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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)

Auteur Sujet: Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)  (Lu 8136 fois)

MillaNox

  • Invité
Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« le: 30 Mars 2014 à 20:14:18 »
je ne sais pas si c'est considéré explicite ou pas, il y a juste un truc un peu trash, alors bon dans le doute...
Bonne lecture !


EFILLUFRED NOWWOH

     Fuir sans relâche. Ni manger, ni boire, ni dormir. Efillufred Nowwoh savait que c’était impossible et se croyait perdue dans un rêve. Mais le terme de ce songe ne venait pas, et trop d’incohérences lui sautaient aux yeux. Enlevée au monde réel par les bras venimeux d’un sommeil cauchemardesque, des invraisemblances l’auraient-elles interpelée ? Non. Il devait exister une autre explication.


4

  Le premier souvenir d’Efillufred en ce monde était teinté d’effroi. Sur le flanc d’une colline, d’interminables lignes de vignes l’encerclaient. Les ceps se tordaient puis dressaient de fines tiges vers le ciel, chargées de feuilles, mais pas encore de grappes. Assez récentes, les marques d’une taille soigneuse se discernaient. Pourtant, Efillufred était désespérément seule. Nul homme à l’horizon, aucun mouvement alentour. Pas même un lointain bruit d’oiseau ou de vent. Ce silence de mort contrastait furieusement avec la verdure en pleine croissance, porteuse de vie. La jeune fille toucha sa poitrine pour vérifier que son cœur battait, saisie d’un doute soudain.

Bam, bam, bam… Bam, bam, bam… Un écho au fracas de son cœur la fit sursauter. Alors, sous les yeux éberlués d’Efillufred, les pâturages de l’autre côté de la vallée furent engloutis par le néant. La terre s’effondrait et sa matière disparaissait. En lieu et place, une couleur insaisissable peignait le nouveau visage de la contrée.
La jeune fille, d’abord pétrifiée par la terreur et la stupéfaction, dompta prestement ses émotions. Son instinct de survie la lança dans une course effrénée pour échapper au chaos.

Enfuis-toi, cours !
Devant le bruit sourd
du compte à rebours.

3

   Le monde s’autodétruisait-il ou quelque chose d’inconnu rongeait-il la planète ? Efillufred s’aperçut rapidement que cet anéantissement, aussi terrifiant et irréversible soit-il, s’accomplissait avec lenteur. Quelques heures lui suffirent pour distancer l’effondrement-mouvant, ainsi qu’elle le nomma, et ne plus le distinguer. Téméraire, elle l’attendit au point de se retrouver au bord du gouffre, recula juste avant de rejoindre l’unicité de la couleur sans nom. Le jeu était grisant. Durant une journée entière, Efillufred n’eut de cesse de réitérer cette insensée espièglerie, et la mort la frôla d’un peu plus près à chaque reprise. Une sensation de puissance émergeait du danger. Le risque lui procurait du plaisir, le vide l’attirait. Puis le magnétisme s’amplifia, et l’intrépide éprouva le besoin de franchir la limite. Efillufred avait oublié que l’effondrement-mouvant l’avait d’abord terrorisée, qu’il s’agissait de la fin des choses. Sa raison abdiqua devant l’interdit tant désiré.
   Bras tendu, main accueillante face à l’abîme qui avançait, elle caressa le mal qui rongeait la planète. Aussitôt, la douleur s’empara de sa paume et une brûlure de glace irradia progressivement son bras. Hurlement de souffrance. La mort pénétra par le bout de ses doigts. Puis quelque chose déchiqueta la chair qui constituait son membre, un mouvement vorace. La jeune fille se devina sans défense. Le néant ne se combattait pas. Le mal la tortura au point de la faire vomir, et cette énergie – convoquée par ses muscles pour expulser l’horreur – engendra une pulsion minime mais suffisante pour une chute en arrière.
Ainsi, toujours criant sous la douleur, Efillufred se redressa et s’éloigna en titubant. Au bout de son bras droit pendant sans vie au reste de son corps, elle n’avait plus de main. Ni sang ni plaie. Un moignon cautérisé et l’absence.


