Je ne vais pas décortiquer un sonnet quand même... Non, je ne te fais pas l'affront d'une approche technique en citation/remarque. Je trouve ça trop vulgaire. Assez étonnant dans un sonnet, qui n'a que quatorze vers et donc à peu près 168 syllabes d'avoir deux fois le même mot, surtout quand c'est un adjectif ; est-ce que cela accuse une faiblesse de vocabulaire ou plutôt dénonce une paresse ? Je te souhaite que la deuxième réponse soit la bonne. Sur les images, je suis encore étonné, considérant que rien ne correspond à rien ; pourquoi choisir une forme classique si c'est pour la détourner avec mollesse ? Un langage grossier, ou des couple impertinents de noms-épithètes auraient été marrants, et originaux, mais là, non... Les métaphores sont creuses : un "lointain" naufragé (pourquoi lointain ? Lointain par rapport à quoi/qui ?) a son visage recouvert d'une ombre ? Ah. Bon, oui, pourquoi pas, mais c'est fumeux. Le vers "tandis quelle trempait ses pieds nus dans la Sambre" est vraiment magnifique. Mais le reste est imprécis, confus, toussoteux, maladroit, manque de technique et d'idées, les qualifications ne collent pas, et l'intérêt même de la description est douteux.
Dommage.