurissaient à travers le monde. Certaines étaient ridicules, d’autres innovantes. Mais toutes, ou la plupart, furent lancées directement dans le grand bain, en dépit de vérifications complètes et poussées en laboratoire. En Europe, Il y avait des canadairs survolant les villes et déversant divers produits d’éradication toujours plus « complets »  et « efficaces », des bombes aérosol géantes et leurs immenses champs d’actions placées « idéalement » dans des lieux stratégiques et dans certaines cités, évacuées au préalable. Des milices armées de lances flammes sillonnaient les terres en Russie, Les américains avaient opté pour un système d’ultrason perfectionné étant censé cibler et éradiquer « uniquement » l’espèce prédatrice. J’ai même entendu parler d’appâts génétiquement modifiés en Australie pour piéger les nuisibles et les détruire de l’intérieur. Bref, les différents gouvernements œuvraient chacun dans leurs coins, pour leur pays. Personne n’allait dans le même sens. D’une part parce que la panique était omniprésente, que chacun, avec ses œillères, s’occupaient seulement de ses propres intérêts. Mais d’autre part, parce que derrière tout ça, il y avait un enjeu économique colossal ! Quel allait être le premier pays à trouver la solution parfaite ? Quel allait être le premier gouvernement à vendre son antidote à prix d’or ?
Au final, bien des expériences tentées s’avérèrent concluantes, la menace volante reculait peu à peu. Mais nous étions loin de nous imaginer l’impact terrible que ces attaques à répétitions allaient déclencher…
     
      Des centaines d’espèces disparurent de la surface, créant alors une immense brèche dans la chaine alimentaire et dans les différents écosystèmes. Ce fut tout bonnement une catastrophe écologique sans précédents ! Et je crois que c’est à partir de là que tout s’est mis à dérailler. Des milliers de personnes ont commencé à attraper des maladies. Un virus foudroyant et coriace se mit à voir le jour, et en un clin d’œil, une grande majorité de l’humanité fut touchée par ce fléau. Les médecins avaient diagnostiqué un mélange explosif de plusieurs virus agressifs, comprenant des symptômes de la rage (confusion, trouble du comportement, paralysie), d’Ebola (diarrhées, vomissements, dégradation des organes internes) et de diverses nécroses épidermiques
Le mot Pandémie fut lâché !

Chaque mois, un nouveau vaccin apparaissait sur la place publique, mais le virus se contentait de tuer des milliers puis des millions de personnes à travers le monde. Bientôt, cette maladie dépassa toutes les plus grandes contagions du monde connues comme le paludisme, la peste ou le sida, les renvoyant à des maladies de secondes zones. Les villes commençaient à se vider, la population n’était plus que l’ombre d’elle-même. Et petit à petit, la civilisation telle qu’on l’avait tous connue disparue.

      Quelle ironie… Mourir par la main de l’homme qui cherche à vous soigner ! Qui aurait pu prédire une telle catastrophe ? Qui aurait pu éviter un tel désastre ? Avec l’urgence de la situation mêlée à l’impatience et la bêtise humaine. Je crois que c’était inévitable…
     Linda attrapa le virus quelques mois après. J’étais dévasté… Voyant sans interruption l’incessant flot de victimes qui succombait face à cette maladie, voyant les torrents de larmes et de sang inondés les chaines et les journaux, par quel miracle aurais-je pu être optimiste ?! Elle était condamnée… Je le savais, elle le savait ! Mais contrairement à moi, elle faisait preuve d’une force et d’une sagesse redoutable. Sa philosophie était le dernier rayon de soleil qu’il nous restait.
J’essayai tant bien que mal de retenir mon immense chagrin, j’essayais de lui apporter un peu de réconfort, de derniers instants d’amour et de tendresse avant qu’elle ne s’en aille. Me laissant seul, moi et cette putain de peine qui me hante encore à chaque jour ! Mais à chaque fois, les rôles s’inversaient, et comme un enfant, je pleurais dans ses bras, et elle, comme une mère attendrie, me caressait les cheveux en me répétant que tout irait bien…
      Nous n’avions plus d’amis, plus de famille. Et, elle disparut à son tour un soir de décembre…

