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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)

Auteur Sujet: Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)  (Lu 2242 fois)

Hors ligne Chat-noir

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Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« le: 08 Mars 2014 à 23:41:53 »
Hello tout le monde ! :)

Voici mon premier défi ! *suis-tout-fier*
Celui-ci m'avait été lancé par Doctor Grimm, le fameux petit poney rose, qui me demandait d'écrire une histoire glauque avec une cannette d'Orangina, des ciseaux géants et un hamster.
Et, comme je suis pas du genre à me dégonfler, voici le résultat ! :)
PS : je viens de finir et j'ai pas encore relu donc désolé pour les fautes ! ^^'

Trois témoins

Lucie s’était enfermée dans sa chambre, loin de ses parents, loin de tous… Le regard nerveux et le cœur battant à la chamade, elle se précipita vers son bureau. D’un grand geste, elle balaya tout ce qui se trouvait sur le meuble. Les cahiers, matériels scolaires et pots à crayons furent projetés à l’autre extrémité de la pièce dans un grand fracas. La place faite, la brune aux taches de rousseurs contourna son lit et se mit à genoux. Soulevant la couette touchant le sol, elle plongea la main dans la pénombre, là où autrefois elle pensait trouver un monstre, et fit glisser une boite jusqu’à elle. Elle la saisit fermement comme si elle avait peur qu’elle s’échappe et s’avança vers la bibliothèque. Après avoir fait glisser ses doigts de long des bouquins, elle agrippa un grand ouvrage et le fit glisser hors de ce rangement littéraire. Enfin, elle se dirigea vers le bureau blanc, y disposa le livre et garda la boite à chaussure entre les mains. Elle fixa le couvercle un instant, ses yeux brillant de satisfaction. Enfin, elle sera vengée de toutes ces années de souffrances. Tous ces pleurs, ces humiliations, ces moqueries, ces cheveux tirés, ces bousculades volontaires, ces ricanement puériles, ces horreurs seront bientôt qu’un souvenir. Un souvenir qui restera ancré dans sa mémoire mais qui lui rappellera seulement la couleur du sang de ses victimes qui furent ses bourreaux. Vengeance, douce vengeance, comme Lucie t’avait rêvé !  L’adolescente ouvrit la boite et sourit. Entre les quatre petits murs de carton, un hamster au regard nerveux essayait de se hisser sur ses pattes arrière, appliquant ses pates avant sur le rebord de la boite. Emettant des petits couinements, l’animal reniflait l’air, fixant Lucie de ses yeux noisette. Celle-ci afficha un sourire espiègle et porta son attention sur le livre posé à côté précédemment. Elle planta son ongle parmi les pages, là où elle avait corné un coin, et ouvrit le bouquin. Aussitôt, une photographie chuta de l’ouvrage. Une photo de classe. Les élèves s’étaient alignés dans la salle informatique, prenant la pose et souriants. Lucie n’était pas sur ce cliché. On lui avait collé un chewing-gum dans les cheveux et elle s’était donc enfermée dans les toilettes pour ne pas assister à la photo, essayant à tout prix de décoller l’horrible sucrerie. Mais on lui donna tout de même un exemplaire de la photo et elle avait aussitôt prit un gros feutre rouge. Effectivement, sur le papier glacé, des cercles rouges avaient été dessinés. Ils entouraient le visage d’un de ses camarades. Lucie vociféra entre ses dents avant de se pencher vers ses chaussettes !
« - Tu ne payes rien pour attendre, John McAlway, vieille pourriture… »
Elle fourra ses doigt dans sa chaussette droite et en sortit un couteau de cuisine. Elle l’avait discrètement retiré du tiroir de la cuisine alors que sa mère avait le dos tourné. Elle se redressa, l’ustensile dans la main droite et un affreux rictus aux lèvres. Elle balaya un instant les pages du livre du regard puis rapporta son attention sur l’animal qui se cognait contre les parois de la boite. L’adolescente ria :
« - Ne gigote pas trop toi ! Vu le prix que tu m’as coûté en animalerie, je ne veux pas te laisser filer ! »
Faisant craquer ses doigts, elle remplit ses poumons d’air. Elle recula d’un pas, brandissant le couteau au-dessus de son épaule droite. Puis, la main tremblante, elle prononça avec peine :
« - Désolée… »
Brusquement, elle rabattit sa main et la lame fonça sur la pauvre bête. Aussitôt, un couinement strident retentit et un liquide rouge tacha la page du bouquin. En haut de celle-ci, des lettres gothiques exhibaient le titre du chapitre : Magie noire et sorts néfastes…