2

   Dix jours qu’Efillufred Nowwoh fuyait la mort quand elle atteignit une clairière dans laquelle était construite une modeste maison. Elle avait traversé des forêts vides d’oiseaux, des prés sans animaux, des rivières sans poissons. De quoi se considérer comme l’ultime être vivant à peupler ces terres en sursis. Ainsi, avisant une forme humaine devant la chaumière, sa surprise fut à la hauteur de la joie qui s’empara d’elle.

   Se précipitant, Efillufred découvrit une femme d’environ deux fois son âge, debout devant une table de jardin sur laquelle des tiges de menthe mouillées s’éparpillaient. Les plantes odorantes passaient une à une par les mains de l’habitante qui les déshabillaient pour en déposer les feuilles sur un plateau de bois.
   — Il faut partir ! cria Efillufred. Une force étrange est en train de consumer le monde et arrivera bientôt ici !
   — Je sais déjà tout cela, répondit la femme sans lever les yeux de son ouvrage.
   La panique de l’une contrastait avec l’indifférence de l’autre. Efillufred se calma. Elle jeta un regard à la ronde et tenta d’apercevoir l’intérieur de la maisonnette dont la porte était entrouverte.
   — Il y a quelqu’un d’autre ici ? interrogea-t-elle.
   — Non, pas ici. Plus loin. Avec toi, nous sommes trois survivants. Laisse-moi maintenant.
   L’habitante poursuivait sa tâche, insensible à l’apocalypse qui menaçait.
   — Vous n’avez pas bien compris, reprit Efillufred. Il faut fuir, ou vous mourrez.
   Cette fois, la femme suspendit son effeuillage et plongea ses prunelles noires dans celles de l’importune.
   — Notre planète est ronde, vois-tu ? Que crois-tu qu’il adviendra quand tu auras fui jusqu’à rejoindre ton point de départ ? J’aime l’odeur de la menthe qui se froisse entre mes doigts. Je me délecte de la préparer pour qu’elle sèche et parfume ensuite mes tisanes, chaque soir. À quoi bon se dérober devant la fin si l’heure est venue ?
   Efillufred ne sut que répondre. L’absence de sa main la renvoyait à une douleur qu’elle ne voulait plus jamais ressentir, mais l’évidence énoncée par l’habitante paraissait difficile à nier. Le cercle se refermerait tôt ou tard sur sa course, elle serait dévorée. Puis une étrangeté, posée au coin de la table, attira l’attention de la jeune fille. Cousues ensemble par un fin fil vert, des dizaines de feuilles de menthe formaient un parchemin végétal. Flottant à sa surface, une écriture née d’un épais liquide rouge dessinait un poème.

Plus d’encre ici.
Elle fut tarie
par le buvard.
Il est trop tard.

Pour que mes écrits perdurent,
j’ai rendu à la nature
de mon bras l’extrémité.
Le sang devient mon tracé.

Plus d’encre ici.
Elle fut tarie
par le buvard.
Il est trop tard.

Efillufred leva des yeux déconcertés vers l’habitante. Elle aurait juré l’avoir vu trier la menthe à l’aide de ses deux mains, mais maintenant, elle découvrait le bout de son bras droit coupé, ensanglanté. La tête lui tourna, une désagréable sensation d’écœurement s’immisça en elle et sa main manquante la picota. Un fourmillement, puis une démangeaison, et enfin une lacération par des centaines de couteaux invisibles. Sous la table, dépassant quelque peu, elle aperçut un hachoir taché de rouge et, tout près, le membre amputé. Efillufred tressaillit et recula d’un pas. L’habitante éclata d’un rire sonore, tonitruant. Saisissant une feuille de menthe, elle en glissa la tranche sur son bras droit pour l’entailler. Encore un mètre en arrière. D’un mouvement brusque, la femme se redressa et dévisagea Efillufred. Ses iris avaient jauni et ses yeux défilaient de haut en bas dans une saccade folle.

   Bam, bam, bam… L’effondrement-mouvant arrivait.