Avec elle s’éteignit tout espoir. Avec elle s’envola toute chaleur dans ma vie, ma dernière source de lumière venait de disparaître. J’étais désormais seul, dans le noir et le froid.
Je passais des jours à la pleurer, passais mes journées aux pieds de son corps sans vie. Je ne voulais pas la quitter, ni m’éloigner d’elle rien qu’une seule seconde. Je n’avais plus la force de manger, de lutter pour survivre, de tuer le temps. J’étais devenu une coquille vide, qui n’attend plus rien, une silhouette abimée, qui reste dans le noir à contempler le néant, qui se laisse submerger par toutes ses émotions tout en les appréciant comme un adieu, comme si c’était la dernière fois que je flirtais avec elles. Je me suis alors rendu compte qu’en parallèle de cette humanité qui ne cessait de disparaître, la mienne n’était plus, elle aussi, qu’un souvenir brumeux. Je n’étais plus un homme, j’étais une photographie du passé, qui n’avait que trop jaunit.

      Adossé au lit de ma défunte moitié, dans cette chambre qui mélangeait les cicatrices de nos peines et de nos joies, je fus bien obligé d’admettre qu’il était temps de la laisser partir. Son corps entreprenait son processus de dégradation mortuaire. Et très vite, l’odeur de la mort fit son apparition, cette odeur insoutenable qui régissait nos vies et embaumait nos rues depuis des mois n’avait jamais était aussi insoutenable, aussi déchirante qu’à cet instant.

      Elle n’était pas placée dans un hôpital avec tous les services et les commodités habituelles, tout simplement parce que les hôpitaux n’étaient plus aussi nombreux qu’avant. Seuls quelques-uns subsistaient dans le pays, et l’on pouvait les comparer à des tentes de fortune, faites de bric et de broc. Notre Terre devenait de jour en jour, une terre aride et hostile. Les chaines de télévision avait cessé leur diffusion, les journaux aussi, et petit à petit chaque service, chaque industrie fermaient leurs portes. Les gouvernements, les hiérarchies, les démocraties, tout ça ne fut plus qu’un souvenir historique. Seule une radio que l’on pouvait capter par intermittence et souvent par chance relatait encore divers événements.
      Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais attrapé cette putain de maladie. Au contact de Linda H-24 et ne me gênant pas pour la serrer dans mes bras  et l’embrasser à chaque fois que je le pouvais, j’étais au plus proche du virus. Mais il ne m’a jamais atteint… Appelez ça de la chance si vous le voulez, moi j’appelle ça une malédiction… Je voulais me laisser mourir, dans cette pièce qui a vu naître les plus beaux moments de ma vie, mais aussi, et de loin, le pire de tous ! Mais j’avais fait une promesse à Linda, qui me connaissait sur le bout des doigts, et m’avait fait jurer solennellement que je devais continuer à me battre, à ne jamais lâcher prise ! Ne pas laisser mon instinct de survie se terrer derrière ma lâcheté et mon incommensurable fatalisme. La promesse de survivre, quoi qu’il advienne. Elle savait que sans ça, mon seul but serait de la rejoindre au plus vite.
    Elle avait tellement d’espoir et d’optimisme en elle, elle ne cessait de répéter que quelque part, forcément, une communauté devait perdurer et résister ! Que je devais la trouver, refaire ma vie, et que le nouveau Monde aurait besoin de quelqu’un comme moi. Elle était si naïve ! Mais je l’aimais aussi pour ça, et je fis cette promesse ! La toute dernière qu’il m’a était donné de faire. Je ne pouvais absolument pas la trahir.
      Je pris donc un sac à dos, le rempli d’objets qui me semblait utile pour passer un temps plus qu’indéterminé dans la rue. Des choses telles qu’une corde, un couteau, des jumelles, une pelle pliable et de quoi écrire. Et bien entendu, une photo de Linda, qui était pour moi plus précieuse que tout ce que pouvait contenir ce maudit sac. Je parti ensuite dans le jardin pour réaliser la dernière demeure de mon âme sœur. Creuser la tombe de sa femme… Je ne m’imagine pas pire sentiment. Ce jour-là, c’est  mon cœur et mon âme que je recouvrais de terre !
      Je me rappelle être resté des heures devant cette sépulture. Mon corps restait immobile, il m’était impossible de partir, ni même de bouger quoi que ce soit. Pourtant, il le fallait. Et je le savais bien ! Je pris mon courage à deux mains et sorti par le portail de notre enclos, qui délimitait notre petit terrain. Je me retournais une dernière fois pour contempler ce lieu, maintenant vestige de mon passé. Puis, marchant vers un inconnu que je savais déjà morbide et brûlant, je laissais exploser les dernières larmes de mon corps, déjà trop affaibli par la peine et les épreuves traversées…
Le chaos n'est rien de plus qu'une poésie désordonnée.