John McAlway était seul. Assis sur un banc, abandonné comme un chien pouilleux, il attendait le bus dans cette nuit froide d’automne. Grand, il balaya le paysage de ses yeux vitreux. Il engouffra la main dans la poche de son manteau de cuir et en sortit son téléphone portable. Reniflant, il appuya sur quelques touches puis porta l’appareil à l’oreille en soupirant. Après une courte attente, il cria d’une voix vulgaire :
« - Bon, qu’est-ce que tu fous ? Quoi ? Tu ne peux pas venir ? »
Le portable coincé entre son épaule et son oreille, John prit habilement son paquet de cigarette et en alluma une :
« - Mec ! Y aura de l’alcool et des nanas, tu ne peux pas rater ça ! »
De la fumée sortit en masse de ses narines :
« - Non, j’y vais en bus, mon scooter est mort. Moi ? Payer ? Attends, tu rigoles ? »
L’adolescent se leva, commençant à marcher en rond, signe d’impatience :
« - Bon, tu… Jeff ? Hey ! Jeff ! T’es là ? »
Perplexe, il écouta un instant la voix de son ami se déformer avant de sombrer dans le silence, puis éloigna l’appareil de son visage, fixant l’écran. Une expression de colère envahit son visage et, après avoir pris de l’élan, il donna un puissant coup de pied dans une cannette vide d’Orangina  en criant. Le cylindre de métal voltigea jusque dans l’ombre alors que John McAlway se retournait en marmonnant. Puis, alors qu’il s’approchait du banc, il sentit une vive douleur lui atteindre l’arrière du crâne puis partir aussi vite. Il se retourna vivement et fixa la même cannette que précédemment en train de rebondir sur le sol. Il jeta violemment sa cigarette sur le sol et, sans prendre le temps d’écraser son mégot, se baissa pour ramasser le récipient. Il examina l’obscurité et hurla, sa main écrasant peu à peu la cannette :
« - Qui est le salopard qui m’a jeté cette cannette ? »
Sa bouche se tordit sous l’effet de la colère :
« - Tafiole ! »
Soudainement, les lampadaires éclairant la rue désertes clignotèrent en  harmonie avant de s’éteindre un par un dans une pluie d’étincelle. Observant cet étrange spectacle, John murmura en écarquillant les yeux :
« - C’est quoi ce bordel ? »
L’obscurité l’entourant complétement, le jeune homme recula, jetant des regards furtif autour de lui. Il avait tellement entendu d’histoire de morts-vivants et d’esprits revenus d’outre-tombe que ces figures horrifiques ne cessaient de lui revenir en tête à chaque fois qu’il se retrouvait dans le noir. Son cœur s’accélérant, sa respiration prenant une cadence infernale, il cria quand son dos heurta un panneau publicitaire. Il retint son souffle un instant puis, voyant que rien n’arrivait, respira profondément, laissant reposer sa tête sur la vitre protégeant l’affiche. La lune brillait de mille-feux dans le ciel d’un noir d’ébène. Tout semblait calme dans la ville. Pas de bruit d’automobile, pas de signe sonore de population, pas d’avion traversant les nuages… Le silence, seulement le silence. Puis brusquement, la vitre dans le dos de John éclata et une dizaine de bras en jaillirent. Meurtris, blessés, déchiquetés, brûlés, tordus, les membres fouettèrent en instant l’air sous les cris de la brute devenue peureuse. Une par une, les mains aux doigts tortueux et crasseux se rabattirent sur John, déchirant parfois ses vêtements et enfonçant souvent leurs ongles dans sa chaire. Des larmes perlèrent les joues du jeune homme alors que les griffes lacéraient son corps maigre et sans muscle. Alors que les bras essayaient d’attirer l’adolescent en arrière, une idée cruelle lui envahit l’esprit : la dernière chose qu’il vit avant de mourir, c’était une cannette d’Orangina…vide…

Quelques minutes avant l’accident, une douce mélodie résonnait dans les tréfonds de l’au-delà. Dans le monde des défunts, sur la montagne de la faucheuse, dans sa tour noueuse, la Mort jouait du violon. La jeune femme à la longue robe noire tenait l’archer d’une main squelettique gracieuse et le frottait contre les cordes avec douceur, comme on berce un enfant sur le point de s’endormir. Les notes s’enchainaient, telle une grande parade. La Mort fermait les yeux. Tout du moins, elle avait seulement put rabattre sa paupière droite puisque l’autre avait disparue comme tout le côté droit de son corps. Seuls ses os lui restaient de ce côté. Sa peau était peu à peu tombé en poussière, sa chaire avait pourrie et ses muscles s’étaient asséchés alors que son côté gauche avait gardé toute sa splendeur. Sa peau était rose, son œil d’un vert profond et ses lèvres délicates. Ses cheveux d’or étaient certes quelque peu noueux mais ils avaient gardés leur chaste d’antan. A force de prendre la vie des autres, la Mort reconstituait la sienne. Mais elle n’était pas chargée de toutes les morts. Elle s’occupait seulement des plus importantes ou des plus périlleuses. Les autres étaient réalisées par des collègues tels que l’Ankou. Cela lui laissait le temps pour d’autres activités tel que la musique. Toutes ces années d’isolement en haut de cette tour lui avaient servie à apprendre à merveille le violon ou encore le piano. Parfois, elle voyait à travers la fenêtre que certaines âmes venait devant se demeure pour écouter ses morceaux. Aujourd’hui, elle n’avait pas pris le temps de regarder. Elle avait fini une affaire de Vaudou et s’était emparée de son instrument. Mais quand elle voulue débuter une énième fois La marche funèbre, elle fut interrompue par un bruit strident émanant d’une grande coiffeuse se tenant dans un coin de la pièce circulaire. La Mort soupira, posa le violon ainsi que l’archet sur un guéridon et se leva difficilement de son fauteuil.  Elle s’avança jusqu’au meuble bruyant, faisant claquer son unique talon sur le carrelage noir et blanc, ne pouvant enfiler de chaussure sur son pied squelettique. Au fil de sa marche, sa longue robe trainait sur le sol, ramassant ainsi des centaines de grains de poussière. La jeune femme s’arrêta enfin devant la coiffeuse, se regarda un instant dans la glace et leva l’œil au ciel. Puis, ignorant l’épouvantable bruit, elle se demanda alors qu’elle approcha son doigt squelettique du verre :
« - Alors, à qui ais-je à faire maintenant ? »
Son doigt entra en contact avec son reflet. Soudainement, le son s’arrêta et la surface du verre trembla. Son double se brouilla et doucement, une image apparut dans le miroir. Un adolescent en pleurs était plaqué contre un panneau publicitaire, retenu par des mains  démoniaques. La Mort sourit :
« - Magie noire, hein ! »
La jeune femme ouvrit un tiroir de la coiffeuse et en sortit une paire de ciseaux surdimensionnée aux lames tordues. Elle fixa l’outil d’un regard satisfait et plongea vivement la main gauche dans le miroir, comme on pourrait la plonger dans de l’eau. Un vent sembla ébouriffer la Mort alors qu’une vague de savoir inondait son esprit. Elle savait tout à présent sur sa victime. Doucement, elle retira sa main du verre, faisant sèchement claquer les lames des ciseaux d’impatience. Du bout des doigts, elle tenait une ficelle. Celle-ci, fine et courte, portait le peu de vie qui restait à John McAlway. La Mort approcha doucement les ciseaux ouverts du fil. Dans un sourire de satisfaction, elle déclara :
« - Tu n’aurais pas dut embêter tes camarades, John ! »
L’outil brilla à la lumière de la seule lampe éclairant la grande pièce. La Mort prit une grande inspiration. Les lames claquèrent, la ficelle se divisa en deux bouts. Ceux-ci tombèrent vulgairement dans le vide alors que dans le miroir, le corps de John McAlway gisait parterre parmi les débris de verre, inerte. La vengeance de Lucie était maintenant accomplie, grâce à seulement trois petites choses : un hamster, des ciseaux…et une cannette d’Orangina…
« Modifié: 09 Mars 2014 à 18:18:28 par Chat-noir »
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