   Si la peur peut paralyser, elle sait aussi donner des ailes. À toutes jambes, Efillufred dévala la prairie qui s’étendait derrière la chaumière. Elle ne se retourna pas et hurla, pour se libérer de la vision d’horreur qu’elle quittait et trouver du courage. Elle courut sans relâche pendant cinq jours et six nuits.


1

Et ne s’arrêta que parce qu’elle le vit. Assis sur un rocher, dominant la plaine qui s’étalait sous lui, un jeune homme contemplait le soleil surgissant. Le monde sombrait, mais le reste de l’univers s’en fichait. Ce grand tout perdurerait, seul un grain de poussière aurait été soufflé par un courant d’air.
Efillufred rejoignit lentement l’inconnu, craintive au souvenir de la femme aux feuilles de menthe. Il l’accueillit comme s’il l’avait toujours attendue.
— Je suis Maiereh, dit-il simplement.
Tous deux se turent et s’installèrent ensemble au bord de la falaise. Leurs jambes se balançaient dans le vide. Efillufred se sentait bien, apaisée comme jamais elle ne l’avait été dans ce monde. Elle retardait le moment des questions pour ne pas rompre cette plénitude. Profondément enfoui en son sein, il lui semblait qu’elle avait déjà éprouvé un tel bonheur, ailleurs.
Maiereh ne se défit pas de son calme quand il aperçut, loin au fond de la plaine, l’effondrement-mouvant se propager en engloutissant les terres. Il se contenta de pointer l’index vers le chaos et de parler d’une voix douce.
— Il est temps de choisir, Efillufred Nowwoh.
— Partout où je fuis, ce néant me poursuit, dit-elle. Et si je fais le tour complet de la planète, alors j’aurai laissé le temps décider à ma place.
— Oui. C’est pour ça qu’il ne faut plus bouger. Tu dois décider, maintenant.

Il n’y avait pas de vent, pas de bruit. On n’entendait pas encore le bam, bam, de la destruction.

— J’ai peur, Maiereh. La réponse en moi me terrorise.
— Je suis là. Je vais te tenir les mains pour te donner de la force.
Un sourire désolé agita les lèvres d’Efillufred quand elle scruta son moignon.
— Cela n’a aucune importance. L’autre te suffira pour savoir que tu n’es pas seule.

Efillufred abandonna sa paume à celle que Maiereh lui tendait. Elle posa un dernier regard sur l’effondrement-mouvant et ferma les yeux pour plonger en elle.

Elle se souvint du bonheur, sensation pure, et de ses propres mots en poussant la porte. « Comme la vie est merveilleuse… »
Maiereh serra doucement sa main.
Elle se rappela tout ce qui existait derrière cette porte. Les années de tristesse vécues avec sa mère. Les milliers de larmes versées en contemplant la dépression et la folie de celle qui l’avait enfantée.
Maiereh pressa un peu plus fort.
Elle se souvint d’avoir appris à sourire, ailleurs. De s’être sentie aimée pour la première fois. De Romain. D’être rentrée et d’avoir prononcé cette foutue phrase. « Comme la vie est merveilleuse… » D’avoir bravé l’interdiction du bonheur.
Maiereh écrasa l’unique main d’Efillufred entre les deux siennes.
Elle se rappela le visage de sa mère, défigurée par la folie. Le hachoir. La peur. La douleur. L’horreur.
Maiereh l’avait prise dans ses bras. Efillufred sanglotait contre sa poitrine.
Il n’était plus possible de demeurer dans cette vie. Le monde entier s’était dépeuplé. Il ne restait que sa mère, Romain et elle. Et, bien sûr, son besoin de tout détruire, son envie de mourir. 

— Je m'appelle Iris, n’est-ce pas, et toi Romain ?
— Oui, souffla-t-il.
— J’ai créé ce lieu.
— Il est ton émoi, ta colère, mais tu dois le lire à l’envers, à l’instar de nos noms, pour retrouver ta pulsion de vie.
— Maiereh... Si je reviens dans notre réalité, le passé ne s’effacera jamais de ma mémoire.
— Non. Mais je serai là pour t’aider à construire l’avenir.