MillaNox

  • Invité
Re : La Dernière Fin
« Réponse #1 le: 13 Mai 2014 à 23:12:07 »
Salut Stym,

Alors, j'avoue que j'a trouvé le début un peu lent. je ne m'attendais pas du tout à ce que ça parte sur du post apocalyptique (si j'ose dire?), je commençais même à trouver le temps un peu long quand enfin il y a eu cette phrase :
Citer
     Voilà de nombreuses années que notre monde a changé.
qui a enfin piqué ma curiosité.

Je ne les ai pas relevées mais tu s beaucoup de répétition sur tout ce qui précède, notamment au tout début avec "temps", et je trouvais que ça tournait un peu en rond.
C'est juste mon avis mais je pense que ton texte gagnerait à avoir une petite phrase introductrice qui pique notre curiosité en annonçant la suite à demi-mot... (je sais pas si tu vois ce que je veux dire ?)

puis, au fil du texte après la phrase clé :

Citer
Les industries et laboratoires chimiques étaient les plus avantagés dans cette histoire, les actionnaires et PDG empochaient des sommes folles et se délecter de ce naufrage humanitaire.
délectaient

Citer
Voyant sans interruption l’incessant flot de victimes qui succombait face à cette maladie, voyant les torrents de larmes et de sang inondés les chaines et les journaux, par quel miracle aurais-je pu être optimiste ?!
inonder / pas fan de la répétition de voyant volontaire

 
Citer
Me laissant seul, moi et cette putain de peine qui me hante encore à chaque jour !
pas de "à" devant "chaque jour"

Citer
Me laissant seul, moi et cette putain de peine qui me hante encore à chaque jour ! Mais à chaque fois, les rôles s’inversaient, et comme un enfant, je pleurais dans ses bras, et elle, comme une mère attendrie, me caressait les cheveux en me répétant que tout irait bien…
le chaque jour/chaque fois enchainé est lourd

Citer
cette odeur insoutenable qui régissait nos vies et embaumait nos rues depuis des mois n’avait jamais était aussi insoutenable, aussi déchirante qu’à cet instant.
double insoutenable

Citer
et petit à petit chaque service, chaque industrie fermaient leurs portes
ses portes, non ?

Citer
Je pris donc un sac à dos, le rempli d’objets qui me semblait utile pour passer un temps plus qu’indéterminé dans la rue.
remplis / semblaient

 
Citer
Je me rappelle être resté des heures devant cette sépulture. Mon corps restait immobile,
double rester

Citer
Je pris mon courage à deux mains et sorti par le portail de notre enclos, qui délimitait notre petit terrain
sortis

Voilà, j'ai + accroché sur cette deuxième partie, + dynamique. toutefois, le texte est long et contient des longueurs, tu pourrais tailler un peu à mon sens pour que le lecteur reste + accroché...

Sur le fond, j'ai bien aimé le coup des frelons, et surtout le retournement lié aux insecticides !! très bon ! tu as une bonne base pour faire un texte vraiment efficace ! :)

@ + et merci pour ce texte !

Milla

Hors ligne Stym

  • Tabellion
  • Messages: 20
    • Le Chant des Lignes
Re : La Dernière Fin
« Réponse #2 le: 14 Mai 2014 à 08:38:21 »
Salut Milla

Un grand merci pour ta réponse et ta lecture !! Je prend évidemment bonne notes de tous ces conseils que tu as pu apporté ! Vraiment, merci. C'est la première histoire que j'écris, j'essaye d'avoir des avis et des conseils un peu de partout pour mieux axer et peaufiner mon écriture. De gros problème au niveau orthographe aussi (c'était une version corrigé celle là déjà  :noange:)

Sinon effectivement, le début est lourd, je trouvais aussi. D'où mon post ici, pour avoir des avis extérieur. C'est le premier chapitre, deux autres sont déjà écrit, et je pense en faire 5 au final. Je les posterais plus tard si je vois que ça pourrait éventuellement intéresser quelqu'un :)

Bref, encore merci pour tes conseils, que je vais appliquer avec attention :)

N'as tu pas trouvé de problème au niveau des temps choisis ? Parce que ça aussi, je le crains un peu ^^
« Modifié: 14 Mai 2014 à 11:16:01 par Stym »
Le chaos n'est rien de plus qu'une poésie désordonnée.

