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Auteur Sujet: En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)  (Lu 3195 fois)

Hors ligne Marygold

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En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« le: 30 Mars 2014 à 04:00:37 »
En finir avec Eddy Bellegueule
Edouard Louis

Bon, d'emblée je dois dire que j'ai beaucoup de mal à parler de ce livre car sa lecture m'a laissée avec un sentiment très mitigé.
L’histoire en deux mots : le récit de l’enfance et de l’adolescence, dans un village picard, du petit Eddy qui n’est pas vraiment comme les autres, qui « fait des manières », et ses efforts pour s’intégrer dans la société de ce microcosme.

Au-delà du débat que le livre a engendré, je me suis décidée à l’acheter et le lire parce que le contexte - les difficultés sociales dans la campagne picarde - me parlait un peu. Je l’ai trouvé bien construit, et la manière d’entremêler différents niveaux de discours était une bonne idée et plutôt bien menée. Cependant, présenté comme un récit autobiographique, ce livre est presque carrément une autobiographie (l’auteur l'a lui-même dit – d’autant qu’Eddy Bellegueule est son vrai nom). Or le témoignage est certes poignant mais la manière dont il "règle ses comptes" – si je puis dire – est parfois maladroite. Enfin, c’est mon ressenti. Juste pour parler un peu du débat engendré : sa famille a mal pris le livre – et ça peut se comprendre vu l’honnêteté très crue du discours. Cependant, Edouard Louis aurait dit que c’était un témoignage d’amour pour sa mère et c’est visible aussi. La manière dont sa mère et son père sont décrits, pour ne prendre que ces deux exemples, est souvent très dure mais il y a quelques passages qui leur donnent une autre profondeur, parfois née de contradictions – mais c’est la nature humaine.

Bref, je pense que si cela avait été un vrai roman (même basé sur du vécu), je l’aurai sans doute apprécié sans retenue ; mais le côté autobiographique très prononcé m’a gênée vis-à-vis de toutes les personnes dépeintes dans ce livre et qui n’ont rien demandé.

Quelqu’un d’autre l’a lu ? Je serais ravie de lire d’autres avis !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Meilhac

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Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #1 le: 31 Mars 2014 à 15:59:21 »
Salut.
J'ai lu quelques bouts.
ça m'a l'air pas trop mal écrit.
j'ai été gêné par les italiques à tout de champ. entremêler plusieurs discours, why not, mais soit on le fait bien et c'est pas la peine de souligner lourdement le truc en mettant les uns en italique les autres en normal ; soit on le fait mal, et c'est pas en mettant des italiques partout qu'on sauve le truc.
bon c'est pas trop mal écrit mais c'est pas un roman dont on parlera dans dix ans. il me semble que le roman est sauvé par le sujet : intéressant, touchant, etc.
quant au débat sur le côté autobiographique, je ne comprends pas très bien.
moi si un roman me plait il me plait, s'il ne me plait pas il ne me plait pas, mais je ne change pas d'avis quand j'apprends que les personnages sont inspirés de personnages réels.  si j'apprends que les personnages dont proust se moque dans à la recherche du temps perdu ont vraiment existé, je me dis "ah ben finalement je l'aime pas tant que ça, ce bouquin" ? no way.  ;)
et d'ailleurs ça marche dans les deux sens. ce n'est pas parce que ce qu'il raconte s'est vraiment passé que le livre est bon.
le procès fait à édouard louis je le trouve injuste.
on n'a pas le droit de dire du mal des gens dans les livres ? si c'est ça on est mal barré, et la littérature aussi. ;)
bref à mon avis Marygold, si ce roman t'a beaucoup plu, profites-en, enjoy, abandonne toi sans retenue au plaisir que tu as ressenti et que tu ressentirais de nouveau probablement (si tu as beaucoup aimé) en le relisant  :)
« Modifié: 23 Juin 2014 à 13:53:21 par Meilhac »

Hors ligne Marygold

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  • marmotte aphilosophique
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #2 le: 31 Mars 2014 à 18:33:34 »
j'ai été gêné par les italiques à tout de champ. entremêler plusieurs discours, why not, mais soit on le fait bien et c'est pas la peine de souligner lourdement le truc en mettant les uns en italique les autres en normal ; soit on le fait mal, et c'est pas en mettant des italiques partout qu'on sauve le truc.
Ah, moi j'ai trouvé qu'au contraire, c’était une bonne manière de distinguer les deux. Enlever les italiques rendrait le texte vraiment étrange. Par contre, c'est vrai que parfois c'est un peu lourd mais c'est plutôt de la maladresse, je pense.