Hors ligne Murphy Yamon

  • Scribe
  • Messages: 71
Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #1 le: 09 Mars 2014 à 15:03:16 »
Quelques petites remarques avant de donner mon avis (c'est surtout des fautes de frappe ; en espérant que t'as pas déjà relu et corrigé toi-même en parallèle, auquel cas j'aurais fait tout ceci pour rien  :D ).
- Tous ces pleures, ces humiliation, ces moqueries... => pleurs, humiliations
- Un souvenir qui restera encré dans sa mémoire => ancré
- un hamster au regard nerveux essayez de se hisser => essayait
- Brusquement, elle rabattit sa main et la lame fonça sur la pauvre bête. => j'aurais plutôt dit "abattit" mais c'est totalement subjectif
- Grand, il balaya le paysage de ses yeux vitreux. => Pareil, c'est subjectif, mais j'aurais trouvé plus fluide quelque chose comme " Le grand balaya le paysage..." voire le "grand brun/blond/roux" même.
- Moi ? Payer ? Attends, tu rigole ? » => rigoles
- Il jeta violement sa cigarette sur le sol => violemment
- se rabattirent sur John, déchirant parfois ses vêtement => vêtements
- alors que les griffes lui lacéraient son corps maigre et sans muscle. => lacéraient son corps (sans "lui" avant) ; "lui lacéraient" et "son corps" font comme une sorte de répétition qui alourdit la phrase je trouve.
- une idée cruelle lui envahit l’esprit : la dernière qu’il vu avant de mourir, c’était une cannette d’Orangina…vide… => il manque un mot je pense = la dernière chose qu'il vit avant de mourir ?
- et le frotter contre les cordes avec douceur => frottait
- Seule ses os lui restaient de ce côté. => Seuls
- alors que son côté gauche avait gardé toute sa splendeur. => Quel côté est intact et lequel est en squelette ? Il me semble que t'as dis que le gauche était squelettique quelques phrases plus tôt
- Un adolescent en pleure était plaqué contre un panneau => en pleurs
- des mains démoniaque. => démoniaques
- La Mort prit une grande inspira. => tion ? (mo-mo-motus... quoi ? mais non, si je sors maintenant je pourrais pas finir mon message  :noange:)

Je suis loin d'être un expert donc il peut y en avoir d'autres que j'ai pas repérés.

Sinon, mon avis en tant que tel : déjà bravo pour cette histoire parce que personnellement, à base de défi de ce genre, je suis incapable de faire un truc potable.
J'ai trouvé les deux premières parties particulièrement glauques, une ambiance digne d'un film de fantôme asiatique ; j'ai adoré. La troisième est très bien aussi mais ça cassait un peu ladite ambiance je trouve, de passer d'un coup du côté du monde des morts. Mais c'est vraiment chipoter parce qu'elle est tout aussi prenante et sombre.
Pour la dernière phrase par contre, j'ai pas trop saisi en quoi la canette d'Orangina avait participé à l'affaire  :???:. J'ai peut-être loupé une ligne ou un détail, remarque, ça m'étonnerait pas de moi. Pas évident non plus d'inclure ça dans une histoire de meurtre faut dire.

Enfin bref, j'ai adoré cette petite histoire d'horreur. Ça aurait été le début d'un roman, j'aurais sans doute tout dévoré en un jour. Pour ce qui est du style, c'était généralement simple et limpide donc rien à y redire. Peut-être quelques tournures que j'aurais faites différemment (comme celles du début de mon message) mais rien de bien gênant.

En espérant pouvoir lire de nouvelles histoires horrifiques de toi bientôt  :)

PS : je crois aussi avoir repéré un "il ou elle ria" quelque part dans le texte (je viens de m'en souvenir). Si j'ai pas de souvenirs inventés, c'est plutôt "il rit".
« Modifié: 09 Mars 2014 à 15:08:03 par Murphy Yamon »

Hors ligne Chat-noir

  • Troubadour
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  • Grand marionnettiste de vos angoisses enfantines.
Re : Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #2 le: 09 Mars 2014 à 18:09:58 »
Quelques petites remarques avant de donner mon avis (c'est surtout des fautes de frappe ; en espérant que t'as pas déjà relu et corrigé toi-même en parallèle, auquel cas j'aurais fait tout ceci pour rien  :D ).
- Tous ces pleures, ces humiliation, ces moqueries... => pleurs, humiliations
- Un souvenir qui restera encré dans sa mémoire => ancré
- un hamster au regard nerveux essayez de se hisser => essayait
- Brusquement, elle rabattit sa main et la lame fonça sur la pauvre bête. => j'aurais plutôt dit "abattit" mais c'est totalement subjectif
- Grand, il balaya le paysage de ses yeux vitreux. => Pareil, c'est subjectif, mais j'aurais trouvé plus fluide quelque chose comme " Le grand balaya le paysage..." voire le "grand brun/blond/roux" même.
- Moi ? Payer ? Attends, tu rigole ? » => rigoles
- Il jeta violement sa cigarette sur le sol => violemment
- se rabattirent sur John, déchirant parfois ses vêtement => vêtements
- alors que les griffes lui lacéraient son corps maigre et sans muscle. => lacéraient son corps (sans "lui" avant) ; "lui lacéraient" et "son corps" font comme une sorte de répétition qui alourdit la phrase je trouve.
- une idée cruelle lui envahit l’esprit : la dernière qu’il vu avant de mourir, c’était une cannette d’Orangina…vide… => il manque un mot je pense = la dernière chose qu'il vit avant de mourir ?
- et le frotter contre les cordes avec douceur => frottait
- Seule ses os lui restaient de ce côté. => Seuls
- alors que son côté gauche avait gardé toute sa splendeur. => Quel côté est intact et lequel est en squelette ? Il me semble que t'as dis que le gauche était squelettique quelques phrases plus tôt
- Un adolescent en pleure était plaqué contre un panneau => en pleurs
- des mains démoniaque. => démoniaques
- La Mort prit une grande inspira. => tion ? (mo-mo-motus... quoi ? mais non, si je sors maintenant je pourrais pas finir mon message  :noange:)