MillaNox

  • Invité
Re : La Dernière Fin
« Réponse #3 le: 14 Mai 2014 à 11:07:26 »
écoutes, je ne crois pas avoir tiqué sur les temps.
si tu nous met la suite je ferai attention à ça en particulier !

bonne écriture !

Hors ligne Panda

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : La Dernière Fin
« Réponse #4 le: 16 Mai 2014 à 17:06:52 »
Bonjour :)

J'étais mitigée au début, puis dès l'apparition des frelons, je suis bien entrée dans ton univers fantastique ! Ca m'a fait penser à la tram d'un film ton histoire, je me suis imaginée des scènes en détails et ça j'ai bien aimé.

Par contre un détail qui a son importance : tu utilises beaucoup le verbe "se rappeler", ça serait bien d'alterner un peu plus avec "se souvenir", et au-delà de ça : on se souvient de quelque chose mais on se rappelle quelque chose !

Voilà voilà, globalement j'ai passé un bon moment, bonne continuation, j'aimerais bien lire la suite :)

Hors ligne Stym

  • Tabellion
  • Messages: 20
    • Le Chant des Lignes
Re : La Dernière Fin
« Réponse #5 le: 16 Mai 2014 à 21:05:07 »
Merci pour ton avis et ta lecture :)

Si la trame de l'histoire te fais penser à un film c'est parce que je l'ai écrit un peu de cette façon là. ^^ Etant un gros consommateur de films et de séries depuis déjà bien longtemps ça se ressent dans mon écriture je pense. Et puis quand je décris une scène, j'essaye de me l'imaginer à l'écran. Je sais pas si c'est quelques choses de positif ou non, mais j'avoue qu'il m'est difficile de faire autrement.  :)

Pour les "je me rappelle" à la base c'était voulu. Je voulais appuyé cette tournure tout au long de mon récit, mais c'est vrai que c'est peut être rébarbatif. Je prend note de ton conseil.

Je pense que ce premier chapitre est le point le plus faible de mon récit pour l'instant (je suis bien plus content du deuxième, même s'il me reste pas mal de trucs à reprendre.) je reviendrais sur toute la partie avant l'apparition des frelons, parce que je suis d'accord avec vous, elle est lourde et pas accrocheuse.

Sinon je poste ici le deuxième chapitre. Mais ça risque de pas correspondre à la section "texte court" non ? :/ Sinon je déplacerais tout ça au pire.
Le chaos n'est rien de plus qu'une poésie désordonnée.

Hors ligne Stym

  • Tabellion
  • Messages: 20
    • Le Chant des Lignes
Re : La Dernière Fin
« Réponse #6 le: 16 Mai 2014 à 21:10:04 »
(Chapitre 2)

      Je me rappelle de cette première impression, frappante, lorsque je suis arrivé aux abords de la ville. Je me rappelle de cette terreur qui y régnait. Cette odeur pestilentielle qui avalait l’oxygène, me brûlant les yeux et les narines. Les rues étaient jalonnées de cadavres, de corps en décomposition qui se mêlaient les uns aux autres, comme une danse immobile et macabre. La représentation d’une chute violente et irrémédiable d’un empire, que l’on croyait tous invincible ! Le temps donnait l’impression qu’il s’était arrêté, rien ne bougeait d’un pouce, le silence y était « assourdissant », exerçant sa pression constante de tout son poids ! Les immeubles semblaient désertés, et préalablement pillés. Les commerces, aux vitrines brisées, vomissaient leurs étalages dégarnis. Le néant était le nouveau shérif en ville. J’étais venu chercher l’espoir, je me retrouvais devant la porte des enfers !
      Des remous de salive acide me brûlait la gorge, mon estomac était si noué qu’il me lacérait les entrailles. Je vomis le peu de nourriture si précieuse que j’avais avalé  plus tôt dans la matinée. Rendant ce repas inutile et sa perte ô combien déchirante. Je pris alors un T-shirt présent dans mon sac, l’enroula autour de mon visage et serra fort derrière mon cou. Ce masque à gaz de fortune n’était que très peu efficace, mais toute victoire, aussi petite soit elle, était bonne à prendre !

