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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Anormaux... selon les autres.

Auteur Sujet: Anormaux... selon les autres.  (Lu 1040 fois)

Hors ligne ThomasL

  • Tabellion
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    • Thomas Lebescond
Anormaux... selon les autres.
« le: 07 Mars 2014 à 11:03:22 »
1 : Le Gay.
Son prénom : Devon. Il avait quinze ans, et était en troisième. Les vacances de Noël approchaient, et lui n’attendait que ça, mais pas pour les mêmes raisons que tout le monde. Pour certains, c’était juste pour arrêter de bosser, pour d’autre ne plus voir les profs, ou bien sortir quand ils le voulaient. Pour lui, c’était différent… bien différent. Il voulait oublier l’homophobie qui régnait dans son collège rien que pour deux semaines. Il était Gay et l’assumait complètement. Il se fichait pas mal d’être ce qu’il était. Il avait des amis, certes très peu, mais il les adorait plus que tout au monde. Après tout, eux l’acceptaient. A part eux et sa famille, il n’avait personne. Deux amis. Seulement. Et un frère ! Un gentil grand frère qui essayait de l’aider au maximum.
Mais on savait tous ce que c’était d’être différent… anormal… pas comme les autres. C’était une torture au quotidien. Les insultes, les bousculades dans les couloirs, les mots qu’on vous envoyait en cours avec des petits avions en papier, ou les critiques sur les réseaux sociaux. Devon vivait ça au quotidien. Bien que ses amis et sa famille l’aidaient du mieux qu’ils pouvaient, rien n’y faisait. Ses parents avaient même porté plainte ! Mais quand on coupe une tête de l’hydre, deux autres repoussent, toujours. De plus, l’hydre a toujours une tête dite immortelle.
Devon essayait tant bien que mal d’éviter tout ça. Mais la force lui manquait de plus en plus. L’envie de partir, de s’évader, de voir un  autre monde qui l’accepterai montait en lui. Si la vie ne pouvait pas lui apportait ce qu’il voulait, la mort le pourrait-elle ?
—   Non mais t’es malade ! Tu veux te suicider ?! Et tu me le dis comme ça !!
—   Clara… je…
—   Je me doute bien que ça doit être difficile pour toi… Je suis là à chaque fois qu’on t’insulte ou qu’on te frappe… mais s’il te plait… reste avec nous. Je t’aime beaucoup moi… et même si les gens au collège sont des minables, l’année prochaine tu seras ay lycée et…
—   Et ça sera surement pire…
Clara prit son ami dans ses bras lui frottant le dos. Elle devait être forte pour son ami. Elle devait retenir ses larmes. Elle n’aimait pas ça. Il parlait de suicide pour la première fois. Les vacances arrivaient, et elle ne pourrait pas le voir. Ils habitaient trop loin l’un de l’autre.

2 : La petite.
Oui, elle s’appelait Clara. Oui elle était petite. Oui elle aussi subissait les moqueries des autres. « Regardez-là, elle fait la taille de mon petit frère de maternelle… Elle devrait retourner en CP la petite là… On va lui marcher dessus… ». Oui, tout ça à longueur de journée. Malgré tout, elle devait sa rencontre avec Devon et Matthieu grâce à ça. Les trois étaient un peu les rejetés… Alors ils avaient commencés à traîner ensemble… Maintenant, ils se faisaient toujours insulter… mais ensemble. Clara à cause de sa petite taille essuyait des moqueries à chaque minute de sa vie. Comme pour les autres, elle retrouvait sur Facebook des critiques la concernant, elle se faisait bousculer avec comme excuse « Oh… désolé je t’avais pas vu » avant que la personne et ses amis partent en rigolant. Elle ne regardait jamais personne dans les yeux, par peur. Elle aimait son collège et ses professeurs, c’était une excellente élève mais la discrimination et le racisme régnait un peu trop. Alors le soir, sans rien dire, elle s’enfermait dans sa chambre et elle pleurait. Beaucoup. Trop. Elle espérait se réveiller de son cauchemar en vain.
Sa dernière discussion avec Devon l’avait beaucoup fait réfléchir elle aussi. Après tout, elle ne pourrait qu’y gagner. Et ça ferai plaisir à bien du monde. Devait-elle vraiment faire cette bêtise ? Ou le faire avec son ami ?
Elle n’en savait rien. La peur de mourir, l’envie de partir. La peur de rester, l’envie de vivre. Tout tournait dans sa tête sans qu’elle ne puisse arrêter quoi que ce soit. La mort est la solution à bien des souffrances, peut-être qu’elle sera la solution à ses souffrances. Elle n’en savait rien. Mais elle le saurait… surement bientôt. Elle le savait. Elle devrait le faire un jour. Maintenant ? Demain ? Un autre jour ? Jamais ?
Le temps sera là pour l’aider en cas de besoin. La mort aussi.

