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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Là, où l’on s’ennuie

Auteur Sujet: Là, où l’on s’ennuie  (Lu 3223 fois)

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  • Calliopéen
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Là, où l’on s’ennuie
« le: 17 Janvier 2014 à 20:02:42 »
Banal. Mais encore ? Pas grand-chose de plus. Pas grand-chose de moins non plus. C’est donc dans le lycée de Gerson que madame Pérot enseigne.

La salle des professeurs sent vaguement le tabac froid, l’odeur imprègne la salle fumeurs et s’immisce de manière diffuse dans le reste de l’espace réservé aux enseignants. Quelques citations de bon goût se partagent les murs avec un décor d’un style plus douteux. Ainsi, les feuilles A4 jaunies sont-elles la principale décoration. La Déclaration des Droits de l’Homme s'est faite amputer d’un petit coin de papier, façon d’annoncer qu’ici, il arrive parfois que les droits des enseignants soient  légèrement grignotés : sachez que le vocabulaire des écoliers ne manquera pas d’atteindre vos libertés fondamentales ! Les casiers alignés sont marqués du nom de leur propriétaire ainsi que de la matière qu’il dispense. Tables et chaises d’un alignement parfait, signe du passage récent des dames d'ouvrage.

Madame Pérot ne travaille pas au célèbre Henri IV à Paris mais pas non plus dans une zone d’éducation prioritaire. Bien que le quartier du Vieux-Four ne soit pas très loin. Quelques élèves de ce lieu malfamé fréquentent le lycée. Il parait que ce sont les meilleurs de ce quartier dont Gerson a hérité. Le professeur se demande  alors ce qu’il doit rester dans leur établissement de secteur. Faut-il véritablement s’acharner à instruire des écoliers qui ne le souhaitent pas plus que de se casser une jambe ? Et nous  arrivons au nœud du problème: faut-il les lui refiler en cours ? L’enseignante songe que Jules Ferry a rendu l’école obligatoire, les élèves l'ont rendue  insupportable.

Dans un coin de la salle des profs, elle  termine de corriger les devoirs de mathématiques de la classe de seconde S3. Ils sont l’élite de la nation, destinés à faire quelque chose de leurs cerveaux et, optionnellement, à passer en première scientifique.
Madame Perrot pense, elle corrige, elle s’ennuie, mais ne rêvasse pas. Depuis longtemps, elle ne rêve plus.

Pourquoi Marlène souligne trois fois son titre en rose et l’encadre de deux petites fleurs violettes, alors qu’elle n’a jamais le temps de finir son examen ? Pour abréger les souffrances du professeur qui la corrige.
Pourquoi Natacha écrit-elle que la courbe « tangue » vers l’infini ? Pour mettre un peu de poésie dans les mathématiques.
Pourquoi Gaëtan a-t-il appris à compter ? Pour surveiller sa montre et signaler la fin du cours.
Pourquoi ces étudiants-là sont-ils incapables de résoudre une équation d’une telle simplicité? Parce qu’ils ne sont pas à leur place.
Pourquoi madame Pérot s’efforce-t-elle de donner une réponse à tout ? Car son cynisme et ses répliques cinglantes sont ses deux brassards pour ne pas couler dans le profond océan d’ignorance où elle patauge.

 Elle ne les comprend pas. Le faible niveau des copies la renvoie à la médiocrité de sa fonction. Loin du plus beau métier du monde, c’est pour elle un échec professionnel. Plutôt que de se l’avouer, madame Pérot préfère pester contre ses étudiants qui ne collent pas à l’image de « petits Descartes » curieux d’apprendre, qu’elle s’était figurée. Les meilleurs de ses élèves ont un prénom et des notes, les autres sont un nom sur une liste d’appel, des parasites bruyants de son cours. De là à penser qu’ils ont une vie… ces préoccupations sont à mille lieues de l’enseignante. Le professeur de mathématiques ne fait pas partie de ces femmes qui s’encombrent de scrupules. Elle n’est pas du genre à prendre en considération les états d’âme de ses élèves, ces jeunes gens si différents de ce qu’elle a été à leur âge. Véritable génie des mathématiques, elle aurait pu réinventer l’algèbre et trôner parmi les plus grands : Einstein, Curry, Pasteur. Mais elle est issue d’un milieu où l’on ne proposait que maitresse ou secrétaire aux jeunes filles les plus brillantes. Soudain, la cloche hurle son appel au labeur et, avec l’enthousiasme d’un mineur de fond dont la pause s’achève, elle range ses copies, se lève. Droite comme un « i », dépassant son public de casiers ordonnés, elle se dirige vers la classe des secondes S3. Elle a des copies à rendre.
« Modifié: 17 Janvier 2014 à 21:41:16 par azerta »

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  • Tabellion
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Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #1 le: 17 Janvier 2014 à 20:13:31 »
Bonjour,

Hé bien pourquoi pas!

La syntaxe et le rythme sont excellents et on ne s'ennuie pas!