      Continuant mon chemin vers… Vers je n’sais où d’ailleurs. Je décidais de pénétrer dans un de ces bâtiments aux allures inquiétantes.  Ne serait-ce que pour m’assurer que son plumage se rapportait bel et bien à son ramage. Et pas de doutes, ces bâtiments dévastés étaient déserts et délabrés. Les morceaux de vitres brisées jonchaient le sol, la poussière était omniprésente et l’air, chargé de cicatrices et de souvenirs barbares. Quelques appartements semblaient n’être qu’une photographie d’un passé aux bonheurs précieux. Mais du sol au plafond, les seules notes que me renvoyaient ces murs étaient faites d’un parfum de mélancolie et de nostalgie. Je passais plusieurs heures à visiter tour à tour les appartements de l’édifice, puis ceux du suivant, et du suivant ensuite. Au final, il me fallut bien une journée entière pour n’avancer que d’une petite rue à peine. Mon butin de la journée était bien maigre. Des survivants avaient certainement vidé les lieux bien avant moi, car malgré toutes les visites que j’avais pu faire, et l’examen approfondi que j’exerçais dans chaque pièce de chaque appartement, je n’avais trouvé que deux ou trois boîtes de conserves d’aliments plus que douteux. Mais qu’importe, ces mets, loin d’être délicieux, me combleraient de joies pour quelques repas futurs. Ce qui m’inquiétait le plus était ma réserve d’eau. Qui d’ailleurs n’équivalait plus qu’a quelques maigres gorgées. J’avais beau me rationner de façon plutôt extrême, la vitesse à laquelle disparaissait ce si précieux liquide était terrifiante. J’avais déjà essayé de récupérer quelques centilitres par ci par là, dans des flaques ou l’eau ne stagnait pas trop, des rivières ou la propreté atteignait mon seuil de tolérance. Mais il fallait que je fasse attention à n’en prendre que par petite dose, j’avais déjà bien abîmé mon estomac en essayant quelques cours d’eau surement infestés par… Non je ne préfère pas y penser, sous peine de devoir vomir une fois de plus mes entrailles !

      La nuit tombante, je choisis l’appartement le moins lugubre et dévasté des environs et y fit mon campement pour la nuit. Assis dans un fauteuil ô combien confortable, je sortis de mon sac mon maigre repas journalier, trouvé un peu plus tôt lors de ma fouille. « Côte de blette en conserve », génial ! Je détestais ça depuis tout petit, et voilà qu’aujourd’hui j’étais quasiment en extase à l’idée de manger quelque chose d’un tant soi peu comestible !
Je pris une bouteille vide que je trouvai dans la cuisine et perçant la carapace de fer de la conserve avec mon couteau, je versais délicatement le jus de conservation à l’intérieur. Ce n’était pas de l’eau, mais j’allais faire comme si !
      Je me souviens n’avoir eu aucun mal à m’endormir ce soir-là. J’étais au chaud et sur un lit bien douillet. Ce qui en soi n’était pas tellement difficile, tant j’eu passé des nuits sur des « matelas » de fortune bien plus rude et usant. Ce soir-là, c’est comme si je dormais dans le passé, dans cette époque où le confort était usuel, où les garde-manger étaient remplis et les lendemains débordant de promesses. Les choses avaient changé, et aujourd’hui, une couette et un coussin me semblaient être la plus grande des richesses. Bien que j’aurais ardemment souhaité un repas savoureux et abondant pour accompagner cette soirée quasi parfaite. Mais j’ai appris malgré moi à me satisfaire du minimum. L’espoir, lorsqu’il vous ronge continuellement, peut vous rendre fou !  Ce soir-là, je m’endormis paisiblement pour la première fois depuis bien longtemps.
      Le sommeil fut de courte durée, un grand bruit à l’extérieur me réveilla en sursaut ! Si j’avais bien appris une chose dans ce nouveau monde, c’est qu’il fallait être observateur, attentif à tout et curieux dans une certaine mesure. Je me levai délicatement et vint discrètement aux abords de la fenêtre qui laissait passer quelques rayons de lune. J’essuyai de ma manche le carreau jauni par le temps et la crasse. On y voyait peu et flou, mais j’arrivais à distinguer l’origine du boucan qui m’avait arraché de mon sommeil si doux !