Bam, bam, bam… En bas de la falaise, l’effondrement-mouvant dévorait la pierre.
 
Et un refrain martelait la tête d’Efillufred.

Plus d’encre ici.
Elle fut tarie
par le buvard.
Il est trop tard.


   À l’instant où Iris sortit de son coma, elle se trouvait seule dans sa chambre d’hôpital. Elle examina longuement sa main manquante et le bandage qui serrait son poignet-moignon. Puis elle sourit à l’infirmière qui entrait à peine et l’observait, atterrée.


petit secret de fabrication
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

« Modifié: 17 Novembre 2014 à 13:22:46 par MillaNox »

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #1 le: 30 Mars 2014 à 21:54:29 »
merci Cassandre ! T'es trop cool d'avoir déjà lu, il est long je pensais que ça démotiverait un peu tout le monde !

alors pour répondre à ta question (à ne lire qu'après avoir lu le texte) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


trop contente que ça t'aies plu !!
« Modifié: 31 Mars 2014 à 10:15:22 par MillaNox »

Hors ligne soso

  • Aède
  • Messages: 150
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #2 le: 30 Mars 2014 à 22:39:44 »
Bonsoir,
Entre rêve et réalité le cheminement des pensées est vraiment bien mené, on dirait même que le décor rend compte de son état intérieur ( entre autres, le moment ou elle est sur la falaise, le vide en dessous est assez symbolique ).
C'était une lecture sympathique.
Au plaisir
" lorsque le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #3 le: 31 Mars 2014 à 10:19:35 »
Merci soso :)
je suis contente que tu aies eu ce ressenti ça colle tout à fait à ce que je voulais rendre !

Par contre l'histoire a un peu évolué pendant que je l'écrivais et je parlais d'Efillufred en tant que "jeune femme" à deux reprises, elle est finalement plus jeune que ça et j'ai changé ça en "jeune fille" à l'instant. Apparemment ça ne vous a pas trop gênées Cassandre et toi mais ça me parait plus cohérent.

merci encore de ton passage, et au plaisir de se recroiser sur un de mes textes ou un des tiens :)

Milla

Hors ligne Underwood

  • Tabellion
  • Messages: 48
  • Plume de perroquet.
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #4 le: 01 Avril 2014 à 10:59:04 »
Très agréable à lire.

  Dans ce cas le longueur du texte n'est pas une source de découragement mais bien plutôt de plaisir  :).

  La chute est bien présente, agréable, percutante, et, si le thème du coma et de la folie sont souvent récurrents dans les nouvelles je trouve que tu les manies ici avec beaucoup d'aisance. J'aime également vraiment le début de ton texte laissant penser, de prime abord  à un univers de fantasy pour une transition tout en douceur vers la réalité.

  Un seul tout petit bémol (et encore, il n'engage que moi...) est le premier paragraphe ou tu parles des rêves et du sommeil de l’héroine de ton histoire. Je pense que le reste du texte aurait été plus direct  en plongeant le lecteur dans le subconscient de ton personnage principal et ce sans préambule.

  Cependant, je relativise ce propos, dans la mesure ou cela ne m'est pas apparu lors de ma première lecture. De plus, vu la qualité globale de cette nouvelle j'avoue avoir plus envie d'en "prendre de la graine" qu'à critiquer cette dernière.