Est-ce le début de quelque chose?

La suite! La suite!








"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

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  • Calliopéen
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Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #2 le: 17 Janvier 2014 à 20:28:25 »
Mais que ça fait plaisir!

Donc voici la suite. J'avoue que je tremble qu'elle ne soit pas à la hauteur du premier chapitre.


Là, où l’on vit.


Le regard désabusé de madame Pérot parcourt la classe. Il y en a des choses qu’elle aurait pu faire, de bien plus grandes que de zigzaguer entre les cartables mal rangés d’enfants impolis et sans talent. Tels des animaux pris dans un filet, ils attendent dans l’espoir d’être libérés, les yeux ronds, ou bien mi-clos pour ceux qui n’ont plus l’espérance. Les notes vont tomber.
Elle cherche vainement dans leur regard vitreux une étincelle d’intelligence qu’elle ne perçoit pas. Vraiment aucun d’entre eux ne lui ressemble. Sans pitié, elle fait défiler la liste des secondes S3, suivie de leur note et de sa petite opinion personnelle. 
- Manuela : 8,5 j’imagine que tu es satisfaite de ta note, toujours le minimum. Seulement cette fois, on est en dessous du minimum. Et oui, quand on ne fait rien, ça ne tombe pas tout seul !  Jonathan : 12 il y a une amélioration, il va falloir la maintenir. Natacha : sans surprise, 6. Rien retenu du cours, rien appris et rien compris. C’est ça le problème maintenant, on fait passer n’importe quel élève dans les meilleurs filières et on se retrouve avec des gamins qui, en plus d’un niveau largement insuffisant, ignorent le sens du mot travail.
- Elle me le paiera, murmure Natacha à sa voisine.
A 16 ans, elle fait partie des plus âgés de sa classe et n’est pas du genre à se laisser ridiculiser en public. Ce style de remarque, la moitié de la classe y a eu droit. Cependant Natacha, elle, ne laissera pas passer. La vengeance est un plat qui se mange froid. Sa voisine Manuela, la très jolie brésilienne, lui fait un clin d’œil : oui tu auras ta revanche. Elles se comprennent sans parler.
-  Gaëtan : 4 ; je m’économise la fatigue de commenter ; Mounir : 4,5 : à la hauteur de mes espérances ; Marlène : alors là, je ne sais plus quoi dire. Après votre amélioration du mois de janvier, vous revenez avec un devoir incohérent et fouillis au possible ; 3 points ; et encore, j’ai dû les chercher, tout est faux même la date, ça fait deux mois qu’on est en 2014 !
Marlène ne dit pas un mot, elle se contente de fixer sa copie avec rage.
- Elisa : 13; c’est un devoir correct. Adélaïde 17; comme quoi ce devoir était faisable !
- Surtout avec un père architecte, commente Marlène.
-  N’ajoutez pas la mesquinerie à votre médiocrité, répond madame Pérot. Et prenez vos livres page 129, exercice 5.
 
Adélaïde est toute rouge, elle cherche son livre avec maladresse. Encore une remarque de Marlène, tout le monde a ri. Son amie Elisa pose la main sur son épaule. 
-         Tu t’en fous de ce qu’elle dit, la rassure-t-elle.
 
 
Adélaïde ne s’en moque  pas du tout, justement. Et en plus, elle n’avait pas besoin que cette sorcière de Pérot prenne sa défense. Elle aurait aimé trouver quelque chose à répondre. Ou au moins, elle aurait aimé que sa maudite peau de rousse ne vire pas pivoine comme à chaque remarque. Sa timidité maladive la dévore, elle voudrait pleurer. A presque quinze ans, pleurer en classe pour une petite phrase… quelle honte!
 
-         Manuela, vous me faites la correction de l’exercice.
  La voix de madame Pérot interrompt les chuchotements. Manuela au tableau, les garçons du fond de la classe commencent à ricaner. Gaëtan laisse échapper un petit sifflement. L’allure de la jeune fille sème le trouble chez ses camarades mâles. Peu vêtue : mini jupes et mini shorts se succèdent chez elle, en été comme en hiver. Elle aime être jugée sur ces (ses) apparence trompeuses. Manuella  n’est pas un objet, le désir est son jouet.
Evidemment, ce n’est pas du goût de tout le monde. Madame Pérot la fusille du regard à chaque cours. Elle lui sauterait bien à la gorge si l’éducation nationale ne le lui interdisait pas. De toute façon, que ce soit la blonde Natacha ou la brune Manuela, elle ne supporte aucune de ces deux jolies demoiselles. Elles seraient sûrement moins mauvaises en maths  si elles passaient dans leur cahier d’exercices la moitié du temps qu’elles consacrent à leur maquillage.
« Tous de maudits gosses de riches » pense le professeur en se remémorant son enfance en banlieue marseillaise.
-   Du calme ! menace t-elle. Ou je vous fais mettre dehors, Gaëtan !