      Deux hommes – ou plutôt deux silhouettes -  avançaient le long de l’allée en contre bas, et l’un d’entre eux, armé d’un bâton de bois, tapait sur la majorité de choses qu’il croisait. Les voitures, les vitres et les rideaux de fer répondaient à ses coups avec vacarme et résonnance ! Pourquoi faisait-il ça ? Pour rameuter d’éventuels survivants, comme moi ? Passait-il seulement ses nerfs sur ce qui lui tombait sous la main ? Quoi qu’il en soit, mon excitation était à son paroxysme ! Je n’avais plus vu d’autres êtres humains depuis des mois ! Leur présence exalta mon sang qui bouillait dans mes veines, mon cœur cognait si fort contre ma cage thoracique que j’avais l’impression qu’il allait finir par la briser ! Une grande bouffée d’espoir et de chaleur m’envahit ! Mes jambes tremblantes ne me tenaient plus. Je m’assis pour supporter cette joie déroutante, un sourire figé sur mon visage et une larme rampant doucement le long de ma joue. Je ne connaissais pas ces hommes, je ne savais rien d’eux, de leurs passés jusqu’à leurs motivations. Je venais à peine de découvrir leur existence, et pourtant je les aimais déjà ! Oui j’en étais comme amoureux, ils venaient de me crier au visage « tu n’es pas seul » ! Brisant ces chaines du désespoir qui grandissaient et me serraient un peu plus à chaque jour. J’avais envie de casser la fenêtre et de leur crier ma joie. De leur dire que j’étais là, que j’étais seul et que je ne voulais plus l’être ! Mais calmant mes ardeurs et laissant ma lucidité reprendre le dessus, je sus qu’il ne fallait pas que je me découvre aussi tôt, il fallait que je les observe. Que j’analyse leurs faits et gestes, le moindre détail qui me laisserait entrevoir une petite facette de leurs personnalités ou de leurs desseins. Quitte à les suivre toute la nuit ou plus encore. Je devais être sûr de ma sécurité avant de tenter une quelconque approche !
      Me rapprochant de la fenêtre, j’essayais de distinguer un peu plus ces sauveurs potentiels qui se rapprochaient petit à petit de mon immeuble. Ils étaient vêtus de la tête aux pieds, portant capuche et foulard. L’un d’eux était étonnement gros, signe d’estomac repu à outrance. J’étais fasciné, je divaguais sur tous ces potentiels buffets qu’il avait pu engloutir, fruits et légumes en abondance. Je me permettais même de fantasmer sur des vapeurs chaudes et si parfumées de plats en sauce, de viande saignante, de frites grasses, de vin et d’eau bien fraîche à volonté ! J’imaginais même un serveur apportant ces richesses inestimables devant moi, me levant la cloche en métal préservant le plus longtemps possible ces saveurs oniriques. Je divaguais encore en imaginant mon hôte me levant son verre de vin dans ma direction, clignant de l’œil et me souhaitant « bon appétit » ! J’arrêtai vite ces élucubrations pour ne pas sombrer dans une famine criante à mon retour de songes. Je ne comprenais pas cette fascination que j’éprouvais pour ces deux hommes, je voulais leurs confier ma vie mais ne les avait découverts que depuis quelques secondes. Je me rendais compte à quel point j’étais déprimé, perdu. A quel point ma faim me rendait vulnérable. Je luttais de toutes mes forces pour ne pas me laisser gagner par l’enthousiasme et restais pragmatique.

      Les hommes continuaient leur bruyante parade et s’avançaient jusqu’au bout de la rue, passant mon niveau en contrebas sans un quelconque soupçon sur ma présence. Je continuais à observer la scène sans un bruit, avec une attention très particulière sur tous les détails que je pouvais découvrir.
L’acolyte du « gros » était de taille normale et semblaient forcément plus fin que son comparse. Mais il était loin d’être maigre pour autant, son accoutrement semblait trop petit pour lui, et de ma distance je ne pus dire s’il était lui aussi un peu trop gras, ou si c’était ses muscles, trop imposants qui cherchaient à sortir de cette prison de coton. A en juger par l’énergie qu’il déployait depuis une bonne dizaine de minutes maintenant, à cogner à tout va, sans une once visible de fatigue, j’optais plutôt pour la deuxième solution. Je regardais mes bras et mon ventre,  affreusement maigres et fatigués, en tirant la conclusion qu’il valait mieux rester à distance le plus longtemps possible pour être sûr de ne m’attirer aucun ennui ! Une rixe entre moi et ces « montagnes » n’avaient absolument aucune chance d’aboutir à une issue favorable pour ma part.

