Bonjour tout le monde

Dans le cadre d'un exercice de style j'ai une dissertation à retravailler mais j'ai besoin d'une remise en forme et donc d'aide

Voici le petit texte en question, Mesdames et Messieurs, le coupable est là :
Depuis l'aube de l'humanité et notre naissance, la phylogenèse, l'esprit et le corps sont étroitement liés. Quant au sport, il occupe à notre époque une place importante dans notre société. Pour aller plus loin, le sport et ses valeurs modernes sont même devenus universels. Il convient de se demander en quoi le sport, qui n'est pourtant pas religion ou philosophie, représenterait un idéal, une perfection à atteindre pour l'Homme. Dans un premier temps, nous étudierons l'aspect social du sport, mais aussi métaphysique. Nous développerons par la suite les revers de l'idéal à travers les notions de déshumanisation et d'éthique.
Le sport, ancrage culturel, permet à l'Homme de tutoyer le divin.
Le sport, à l'image de l'Homme, reste tributaire de son inscription temporelle et spatiale. Comme le scientifique ou le penseur, le sport est socialement et culturellement ancré. L'Homme préhistorique, que se soit pour chasser ou cueillir, n'avait point d'autre choix que celui de se mouvoir pour survivre. Les notions de langage, d'écriture, de divin, de loisir, lui étaient par exemple étrangères. Au roseau pensant de Pascal - le philosophe du divertissement -, à l'Homme faible, a succédé l'épicurisme des Lumières. De cette racine ouverte sur le Monde, l'échange et la culture que décrit Montesquieu dans Les Lettre Persanes, naquit également le capitalisme actuel, le commerce, mais aussi le sport moderne. « Un esprit saint dans un corps sain » selon Pierre de Coubertin, qui à la fin du XIXe siècle, ré institua les Jeux Olympiques. De nos jours, le sport est partout, depuis la Chine où ont eu lieu les derniers Jeux Olympiques jusque sur le continent Africain car, le sport rassemble. A l'image de l'équipe de France de football black blanc beurre et de la victoire de la coupe du Monde 98, il rassemble des continents, des cultures, des nations. Le sport peut être instrument divin, telle l'équipe de rugby de Nouvelle Zélande, les Springbocks à l'époque de l'apartheid de Mandela.
De plus, le sport est aussi esthétisme, spirituel et art de vivre. En effet, les athlètes de haut niveau, quelle que soit leur discipline, semble être des surhommes et ressemblent à des Dieux, parfaitement taillés pour leur pratique. Dotés d'une combativité saine et d'un mental d'acier, il n'y a rien qui semble pouvoir leur résister, aucun exploit qu'ils ne puissent réaliser, aucune limite qu'ils ne puissent dépasser ! Leur corps comme leur esprit paraissent être faits d'une infinie beauté. Mais si les élites sportives sont belles et bien sculptées, elles sont tout aussi divines dans leur mobilité. A l'impossible performance se mêle la perfection, à chaque dixième de seconde et même moins ! Les transmissions télévisuelles permettent au monde de les admirer et de contempler la grâce majestueuse du mouvement ralenti, celle que l'homme ne peut voir. Le spectateur, devant un match ou une compétition, peut rêver et frémir, à l'unisson de la tribune et du stade. Devant sa télévision ou même sa radio, lors d'un moment convivial avec des proches ou même seul, le téléspectateur aura pendant quelques minutes ou quelques heures, partagé avec d'autres ses convictions en la matière et ses passions.
Les passions et les excès dans le sport, comme dans le capital ou la science, possèdent aussi leurs revers.
Le film « Les temps modernes » de Chaplin en est un exemple, aisément transposable au sport actuel. Redeker le rappelle bien, il s'agit du vecteur de ce qu'il nomme « la haine de la limite », la course effrénée qui traversent les générations, toujours plus vite et partout, vers l' « illimitation ». Le sportif professionnel est l’idole mais sans supporters, point d'argent ! Dans l'arène, les gladiateurs ne sont donc jamais seuls, et le spectateur devant sa télévision peut avoir l'impression d'être au centre du stade, sur le terrain au coté de son équipe, ou même sa star. Dans ces conditions, les débordements ne sont pas absents et les incidents nombreux ! Des spectateurs fauteurs de troubles pensant comme un seul homme, laissent parfois leur cerveau au vestiaire et les homicides, volontaires ou non, existent malheureusement. D'autres vivant fanatiquement pour leur équipe trouvent un sens à leur vie en affrontant des supporters rivaux, comme dans le film « hooligans ». Robert Redeker le dit bien, « les autres civilisations ont eu des jouteurs, l'Occident moderne a des sportifs ». Comme si le verbe, la parole, l'échange, la pensée ou l'âme, s'étaient dans la foule envolés avec toute notion de culpabilité ; et d'Isabelle Queval de conclure à propos des ambiguïtés de la performance sportive, « que l'Antiquité n'aurait pu penser de la sorte ».
Cependant le sport est aussi une science. Isabelle Queval nous le dit, la science, fait du sport comme du Monde, son terrain de jeu. Celle-ci écrit « Comment penser le dopage si ce n'est en termes d'arrachement de l'humain à ses limites naturelles ? ». En effet, les récentes révélations de dopage à propos de Neil Armstrong, victorieux d'un cancer, de la mort ; et multiple vainqueur du tour de France, peuvent nous amener à réfléchir sur l'éthique du sport mais aussi de la science dans le sport. Redeker parle de capital, de technique, d'industrie, de nature humaine à exploiter tandis que Rabelais nous parle de perte de l'âme... et d'épicurisme ! Les stoïciens nous parlent également du temps présent - de ce perpétuel instant que le sportif, sous l'armure de la toute puissante science combat - et ne semblent se soucier guère plus de la pensée rigoureuse et ascétique de la science que la pensée capitaliste, et de l'avenir.
Nous avons donc constaté que le sport moderne véhicule des valeurs Occidentales et universelles à l'échelle du globe. En outre, le sport permet de tutoyer le divin, il rassemble. Le sport est également à la fois esthétisme, spirituel et art de vivre. Cependant, le revers de la médaille n'est jamais loin, telle la limite destructrice. La course à l'argent ou aux sponsors, aux profits, ainsi que la violence des foules et les débordements morbides. Quant à la science, elle semble modeler les athlètes comme de l'argile, comme une armée expérimentale dont les limites ne sont plus à repousser mais à dépasser, malgré eux ! Le sport semble donc être le reflet de la société, mais aussi celui de l'Homme. Le sport offre la santé, des passions, du rêve que nous vendent les divines élites sportives à qui tout semble sourire. Mais à trop vouloir tutoyer les cieux, tel Icare ou l'éthique, existe toujours la raison pour rappeler à l'ordre l'humanité.