Ne le voit-elle pas? Ces élèves renferment des trésors.
« Modifié: 17 Janvier 2014 à 21:41:52 par azerta »

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  • Tabellion
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Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #3 le: 17 Janvier 2014 à 20:49:01 »
Alors alors,

Moi j'aime quand je dis "La suite! La suite" et qu'elle tombe dans les 5 mn!

Citer
Tels des animaux pris dans un filet, ils attendent dans l’espoir d’être libérés. Les yeux rond, ou bien mi-clos pour ceux qui n’ont plus l’espérance. Les notes vont tomber.
Je n'aurais peut-être pas mis un point après "libérés", ça coupe un peu le rythme.

et "Les yeux ronds"

Citer
Plus tard, elles verront ce qu’elles peuvent faire.
Dans le sens "aller draguer les mecs de terminale"? Ou pour réviser? Je ne comprends pas bien le sens

Citer
tout est faux même la date, ça fait deux mois qu’on est en 2014 !
Ha ça me rappelle tellement de souvenir!! J'ai dû rire!!!

Citer
Sa timidité maladive la dévore. Elle voudrait pleurer.
Là encore, je chipote: je trouve que ça casse le rythme pourtant si fluide dans les lignes qui le précèdent.

Citer
Rarement beaucoup vêtue
Rarement beaucoup..... grumbl, ça fait "un peu beaucoup"  :prout:

Citer
Elle aime être juger sur ces apparence trompeuses
ces apparences trompeuses.. En général ou celles qui la concernent?

Citer
Mais comment ne le voit-elle? Ces élèves renferment des trésors.
Ne le voit-elle pas?

Renferment des trésors, renferment des trésors, ils sont surtout l'air insupportables ;p
Disons que l'idée de fin est bonne mais avant de laisser tomber cette phrase juste comme ça, il faudrait un petit quelque chose avant. Peut-être juste une phrase avec une vue d'ensemble. Tu vois? Et pourquoi ne pas mettre "ses" élèves pour jouer sur le fait que quelque part ce ne sont pas n'importe quels élèves, mais bien ceux à qui elle fait cours! Donc un petit peu les siens.


J'adore le personnage de la prof que tu nous décris, on y est vraiment. De plus, ton texte m'a permis de me rappeler des souvenirs de lycée plutôt rigolos!

On ne s'ennuie vraiment pas, il y a un bon rythme, beaucoup de rebondissements et ça moi j'aime!!

Continue!!

"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

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  • Calliopéen
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Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #4 le: 17 Janvier 2014 à 21:27:11 »
Citer
Moi j'aime quand je dis "La suite! La suite" et qu'elle tombe dans les 5 mn!




Mefies-toi, j’ai un roman entier. Je peux tenir toute la nuit (comme dirait un vieux macho)



Citer
Je n'aurais peut-être pas mis un point après "libérés", ça coupe un peu le rythme.

Ok, je remplace par une virgule



Citer
et "Les yeux ronds"
corrigé

Citer
Dans le sens "aller draguer les mecs de terminale"? Ou pour réviser? Je ne comprends pas bien le sens
Mais non, voyons ! Pour se venger… Bon je modifie pour que ce soit plus clair


Citer
Ha ça me rappelle tellement de souvenir!! J'ai dû rire!!!

C’est une rigolotte la mère Perrot ;) mais ne t’attache pas trop elle va mourir.

Citer
Sa timidité maladive la dévore. Elle voudrait pleurer.

Je crois que c’est une question de goût. Mais je tente avec une virgule.

Citer
Rarement beaucoup vêtue ;

Objection accordée, je reformule.

Citer
ces apparences trompeuses.. En général ou celles qui la concernent?


Celles décrites, mais c’est vraie que ce sont les siennes. Tu crois que je dois écrire « ses »

Citer
Ne le voit-elle pas?


Ok, je prends.

Citer
Renferment des trésors, renferment des trésors, ils sont surtout l'air insupportables ;p

Mais si, tu ne les a vu qu’à travers les yeux de madame Perrot, ça va s’arranger !

Citer
Disons que l'idée de fin est bonne mais avant de laisser tomber cette phrase juste comme ça, il faudrait un petit quelque chose avant. Peut-être juste une phrase avec une vue d'ensemble. Tu vois? Et pourquoi ne pas mettre "ses" élèves pour jouer sur le fait que quelque part ce ne sont pas n'importe quels élèves, mais bien ceux à qui elle fait cours! Donc un petit peu les siens.


Ok aussi pour le « ses ». Ce paragraphe existait et je viens de le supprimer en relisant ce chapitre. Il n’est pas terrible… Je vais devoir le refaire.


Citer
J'adore le personnage de la prof que tu nous décris, on y est vraiment. De plus, ton texte m'a permis de me rappeler des souvenirs de lycée plutôt rigolos!


Merci, le sujet du roman est la recherche du meurtrier de cette délicieuse dame.


Citer
On ne s'ennuie vraiment pas, il y a un bon rythme, beaucoup de rebondissements et ça moi j'aime!!