Je suis loin d'être un expert donc il peut y en avoir d'autres que j'ai pas repérés.

Sinon, mon avis en tant que tel : déjà bravo pour cette histoire parce que personnellement, à base de défi de ce genre, je suis incapable de faire un truc potable.
J'ai trouvé les deux premières parties particulièrement glauques, une ambiance digne d'un film de fantôme asiatique ; j'ai adoré. La troisième est très bien aussi mais ça cassait un peu ladite ambiance je trouve, de passer d'un coup du côté du monde des morts. Mais c'est vraiment chipoter parce qu'elle est tout aussi prenante et sombre.
Pour la dernière phrase par contre, j'ai pas trop saisi en quoi la canette d'Orangina avait participé à l'affaire  :???:. J'ai peut-être loupé une ligne ou un détail, remarque, ça m'étonnerait pas de moi. Pas évident non plus d'inclure ça dans une histoire de meurtre faut dire.

Enfin bref, j'ai adoré cette petite histoire d'horreur. Ça aurait été le début d'un roman, j'aurais sans doute tout dévoré en un jour. Pour ce qui est du style, c'était généralement simple et limpide donc rien à y redire. Peut-être quelques tournures que j'aurais faites différemment (comme celles du début de mon message) mais rien de bien gênant.

En espérant pouvoir lire de nouvelles histoires horrifiques de toi bientôt  :)

PS : je crois aussi avoir repéré un "il ou elle ria" quelque part dans le texte (je viens de m'en souvenir). Si j'ai pas de souvenirs inventés, c'est plutôt "il rit".

Non, je n'avais pas encore relu... :) Et je vais de ce pas corriger toutes les fautes que tu m'as signalé !
Sinon, merci beaucoup... Et oui, tu as raison, la troisième partie est plus gothique que horrifique... Mais je ne voyais pas comment utiliser les ciseaux autrement ! ^^
Et pour la cannette d'Orangina, si tu relis bien, tu remarquera que c'est la première chose de "paranormale" qui arrive à John (si on ne compte pas le téléphone). Mais c'et sûr que c'est un élèment moins important que ls ciseaux ou le hamster ! :)

En tout cas, merci pour ta lecture ! :)
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

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  • Aède
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Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #3 le: 09 Mars 2014 à 23:13:12 »
Bouabouah, pantois que je suis et ma langue est en train de faire le boulot de l'aspirateur en aspirant la poussiere tapissant legerement mon sol blanc cassé
J'ai beaucoup aimé ! J'ai ete conquis par la richesse de ta narration sans trop te pencher sur les description, ce qui sied vraiment bien a ce texte
Un defi pleinement reussi pour moi *_*
(Faudrai peut etre que je commence a faire le mien en fait x) )
I prefer to think that God is not dead, just drunk

Hors ligne Chat-noir

  • Troubadour
  • Messages: 346
  • Grand marionnettiste de vos angoisses enfantines.
Re : Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #4 le: 09 Mars 2014 à 23:21:35 »
Bouabouah, pantois que je suis et ma langue est en train de faire le boulot de l'aspirateur en aspirant la poussiere tapissant legerement mon sol blanc cassé
J'ai beaucoup aimé ! J'ai ete conquis par la richesse de ta narration sans trop te pencher sur les description, ce qui sied vraiment bien a ce texte
Un defi pleinement reussi pour moi *_*
(Faudrai peut etre que je commence a faire le mien en fait x) )

Je t'ai donc transformé en aspirator-man ! o/
Et bien, je te remerci et je viendrais avec plaisir découvrir le tiens ! :))
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

Nakenis

  • Invité
Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #5 le: 17 Mars 2014 à 21:39:33 »
Je tiens à laisser mon petit commentaire, moi aussi.  :-[

Alors déjà félicitations pour ce défi, écrire un tel texte, avec de telles contraintes, c'est plus difficile que ça en a l'air.  :???:
Tu as réussi à faire tenir un scénario crédible et sous contraintes sur un timbre-poste, alors chapeau-bas.  ^^

J'ai absolument adoré la première partie, je la trouve vraiment dure et glauque, j'aime beaucoup. Le coup du pauvre petit hamster... J'étais mal pour lui.  :relou:

J'ai trouvé la deuxième partie un peu moins prenante, sûrement à cause du personnage que je trouvais moins attachant... et j'ai lâché à la dernière. Mais ton texte reste agréable à lire, ça m'a fait plaisir.  :-[

 

Hors ligne Chat-noir

  • Troubadour
  • Messages: 346
  • Grand marionnettiste de vos angoisses enfantines.
Re : Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #6 le: 17 Mars 2014 à 22:01:26 »
Je tiens à laisser mon petit commentaire, moi aussi.  :-[

Alors déjà félicitations pour ce défi, écrire un tel texte, avec de telles contraintes, c'est plus difficile que ça en a l'air.  :???:
Tu as réussi à faire tenir un scénario crédible et sous contraintes sur un timbre-poste, alors chapeau-bas.  ^^