3 : Le fan des One Direction.
Il était vrai que les One Direction étaient un groupe très aimé. Mais c’était aussi un groupe très détesté.  Mais attention, seules les filles pouvaient les aimer ! Matthieu le savait bien maintenant. Il adorait les One Direction, c’était un garçon, et il l’avait dit à tout le monde. Il avait commencé à regretter très vite. Rapidement, les garçons « populaires » du collège ont commencé à le rejeter. Les autres ont rapidement suivi le pas, faisant de Matthieu un « sans amis ». Tout seul, il avait commencé à fréquenter Clara et Devon, les seuls capable de le comprendre. Pour un groupe de musique il était devenu l’un des garçons les plus insultés. Facebook, twitter était le lieu préférer des adolescents pour l’insulter lui et « son groupe de pédale ». Matthieu passait maintenant pour un gay, « une lopette, une tafiole ».
Alors comme Clara, étant impuissant devant les autres, il pleurait énormément le soir, tout seul dans sa chambre. Il avait un rêve, un seul : devenir chanteur. Il en a toujours qu’un : se faire accepter. Il jouait de la guitare  à ses amis pour oublier. Ils n’étaient pas aimés, mais ils s’adoraient énormément. Leurs « différences » les avaient rapprochés.
Le petit son doux de la guitare résonnait dans la chambre. Il était tout seul ce soir. Les larmes tombèrent sur le sol. Pourquoi fallait-il que les gens le repoussent ? Ce n’était qu’un groupe de musique… Il avait beau essayait de trouver une réponse, rien n’y faisait.
Il s’était fait frappé à cause de ça. Ses parents avaient été insultés à cause de ça. A cause de lui. Enfin, c’était ce qu’il pensait. Il ne savait plus quoi faire. Il avait peur. Devait-il rejoindre le ciel pour vivre enfin une vie meilleure ? Ou devait-il résister à tout ça ? Lui seul avait la réponse…

4 : Ils étaient dans le même collège.
Rejetés. Amis. Dans le même collège. Tous les trois étaient ensemble. Ils s’étaient rencontrés parce que les gens n’aimaient pas ce qu’ils étaient. Pourquoi ? On ne le savait pas. Personne ne le savait. Et personne ne le saura jamais. Que ce soit Clara, Devon ou Matthieu, Aucun d’entre eux ne pouvait retenir ses larmes le soir dans leurs chambres. Juste quelques temps. Quelques heures. Et même le soir ça continuait. Il trouvait dans leur boite aux lettres des mots insultants… ou sur facebook, des photos d’eux truquées.
C’était enfin les vacances ! Ils allaient respirer un peu ! Les lettres et facebook allaient surement continuer, mais au moins ils ne verraient plus leurs camarades de classe. Les fêtes de fin d’année approchaient, et ils allaient oublier tout ça pendant quelques temps. Cela leur ferait le plus grand bien. Ne plus revenir après s’être fait tabasser parce qu’ils écoutaient une chanson des One Direction.
Ils s’étaient promis de se libérer pendant ces vacances. De tout oublier et de revenir plus fort. De tout reprendre. De montrer aux autres qui ils étaient vraiment. Leur prouver qu’ils étaient capables de quelque chose malgré que beaucoup pensaient le contraire.
Ils surprendraient les autres après les vacances. Ils se l’étaient jurés. Ensemble, à la vie à la mort, sans jamais se séparer.
Ils allaient leur montrer. A leur façon…