Continue!!


ok
« Modifié: 17 Janvier 2014 à 21:42:31 par azerta »

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  • Calliopéen
  • Messages: 430
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #5 le: 17 Janvier 2014 à 22:07:28 »
Voici la partie tronquée, un peu retravaillée.

Ne le voit-elle? Ces élèves renferment des trésors.

 Ne voit-elle pas cette  force qui fait courir Mounir des heures durant à travers les allées de son quartier ? Ce temps passé dans la salle de gymnastique vide à répéter inlassablement les mêmes gestes, soulever des poids dans un sens puis dans l’autre, alternant la contraction de chacun des muscles de son anatomie. Si l’on additionne toutes les masses qu’il a portées, sans doute a-t-il déjà hissé l’équivalent du lycée entier. Et cette rage toujours plus forte de se surpasser, de transformer ce qui était sa personne d’enfant en l’homme qui nait sous ses yeux; elle ne le voit pas.
Pas plus que les mirettes d’Elisa, grandes ouvertes sur le monde, qu’elle scrute avec l’envie de le mordre et de le dévorer. Toute l’application de la demoiselle à sonder chacun des élèves qui l’entourent, à respirer l’odeur fraiche de la neige ou encore à classer toutes les musiques qu’elle entend laisse madame Pérot indifférente. Elle ne sait pas que cette jeune fille rêve de hip-hop marseillais. La même Marseille dans laquelle l’enseignante a grandi, la même ville dans le même pays, peut-être dans le même quartier mais pas dans le même monde. Ces enfants sont du monde tourne et qui vit, pas de celui des souvenirs où madame Pérot erre tel un mort-vivant.

Et Manuela, il est difficile de l’ignorer. Elle a ce petit truc qui horripile les vieilles dames aigries comme la pédagogue. Cette sensualité à faire fondre les matières qu’elle effleure. Elle porte en elle le feu du carnaval de Rio, où elle n’est jamais allée. Sa peau brune si veloutée qu’il est difficile de résister à l’envie de la toucher. Ses gestes virevoltent autour d’elle et quand elle se déplace entre les choses et les gens, ses longs cils noirs battent au rythme de ses hanches.
Mais tout cela n’est ni quantifiable ni mesurable. Nous obtenons tout de même une moyenne de classe de 6,67 / 20 pour un devoir qui était tout à fait réalisable. Elle a beau les fixer un à un, vraiment,  madame Pérot ne voit rien à en tirer.
« Modifié: 18 Janvier 2014 à 07:50:22 par azerta »

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  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #6 le: 18 Janvier 2014 à 00:32:25 »
Re!!!

Owai tu tiens toute la nuit :p

sprah,

Citer
Cette force qui le fait courir Mounir des heures durant à travers les allées de son quartier
whoooooooote?

Citer
Ces enfants sont du monde tourne et qui respire
Je n'ai pas compris ce que tu voulais dire


Bon, j'ai rien à redire  :o. J'ai hâte de lire toutes les suites!!
"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

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  • Calliopéen
  • Messages: 430
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #7 le: 18 Janvier 2014 à 07:48:54 »
Citer
Cette force qui le fait courir Mounir des heures durant à travers les allées de son quartier

Je modifie :
 Ne voit-elle pas cette  force qui fait courir Mounir des heures durant à travers les allées de son quartier ?

Citer
Ces enfants sont du monde tourne et qui respire

Modifié : Ces enfants sont du monde tourne et qui vit, pas de celui des souvenirs où madame Pérot erre tel un mort-vivant.

C'est l'opposition entre son monde et le leur. La mort et la vie. Mouai, quand je l'ai écrit, je trouvais ça clair.

En tout cas, ta lecture me motive bien à la relecture de ce roman que j'avais abandonné!

Aller, j'enchaîne!

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  • Calliopéen
  • Messages: 430
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #8 le: 18 Janvier 2014 à 07:51:33 »
Chapitre 3 : Là, où l’on espère

(Les timides : Adélaïde et Elisa, Les vipères : Marlène et ses amies, Les garçons du Vieux-Four : Gaétan, Mounir et Jonathan, Les filles du Vieux-Four : Natacha et Manuela)


En début d’après-midi, la fameuse classe de seconde S3 est en cours de français. Madame Rougère décrit ses élèves autrement. Elle les appréhende par petits groupes. Il est bien connu que l’adolescent est un animal qui vit en meute. Le professeur a vite compris que les classes scientifiques accordaient à sa matière un intérêt proportionnel à son coefficient dans le bulletin de notes. C'est-à-dire peu. Etant de nature optimiste, elle ne renonce pas à leur enseigner, usant de toutes les ruses dont elle sait faire preuve. Elle aime lancer des débats, pousser à l’expression, à la synthèse et à la réflexion. Petit bémol à cette motivation sans faille face à l’adversité : un cruel manque d’autorité. Souvent le bruit de sa classe frôle le dépassement du nombre de décibels autorisé par la loi pour une soirée festive. Son incapacité à ramener le calme lui vaut une assez mauvaise réputation auprès de ses collègues. Principalement chez les mathématiciens, et parmi eux, particulièrement madame Pérot.
Profitant de l’un des rares moments de silence, occasionné par un chapitre de lecture, l’enseignante s’adonne à son activité favorite : balayer la classe des yeux en scrutant chaque petit groupe.