  J'attendrai donc avec impatience tes autres écris.
A vaincre sans péril, triomphe sans gloire.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #5 le: 01 Avril 2014 à 13:17:51 »
Bonjour Millanox,
J'ai lu avec intérêt ton texte. Je trouve qu'il est bien écrit malgré quelques incohérences qui n'engage que ma lecture à moi, bien entendu.
Citer
d’une taille soigneuses
d’une taille soigneuse!
Citer
En lieu et place, une couleur inconnue des humains, innommée, peignait le nouveau visage du lieu.
la répétition du terme lieu (endroit) et cet adjectif innomée tombe mal à propos d'une chose déjà inconnue!
Citer
que cet anéantissement, aussi terrifiant et irréversible soit-il, exécutait sa tâche avec lenteur
J'aurais remplacé 'exécutait sa tâche':  que cet anéantissement, aussi terrifiant et irréversible soit-il, s'accomplissait avec lenteur!
Citer
face au mur qui avançait
puisque la chose s'effondre vaut mieux  la qualifier d'abîme  ou gouffre au lieu de mur!
Citer
Ainsi, elle était convaincue d’être la dernière personne à peupler ces terres en sursis.
alors qu'avant dans les premiers paragraphes  dans un champ de vigne elle se trouvait au milieu de  la verdure en pleine croissance, porteuse de vie.
Citer
   — Je sais tout cela, répondit la femme sans lever les yeux de son ouvrage.
Là on peut entrevoir la chute à travers ce  délire  puisque la femme sait et ne bouge pas!
Je ne sais pas si une personne reste consciente pendant le coma! Mais me diras-tu il y' a plusieurs sortes de coma et rien n'interdit un coma semblable à un cauchemar...
 Coté écriture, c'est fluide et bien écrit. Le principal est d'accrocher le lecteur et de l'emmener jusqu'à la chute.
En tout cas j'ai lu avec plaisir
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #6 le: 01 Avril 2014 à 14:09:08 »
Merci beaucoup Underwood ! ton commentaire me fait chaud au cœur !  :-[  :)
J'ai relu l'intro et je n'arrive pas à me décider à l'enlever, ça me paraît tout de même poser un peu le décor... je verrais si d'autres me font la même remarque ! :)

Merci à toi aussi Babataher de ton passage ! J'ai corrigé la coquille ! pour tes autres remarques, j'en ai suivies plusieurs que j'ai trouvées très pertinentes, merci de tes conseils :). Par contre, j'ai laissé innommé pour l'instant, c'est vrai que ça fait peut-être un peu lourd avec "inconnu" avant, mais j'aimais bien cette idée que le langage humain ne sache pas dire cette couleur, et je n'arrive pas non plus à renoncer à "inconnu"... bref, si d'autres tiquent, je pense que je céderai !  ;)

Citer
Citer
Ainsi, elle était convaincue d’être la dernière personne à peupler ces terres en sursis.
alors qu'avant dans les premiers paragraphes  dans un champ de vigne elle se trouvait au milieu de  la verdure en pleine croissance, porteuse de vie.
pour ça c'est plus l'idée que les autres sont déjà tous anéantis malgré des traces de ceux qui peuplaient les lieux il n'y a pas si longtemps

Pour le coma, je ne sais pas trop... je n'étais pas non plus partie sur quelque chose d'ultra réaliste...

Le texte est un peu long (pas tant que ça non plus) et il y a un vrai enjeu à ce que le lecteur ne lâche pas en cours de route, qu'il "accroche" jusqu'à la fin. donc je suis super contente que ça fonctionne :)
 

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #7 le: 14 Avril 2014 à 20:45:06 »
Comme promis, je viens commenter :)

Citer
Ce silence de mort contrastait furieusement avec la verdure en pleine croissance, porteuse de vie, partout autour de la jeune fille.

C'est lourd ici, faudrait revoir la ponctuation

Citer
Alors, sous les yeux éberlués d’Efillufred, les pâturages qui lui faisaient face, de l’autre côté de la vallée, furent engloutis par le néant.

Alors inutile, "sous les yeux de" est lourd.

Citer
La douleur s’empara instantanément de sa paume

Lourd

Citer
Dix jours qu’Efillufred Nowwoh fuyait la mort

Elle ne mange pas ?

Citer
mais la prophétie énoncée par l’habitante

l'évidence ?

Citer
— Partout où je fuis, ce néant me poursuit, dit-elle. Et si je fais le tour complet du monde, alors j’aurai laissé le temps décider à ma place.