5 : Leur cadeau de Noël.
Il était vingt-trois heures cinquante-cinq et dans cinq minutes ça serait Noël. Les trois amis discutaient via Skype de tout et de rien, avec la cam. Ensemble, ils soufflèrent, se firent un petit coucou de la main et éteignirent leur ordinateur. Ils étaient loin les uns des autres. Mais ils se retrouveraient bientôt.
Ils avaient même prévu un cadeau pour leurs ennemis. Matthieu regardait le plafond de sa chambre, en larmes. Clara regardait le tiroir de la salle, en larmes. Devon regardait la fenêtre de la salle de bain, en larmes.
Il était maintenant vingt-trois heures cinquante-sept. Tout le monde chez eux faisait la fête. Clara s’avança vers le tiroir sans que personne ne la voie et prit quelque chose discrètement. Matthieu prit sa chaise, et attacha une corde au plafond. Devon ouvrit la fenêtre de la salle de bain.
Cinquante-neuf. Matthieu sur la chaise, Clara une arme sur la tempe, Devon à la fenêtre, ils avaient peur. Peur de rater et de continuer à vivre. Plus beaucoup de temps… Quelques secondes encore…
3…2…1…
Un pied fit tomber la chaise, un doigt appuya sur la détente, un corps se laissa tomber dans le vide.
Il était minuit. C’était Noël. C’était leur cadeau. Leur mort. Ils avaient souffert. Ils commenceront une nouvelle vie.
Tout ça parce qu’ils étaient anormaux… selon les autres.
« Modifié: 10 Mars 2014 à 23:29:30 par ThomasL »
Un cauchemar empli de sang,
Qui ne s'arrête même pas au soleil levant...

"Nightmare of blood" est une histoire inventée par Thomas et Tiphanie deux passionnés qui espèrent vous faire entrer dans leur univers coloré de sang et de ténèbres.

http://nightmare-of-blood.skyrock.com/

Jon Ho

  • Invité
Re : Anormaux... selon les autres.
« Réponse #1 le: 07 Mars 2014 à 11:31:03 »
Hello.

J'ai trouvé ta reflexion assez naïve. J'ai eu du mal à rentrer dans ton texte à cause de sa forme clichée.
Etant moi même homosexuel le vendredi de 17h à 19h, je ne suis pas reconnu dans ton portrait du gay, qui, au passage, n'a pas besoin de sa majuscule.

Ca ressemble à un petit pavet jeté dans la mare aux connards. Je reviendrais quand la pierre sera plus conséquente.

Au plaisir

Hors ligne Soul

  • Aède
  • Messages: 192
Re : Anormaux... selon les autres.
« Réponse #2 le: 07 Mars 2014 à 12:56:00 »
Les fautes :

d’autre => autres
qui l’accepterai => accepterait
lui apportait => apporter
ils avaient commencés => commencé
la discrimination et le racisme régnait => régnaient
ça ferai => ferait
le lieu préférer => préféré
avait beau essayai => essayer
s’était fait frappé => frapper

malgré que => ENLEVE-MOI CETTE HORREUR !!! Ça ne se dit pas, dis "malgré le fait que", ce qui est aussi à éviter d'ailleurs. Donc "bien que", "même si".

Ensuite, les répétitions :

"Pour certains, c’était juste pour arrêter de bosser, pour d’autre ne plus voir les profs, ou bien sortir quand ils le voulaient. Pour lui, c’était différent"
Je me doute que certaines sont voulues, mais ça me gêne un peu ici."
=> Certains, voulaient juste arrêter de bosser, d’autres ne plus voir les profs, ou bien sortir quand ils le voulaient. Pour lui, c’était différent

"Il était Gay et l’assumait complètement. Il se fichait pas mal d’être ce qu’il était. Il avait des amis, certes très peu, mais il les adorait plus que tout au monde"
=> Devon était Gay et l’assumait complètement. Il se fichait pas mal d’être ce qu’il était, et avait des amis, certes très peu, mais qu'il adorait plus que tout au monde

"Après tout, eux l’acceptaient. A part eux et sa famille, il n’avait personne"

"C’était une torture au quotidien", deux lignes plus bas, "Devon vivait ça au quotidien"

"Alors ils avaient commencés à traîner ensemble… Maintenant, ils se faisaient toujours insulter… mais ensemble."

"La mort est la solution à bien des souffrances, peut-être qu’elle sera la solution à ses souffrances"
Je me doute que celle-ci est volontaire, mais j'ai du mal.
=> peut-être qu’elle sera la solution aux siennes.


"Il était vrai que les One Direction étaient un groupe très aimé. Mais c’était aussi un groupe très détesté. Mais attention, seules les filles pouvaient les aimer !"
=> Les One Direction étaient un groupe très aimé, et aussi très détesté. Mais attention, seules les filles pouvaient les adorer !