Au premier rang, les deux petites filles modèles, Adelaïde et Elisa. Très sérieuses dans leurs études, un peu trop sages, elles ne semblent pas toujours à l’aise au milieu de cette classe agitée. A part quelques mots qu’elles échangent parfois entre elles, leur dessinant un bref sourire, elles écoutent sagement.
Au milieu se trouvent les starlettes, Marlène, Ambre et Juliette. Bonnes élèves, studieuses, bien qu’un peu trop pipelettes pour les professeurs. Mauvaises langues pour leurs camarades, certains les appellent les vipères. Il faut dire qu’elles sont assez dures avec leurs condisciples dont elles se moquent avec cruauté.
Et au fond, toujours au fond, bien sûr, les jeunes du quartier du Vieux-Four  restent ensemble, cultivant une image de  gang, qui amuse assez l’enseignante. Trois garçons : Gaëtan, Mounir et Jonathan, possèdent un réservoir d’insultes prêtes à jaillir à n’importe quelle occasion. Même celle de se saluer. De toute façon personne ne les relève plus, n’heurtant que la sensibilité des oreilles extérieures. Ainsi « fils de chien », « crevard », « gros pédé » ou encore « vieille pute », ne sont pour eux que des interjections qui ponctuent leurs phrases. Madame Rougère se considère comme investie de la mission d’assainir leur langage. En redonnant leur sens à ces mots-là, elle garde l’espoir de les faire disparaitre de leur discours.
Jamais loin d’eux se trouvent les ambassadrices féminines du quartier : Natacha et Manuela. Issues de la même cité, elles usent des mêmes expressions. Le professeur de français reste perplexe face au contraste entre la laideur de leur langage et la beauté de leurs traits. En effet, chacune d’elle, dans un style différent, dégage quelque chose de fascinant.

« Ca va sonner ! » crie Gaëtan, arrachant madame Rougère à ses pensées. «  Quatre, trois, deux, un… » La cloche stridente du lycée retentit. «  Ah ah, je vous nique tous ! Je suis super synchro, avec le bahut ! », clame-t-il avec triomphe. « Mais ta gueule, trépané, on s’en tape de ta montre », lui répond la jolie Natacha. L’échange de mots tendres se poursuit entre eux. Il accompagne le vacarme des chaises, des tables et du troupeau qui quitte la salle. La rééducation verbale sera laborieuse… Le professeur de français regarde la pièce se vider. Ses élèves se dirigent déjà vers le cours suivant.
« Modifié: 18 Janvier 2014 à 18:14:43 par azerta »

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  • Aède
  • Messages: 245
  • Faute d'orthographe bonjour!
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #9 le: 18 Janvier 2014 à 08:11:58 »
bonjour :)

J'ai lu tous tes passages mis à part le dernier et je trouve ton slanguage assez agréable au niveau du vocabulaire et ton style fluide, adapté à ce que tu racontes! Après l'intrigue c'est certain y'a pas du rebondissement à gogo mais la profondeur des personnages est bien là, et c'est très plaisant à suivre. On s'ennuie pas! J'aime notamment la manière dont tu nous laisse croire à travers les pensées de mme Pérot que ces élèves sont pour la plupart des "cas" dont on ne peut absolument rien tirer, dénué de bon sens et puis, dans le chapitre d'après tu nous montre "l'envers du décors", ce que les gens ne voient pas. C'est vrai. La plupart des personnes  juge sans réellement connaître ce qu'est au fond de lui l'autre. Je continuerais avec joie de te lire!

Au plaisir,

Inès

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  • Calliopéen
  • Messages: 430
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #10 le: 18 Janvier 2014 à 08:49:03 »
Coucou Ines,

Merci d'être passée par là.

Les apparences sont trompeuses, c'est mon credo!

Dommage que le lecteur s'ennuie, moi qui voulais écrire un roman policier.... L'un de ces personnages va tuer madame Perrot, ça fait au moins un rebondissement!

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  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #11 le: 18 Janvier 2014 à 17:12:40 »
Coucou,


Citer
Citer
ces apparences trompeuses.. En général ou celles qui la concernent?

Celles décrites, mais c’est vraie que ce sont les siennes. Tu crois que je dois écrire « ses »
Ces enfants sont du monde tourne et qui respire
Modifié : Ces enfants sont du monde tourne et qui vit, pas de celui des souvenirs où madame Pérot erre tel un mort-vivant.

J'ai vraiment du mal avec "ces enfants sont du monde tourne". Je ne comprends vraiment pas. Ce monde qui tourne?