quant au débat sur le côté autobiographique, je ne comprends pas très bien.
moi si un roman me plait il me plait, s'il ne me plait pas il ne me plait pas, mais je ne change pas d'avis quand j'apprends que les personnages sont inspirés de personnages réels.  si j'apprends que les personnages dont proust se moque dans à la recherche du temps perdu ont vraiment existé, je me dis "ah ben finalement je l'aime pas tant que ça, ce bouquin" ? no way.  ;)
et d'ailleurs ça marche dans les sens. ce n'est pas parce que ce qu'il raconte s'est vraiment passé que le livre est bon.
le procès fait à édouard louis je le trouve injuste.
on n'a pas le droit de dire du mal des gens dans les livres ? si c'est ça on est mal barré, et la littérature aussi. ;)
Je pense que tu touches du doigt le problème : c'est contemporain dans le sens ou les gens qui sont décrits ici sont vivants (à la différence de la Recherche)... Et c'est peut-être la faute des journalistes qui sont allés les voir, qui ont monté le truc en épingle, si je me sens gênée par ce qui est raconté.
Mais sinon, c'est pas vraiment que j'ai changé d'avis à la fin de ma lecture ; c’était plutôt un processus en cours qui a fait que je n'ai pas apprécié ma lecture autant que je le pensais ^^

Mais merci Meilhac pour ton avis !
Oh yeah ! 8)

Nakenis

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #3 le: 08 Avril 2014 à 21:25:18 »
Hello. Je n'ai pas lu le livre, mais quelques extraits et critiques. En fait, il m'a intrigué, parce qu'il se passe en Picardie, ma région, et c'est là qu'Eddy a d'énormes problèmes à cause de son homosexualité.

J'aimerais juste défendre ma région.  :huhu:
Je suis moi-même gay, et je n'ai eu aucun problème avec ça (ou alors assez insignifiants), je trouve que l'homosexualité est très acceptée en Picardie et dans le nord en général, en comparaison avec le plein sud, ou même la Corse, d'après quelques témoignages d'amis gays.  ><

Je n'irai pas jusqu'à dire qu'Edouard extrapole son histoire, juste dire que les Picards ils sont sympas ! :aah:

Désolé, j'ai été pris d'un élan de patriotisme.

Lorelei

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #4 le: 23 Juin 2014 à 12:06:53 »
je ne souhaitais pas lire ce livre au début car la polémique autour du déterminisme social me gênait ainsi que le message ultra tendancieux : si tu es ch'ti , que tes parents boivent de la bière en regardant TF1, ta vie est finie avant d'avoir commencé.
On croirait relire Germinal ! En plus, Monsieur Louis fait la preuve , par son livre même, que ben oui, on peut s'en sortir. J'ai trouvé le bouquin à la bibli après que des élèves me l'aient recommandé . Je l'ai lu comme un roman, ce qu'il affirme être et je l'ai trouvé bien écrit même les scènes violentes sont lisibles car transcrites dans une écriture épurée. L'italique ne m'a pas gênée. En exergue, E Louis se réclame de Duras notamment du Ravissement  avec "le nom qui ne nomme pas" ....On est loin de Duras mais peut-être va-t-il réussir à se faire un nom...il est si jeune, cela peut venir !

Anlor

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #5 le: 13 Octobre 2014 à 14:53:35 »
Lu !

Alors, j'avais aucune idée des polémiques autour de ce bouquin avant de le lire (je suis d'ailleurs un peu étonnée, parce que les auteurs qui règlent leurs comptes de cette façon, j'ai l'impression que c'est un peu la mode en ce moment justement ; enfin, entre Le Sel de Del Amo, et les Lisières d'Olivier Adam que j'ai lu y a pas longtemps, j'ai vraiment le sentiment qu'on est en train d'épuiser le rapport origine ouvrière/désir de changer de classe et/ou homosexualité ; regardez d'où je viens, c'est triste, mais non mais non c'est pas leur faute).
Du coup, bon, pour moi, côté histoire et son traitement (ambivalence des sentiments vis à vis des parents, tout ça) c'est pas franchement original mais j'ai trouvé que ça se lisait vraiment bien et que y avait des passages assez chouettes.

