Coucouuuuuuu !
Pas le temps de commenter, mais pour la saison 2 des
bouts, mon suffrage ira à Jézaaabeeeeelle !

Avant ton poème, mon coeur balançait entre celui de Lepion et celui de Claudem.
Je précise que mon premier critère pour ce jeu, c'est la qualité d'intégration des
bouts dans la narration.
J'écarterai donc d'emblée ma copine Viviane (sans jeux de mots vivianesques), qui malgré les qualités certaines de son texte, ne m'a pas du tout convaincu dans son emploi d'
hypnose, de
fusain, d'
osmose et de
sarbacane. (

)
Lepion, pour son grand retour en force, m'avait beaucoup impressionné avec son remarquable
je veux ton cul.Comme l'a dit Jon Ho, le narrateur craignos a des attitudes si fleur bleue, qu'il en devient extrêmement attachant. Lepion aura approché le sans faute, mais il a casé
courtisane vraiment bizarrement. (

)
Claudem, depuis qu'elle est là, nous sort une histoire magnifiquement narrée à chaque poème posté. Mais dans sa somptueuse Odalisque, son "
D'un bel enthousiasme voisin " m'a laissé perplexe. (

)
Mention spéciale pour Ceith et Pirou, qui pour des soi-disant néophytes en versification se débrouillent étonnement bien. J'ai juste trouvé la narration de Ceith un peu décousue et son histoire peu scénarisée. Celui de Pirou est très élégant et fluide, je n'ai finalement pas de reproche à lui faire ; d'ailleurs, plus je le relis, plus je le trouve trop bien. Ah, oui voilà : la chute me déplait,
sarbacane est mal casé. Mais sinon, t'es aussi fortiche que modeste Pirou ! (

)
Aller, puisque je suis lancé, je vais quand même prendre le temps de commenter ton poème Théré. Je vais pas squatter gratos ton fil juste pour balancer mes avis de comptoir.

Il s'est passé de drôles de choses
On est tout de suite dans l'ambiance insolite de ton conte.
La nuit dernière chez mon voisin
On sent que l'extraordinaire va surgir du familier.
Une Jézabelle aux petits seins
Une Jézabel avec des gros seins eut été triviale. Double surprise dans ce vers : l'orthographe du nom et l'esthétique contrecanon de la belle.
Lui a suggéré par hypnose
Simple et troublant.
De repeindre sa vie en rose
La pertinence de l'emploi de
rose est ici sauvée par l'expression
vie en rose, mais t'avoueras que la couleur ne colle pas trop avec les forêts de pins...

Et de dessiner au fusain
T'avoueras que... hein. Bon.

Où ils pourraient vivre en osmose
En osmose avec quoi ? Sans complément, osmose n'a pas trop de sens. C'est comme si je te disais : tu vas travailler en partenariat. Sans préciser avec qui.
ÉDIT : ah ouais, je viens de comprendre que c'était le voisin et Jésabelle qui vivraient en osmose. Au début je croyais que tu parlais des arbres. Au temps pour en emporte le vent alors.

Donc, si j'ai bien compris, en dessinant ce paysage au fusain, le voisin crée un portail interdimentionnel qui donne sur une sylve magique, où il pourra passer une vie en rose à s'ébattre avec Jézabelle dans des orgies sans fin ? Great !

Ainsi elle le tenait en liesse
Le jeu de mots est magnifique.

L'idée est assez profonde, que le plaisir orgiaque soit une chaîne.
Et la lâcheté et la paresse
Ah ! Ce double ET ! It's so lyric !
Cette forêt de pins c'est un peu les délices de Capoue, elle enivre et ramolli celui qui s'y attarde. Jézabelle, de même que la Jézabel biblique avait détourné le roi Achab du vrai Dieu, a détourné ton voisin du vrai bonheur, pour le perdre dans les plaisirs.
C'est alors que la courtisane
Souffla dans une sarbacane
Et mon voisin devint tout bleu
La chute est insolite, triste et poétique. Moi, elle m'a laissé rêveur comme à la lecture des plus beaux contes de fées.