Citer
ces apparences trompeuses.. En général ou celles qui la concernent?
Celles décrites, mais c’est vraie que ce sont les siennes. Tu crois que je dois écrire « ses »
C'est comme tu le sens, à toi de voir le sens que tu veux donner à la phrase. Les deux passent.

Ensuite:

Citer
dans le bulletin de note
Un "s" à note? Je ne sais pas trop.

Citer
Etant de nature optimiste, elle ne renonce pas à leur enseigner usant de toutes les ruses dont elle sait faire preuve
Une "," après "enseigner"? Je chipote

Citer
Gaëtan, Mounir et Jonathan, possèdent un réservoir d’insultes prêtes à jaillir à n’importe quelle occasion. Même celle de se saluer.

Je n'aurais peut-être pas mis un point après occasion. C'est toi qui vois

Citer
De toute façon personne ne les relèvent plus, n’heurtant que la sensibilité des oreilles extérieures.
Relève? Avec en accord avec "personne"? Rah la grammaire, je m'y perds!

Citer
qui ponctuent les phrases
J'aurais plus vu "leurs phrases"

Citer
En effet, chacune d’elle, dans un style différent, dégage quelque chose de fascinant.
Chacune d'elles ou chacune d'entre elles

Citer
«  Ah ah, je vous nique tous ! Je suis super synchrone, avec le bahut ! »
C'est un jeune de banlieue qui parle... plutôt "synchro'" que "synchrone" non?

Citer
L’échange de mots tendres se poursuit entre eux quelque peu masqué par le vacarme des chaises
Je trouve la phrase un peu maladroite

Citer
Ils se dirigent déjà vers le cours suivant.
Un peu bizarre vu que dans la phrase juste avant tu parles de la prof.



Bon hé bien, j'adore vraiment ce rythme. Les descriptions sont excellentes, en revanche un peu plus "d'actions" de la part des élèves avec l'effet "ping-pong" que tu as déjà utilisé pourrait donner encore plus de vie à ton texte.

Au plaisir  ;)




"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

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  • Calliopéen
  • Messages: 430
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #12 le: 18 Janvier 2014 à 18:08:13 »

Citer
ces apparences trompeuses.
Je garde le « c » après longue réflexion.


Citer
Ces enfants sont du monde QUI tourne et qui respire
Il manquait un mot, je ne l’avais pas remarqué, comme quoi les relectures…

Citer
Un "s" à note? Je ne sais pas trop.
Ca me semble logique de le mettre, je l’ajoute !


Citer
Une "," après "enseigner"? Je chipote
Tu as raison, c’est un oubli.

Citer
Gaëtan, Mounir et Jonathan, possèdent un réservoir d’insultes prêtes à jaillir à n’importe quelle occasion. Même celle de se saluer.
J’aime pose une phrase courte de temps en temps, histoire de se reposer un peu !

Citer
De toute façon personne ne les relèvent plus, n’heurtant que la sensibilité des oreilles extérieures.
C’est une faute, corrigé !

Citer
qui ponctuent les phrases, J'aurais plus vu "leurs phrases"

oui

Citer
En effet, chacune d’elle, dans un style différent, dégage quelque chose de fascinant.
Chacune d'elles ou chacune d'entre elles
Je ne sais pas ça te parait faux ?


Citer
C'est un jeune de banlieue qui parle... plutôt "synchro'" que "synchrone" non?
Corrigé

Citer
L’échange de mots tendres se poursuit entre eux quelque peu masqué par le vacarme des chaises
Modifié
. L’échange de mots tendres se poursuit entre eux. Il accompagne le vacarme des chaises, des tables et du troupeau qui quitte la salle.
Citer
Ils se dirigent déjà vers le cours suivant.
… Le professeur de français regarde la pièce se vider. Ses élèves se dirigent déjà vers le cours suivant.


L’action arrive… Merci du temps que tu accordes à ces relectures !

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  • Calliopéen
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Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #13 le: 18 Janvier 2014 à 18:10:12 »
un petit bout très court, et le suivant avec!

Chapitre 4 : Là, où quelque chose se passe

(Deux amies : Adélaïde et Elisa)     
16h30, la sortie des cours, c’est l'effervescence. Il parait que c’est madame Pérot qui est dans l’ambulance. Elisa aimerait savoir ce qui se passe mais Adélaïde la bouscule. Elle veut partir. Ce n’est pas le moment de croiser Marlène et ses amies « les vipères ». Elle a eu sa dose pour aujourd’hui.
De nature très assurée et moqueuse, les vipères sont des starlettes en puissance. Elles ont vite pris leurs marques dans ce grand lycée. Ambre et Juliette sont également en classe de S3. Elles forment une bande soudée et se promènent toujours en groupe, faisant du bruit et riant aux éclats. Leur seul passage suffit à mettre Adélaïde mal à l’aise. 
-         Allez viens, grogne-t-elle à Elisa. On va manquer le bus, j’ai froid !
-         Attends, insiste son amie toute excitée, on ne sait même pas ce qui se passe.
 