J'ai absolument adoré la première partie, je la trouve vraiment dure et glauque, j'aime beaucoup. Le coup du pauvre petit hamster... J'étais mal pour lui.  :relou:

J'ai trouvé la deuxième partie un peu moins prenante, sûrement à cause du personnage que je trouvais moins attachant... et j'ai lâché à la dernière. Mais ton texte reste agréable à lire, ça m'a fait plaisir.  :-[

Tout d'abord, merci pour ta lecture...
Je vois que tu es sensible à la souffrance animale... Peut-être plus qu'à celle humaine ! ^^
Pour la deuxième partie, je te comprend. Moi même, je trouve que c'est un de mes personnages le moin étoffé et le moin charismatique.
Mais c'est dommage pour la troisième partie, c'est peut-être celle qui représente le plus mon univers. Mais c'est pas grave, tu as fais l'effort de me lire et merci beaucoup... :)

Ps : *ta photo de profil m'intrigue, je vaks jeter un oeil sur tes sujets* ^^
Ps2 : je viens de me rendre compte que tu étais nouveau ! Et bien, bienvenue ! :D
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Nakenis

  • Invité
Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #7 le: 17 Mars 2014 à 23:24:41 »
Merci pour la bienvenue !  :-[

Ma photo de profil est hors-sujet par rapport à mon roman...  :aah:

Hors ligne Chat-noir

  • Troubadour
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  • Grand marionnettiste de vos angoisses enfantines.
Re : Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #8 le: 17 Mars 2014 à 23:27:17 »
Merci pour la bienvenue !  :-[

Ma photo de profil est hors-sujet par rapport à mon roman...  :aah:

Oh, je me doute, c'est juste que je l'aime bien, c'est tout ! ^^
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Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #9 le: 06 Avril 2014 à 21:36:22 »
Yop !

J'ai presque un mois de retard et très très honte, désolée  :-[
Alors, une chose : je-suis-plus-un-petit-poney-rose-d'abord. Maintenant je suis une lady anglaise sophistiquée peinte par Bruisseret avec une robe rouge (parce que ça me correspond bien nèceupa). :huhu:

La lecture maintenant !

Citer
Lucie s’était enfermée dans sa chambre, loin de ses parents, loin de tous…
Je trouve que cette première phrase manque un peu d'efficacité, notamment à cause des points de suspension.

Citer
le coeur battant à la chamade
Pas de "à", on dit "battre la chamade" ^^

Citer
D’un grand geste, elle balaya tout ce qui se trouvait sur le meuble.
Ca me paraît un peu théâtral, mais c'est subjectif, alors tu fais ce que tu veux.
Et du coup, il y a une répétition grand geste/grand fracas.

Citer
La place faite, la brune aux taches de rousseurs contourna son lit et se mit à genoux.
Je ne suis pas sûre que ça soit très utile pour nous de savoir à quoi ressemble exactement ton perso, étant donné le format. Enfin c'est mon avis hein, mais je trouve que pour le coup tu amènes ça de manière très peu naturelle.

Citer
Soulevant la couette touchant le sol
Les deux participes présent aussi proches sonnent un peu moche je trouve, à cause du son "an" qui résonne. A mon très humble avis (que je donne au hasard mais comme c'est ton texte et ton syle tu en fais ce que tu veux), je pense que tu peux remplacer "touchant" par "qui touchait".

Citer
et le fit glisser hors de ce rangement littéraire
Là ça s'entend vraiment que tu as juste voulu éviter la répétition de "bibliothèque", et ça s'inscrit dans un registre un peu trop soigné par rapport au reste du texte je trouve. Pourquoi ne pas simplement dire qu'elle le fait glisser vers elle ?

J'avoue que j'ai eu un peu de mal à suivre tout cet enchaînement de mouvements ^^

Citer
Enfin, elle sera vengée de toutes ces années de souffrances.
Hm, le temps verbal me paraît mal choisi. Je verrais mieux "elle allait être" ou à la limite, "elle serait" (mais ça manquerait d'une condition).

Citer
ces ricanement puériles
ricanements puerils

Citer
ces horreurs seront bientôt qu’un souvenir
ces horreurs ne seront bientôt qu'un souvenir.

Citer
Un souvenir qui restera ancré dans sa mémoire mais qui lui rappellera seulement la couleur du sang de ses victimes qui furent ses bourreaux.
je trouve la lecture de cette phrase très laborieuse, tu peux peut-être caser une virgule avant "mais". Et la formulation "ses victimes qui furent ses bourreaux" est un peu maladroite, je trouve.

Citer
Vengeance, douce vengeance, comme Lucie t’avait rêvé !
A mon avis, tu peux te contenter d'un passé composé, dans la mesure où le narrateur s'adresse dans le temps présent à un concept toujours actuel.

Citer
Entre les quatre petits murs de carton, un hamster au regard nerveux essayait de se hisser sur ses pattes arrière, appliquant ses pates avant sur le rebord de la boite. Emettant des petits couinements, l’animal reniflait l’air, fixant Lucie de ses yeux noisette. Celle-ci afficha un sourire espiègle et porta son attention sur le livre posé à côté précédemment.
J'ai comme l'impression que Lucie va faire la garce d'ici pas longtemps, c'est pas cool.
Pas sûre que "espiègle" soit le bon adjectif pour le coup ;)

Citer
On lui avait collé un chewing-gum dans les cheveux et elle s’était donc enfermée dans les toilettes pour ne pas assister à la photo
Je pense que tu peux supprimer le "donc", vu que le "et" marque déjà la coordination.

Citer
décoller l’horrible sucrerie
Mh, est-il vraiment nécessaire de préciser "horrible" ? Je trouve que ça alourdit la phrase plus qu'autre chose.

Citer
Mais on lui donna tout de même un exemplaire de la photo et elle avait aussitôt prit un gros feutre rouge.
Tu ferais mieux de rester au plus-que-parfait, c'est très déstabilisant de voir le temps de récit changer comme ça. Du coup, "on lui avait donné".