En plus c'est quand même le premier bouquin de litté blanche que je lis où y a tout un paragraphe tiré de À l'horizontale de Keen'v, j'ai trouvé ça cool.  :huhu:

Nabokov

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #6 le: 14 Octobre 2014 à 08:57:12 »
 « J’en voulais aux individus. J’en voulais à ces deux garçons. La sociologie m’a permis de réaliser que la violence est produite par des structures sociales. Cette violence est invisible. Les enfants pauvres qui sèchent l’école croient faire un choix, sans voir qu’ils subissent des mécanismes violents. »

Si l’on parvient à faire abstraction de son style littéraire indigent, Édouard Louis serait donc avant tout le peintre des réalités sociales contemporaines, n’épargnant au lecteur ni les agissements sordides ni la laideur profonde des esprits qui les commettent. Une sorte d’Émile Zola des années 2000, l’orgueil et le mépris en plus. Il faut avoir profondément pitié d’Édouard Louis, comme on peut avoir pitié de ce gamin un peu morveux qui, une fois devenu grand, singe avec exaltation les manières des brutes qui le persécutaient dans la cour de récré, tout fier d’être enfin habilité à jouir lui aussi de cet outil incroyable qui l’excitait tant lorsqu’il en était la victime : la violence. Bien évidemment, la violence de la victime qui se relève après avoir encaissé les coups que lui a asséné la vie a des relents désespérés, car elle se relève penaude, toute pleine de ressentiment et habitée d’un esprit de revanche. Mais la victime garde la tête haute, n’ayant rapporté avec elle comme unique butin des tréfonds de l’humiliation où elle était plongée que le plus abject et le moins noble de ce que l’âme humaine compte de sentiments : la fierté.

Un bouquin très pauvre tant dans le fond que dans la forme. L'aliboron peut aller se rasseoir.

Anlor

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #7 le: 14 Octobre 2014 à 10:47:48 »
Je te trouve bien dure avec ce roman, Nabokov. C'est vrai que c'est pas l’œuvre du siècle mais de là à le descendre comme ça, j'avoue que je ne comprends pas bien. Enfin, on peut dire ce qu'on veut sur le rapport de l'auteur à sa famille, il n'empêche que sur la couverture, il y a marqué "roman" et pour moi, à partir de ce moment, ce que peut avoir pu ressentir l'auteur au moment de l'écriture je m'en branle ; c'est plus l'auteur qui parle, c'est un narrateur. Partant de là, juger un bouquin sur l'orgueil et le mépris qui émane de la narration (et encore, je suis pas sure qu'il y en ait tant ; oui, c'est condescendant, mais c'est pas beaucoup plus tendre avec le personnage d'Eddy lui-même j'ai l'impression ; enfin, je l'ai pas non plus perçu comme un bouquin "pour régler ses comptes", ce qui m'a plus gênée c'est l'espèce de, euh "fatalisme social" mais bon bref) je trouve ça un peu étrange. Je sais pas comment dire. Enfin bref, pour moi c'est pas non plus un mauvais bouquin (y a des tâtonnements, des trucs pas très en place mais bon, le mec il a 21 ans aussi, il a le temps de progresser).

Nabokov

  • Invité
Re : Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #8 le: 14 Octobre 2014 à 12:20:41 »
"Je te trouve bien dure avec ce roman, Nabokov. C'est vrai que c'est pas l’œuvre du siècle mais de là à le descendre comme ça, j'avoue que je ne comprends pas bien."

Je ne le descends pas. Descendre c'est s'acharner sans aucune raison valable ou en usant d'arguments falacieux - ce qu'Edoaurd Louis fait en bon rebellocrate qu'il est (Cf : l'affaire avec Marcel Gauchet).


"Enfin, on peut dire ce qu'on veut sur le rapport de l'auteur à sa famille, il n'empêche que sur la couverture, il y a marqué "roman" et pour moi, à partir de ce moment, ce que peut avoir pu ressentir l'auteur au moment de l'écriture je m'en branle ; c'est plus l'auteur qui parle, c'est un narrateur. Partant de là, juger un bouquin sur l'orgueil et le mépris qui émane de la narration (et encore, je suis pas sure qu'il y en ait tant ; oui, c'est condescendant, mais c'est pas beaucoup plus tendre avec le personnage d'Eddy lui-même j'ai l'impression ; enfin, je l'ai pas non plus perçu comme un bouquin "pour régler ses comptes", ce qui m'a plus gênée c'est l'espèce de, euh "fatalisme social" mais bon bref) je trouve ça un peu étrange."

Un narrateur qui parle, et un auteur qui écrit. Et ça beau être marqué roman, le terme : produit de supermarché autobiographique me semble plus juste. À chacun sa vision de la chose  :D

Ce qui me gêne c'est exactement ce que décrit Davie Belliard : "En décrivant un monde de bouseux incultes et violents, Edouard Louis dessine en creux celui d’un univers bourgeois moderne et apaisé. Au sous-monde obscur de la plèbe répond dans cette histoire le monde lumineux des dominants, urbains et éduqués, qui, entre autres choses, éditent les livres et en écrivent les critiques. Pour Eddy donc, il n’est pas d’autres choix - ou alors crever - que de passer des ténèbres à la lumière. Il n’est de possible dépassement à cette distinction de classe qu’une seule issue, la fuite. Or, loin d’être subversif, le récit de cette success story réassure la domination des codes et des symboles bourgeois, en nous (re)disant qu’ils sont ce vers quoi il faut tendre «pour s’en sortir», et en (re)donnant l’illusion qu’ils sont accessibles à tous."