Le bus approche et les deux jeunes filles font un sprint pour l’atteindre. Une fois assise, à bout de souffle, Elisa ronchonne :
 
-         On ne sait même pas ce qui s’est passé…
-         T’inquiète, on le saura demain, ça doit être Natacha qui a crevé les yeux de madame Pérot!  Tu te rappelles le jour où elle à vidé la poubelle dans le bureau du prof de sport. 
Elles éclatent de rire. Elisa ajoute :
  -         Moi c’est plutôt Marlène à qui je crèverais bien les yeux, elle est jalouse, méchante, prétentieuse, et je suis bien contente qu’elle se soit ramassée en maths, et toi t’as cartonné, t’es trop forte !
-   Arrête Elisa, elle va s’en prendre encore plus à moi…




Chapitre 5 : Là, où l’on se réfugie
 
(Adelaïde et sa famille, chat inclus !)
De retour à la maison, la douceur du foyer  familial la rassure. Ses boucles rousses regagnent leur liberté, délivrée du gros bonnet. Sa longue silhouette frêle retrouve sa finesse hors des nombreuses épaisseurs de laine. Adélaïde est chez elle, elle se débarrasse de son fardeau d’intello gourdasse et relève les yeux, elle retrouve ses repères. Son père travaille dans son cabinet d’architecture juste à côté de la maison. Sa mère prépare une raclette: elle adore ça. Il fait chaud dans son logis. L’enfant chérie se prépare une immense tartine de Nutella et prend une brique de jus d’abricot pour monter réviser.
 -         Tu sais que je n’aime pas que tu manges dans la chambre, Adèle ! Gronde sa mère.
-         Ca va, j’ai plus cinq ans, je nettoierai.
-         Oui mais la nourriture dans les chambres, ça attire les bêtes.
-         C’est vrai, renchérit Adélaïde avec espièglerie, surtout les hyènes, j’en ai vu une hier qui tournait autour de mon reste de sandwich.
Elle embrasse sa maman au passage et prend le chemin de sa chambre.
  -         Ne te plains pas si tu as des souris ! Proteste madame Dupuis.
-         Minouche les chassera!
-         Mmm, ton obèse de chat… C’est plutôt lui qui se ferait chasser par les souris.
 
Comme toujours avec sa mère, elle obtient gain de cause. La voilà qui  goûte au milieu des cahiers et livres de mathématiques. On ne sait jamais: si Natacha n’a pas mordu madame Pérot assez sauvagement, elle risque de revenir en classe! Elle réalise donc son exercice de mathématiques. Adélaïde rit toute seule de leurs histoires. Imaginer sa camarade en train de se bagarrer avec sa prof la met de bonne humeur. Mais sérieusement, elle se demande ce qui est arrivé au lycée…
Il y a une institution après le repas chez Adélaïde, une chose immuable : Le journal de 20h. On ne manque pour rien au monde, le rendez-vous avec ce cher « PPDA ».
En tant qu’enfant unique, Adélaïde se cale entre son papa et sa maman, une Danette à la main. Le dessert se consomme devant les fluctuations des nations : l’augmentation des prix est suivie par la guerre à Haïti puis le mouvement de grève chez Volkswagen. On finit en général par un exploit sportif quelconque pour ne pas trop entamer le moral de la population. Pourtant aujourd’hui, une information fait lâcher son journal à monsieur Dupuis et poser sa menthe à l’eau à madame Dupuis. Adélaïde garde sa cuillère coincée dans la bouche. Seul Minouche semble indifférent à l’affaire et ne considère pas nécessaire d’interrompre son nettoyage de postérieur. Le lycée de la jeune fille s’affiche sur l’écran :
Et c’est un drame qui s’est déroulé au lycée Voltaire à Gerson. Un professeur de mathématiques est actuellement dans le coma. L’enseignante quittait son lieu de travail, au volant d’une Mégane blanche lorsqu'elle a été percutée de plein fouet par une voiture roulant à vive allure sur la chaussée.  D’après les témoins, elle n’avait pas marqué l’arrêt à la sortie du parking. Et pour cause ! Les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer que les tuyaux de liquide de frein de son véhicule auraient été sectionnés. Ce sabotage serait à la base de l’accident.
Dans la ville de Gerson, c’est la stupeur. En effet ce petit lycée de 352 élèves est réputé plutôt calme. Comme le confirme la Principale, madame Jayet : "Nous avons nos fortes têtes comme partout, mais nous n’avons jamais connu d’incident majeur. Nous allons collaborer du mieux possible avec la gendarmerie pour faire la lumière sur cette affaire. »
Les élèves sont sous le choc de la nouvelle, comme l’explique cette écolière de seconde S3 : «  C’est vrai qu’elle a son caractère, madame Pérot. Elle n'est pas toujours commode mais là, franchement, c’est dégueulasse. Je n'arrive pas à y croire. »
« Modifié: 27 Janvier 2014 à 20:51:07 par azerta »

Hors ligne Unreal

  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : Là, où l’on s’ennuie
« Réponse #14 le: 26 Janvier 2014 à 23:02:37 »
Coucou,

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En effet, chacune d’elle, dans un style différent, dégage quelque chose de fascinant.
 Chacune d'elles ou chacune d'entre elles
Je ne sais pas ça te parait faux ?