"Il avait commencé à regretter très vite. Rapidement, les garçons « populaires » du collège ont commencé à le rejeter. Les autres ont rapidement suivi le pas"
=>  Il l'avait très vite regretté ; les garçons « populaires » du collège ont commencé à le rejeter et les autres ont rapidement suivi le pas,

"Tout seul, il avait commencé à fréquenter Clara et Devon, les seuls capable de le comprendre"

"l’un des garçons les plus insultés" et juste en-dessous "pour l’insulter"
 
"Clara regardait le tiroir de la salle, en larmes. Devon regardait la fenêtre de la salle de bain, en larmes."
=> le tiroir de la chambre ?


Et aussi d'autres choses qui ne vont pas :

"Mais on savait tous ce que c’était d’être différent…"
Pourquoi "on savait tous" ? Qui on ?
=> ce que c'était que d'être différent.

"les mots qu’on vous envoyait"
Pourquoi "vous" ? Pourquoi engager le lecteur ici ?

"Bien que ses amis et sa famille l’aidaient du mieux qu’ils pouvaient, rien n’y faisait."
=> Même si ses amis et sa famille l’aidaient du mieux qu’ils pouvaient, rien ne changeait.

"elle devait sa rencontre avec Devon et Matthieu grâce à ça."
=> c'est à cela qu'elle devait sa rencontre avec Devon et Matthieu.
=> c'est grâce à cela qu'elle avait  rencontré Devon et Matthieu.

"essuyait des moqueries à chaque minute de sa vie"
A chaque minute ? Peut-être pas à ce point-là. "Chaque jour" serait plus vraisemblable.

"elle retrouvait sur Facebook des critiques la concernant"
Hm, non. Une critique c'est que je suis en train de te faire, là il s'agit seulement d'insultes.

"avant que la personne et ses amis partent en rigolant."
Peut-être pas la peine de préciser ça.

"mais la discrimination et le racisme régnait un peu trop"
=> "étaient trop présents" serait plus correct.

"La peur de rester, l’envie de vivre."
Je ne pense pas qu'elle ait envie de vivre, justement. Et ça fait un peu "copié-collé inversé" de la phrase précédente.

"sans qu’elle ne puisse arrêter quoi que ce soit."
Précision inutile selon moi.

"Le temps sera là pour l’aider en cas de besoin. La mort aussi."
=> "Serait", récit au passé.

"Il avait un rêve, un seul : devenir chanteur. Il en a toujours qu’un : se faire accepter."
Je pense avoir deviné que l'emploi du présent dans la deuxième est pour souligner le changement, mais ce n'est pas terrible…
=> Son rêve était de devenir chanteur. Et à présent n'en avait qu'un : se faire accepter.

"Les larmes tombèrent sur le sol."
=> "tombaient", plutôt."

"Il avait beau essayait de trouver une réponse, rien n’y faisait.
=> Il avait beau chercher, il ne trouvait aucune réponse.

"On ne le savait pas. Personne ne le savait. Et personne ne le saura jamais."
Tu en fais trop là.

Il trouvait dans leur boite aux lettres des mots insultants
=> "Ils trouvaient"

C'est à peu près tout… je finirai en disant que j'apprécie l'idée, le développement et la chute, mais que tout cela manque de descriptions concrètes, et d'émotion surtout, alors que le thème - qui soit dit en passant est usé jusqu'à l'os -et pas le moins original - pourrait être bien plus touchant.
Comme le dit Jon Ho, tout cela fait un peu cliché, et surtout tu ne rentres pas assez dans les personnages. Ton travail semble superficiel.
Carry on!


Hors ligne ThomasL

  • Tabellion
  • Messages: 34
    • Thomas Lebescond
Re : Anormaux... selon les autres.
« Réponse #3 le: 07 Mars 2014 à 13:05:51 »
Salut.
Pourquoi ça ?
Je ne te demande de te reconnaître dans ce portrait du gay, ils ne sont pas tous pareils. Y  en a qui le vivent très bien d'autres non, d’autres qui ne le savent pas ou qui ne veulent pas le savoir...

Ca c'est du commentaire ! Merci !
Je corrige tout ça.
Moi et les répétitions, c'est un grand amour, je suis incapable de faire un truc sans répétition.
Pour le "malgré que" faut pas m'en vouloir, j'ai appris quelques temps après avoir écrit ça, que ça ne se disait pas.
Encore merci.
« Modifié: 07 Mars 2014 à 13:08:00 par ThomasL »
Un cauchemar empli de sang,
Qui ne s'arrête même pas au soleil levant...

"Nightmare of blood" est une histoire inventée par Thomas et Tiphanie deux passionnés qui espèrent vous faire entrer dans leur univers coloré de sang et de ténèbres.

http://nightmare-of-blood.skyrock.com/

 


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