      Les hommes s’arrêtèrent au bout de la rue, je pus distinguer qu’ils parlaient entre eux, mais ne pus évidemment pas entendre ce qu’ils se racontaient. Quand tout à coup, l’un des deux hommes retira son gant, puis porta ses doigts à sa bouche. Il émit un sifflement si puissant qu’il résonna dans toute la rue ! Cela me paraissait fort inquiétant, mon excitation et ma joie qui exultaient quelques minutes auparavant se muaient en un sentiment d’appréhension palpable. Une angoisse pesante flottait dans l’air, et je n’aimais pas ça !
En bas de la rue, j’aperçus tant bien que mal un homme sortir de l’ombre. Il semblait tirer quelque chose derrière lui. J’attendis qu’il soit à distance suffisante pour tenter de découvrir ce qu’il se tramait derrière tout ce cirque glacial. Et ce que je vis me terrifia instantanément !  Je pu deviner, non sans efforts, que ce qu’il tenait avec tant de poigne était une corde, et qu’au bout de cette corde… se trouvait une femme… Qui titubait et essayait de marcher au rythme que lui imposait son tortionnaire ! Une fois plus avancé dans la rue, je pus mieux entrevoir les détails morbides de ce spectacle atroce. Elle était attachée par les poignets, depuis un certain temps je pensais, car elle ne cherchait pas à se débattre. Elle n’avait qu’une vielle culotte en lambeaux pour vêtement, le corps maigre et marqué. Son visage, caché par sa chevelure longue et crasseuse, ne fixait que le sol. Elle traînait des pieds, ne faisant même plus attention à ce qui l’entourait. Elle n’avait pas de chaussures et ses pieds étaient en sang, mais d’après moi, ce fut bien le dernier de ses soucis… Je comprenais qui elle était, quel était son rôle auprès de ces hommes… non ! De ces bêtes ! Et cela m’horrifiais au plus haut point ! L’homme était-il devenu si bestial ? Au point de capturer une femme et de l’asservir comme objet sexuel ? Car il n’était question que de ça, forcément ! Elle en portait les sévices sur son corps, des coups de fouets ou de bâton tellement visible que je n’eus aucun mal à les apercevoir du haut de ma tour d’ivoire. Non content de la violer à de multiples et incessantes reprises, ils détruisaient son âme, sa fierté, et tout ce qui pouvait rester d’humain en elle. Ils la trimbalaient au bout d’une corde, comme un animal ! Je notais par sa maigreur que la nourrir n’était sans doute pas une préoccupation pour eux. Non, elle ne devait servir qu’à une chose, et cette horrible vision me fendit le cœur ! Il n’y avait plus aucune excitation, plus aucun espoir ! Les larmes de joies avait fait place à de la haine et de la peur mélangées à une profonde aversion contre moi-même ! Ma crédulité m’avait rendu faible, je me détestais d’avoir pu aimer ne serait-ce que pour une question de secondes ces esclavagistes ! Je les détestais, je les haïssais ! J’étais pendant quelques instants aveuglé par ma terreur et mon égoïsme, car j’en avais presque oublié cette jeune femme et sa détresse, si faible soit ce mot, pour n’être focalisé que sur la rancœur que j’éprouvais ! Ils m’avaient berné ! J’y avais cru ! Et c’était le premier signe de vie que je voyais depuis bien longtemps… Mais dans quel Monde sommes-nous ?! Je compris alors à quoi servait tout ce remue-ménage depuis des dizaines de minutes, ils attiraient les gens à eux, si survivants il y avait, pour certainement les violer ou les piller, dans le meilleurs des cas ! L’Homme n’a jamais été autant en danger pour son espèce, et malgré les épreuves si dures et éprouvantes que nous avons dû tous traverser, nous nous confrontons encore et toujours à notre pire ennemi : nous même !

      Les hommes s’était rassemblé en haut de la rue, celui aux gros bras attrapa la fille par le menton avec force et l’embrassa goulûment. Malgré le léger recul instinctif de la victime, on voyait bien qu’elle n’avait plus de force pour résister. Elle était usée, souillée de tout son être, de toute son âme ! Il dégrafa ensuite sa ceinture, descendit son pantalon et força la pauvre femme à se mettre à genoux… L’homme qui la tenait en laisse lâcha un rire gras et glacial qui résonna dans l’allée et jusqu’au plus profond de mes entrailles… Je ne pouvais pas m’infliger un tel spectacle ! Je m’éloignai promptement de la fenêtre, essayant de réfléchir à ce que je devrais, ce que je pouvais faire ! Mais j’entendis bientôt des gémissements de plaisir sinistres, effrayants, m’empêchant toute forme de lucidité ou de réflexion… Je ne pouvais pas rester là, à ne rien faire ! C’était hors de question !
Le chaos n'est rien de plus qu'une poésie désordonnée.