Ce clivage simplet où d'un côté on a cette fosse à purins à la misère intellectuelle que sont les petites villes de province, et de l'autre on a droit aux lumières parisiennes ville de la bien pensance, de la tolérance et du progressisme. C'est simpliste, et le goût de mièvre de cette moraline reste coincée au fond de ma gorge.

"Je sais pas comment dire. Enfin bref, pour moi c'est pas non plus un mauvais bouquin (y a des tâtonnements, des trucs pas très en place mais bon, le mec il a 21 ans aussi, il a le temps de progresser)."

L'âge est trop souvent une excuse pour exempter l'auteur de toutes critiques non-dithyrambiques et en même temps lui accorder quelques louanges non-meritées. Par la même occasion, on l'utilise aussi à des fins commerciales. Il a surtout le temps de se faire oublier. Un roman et puis au revoir.

Bien à vous.

Anlor

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #9 le: 14 Octobre 2014 à 12:52:00 »
Je disais juste que je pense qu'on se plante quand on commence à mélanger intention de l'auteur et narration.
Le récit présente l'arrivée au lycée comme une réussite, oui, et alors, comment pourrait-il en être autrement puisque c'est l'idée que s'en fait le personnage ? Pour autant, et encore une fois, je n'ai pas trouvé ce roman plus méprisant que d'autres contemporains sur le même thème, ce que je disais plus haut (et ce serait d'ailleurs pas le premier à caricaturer les "basses classes" mais bon bref ; non, c'est plutôt bien qu'on s'offusque, mais ne soyons pas hypocrites non plus).
Enfin bref, ça me donne quand même pas mal l'impression d'un faux débat autour de ce roman (qui ne mérite autant de bruit, j'veux dire, même pas une critique aussi acerbe ; c'est un roman médiocre, pour moi ; il est pas très bon, il est pas mauvais et surtout, il est pas subversif au point qu'on lui crache à la gueule) qui a dû pas mal servir au Seuil pour écouler son tirage.

(et puis il cite Keen'v quoi, merde !)

Nabokov

  • Invité
Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #10 le: 14 Octobre 2014 à 13:19:37 »
Je disais juste que je pense qu'on se plante quand on commence à mélanger intention de l'auteur et narration.
Le récit présente l'arrivée au lycée comme une réussite, oui, et alors, comment pourrait-il en être autrement puisque c'est l'idée que s'en fait le personnage ? Pour autant, et encore une fois, je n'ai pas trouvé ce roman plus méprisant que d'autres contemporains sur le même thème, ce que je disais plus haut (et ce serait d'ailleurs pas le premier à caricaturer les "basses classes" mais bon bref ; non, c'est plutôt bien qu'on s'offusque, mais ne soyons pas hypocrites non plus).
Enfin bref, ça me donne quand même pas mal l'impression d'un faux débat autour de ce roman (qui ne mérite autant de bruit, j'veux dire, même pas une critique aussi acerbe ; c'est un roman médiocre, pour moi ; il est pas très bon, il est pas mauvais et surtout, il est pas subversif au point qu'on lui crache à la gueule) qui a dû pas mal servir au Seuil pour écouler son tirage.


(et puis il cite Keen'v quoi, merde !)

Roman médiocre, non subversif. On est d'accord. Le but d'une critique acerbe est de remettre l'église au milieu de village, beaucoup trop de critiques en ont fait l'éloge le traitant comme un roman fabuleux, bouleversant, et autres flagorneries.  :)

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
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Re : Re : En finir avec Eddy Bellegueule (Edouard Louis)
« Réponse #11 le: 17 Octobre 2014 à 19:45:44 »
je pense qu'on se plante quand on commence à mélanger intention de l'auteur et narration.
+ 10 000
(à part que je sais pas qui c'est Keen'v).
ça me fait un peu peur moi que certains se comportent comme si le narrateur d'un roman ne pouvait pas être méprisant, salopard, macho, etc. si demain j'écris un roman où je fais parler mussolini à la première personne, je vais me faire traiter de facho ? merde alors.
ça empêche pas de s'intéresser aux représentations qu'un personnage (le narrateur ou un autre) a de telle classe sociale par exemple.
mais pas de raison de le clouer au pilori.
(pour le reste j'ai donné mon avis plus haut, je le trouve ni génial ni nullissime ce roman ; pas de quoi en faire un foin en tout cas à mon avis :--)). 8)

 


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