Non, il faut juste rajouter un "s", après la formulation c'est toi qui vois, les deux passent!!

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    L’échange de mots tendres se poursuit entre eux quelque peu masqué par le vacarme des chaises
Modifié
. L’échange de mots tendres se poursuit entre eux. Il accompagne le vacarme des chaises, des tables et du troupeau qui quitte la salle.
Je ne sais pas... J'ai l'impression qu'on sent que tu as eu du mal à la formuler cette idée... Me trompe-je?
> "L'échange de mots tendres et impétueux se poursuit, accompagnant le vacarme des chaises et des tables bousculées par le troupeau qui quitte la salle." C'est juste une idée.

Chapitre 4:

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Allez viens, demande-t-elle à Elisa. On va manquer le bus, j’ai froid !
Moi ça me fait bizarre... "allez" avec "demande". Disons que vu que c'est de l'impératif, ce n'est pas trop une question.

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Attends, insiste son amie tout excitée, on ne sait même pas ce qui se passe.
Toute

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Le bus approche, et les deux jeunes filles, font un sprint pour l’atteindre. Une fois assise, à bout de souffle, Elisa ronchonne :
Trop de virgules tue la virgule

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T’inquiète, on le saura demain, ça doit être Natacha qui a crevé les yeux de madame Pérot!  Tu te rappelles le jour où elle à vider la poubelle dans le bureau du prof de sport.
vidé

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  Moi c’est plutôt Marlène à qui je crèverais bien les yeux, elle est jalouse, méchante, prétentieuse, et je suis bien contente qu’elle se soit ramassée et maths, et toi t’as cartonné, t’es trop forte
"ramassée en maths"? Faute de frappe j'imagine  ;D
Il manque la ponctuation après "forte"


Chapitre 5:

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De retour à la maison, la douceur du foyer  familial la rassure. Adélaïde est chez elle. Elle retrouve ses repères. Son père travaille dans son cabinet d’architecture juste à côté de la maison. Sa mère prépare une raclette: elle adore ça. Il fait chaud dans son logis. Elle se prépare une immense tartine de Nutella et prend une brique de jus d’abricot pour monter réviser.
Je trouve ce paragraphe trop décousu. Je pense que tu pourrais essayer de le rendre plus fluide. Et aussi, il y a peut-être trop de "elle" quand tu parles de cette jeune fille. J'aimerais bien retrouver des passages descriptifs de ces élèves.
"Ha mais elle voulait de l'action, maintenant qu'elle l'a, ça ne convient encore pas". Oui je sais je suis pénible, mais j'aime beaucoup quand les passages descriptifs et l'action sont alternés. Ça donne du rythme, et ça maintient en halène. 

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Il y a une institution après le repas chez Adélaïde, une chose immuable : Le journal de 20h. On ne manque pour rien au monde, le rendez-vous avec ce cher PPDA.
"On ne le manque...."? Non?! Je ne sais pas, c'est vrai qu'avec la suite de la phrase... mhh

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Pourtant aujourd’hui, une information fait lâcher son journal à monsieur Dupuis et poser sa menthe à l’eau à madame Dupuis.
J'adore cette phrase.

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Et c’est un drame qui s’est déroulé au lycée Voltaire à Gerson. Un professeur de mathématiques est actuellement dans le coma. L’enseignante quittait son lieu de travail, au volant d’une Mégane blanche lorsqu'elle a été percutée de plein fouet par une voiture roulant à vive allure sur la chaussée.  D’après les témoins, elle n’avait pas marqué l’arrêt à la sortie du parking. Et pour cause ! Les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer que les tuyaux de liquide de frein de son véhicule auraient été sectionnés. Ce sabotage serait à la base de l’accident.
Met donc des "" à ce très cher PPDA  :aah:

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Les élèves sont sous le choc de la nouvelle, comme nous l’explique cette écolière de seconde S3 : «  C’est vrai qu’elle a son caractère, madame Pérot. Elle n'est pas toujours commode mais là, franchement, c’est dégueulasse. Je n'arrive pas à y croire
C'est qui "nous"? Je veux dire: qui est l’émetteur de cette phrase?


Pfff je veux TOUT savoir!! En revanche, je trouve qu'il y a des moments où tu prends le temps et d'autres où tu expédies un peu les idées. N'hésite pas, comme dis plus haut, à alterner les différents passages d'actions, dialogues et descriptions pour donner plus de chaleur à tes personnages et à ton histoire! Il vaut mieux en écrire "trop" quitte à réduire certains paragraphes plus tard, que l'inverse.

 :noange:




"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

 


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