Citer
Effectivement, sur le papier glacé, des cercles rouges avaient été dessinés
Le "effectivement" me gêne pas mal, je le trouve un peu trop scolaire. Tu peux peut-être le remplacer par un deux-points.

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Lucie vociféra entre ses dents avant de se pencher vers ses chaussettes !
:D :D :D Cette phrase m'a beaucoup fait rire (sans aucune moquerie hein) parce que :
1) Je sais pas si tu as déjà essayé de crier en serrant les dents, mais c'est très très difficile. Donc "vociférer", qui à mon sens est encore un degré au dessus de "crier", là ça me paraît physiquement impossible.
2) Le mot chaussette me fait rire. Dans à peu près tous les contextes. Cela dit, au delà de cette particularité qui m'est propre, je pense qu'il vaut mieux pour l'intensité dramatique que tu veux donner à ta phrase le remplacer par "chaussure".
3) Le point d'exclamation est un peu de trop, ça donne à ta phrase une connotation parodique qui, je pense, n'est pas voulue. Tu peux te contenter d'un deux-point.

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« - Tu ne payes rien pour attendre, John McAlway, vieille pourriture… »
tu ne perds rien pour attendre.
Ca fait bizarre de lire un nom aussi anglicisé, ça brouille un peu les notions spatiales : on était jusque là dans un espace plutôt neutre, et d'un coup on a l'impression de se trouver dans un pays anglophone. Si tu veux vraiment rendre ça, il faut peut être changer Lucie par Lucy, ça sera moins compliqué (enfin, je parle du point de vue de mon esprit étriqué hein, mais dans un format où tu as pas vraiment le temps d'expliquer la situation/la localisation/l'origine de tes persos, ça me parraît mieux de rester clair et simple).

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Elle fourra ses doigt dans sa chaussette droite et en sortit un couteau de cuisine.
Hm, je suis pas convaincue. Déjà, un couteau de cuisine c'est très gros alors le faire entrer dans une chaussette, bonjour... Non seulement ça se verrait beaucoup, mais en plus elle risque de se faire mal. Je l'aurais plus vue avec un couteau suisse.

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L’adolescente ria :
C'est très très très très très moche comme faute de conjugaison. Pour la peine, tu me copieras vingt fois la conjugaison du verbe "rire" au passé simple pour demain.
Je ris
Tu ris
Il/Elle/On rit
Nous rîmes
Vous rîtes
Ils rirent

Non mais oh.

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Elle recula d’un pas, brandissant le couteau au-dessus de son épaule droite.
Comment elle fait pour reculer d'un pas alors qu'elle est assise ? C'est quand qu'elle s'est levée ?

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Puis, la main tremblante, elle prononça avec peine :
« - Désolée… »
Soit ton personnage a de très gros troubles de la personnalité, soit cette réaction est totalement décalée par rapport à ce qui se passe avant et après : tu nous dépeins depuis le début un personnage vénèr et limite sadique, alors le coup de la lèvre qui tremble fait un peu tâche.

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Brusquement, elle rabattit sa main et la lame fonça sur la pauvre bête. Aussitôt, un couinement strident retentit et un liquide rouge tacha la page du bouquin.
Je vois que ce tu veux décrire, mais je trouve que c'est pas très bien dit. Est-ce que ce n'est pas plutôt "s'abattit" ?
Ah, et je vois pas comment le sang du hamster peut gicler sur la page alors qu'il est toujours dans sa boîte.

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des lettres gothiques exhibaient le titre du chapitre : Magie noire et sorts néfastes…
Bon, j'ultrachipote (comme qui dirait) mais je pense que le titre du bouquin mériterait une typographie différente, soit de l'italique soit du souligné, ou au moins une mise entre guillemets.

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Grand, il balaya le paysage de ses yeux vitreux.
Encore une précision un peu inutile : j'ai pas l'impression que ça nous apporte beaucoup de savoir qu'il est grand. En plus il est assis donc ça change pas grand chose à la vue qu'il peut avoir depuis son banc...

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« - Bon, qu’est-ce que tu fous ? Quoi ? Tu ne peux pas venir ? »
Eh ben en voilà un garçon poli... Par contre, je pense que tu gagnerais en vraisemblance en supprimant le "ne" de la dernière phrase : de toute évidence ton personnage a un langage très oral et peu soigné, alors le "tu ne peux" fait un peu tâche dans sa bouche (ça ferait déjà tâche dans la bouche d'une personne qui s'exprime normalement alors...)

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John prit habilement son paquet de cigarette et en alluma une :
Je vois pas en quoi c'est habile de s'attraper une cigarette à deux mains, mais soit ! ^^

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Une expression de colère envahit son visage et, après avoir pris de l’élan, il donna un puissant coup de pied dans une cannette vide d’Orangina  en criant.
Haha, je trouve que la précision "d'Orangina" est un peu grosse, en général quand tu shootes dans une cannette c'est pas ce que tu regardes en premier... Mais bon, il fallait bien la caser quelque part :p

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Puis, alors qu’il s’approchait du banc, il sentit une vive douleur lui atteindre l’arrière du crâne puis partir aussi vite.
Je suis pas sûre qu'une douleur puisse "atteindre" un endroit, à moins de se propager depuis un autre endroit, dans le genre "la douleur qui avait commencé au pied atteignait désormais le genoux". Mais là, elle se crée à l'arrière du crâne, elle a pas existé avant d'y être, donc je suis pas sûre qu'on puisse lui attribuer un mouvement. Je sais pas si je suis très claire. Mais bref, je pense qu'il vaut mieux remplacer par "se créer", "se former", ou une formulation du genre.

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Il se retourna vivement et fixa la même cannette que précédemment en train de rebondir sur le sol. Il jeta violemment sa cigarette sur le sol et
Il est un peu chochotte quand même, ça fait pas si mal une cannette.
Répétition sur le sol/sur le sol.