Sans compter les mers, océans et montagnes :P

Citer
« J’ai peur, Maiereh. Je sais que je dois regarder en moi, mais j’ai peur de ce que j’y trouverai.
Sooooo cliché ^^

Je ne suis pas convaincu. Par la chute, déjà, même si la partie avec Jack (sérieusement ? Jack ? Le seul perso à qui ce prénom va c'est lui :mrgreen:) est plutôt bien faite. C'est la seule que j'ai vraiment appréciée, je crois :/ Mais la conclusion, bof.
D'une manière générale, j'ai eu du mal avec le style. Je n'ai pas réussi à relever ce qui me gênait précisément mais je dirai que c'est quelque chose dans la construction des phrases et le choix des mots. L'histoire en elle-même a du potentiel mais je ne sais pas comment le combiner avec ta fin. Et il y a les quelques mini-incohérences que j'ai signalées :)

Bon courage pour retravailler ce texte si jamais tu veux le faire.

« Modifié: 14 Avril 2014 à 21:03:25 par Loïc »
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #8 le: 14 Avril 2014 à 21:29:43 »
Salut Loïc, merci de ton passage, c'est bien cool ! :)

alors je suis un peu perplexe devant ton commentaire...
Je sens pas trop les deux premières lourdeurs que tu as relevées, je verrai si d'autres coincent dessus. pour "s'empara instantanément", je crois que je vais dégager l'adverbe, en espérant que ça suffise ! De même j'adopte ton "évidence" à la place de la prophétie, merci pour le tuyau  ;)


Citer
Citer
Dix jours qu’Efillufred Nowwoh fuyait la mort


Elle ne mange pas ?
euh... si tu as lu les premières phrase du texte ça dit ça :
Citer
Dix jours déjà qu’elle fuyait sans relâche. Autant de temps sans manger, boire ou dormir. Efillufred Nowwoh savait que c’était impossible et avait d’abord pensé qu’elle s’était perdue dans un rêve.


Citer
Citer
— Partout où je fuis, ce néant me poursuit, dit-elle. Et si je fais le tour complet du monde, alors j’aurai laissé le temps décider à ma place.


Sans compter les mers, océans et montagnes :P
là je crois qu'on est dans un univers suffisamment hors réalité pour que ça passe honnêtement

Enfin, j'ai du mal a comprendre que tu trouves que l'histoire a du potentiel si tu trouves ça cliché ???? :

Citer
Citer
« J’ai peur, Maiereh. Je sais que je dois regarder en moi, mais j’ai peur de ce que j’y trouverai.


Sooooo cliché ^^

En tout cas c'est effectivement un texte que j'ai envie de retravailler pour en faire quelque chose de réussi :) mais là tu me donnes pas tellement de pistes :( changer complétement le style d'écriture (je pense au final comme tu as l'air de le dire que c'est ce qui t'as pas trop plu) ça m'ennuie car je trouvais qu'il collait pas mal à l'ambiance...
Quoi qu'il en soit la remontée donnera peut-être lieu à d'autres commentaires pas convaincu avec des pistes à suivre ! :)

Merci du temps que tu as pris et j'espère que tu prendras + de plaisir à me lire une autre fois !

Milla

Donaldo75

  • Invité
Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #9 le: 15 Avril 2014 à 00:21:32 »
Hello Milla, cela faisait longtemps.
Eh bien, que dire de plus si ce n'est que j'ai adoré.
Le style, l'histoire, la narration et la chute, que de cordes tu possèdes à ton arc.
Je suis entré facilement dans cette nouvelle et je l'ai dévoré jusqu'à la fin.
Le lecteur rentre complètement dans cet univers et voit la planète s'effondrer puis quand tu amènes le dénouement tu nous surprends sans pour autant briser le rêve.
C'est très très fort !
Bravo et mille mercis.
Donald.

naima06

  • Invité
Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #10 le: 15 Avril 2014 à 07:55:46 »
Hola !

J'ai vraiment apprécié, ça se lit tout seul et c'est super bien écrit. J'aime particulièrement comment tu suggères que l'intérieur d'une personne est aussi vaste qu'un monde, qu'une planète entière !

Juste une petite faute d'orthographe à signaler :

Citer
Sous la table, elle aperçut, dépassant quelque peu, un hachoir tâché de rouge et tout près, le membre amputé.
Ça serait taché plutôt que tâché ;)

Merci pour la joyeuse lecture!