MillaNox

  • Invité
Re : La Dernière Fin
« Réponse #7 le: 27 Mai 2014 à 23:17:13 »
me revoilà pour la suite !!
je suis désolée j'avais mis ton texte de côté pour pas l'oublier et évidemment... je l'ai oublié ! mieux vaut tard que jamais !  ^^

alors :

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Je me rappelle de cette première impression, frappante, lorsque je suis arrivé aux abords de la ville. Je me rappelle de cette terreur qui y régnait.
je pense que la répétition de "je me rappelle" est volontaire mais je trouve pas le rendu terrible...

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Des remous de salive acide me brûlait la gorge, mon estomac était si noué qu’il me lacérait les entrailles.
brûlaient

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Je pris alors un T-shirt présent dans mon sac, l’enroula autour de mon visage et serra fort derrière mon cou.
enroulai / serrai

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Continuant mon chemin vers… Vers je n’sais où d’ailleurs
bizarre ce changement de style, avec la contraction de "n'sais"...

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Je décidais de pénétrer dans un de ces bâtiments aux allures inquiétantes. 
décidai ? à l'allure ? (pourquoi pluriel ?)

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« Côte de blette en conserve », génial !
ça alors ! j'ai jamais vu de conserve  industrielle de poirée !

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Je détestais ça depuis tout petit, et voilà qu’aujourd’hui j’étais quasiment en extase à l’idée de manger quelque chose d’un tant soi peu comestible !
un tant soit peu

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Je me souviens n’avoir eu aucun mal à m’endormir ce soir-là.
se souvenir de

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tant j’eu passé des nuits sur des « matelas » de fortune bien plus rude et usant.
j'avais ?

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Mais j’ai appris malgré moi à me satisfaire du minimum.
bizarre ce passage soudain au passé composé

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Brisant ces chaines du désespoir qui grandissaient et me serraient un peu plus à chaque jour.
je supprimerait le "à" devant chaque jour

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Mais calmant mes ardeurs et laissant ma lucidité reprendre le dessus, je sus qu’il ne fallait pas que je me découvre aussi tôt, il fallait que je les observe.
double "fallait" très lourd

Citer
Quitte à les suivre toute la nuit ou plus encore. Je devais être sûr de ma sécurité avant de tenter une quelconque approche !
      Me rapprochant de la fenêtre, j’essayais de distinguer un peu plus ces sauveurs potentiels qui se rapprochaient petit à petit de mon immeuble
répétition

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Je divaguais encore en imaginant mon hôte me levant son verre de vin dans ma direction
j'enlèverais le "me" devant levant

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Les hommes continuaient leur bruyante parade et s’avançaient jusqu’au bout de la rue, passant mon niveau en contrebas sans un quelconque soupçon sur ma présence
à mon niveau ?

Citer
L’acolyte du « gros » était de taille normale et semblaient forcément plus fin que son comparse. Mais il était loin d’être maigre pour autant, son accoutrement semblait trop petit pour lui,
répétition

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Les hommes s’arrêtèrent au bout de la rue, je pus distinguer qu’ils parlaient entre eux, mais ne pus évidemment pas entendre ce qu’ils se racontaient.
répétition, pourquoi pas" mais n'entendit évidemment pas" ?

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Elle traînait des pieds, ne faisant même plus attention à ce qui l’entourait. Elle n’avait pas de chaussures et ses pieds étaient en sang, mais d’après moi, ce fut bien le dernier de ses soucis…
répétition / "ce fut" fait bizarre, "c'était"?

Hop, lecture finie.
bon, alors quelques remarques complémentaires...
-tu t'emballes un peu par moment, tu détailles beaucoup ce que pense ton perso et ça tourne en rond autour de ses élans émotionnel. je trouve que ça crée des longueurs...  :-[
-sur le fond, ton scénario est assez fragmenté pour le moment. il y avait deux parties très distinctes la première fois et là, cette nouvelle partie est encore très à part des deux autres. pour un texte long, je trouve que ça manque de lien, d'un fil un peu + présent pour que le lecteur ait envie de s'y accrocher et de découvrir la suite. Là, j'avoue que je vois pas trop où tu nous embarques...

@+ pour lire la suite :)

Milla


 


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