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Il examina l’obscurité et hurla, sa main écrasant peu à peu la cannette :
« - Qui est le salopard qui m’a jeté cette cannette ? »
cannette/cannette

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« - Tafiole ! »
Roh, mais c'est nul comme insulte ça... :relou:

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les lampadaires éclairant la rue désertes
déserte au singulier.

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avant de s’éteindre un par un dans une pluie d’étincelle.
Hm, si c'est une pluie d'étincelle ils sont pas seulement éteints, ils ont carrément grillé là ^^

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L’obscurité l’entourant complétement, le jeune homme recula, jetant des regards furtif autour de lui.
Je suis pas sûre que le participe présent soit très adapté à ce début de phrase. Pour le coup, je pense qu'il vaudrait mieux un imparfait. 
Complètement.
des regards furtifS. Même si là encore je pense pas que l'adjectif soit adapté : je doute que John cherche à tout pris à rester discret en regardant autour de lui, j'imagine plus des regards appuyés qui fouillent l'obscurité que des coups d'oeil en mode ninja (comme ça : :ninja: )

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Son cœur s’accélérant, sa respiration prenant une cadence infernale, il cria quand son dos heurta un panneau publicitaire.
Là encore, pas convaincue par les participes présents. Je pense que l'immersion serait plus forte avec des imparfaits.

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La lune brillait de mille-feux dans le ciel d’un noir d’ébène.
C'est quelque chose de très subjectif, mais j'arrive pas à imaginer une lune qui brille "de mille feux", pour moi c'est une lumière trop froide pour qu'on l'associe à des flammes.

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La lune brillait de mille-feux dans le ciel d’un noir d’ébène. Tout semblait calme dans la ville. Pas de bruit d’automobile, pas de signe sonore de population, pas d’avion traversant les nuages… Le silence, seulement le silence. Puis brusquement, la vitre dans le dos de John éclata et une dizaine de bras en jaillirent.
J'ADORE cette manière que tu as eu de rendre le passage. C'est un super effet de surprise, après cette petite accalmie :)

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les membres fouettèrent en instant l’air sous les cris de la brute devenue peureuse.
je pense que c'est plutôt "un instant". Après, le coup de "la brute devenue peureuse"... Je pense que n'importe qui paniquerait si des bras dégueulasses sortaient d'un panneau publicitaire pour l'attraper.

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déchirant parfois ses vêtements et enfonçant souvent leurs ongles dans sa chaire.
chair.
Je pense que le "parfois" et le "souvent" sont inutiles : une fois que les vêtements et la chair son déchirés, peu importe que ça soit aléatoirement. Je sais que tu veux dire que certaines mains meurtrissent et d'autres non, mais tu les as présentées comme un tout, et c'est ce tout qui déchire et enfonce les ongles. En plus, esthétiquement parlant, je pense que ça allègerait la phrase.

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une idée cruelle lui envahit l’esprit : la dernière chose qu’il vit avant de mourir, c’était une cannette d’Orangina…vide…
Pas très convaincue par l'effet que tu as voulu rendre : ça aurait pu marcher si ça avait été un clin d'oeil à un évènement passé, mais pour le coup le lecteur ne le connaît pas, et au final ça se lit un peu comme une volonté de dramatisation un peu ratée  :-[

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La jeune femme à la longue robe noire tenait l’archer d’une main squelettique gracieuse et
ça fait beaucoup d'adjectifs ^^ Je pense que tu peux en supprimer un ou deux (notamment choisir entre squelettique et gracieuse)

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Les notes s’enchainaient, telle une grande parade.
Je suis pas sûre, mais si tu accordes "tel" au féminin, je pense qu'il faut aussi l'accorder au pluriel. "Telles", du coup.

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Tout du moins, elle avait seulement put rabattre sa paupière droite puisque l’autre avait disparue comme tout le côté droit de son corps.
Je vois ce que tu veux dire, mais la formulation est un peu maladroite.
"pu" sans T

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Sa peau était peu à peu tombé en poussière, sa chaire avait pourrie et ses muscles s’étaient asséchés alors que son côté gauche avait gardé toute sa splendeur.
tombée, chair, pourri

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Ses cheveux d’or étaient certes quelque peu noueux mais ils avaient gardés leur chaste d’antan.
Là encore, je trouve que le niveau de langue est un peu trop élevé par rapport au reste du texte. A mon avis tu peux enlever le "certes" ou "quelque peu", voire les deux et les changer par "un peu".

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A force de prendre la vie des autres, la Mort reconstituait la sienne.
J'aime bien l'idée ! :)

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Mais elle n’était pas chargée de toutes les morts. Elle s’occupait seulement des plus importantes ou des plus périlleuses. Les autres étaient réalisées par des collègues tels que l’Ankou. Cela lui laissait le temps pour d’autres activités tel que la musique. Toutes ces années d’isolement en haut de cette tour lui avaient servie à apprendre à merveille le violon ou encore le piano. Parfois, elle voyait à travers la fenêtre que certaines âmes venait devant se demeure pour écouter ses morceaux. Aujourd’hui, elle n’avait pas pris le temps de regarder. Elle avait fini une affaire de Vaudou et s’était emparée de son instrument.
d'autres activités telles
ces années/cette tour, ça sonne un peu moche
lui avaient servi
pourquoi "ou encore" ? Si elle a appris les deux, autant se contenter d'un "et" ;)
certaines âmes venaient
s'était emparé
Je ne suis pas sûre que ce passage soit très utile à la narration. Certes, c'est rigolo de savoir que la Mort kiffe la musique et qu'elle a appris parce qu'elle se fait chier en haut de sa tour, mais là encore, je pense que ton format a tendance à restreindre les épisodes qui ralentissent la narration et font retomber l'action.

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quand elle voulue débuter une énième fois La marche funèbre,
voulut
les titres soulignés ou en italique !

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dans un coin de la pièce circulaire.
Tu peux te passer du circulaire. Il apporte une précision très secondaire et alourdit la phrase plus qu'autre chose.