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #11 le: 15 Avril 2014 à 08:28:56 »



Citer
Citer
Citer
Dix jours qu’Efillufred Nowwoh fuyait la mort


Elle ne mange pas ?
euh... si tu as lu les premières phrase du texte ça dit ça :
Citer
Dix jours déjà qu’elle fuyait sans relâche. Autant de temps sans manger, boire ou dormir. Efillufred Nowwoh savait que c’était impossible et avait d’abord pensé qu’elle s’était perdue dans un rêve.

Ouais. Ca m'était sorti de la tête. Et puis à l'éclairage de la fin ça me semble évident.


Citer
Citer
Citer
— Partout où je fuis, ce néant me poursuit, dit-elle. Et si je fais le tour complet du monde, alors j’aurai laissé le temps décider à ma place.


Sans compter les mers, océans et montagnes :P
là je crois qu'on est dans un univers suffisamment hors réalité pour que ça passe honnêtement

Enfin, j'ai du mal a comprendre que tu trouves que l'histoire a du potentiel si tu trouves ça cliché ???? :

Comme pour les repas, effectivement c'est logique à la lumière de la fin. Mais sinon tout le début peu être intéressant et la fin décevante, cf. Harry Potter par exemple u_u

Citer
En tout cas c'est effectivement un texte que j'ai envie de retravailler pour en faire quelque chose de réussi :) mais là tu me donnes pas tellement de pistes :( changer complétement le style d'écriture (je pense au final comme tu as l'air de le dire que c'est ce qui t'as pas trop plu) ça m'ennuie car je trouvais qu'il collait pas mal à l'ambiance...

Et surtout je ne pense pas que ce soit possible ; enfin ça reste ton texte, j'arrive pas trop à expliquer ce que je veux dire mais voilà l'idée ^^

Citer
Merci du temps que tu as pris et j'espère que tu prendras + de plaisir à me lire une autre fois !

Milla

Je n'en doute pas =)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #12 le: 15 Avril 2014 à 10:53:34 »
@Donald : merci de ton passage et très heureuse que tu aies aimé :)

@Naïma : merci beaucoup ! dans l'ensemble ce texte plaît beaucoup pour le moment. J'avais pas une écriture très fluide il ya pas si longtemps et je suis contente d'avoir manifestement progresser !!!
Sinon, c'est une tâche ardue de ne pas tacher un texte avec des fautes d'orthographes !!! hihihi  :mrgreen: Merci beaucoup d'avoir repéré celle-là, tu as l'œil ! :)

Milla

MillaNox

  • Invité
Re : Efillufred Nowwoh V2 (explicite un peu à un moment)
« Réponse #13 le: 30 Avril 2014 à 23:51:33 »
Bon ben comme j'ai trouvé un appel à texte qui a l'air sympa, (voir la rubrique concernée pour ceux que ça peut intéresser) j'ai essayé de retravailler ce texte.
donc je vous présente la version 2 (dans le post initial) et je serai ravie de lire vos bons conseils !  :)

Hors ligne Rémi

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Re : Efillufred Nowwoh (explicite un peu à un moment)
« Réponse #14 le: 11 Novembre 2014 à 00:14:01 »
A commenter bientôt.

En attendant l'édit, au premier paragraphe, coquillette de première !
Citer
nulle invraisemblance n’aurait dû l’interpelée.
argh ! C'est Milla qui écrit ?

Je mets à jour ce com' dès que possible.

Edit :
Juste un com' de première lecture :
On rentre bien dedans, on gamberge un peu (dans le bon sens du terme, on se pose des questions) et puis la chute (qui est classique) arrive franchement bien. Ton personnage est bien palpable, le côté fantasy qui tourne au questionnement existentiel c'est marrant. De beaux paysages aussi, un peu surnaturel ou "surexposé", bien cool quoi.  Bon y'a des trucs chouettes à relever et des passages que je trouve moins bien, détail à venir.

Rémi
« Modifié: 11 Novembre 2014 à 00:30:44 par RémiDeLille »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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