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La Mort soupira, posa le violon ainsi que l’archet sur un guéridon et se leva difficilement de son fauteuil.
DEUKOI ? C'est pas parce que c'est la Mort qu'elle a le droit de jouer du violon assise hein. Enfin je dis ça mais il me semble que les violonistes sont assis dans les orchestres. Bref. Ca m'a fait bizarre parce que je l'avais imaginée debout, faudra peut-être préciser.

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Elle s’avança jusqu’au meuble bruyant, faisant claquer son unique talon sur le carrelage noir et blanc, ne pouvant enfiler de chaussure sur son pied squelettique.
Eh ben la pauvre, tu es sévère avec elle, c'est carrément pas pratique de marcher avec un talon que d'un coté...

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Au fil de sa marche, sa longue robe trainait sur le sol, ramassant ainsi des centaines de grains de poussière.
Le "ainsi" me paraît obsolète : la relation de cause-à-effet est implicite dans le participe présent.

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La jeune femme s’arrêta enfin devant la coiffeuse, se regarda un instant dans la glace et leva l’œil au ciel.
Sachant que tu parles de la Mort, donc d'un être techniquement sans âge (mais très très très vieux) et non-humain (surtout que pour le coup son apparence rattrape même pas), je pense que la qualifier de "jeune femme" est un peu à coté de la plaque. :huhu:

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Puis, ignorant l’épouvantable bruit, elle se demanda alors qu’elle approcha son doigt squelettique du verre :
Je pense que tu peux te passer du "puis", on saisit bien que ça se passe à la suite de son levage de zieux au ciel.

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« - Alors, à qui ais-je à faire maintenant ? »
ai-je
et on écrit "avoir affaire à" ;)

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La jeune femme ouvrit un tiroir de la coiffeuse et en sortit une paire de ciseaux surdimensionnée aux lames tordues.
Muhaha. Surdimensionnés comment ? Parce que moi je veux du surdimensionné-géant, pas du surdimensionné-vaguement-grand hein :p

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La Mort approcha doucement les ciseaux ouverts du fil. Dans un sourire de satisfaction, elle déclara :
Mouais, si elle peut les tenir à une main c'est pas très très géant ça :huhu:

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« - Tu n’aurais pas dut embêter tes camarades, John ! »
dû.

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la seule lampe éclairant la grande pièce
une fois n'est pas coutume, je pense que trop de participe présent tue le participe présent. Là, je pense qu'un "qui éclairait" serait vraiment plus adapté.

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un hamster, des ciseaux…et une cannette d’Orangina…
Les points de suspension finaux laissent la phrase un peu trop en suspens à mon goût, je pense que ta conclusion aurait plus de force avec juste un point final.


BON ! Je sais pas trop de quoi ça a l'air, mais sur word, ce commentaire fait déjà sept pages XD Dans une vision plus globale, j'ai deux ou trois petits points à reprocher à ton texte :
  • dans certains moments, l'action va trop vite, ou bien tu oublies de nous préciser certaines choses, du coup on se retrouve un peu perdus à se demander comment on a pu en arriver là (par exemple, quand Lucie passe d'une position assise à une position debout)
  • des fois, on sent que ton narrateur est très peu objectif, en particulier quand il parle de John. C'est peut être ce que tu as voulu rendre, mais dans la mesure où il n'est pas omniscient mais centré sur la vision du personnage principal (Lucie dans la première partie, John dans la deuxième, la Mort dans la troisième), ça fait un peu bizarre à lire.
  • un peu trop de participes présent à mon goût (et pourtant, j'ai tendance à en mettre partout aussi ! ^^), et par moments, une gestion des temps un peu mauvaise.
  • à part pour les ciseaux, qui sont plutôt cools, je trouve que ta manière de caser les éléments contraignants du défi sont un peu mal ficelées : on a pas vraiment besoin de savoir qu'il shoote dans une cannette d'Orangina (à la base, si il l'avait bue, ça serait mieux passée), et le hamster comme animal sacrificiel est un peu inhabituel...
Mais à part ça, il y a vraiment des idées sympas, notamment la mort qui retrouve son corps peu à peu et l'attaque de John par les bras des enfers. Et même si les sept pages de commentaires pourraient te faire douter, j'ai bien aimé. C'est justement parce que je pense qu'il gagne à être amélioré que j'ai été si pointilleuse ;) Dans tous les cas, j'annonce avec honneur et un mois de retard que je valide ce défi !

Merci pour cette lecture, désolée pour ce commentaire de trois kilomètres (tu comprendras que j'aie pris mon temps ;) et bonne continuation !

(même qu'au passage je remonte le texte t'sais, je suis quand même plutôt cool comme défieuse)
Toute ma peau est maladésir.

Hors ligne Chat-noir

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  • Messages: 346
  • Grand marionnettiste de vos angoisses enfantines.
Re : Trois témoins (défi lancé par Doctor Grimm)
« Réponse #10 le: 10 Avril 2014 à 22:31:39 »
Quelle réponse...immense Doctor Grimm ! ^^
Bien, je ne vais pas pouvoir te répondre point par point mais j'ai bien tout lu et tout pris en compte... Je corrigerais tout ça quand j'aurais le temps ! :)
Sinon, je n'ai jamais dis que Lucie s'asseyait (tout du moins, il ne me semble pas)...
Et le regard subjectif est totalement fortuit et je ne l'avais pas remarqué ! :/
La conjugaison, je ne peux pas me défendre, je sais que je ne suis pas un as ! ^^
Enfin, pour les élèments, j'ai vraiment pris ce qui me venait à l'esprit mais j'ai fais en sorte qu'ils aient tous leurs utilités (la cannette a bien son importance puisque c'est la première chose paranormale que vit John). Et oui, un hamster ferait, j'en suis sûr, un superbe sacrifice ! ^^
Bref, merci beaucoup pour ce défit et ce commentaire donc le retard n'est en aucun cas grave ! :)
 
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

 


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